Une excellente publication, qui tombe bien.
Émission de Louis Daufresne, le grand témoin.

Le Saint Enfant Jésus de Prague


Pour comprendre l'histoire du Petit Jésus de Prague, il nous faut remonter jusqu'à l'Espagne du 16e siècle, l'Espagne au sommet de sa splendeur, libérée des occupants arabes, ruisselante sous l'or du Nouveau Monde, l'Espagne qui prend l'habitude d'honorer le Fils de Dieu, non plus comme un nouveau-né pauvre et nu, couché dans la crèche (1), mais comme un enfant debout, richement vêtu, portant le monde dans la main gauche et bénissant de la main droite.

Sous l'impulsion de sainte Thérèse d'Avila (la "grande"), réformatrice des carmels, cette dévotion commence à se répandre d'un couvent à l'autre, en Espagne d'abord, puis dans toute l'Europe catholique si bien qu'elle arrive à Prague où vit une petite communauté de carmes déchaussés (2). Nous sommes au début du 17e siècle et la capitale de la Bohême vit en pleine guerre de religion (3). En effet, les protestants tchèques, héritiers de Jan Huss, appuyés par les Allemands, ne supportent pas la mainmise autoritaire des Habsbourg d'Autriche, défenseurs acharnés du catholicisme. Justement, ceux-ci viennent de remporter une victoire éclatante près de Prague au lieu dit "La Montagne Blanche" (1621) et ce, grâce entre autres à la collaboration très active du supérieur général des carmes déchaussés. En gage de reconnaissance, l’empereur Ferdinand II établit plusieurs monastères de carmes en Bohême, dont à Prague, en 1624, un temple confisqué aux protestants, temple qui sera aussitôt baptisé église Notre-Dame-de-la-Victoire avec une chapelle dédiée à Notre-Dame des Victoires.
Le monarque pourvoyait également avec générosité aux besoins de cette communauté, mais après son départ, les religieux connurent un cruel dénuement que leur inaltérable confiance en la divine providence allait récompenser.

UN CADEAU PRINCIER

Il y avait à Prague, à cette époque, la pieuse princesse Polyxène de Lobkowitz qui, émue de leur détresse, leur offrit en 1628 une statuette de l’Enfant Jésus :
- « Mon père, dit-elle au supérieur des carmes, je vous confie ce que j’ai de plus précieux ici-bas. Vénérez bien l’Enfant Jésus et rien désormais ne vous manquera. »
Il s’agissait d’une ravissante statuette de l’Enfant Jésus, haute de 48 cm, vêtue d’un splendide manteau brodé, un riche diadème d’or enrichi de pierreries sur la tête, la main droite levée en signe de bénédiction, l’index et le majeur réunis par une seule bague symbolisant ainsi l’alliance de l’Ancien et du Nouveau Testament. La main gauche portait le globe terrestre surmonté de la croix.
La princesse Polyxène avait reçu, à l’occasion de son mariage, cette statuette offert par sa mère, Marie Manriquez de Lara qui, en réalité s’appelait Marie Manriquez de Pignatelli dont la famille italienne vénérait depuis longtemps la petite statue que l’on tenait pour miraculeuse ; c’était probablement la reproduction par un artiste espagnol, d’une statuette rapportée de Terre Sainte par une
dame anglaise, Marguerite Kemp, qui en 1414, avait rapporté une figurine de l’Enfant Jésus de Behtléem. Cette représentation était restée en Italie et installée à l’Aracoeli (basilique de Rome). Sa ressemblance avec le Petit Roi de Gloire du carmel de Beaune (France) est frappante.
Quoiqu’il en soit, le don de la princesse fut accueilli avec reconnaissance par les religieux, qui tout heureux placent ce généreux cadeau sur l'autel de l'église Notre-Dame-de-la-Victoire, où il est honoré avec ferveur. Une grande abondance de grâces spirituelles et temporelles y répondit dès lors. Le révérend père Cyrille de la Mère de Dieu était l’un des plus fervents apôtres de cette dévotion à l’Enfant Jésus de Prague, qui se répandit comme un ouragan de gloire, débordant les frontières.

Mais les temps sont peu sûrs et la paix, fragile. Trois ans plus tard, l'armée protestante est à nouveau aux portes de Prague.
en 1630 la Bohême redevenait le théâtre de guerres, obligeant les carmes à se transporter à Munich. Les religieux sont dispersés, les églises et les couvents saccagés ou pillés.
Dans la précipitation du départ, les religieux oublièrent d’emporter la précieuse statuette dont la dévotion se perdit pour le plus grand malheur des religieux, atteints de toutes sortes d’épreuves successives. Pendant ce temps, l’ennemi sacrilège détruisait églises et monastères ; la petite statue l’Enfant Jésus, arraché de son socle, les deux mains tranchées, est jetée sous les décombres de l'église, derrière l'autel, dans les décombres. L’année suivante, l’empereur ayant repris Prague, les Carmes purent réintégrer leur couvent, mais, chose étrange, nul ne se soucia de la statuette et la communauté retomba dans une extrême pauvreté.
En 1634, une nouvelle occupation de Prague, par les suédois cette fois, provoqua encore le départ des religieux. Leur retour définitif se situa en 1635 mais accompagné de la misère chez ces carmes oublieux, la décadence du couvent s’accentuant de jour en jour. Vers la Pentecôte 1637, le père Cyrille rentrait à Prague, à nouveau menacée par les hérétiques. Le danger remit en mémoire la protection obtenue par l’Enfant Jésus et le père Cyrille demanda au supérieur d’effectuer des recherches pour retrouver leur précieux trésor. Ce fut lui-même qui le découvrit dans les plâtras, derrière l’autel. Ce dévot religieux s’empressa de l’exposer dans le chœur de la chapelle, à la vénération de tous. Peu après, tout danger disparaissait.
Un jour qu’il était agenouillé devant le divin enfant, le père Cyrille qui priait de toute son âme, entendit ceci :
« Aie pitié de moi et j’aurai pitié de toi. Rends-moi mes mains et je te rendrai la paix. Plus tu m’honoreras, plus je te favoriserai ».
Aussitôt, le père Cyrille supplia le supérieur de faire réparer la statuette dont les mains avaient été brisées, mais prétextant l’extrême pauvreté du couvent, la demande fut rejetée. Le père Cyrille eût recours à la prière et 3 jours plus tard, un don de 100 florins était fait pour le culte de l’Enfant Jésus ; mais cette fois encore, le prieur choisit d’acheter une nouvelle statue. Or, le jour même de son exposition, un lourd chandelier fixé au mur s’en détacha et vint la briser alors que ce même prieur tombait malade et devait abandonner sa charge.
Le bon père Cyrille renouvela ses intentions auprès du nouveau supérieur, mais le manque d’argent faisait toujours remettre la réparation à plus tard ; les offrandes qui parvenait recevaient une autre affectation alors que la maladie et la mort frappaient rudement la congrégation, n’épargnant pas le supérieur qui finit par comprendre son erreur. La statuette attendait dans l’ombre la réparation réclamée et le père Cyrille en exprimait maintes fois son regret au Petit Roi qui lui dit un jour :
« Place-moi à l’entrée de la sacristie ; quelqu’un viendra et me prendra en pitié. »
En effet, peu après, un homme du nom de Daniel Wolf, se présenta et dit au père :
« Confiez-moi la statue, je la ferai réparer à mes frais ».
Ce qu’il fit à la plus grande joie de tous. Ce Daniel Wolf était sous le coup d’un grave procès or, dès qu’il se fut chargé de la réparation, tout s’arrangea pour lui de façon inespérée. Dès ce moment et grâce aux couvents des pères carmes et aux franciscains, la dévotion à l’Enfant-Jésus de Prague se répandit rapidement en Europe et au-delà. On ne compte pas les miracles et faveurs obtenus par son intervention.

LE PREMIER MIRACLE

Les principaux lieux de pèlerinage sont à Prague, Tarragone (Espagne), Arezzano (Italie), Beaune (France), Bruxelles et Tongres qui, en Belgique, était devenu objet et centre des divines prédilections de l’Enfant Jésus de Prague. Le premier grand miracle de guérison que l’on peut lui attribuer eut lieu en 1639, au bénéfice de la Comtesse Liebsteinky, descendante des Lobkowitz qui avaient offert la divine statuette aux carmes. Abandonnée par les médecins, son pieux époux pria le père Cyrille de lui porter la statue miraculeuse qui fut placée au chevet de la mourante. Or, à peine le religieux l’avait-il déposée qu’on vint le prévenir de la parfaite guérison de la comtesse. De très nombreux miracles aussi éclatants ont été consignés dans tous les sanctuaires ; il en est certainement d’aussi nombreux sur le plan spirituel que l’on ignore.
Implorant la protection de l'Enfant Jésus, les pèlerins commencent à affluer de toutes parts les offrandes également. Si bien qu'en 1655, la petite statue miraculeuse est solennellement déposée en l'église N.D. de la Victoire, dans un tout nouvel écrin d'or au centre du grand autel baroque où, aujourd'hui encore, nous pouvons l'admirer. C'est l'évêque de Prague lui-même qui est venu placer une couronne d'or sur la tête du petit roi (4). Désormais la dévotion à l'Enfant Jésus de Prague est pleinement affirmée. Elle se répand dans les pays catholiques d'Europe mais aussi en Amérique latine, au Canada, en Inde, aux Philippines. Chez nous, rares sont les églises qui ne possèdent (ou ne possédaient) pas leur « Petit Jésus de Prague »
Près de trois siècles ont passé. La Tchécoslovaquie subit l'occupation nazie avant de passer pour quarante années sous le joug soviétique.

ET AUJOURD'HUI

A cette époque, derrière le redoutable rideau de fer communiste, un prêtre hongrois résidant dans une petite localité au milieu des sans-Dieu dont le but essentiel était d’éradiquer la foi catholique, spécialement chez les enfants, nous en rapporte un, tout à fait merveilleux : dans une classe de fillettes, l’une d’elles, Angèle, 10 ans, particulièrement intelligente et appliquée à son travail, était élevée dans la religion catholique, comme ses compagnes, malgré les interdits. L’institutrice, Mlle Gertrude, avait comme souci premier de détruire leur foi alors qu’Angèle, dans sa profonde piété avait obtenu du prêtre l’autorisation de communier chaque matin, sachant cependant la haine et toutes les vexations que déclencherait cette démarche. En effet, malgré sa conduite irréprochable, l’institutrice s’acharnait après la fillette et contre cette foi qu’elle sentait inébranlable.
Elle décida de détruire chez ces enfants et surtout chez Angèle toute trace de religion selon un processus diabolique tendant à démontrer qu’un Dieu invisible n’existait pas et au bout de ses raisonnements, leur dit :
« Appelez donc l’Enfant Jésus et vous verrez bien s’il vient. »
Angèle, habituellement douce et timide, fit soudain face avec calme et assurance :
« Eh bien ! Nous l’appellerons toutes ensembles. »
Et galvanisées par Angèle, debout, toute cette classe d’enfants, les mains jointes, s’écria :
« Viens, Enfant Jésus » !

L’institutrice ne s’attendait pas à cette réaction. Après un lourd silence, on entendit la voix pure d’Angèle dire :
« Encore » !
De nouveau, elles appellent l’Enfant Jésus ! Et alors, la porte de la classe s’ouvrit sans bruit. Toute la lumière du jour s’en fut vers la porte, grandissant jusqu’à devenir comme un globe de feu. Elles n’eurent pas le temps de crier leur peur, que le globe s’entrouvrait pour livrer à la vue un enfant ravissant comme elles n’en avaient jamais vu, qui souriait sans dire une parole. De sa présence émanait une immense douceur ; elles n’avaient plus peur et ne ressentaient que de la joie.
Combien dura cette apparition ? Le temps n’avait plus sa durée habituelle et personne ne pourra le dire. L’enfant était vêtu de blanc et ressemblait à un petit soleil car la lumière émanait de lui et l’éclat du jour semblait noir à côté. Il ne dit rien, ne faisant que sourire, puis il disparut dans le globe de lumière qui se fondit peu à peu. La porte se referma doucement, toute seule. Le cœur inondé de joie, les fillettes ne pouvaient proférer un mot. Soudain, un cri strident déchira le silence. Hagarde, Mlle Gertrude hurlait :
« Il est venu ! Il est venu » !

Puis elle s’enfuit en claquant la porte. Sagement, les petites filles s’agenouillèrent, récitèrent un Pater, un Ave et un Gloria, puis sortirent de la classe car l’heure de la récréation venait de sonner.
Mlle Gertrude a dû être placée dans un asile psychiatrique car elle ne cessait de crier :
« Il est venu ! Il est venu ! »
Les profanateurs de nos églises finissent presque toujours fous, dit le prêtre. Puis il ajouta tristement :
« Des récits de ce genre, il y en a beaucoup dans ces peuples opprimés. Mais en Occident, qui va croire ce qui n’est pas « matériellement » crédible ? Les occidentaux rationalistes ressemblent aux communistes sur ce point : le miracle les choque… ».

En 1989, le mur de Berlin tombe et s'ouvrent enfin les portes de la liberté. Souhaitant rétablir la présence des carmes et la dévotion à l'Enfant Jésus dans l'église N.D. de la Victoire, le cardinal Vlk, nouvel archevêque de Prague, fait appel au carmel italien d'Arenzano (5) et, le 15 janvier 1994, deux jeunes carmes reprennent la garde du sanctuaire où ils sont bientôt rejoints par des frères tchèques puis par de jeunes carmélites polonaises dont la congrégation est directement liée à l'Enfant Jésus. C'est cette équipe polyglotte qui accueille aujourd'hui les visiteurs étrangers mais aussi les Tchèques qui viennent de plus en plus nombreux; simples touristes mais aussi pèlerins fervents venant s'agenouiller dans l'espoir de recevoir une grâce ou même un miracle puisque, paraît-il, il s'en produit régulièrement.

Comme toutes les dévotions populaires, la dévotion à l'Enfant Jésus (qu'il soit de Prague ou d'ailleurs) est difficile à comprendre pour les intellectuels. C'est une voie de pauvreté, d'humilité. Ce fut la voie choisie par deux docteurs de l'Eglise. Thérèse d'Avila et plus tard Thérèse de Lisieux qui préconisait de se tenir simplement devant Lui; « Je suis là. Que dois-je donc faire ? »
Plus près de nous

L’Enfant Jésus de Prague continue à étonner plus d’un cf. l’article ci dessous de Noël 2009 et voyez comment le « petit Infant » ne s’est point laissé détrôner à Prague par le commercial «père noël»

A Prague, l'Enfant Jésus bat le Père Noël, agent étranger
Par Martin Danes | Journaliste et écrivain tchèque | 14/12/2009

Si vous vous déplacez ces jours-ci dans la capitale tchèque, vous serez peut-être surpris de ne pas trouver dans les magasins la capuche rouge du Père Noël.
Santa Claus l'Américain n'a pas la cote à Prague.

Dans la guerre de tranchées qu'il mène contre « l'Enfant Jésus », variante locale du livreur des cadeaux de Noël aux enfants, c'est le second qui a emporté la dernière bataille.

Pourquoi les commerçants tchèques désireux d'attirer le chaland de Noël n'affichent pas l'image du vainqueur ? Parce qu'à la différence du vieux barbu, l'Enfant Jésus livreur des cadeaux est invisible. Invisible et même, paraît-il, complètement nu ! Les pères mettent en garde leur progéniture, le 24 décembre au soir :

« N'ouvrez pas la porte de votre chambre pendant que l'Enfant Jésus vient y déposer ses cadeaux ; si vous ne le voyiez que d'un coin de l'œil il prendrait peur, s'envolerait et… plus de cadeaux ! »

Personne ne sait à quoi cet être mystérieux ressemble.

Après la chute du communisme, au début des années 1990, les chaînes commerciales, prêtes à profiter de la vague de fascination des Tchèques pour l'Occident, notamment pour les Etats-Unis, déployaient tous les ans, avant Noël, des campagnes essayant d'imposer dans les têtes des consommateurs locaux un nouveau personnage : Santa Claus.

Des films hollywoodiens pour enfants mettant en scène le gaillard robuste aux couleurs de Coca-Cola apportaient leur concours discret. Au bout de plusieurs années, les commerciaux y ont renoncé, constatant l'échec de leur message : les familles tchèques sont restées fermées au bouffon vêtu de fourrure, s'obstinant, le jour de Noël, à inviter chez eux l'Enfant Jésus, dans le secret.

« Papy Hiver », grand frère de l'Est, renvoyé en Sibérie
Certains étaient allés jusqu'à s'insurger publiquement contre ces tentatives d'imposer à leurs compatriotes un héros, Santa Claus, aussi étranger aux coutumes locales. Une réminiscence jouait beaucoup en sa défaveur : le Père Noël occidental ressemble comme deux gouttes d'eau au « Papy Hiver » russe, que l'on avait déjà essayé d'importer dans le pays, avec les moyens de propagande de l'Etat, après l'inféodation de la Tchécoslovaquie à Moscou, en 1948.

En décembre 1952, s'adressant aux enfants dans un discours radiodiffusé de Noël, Antonin Zapotocky, le Premier ministre communiste de l'époque, avait officiellement décrété la fin du règne de l'Enfant Jésus durant ces fêtes :

« Les temps ont changé. Les enfants des travailleurs ne naissent plus dans des étables. De nombreuses transformations sont intervenues. L'Enfant Jésus a grandi et vieilli, il lui a poussé une barbe et lui-même s'est mué en Papy Hiver. Il ne marche plus nu et déguenillé, il est bien vêtu de chapeau et de manteau de fourrure. Ni nos travailleurs ni leurs enfants ne sont plus nus ou vêtus de loques. »

Le Père Noël russe, arpentant les rues des villes tchèques dans les années 1950, s'était fait bouder par la population, entrée sur ce champ d'intérêt précis en résistance passive contre le communisme. Quarante années plus tard, elle a refait le geste en tournant le dos à Santa Claus, symbole de la consommation capitaliste, tout en accélérant le volume de ses dépenses de la fin de l'année… au nom du pauvre Enfant Jésus.


(1) Comme on le sait, c'est Saint François d'Assise qui fit pour la première fois représenter la crèche dans l'église. C'était à Greccio, en 1223.
(2) Carmes déchaussés ou déchaux: qui suivent la réforme de Ste Thérèse d'Avila.
(3) Il s'agit de la guerre de trente ans (1618-1648) qui fut aussi féroce que toutes les guerres de religion.
4) Chaque année, le jour de l'Ascension, une cérémonie solennelle commémore cet évènement.
5) Arenzano. Le culte du Bambino di Praga est particulièrement florissant dans cette petite station balnéaire de Ligurie (Gênes) où fut construite au début du siècle passé et à l'instigation du carmel du lieu, une véritable basilique dédiée au Bambino.


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