Dieu m'a libérée de la croyance en la réincarnation - Fabienne

Fabienne GUERRERO, après avoir cheminée quelques années dans l’ésotérisme et le spiritisme, nous explique dans ce témoignage en quoi la réincarnation est totalement incompatible avec la foi catholique.
Sa réflexion est fondée sur ses expériences qu’elle analyse à travers l’enseignement du catéchisme de l’église catholique et à travers la Révélation Divine, définitivement close.

Elle donne maintenant de nombreuses conférences dans le monde pour témoigner de sa conversion et du danger d’adhérer à des hérésies, qui ne mèneront jamais sur la route du salut éternel.


INTRODUCTION

Très chers lecteurs, mon aventure spirituelle à travers, le spiritisme, l’ésotérisme et l’occultisme, ne s’est pas arrêtée à la recherche du vrai Dieu, mais je me suis battue avec moi-même pendant des années pour arriver à comprendre que la réincarnation était une totale hérésie et ce n’est que grâce à la prière du très Saint Rosaire et à l’étude de la Parole de Dieu que je dois ma croyance actuelle en la sainte Résurrection du Seigneur Jésus-Christ.

Tout au long de mes études ésotériques, je me suis accrochée fermement à la croyance en la réincarnation et un peu plus loin je développerai ce thème.

Pourquoi ai-je décidé d’éclairer mes frères et sœurs ?

Tout simplement, parce que maintenant que je suis libérée de cette hérésie et que j’adhère de tout mon cœur au Seigneur Jésus ressuscité que je sent vivre en moi après chaque Eucharistie, j’ai à cœur que ceux qui croient en cette hérésie se tournent vers la vrai foi catholique pour le bien de leur âme.

Je rencontre dans mes diverses conférences dans le monde bien des personnes qui ne croient qu’à la réincarnation et après que l’Esprit Saint ait agit dans leur âme, bien des grâces leur sont accordées en surabondance pour croire aux vérités essentielles de la foi en la sainte Résurrection du Seigneur Jésus.

A ceux qui croient que la réincarnation existe, je réponds simplement par ce qu’enseigne le catéchisme de l’église catholique sur ce sujet :

La mort est la fin du pélerinage terrestre de l’homme, du temps de grâce et de miséricorde que Dieu lui offre pour réaliser sa vie terrestre selon le dessein divin et pour décider son destin ultime.
Quand a pris fin « l’unique cours de notre vie terrestre », nous ne reviendrons plus à d’autres vies terrestres. « Les hommes ne meurent qu’une fois » (HE 9, 27). Il n’y a pas de réincarnation après la mort.
(C.E.C 1013).

J’explique aussi aux personnes que je rencontre que tous les chrétiens croient en Dieu qui est le créateur de la chair ; que tous croient au Verbe fait chair pour racheter la chair ; et enfin que tous croient en la résurrection de la chair, achèvement de la création et de la rédemption de la chair.

Par la mort l’âme est séparée du corps, mais dans la Résurrection, Dieu rendra la vie incorruptible à notre corps transformé en le réunissant à notre âme.

De même que le Christ est ressuscité et vit pour toujours, tous nous ressusciterons au dernier jour.

Personnellement je croie en la vraie résurrection de cette chair que nous possédons maintenant.

Si on est semé dans la corruption,, on ressuscite dans l’incorruptibilité.

Saint Paul, dans la première épître aux Corinthiens, chapitre 15 verset 43-44 nous dit :

« On est semé dans l’ignominie, on ressuscite dans la gloire ; On est semé dans la faiblesse, on ressuscite dans la force ; On est semé corps psychique, on ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps psychique, il y a un corps spirituel ».

Avant de ressusciter, l’homme, en conséquence du péché originel, doit subir la mort corporelle, à laquelle il aurait été soustrait s’il n’avait pas péché.

Jésus, le Fils de Dieu, a librement souffert la mort pour nous dans une soumission totale et libre à la volonté de Dieu, son Père.

Par Sa mort il a vaincu la mort, ouvrant ainsi à tous les hommes la possibilité du salut.


DE LA CROYANCE EN LA RÉINCARNATION
A L’ADHÉSION TOTALE A LA RÉSURRECTION


Très chers lecteurs, pendant des années j’ai cherché en vain à connaître mes vies antérieures car je croyais fermement à la réincarnation.

Pour ce faire, mes chakras ont été ouverts dans un centre de spiritisme à Marseille où le gourou m’avait reçue un jour personnellement, pour simplement effectuer ce qu’il appelait « un grand nettoyage ».

Il a commencé à m’ouvrir le chakra du troisième œil puis le chakra du cœur et à la suite de cela, le grand nettoyage a commencé et a duré deux ans et demi.

Pendant cette période, j’ai souffert le martyr quotidien et plus la souffrance s’intensifiait, plus je voyais mes vies passées encore appelées vies antérieures. Je me voyais dans tel pays, incarnant tel personnage ou telle condition de vie.

C’est peu à peu que j’ai compris l’astuce du démon car en fait, c’est lui qui créait ces visions en moi et ce que je voyais alors, par flash, n’était que pure illusion Satanique.

Je me suis intéressée à la réincarnation à travers l’ésotérisme et à travers le spiritisme.

Dans le contexte de l’ésotérisme, il faut savoir que sont empruntés les concepts de réincarnation d’Orient tels que le Karma par exemple.

Je vais essayer de définir le karma, puisque ce n’est pas un terme Chrétien mais qui est toutefois utilisé par beaucoup de personnes Chrétiennes.

Nous vivons tous notre vie terrestre comme bon nous semble et à la fin de cette vie, ce que nous en aurons fait sera transféré à notre mort, sur un autre personnage dans l’incarnation qui suivra celle que nous vivons actuellement.
Nous avons le choix d’agir bien ou d’agir mal pendant notre vie terrestre. Ceci est notre libre arbitre. Cette liberté qui aura été utilisée, on la retrouvera dans l’incarnation suivante et on devra subir les conséquences de nos actes passés.
Voilà en tout les cas ce que j’ai appris sur le Karma dans mes diverses études ésotériques.
Dans certains ordres ésotériques, on apprend que le moi va transmigrer d’une incarnation à l’autre, par le biais de différents corps. Il y aurait sept corps subtils.
Selon certains enseignements ésotériques, notre corps astral peut se transformer au cours d’une vie ou d’une autre selon les progrés spirituels que nous aurons faits. Nous acquérons donc une charge de bonnes ou mauvaises actions.
Dans le spiritisme, j’ai pris connaissance de certains livres d’Alan KARDEC, fondateur de la fausse religion spirite (1804-1869).
Selon lui, l’homme serait composé de trois éléments qui se dissocient avec la mort : l’âme enchassée dans le corps physique par l’intermédiaire d’un corps astral (qui est une sorte d’enveloppe éthérique appelée périsprit).
C’est par ce périsprit que se manifesteraient les esprits, de façon visible, sous la forme d’ectoplasme, auditive ou en déplaçant des objets ; c’est par lui encore que les esprits des morts (ce qu’il appelle les désincarnés mais non encore dégagés du périsprit) se saisissent de l’intelligence ou autre faculté de l’homme faisant de lui-même un médium ou un channel.
Alan KARDEC a même osé nommer un livre « l’Evangile selon le Spiritisme » et après avoir étudié longuement tous les livres sur le Spiritisme et il y en a beaucoup, je puis certifier que tous enseignent la réincarnation.
Personnellement, j’ai jeté tous ces livres pour ne garder que ceux qui sont catholiques.
L’homme, pour le spiritisme serait formé du corps, du périsprit et d’une étincelle Divine en lui.
Donc, dés à présent, nous pouvons noter que ce soit dans l’ésotérisme ou bien dans le spiritisme, que l’être intérieur serait divin par nature et que par là même, il pourrait se sauver lui-même en revenant se purifier plusieurs fois sur terre, c'est-à-dire qu’il ne fait pas appel à Dieu pour le sauver, ni aux divers sacrements qu’Il a donné à l’église catholique pour que l’homme chemine vers la sainteté. Donc l’homme pourrait se construire tout seul.
Bref, nous sommes en plein Nouvel Age, l’homme n’est plus la créature de Dieu mais l’homme est Dieu lui-même puisqu’il peut se sauver tout seul. Bien sûr tout ceci n’est que totale hérésie.
Pourquoi hérésie ? Et bien tout simplement parce que la réincarnation est absente dans tout l’Ancien Testament et elle n’apparaît nullement à l’époque où le Seigneur Jésus a vécu.
Jamais vous ne trouverez le terme « Réincarnation » dans la Révélation divine, définitivement close.
Ce que Dieu n’a pas révélé, forcément, ne peut pas exister.
Le Christ, quand il était sur terre, ne nous a jamais parlé de la Réincarnation, mais au contraire il a annoncé Sa Résurrection et dans sa grande bonté, quand il était sur la croix en train de nous sauver, par trois heures de longue agonie, il a dit au bon larron : « En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis ».
Il est aisé de comprendre que si le Christ lui a promis le Paradis, le bon larron n’allait pas se réincarner. Il a cru en Jésus en tant que son Sauveur.
Le bon larron, après avoir souffert comme Jésus sur la croix, a fait l’objet de la miséricorde infinie du Seigneur qui ne lui a pas parlé du purgatoire ou de l’enfer bien qu’ils soient des dogmes de foi, mais Il lui a simplement ouvert le ciel et souvent je rappelle, dans mes conférences sur les dangers du Nouvel Age, ce passage de l’évangile de Saint Luc chapitre 23 verset 43 parce qu’il me paraît essentiel.
La Bible n’a jamais envisagée l’idée de plusieurs morts : L’Epître aux Hébreux chapitre 9 verset 27 nous dit : « Les hommes ne meurent qu’une fois ».
La Sainte Bible nous parle plusieurs fois de la Résurrection.
L’Epître aux hébreux chapitre 9 verset 26 à 28 nous dit ceci :
« Or c’est maintenant, une fois pour toutes, à la fin des siècles, qu’il s’est manifesté, pour abolir le péché par son sacrifice. Et comme les hommes ne meurent qu’une fois, après quoi il y a un jugement, ainsi le Christ, après s’être offert une seule fois pour enlever les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, hors du péché – à ceux qui l’attendent, pour leur donner le salut. »
Là encore, nous voyons que l’homme ne meurt qu’une fois.
Le catéchisme nous explique que nous sommes un de corps et d’âme.
La personne humaine, créée à l’image de Dieu, est un être à la fois corporel et spirituel. Le récit biblique exprime cette réalité avec un langage symbolique, lorsqu’il affirme que « Dieu modela l’homme avec la glaise du sol ; Il insuffla dans ses narines une haleine de vie et l’homme devient un être vivant «  (GN 2,7). L’homme tout entier est donc voulu par Dieu.
Souvent, le terme âme désigne dans l’Ecriture Sainte la vie humaine ou toute la personne humaine. Mais il désigne aussi ce qu’il y a de pus intime en l’homme et de plus grande valeur en lui, ce par quoi il est plus particulièrement image de Dieu : « âme » signifie le principe spirituel de l’homme.
Le corps de l’Homme participe à la dignité de l’ « image de Dieu » : il est corps humain précisément parce qu’il est animé par l’âme spirituelle, et c’est la personne humaine tout entière qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit :
Corps et âme, mais vraiment un, l’homme, dans sa condition corporelle, rassemble en lui-même les éléments du monde matériel qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur ; Il est donc interdit à l’homme de dédaigner la vie corporelle ; Mais au contraire il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et doit ressusciter au dernier jour.
L’unité de l’âme et du corps est si profonde que l’on doit considérer l’âme comme la forme du corps ; c'est-à-dire, c’est grâce à l’âme spirituelle que le corps constitué de matière est un corps humain et vivant ; l’Esprit et la matière, dans l’homme, ne sont pas deux natures unies, mais leur union forme une unique nature.
L’Eglise enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu – elle n’est pas « produite » par les parents - ; elle nous apprend aussi qu’elle est immortelle : elle ne périt pas lors de sa séparation du corps dans la mort et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale.
Parfois il se trouve que l’âme soit distinguée de l’esprit.
Ainsi Saint Paul prie pour que notre « être tout entier, l’esprit, l’âme et le corps » soit gardé sans reproche à l’Avènement du Seigneur (1 TH 5,23).
L’Eglise enseigne que cette distinction n’introduit pas une dualité dans l’âme. « Esprit » signifie que l’homme est ordonné dès sa création à sa fin surnaturelle, et que son âme est capable d’être surélevée gratuitement à la communion avec Dieu.
La tradition spirituelle de l’Eglise insiste aussi sur le cœur, au sens biblique de « fond de l’être » (JR 31, 33) où la personne se décide ou non pour Dieu. (C.E.C. 362 à 368).

Pour comprendre l’amour de Dieu et la non-utilité de la réincarnation, il me semble qu’il est important de connaître quelle est exactement la mission du Fils ?
Le Concile Vatican II nous dit que le Fils est donc venu, envoyé par le Père qui nous a « choisis en lui, dés avant la création du monde et nous a prédestinés à être ses enfants adoptifs, parce qu’il lui a plu de tout réunir en lui (cf. EP 1, 4-5 et 10). C’est pourquoi le Christ, afin d’accomplir la volonté du Père, a inauguré ici-bas le Royaume des Cieux, nous a révélé le mystère du Père et, par son obéïssance, a opéré la rédemption.
L’Eglise qui est le royaume du Christ déjà présent sous une forme mystérieuse, croît visiblement dans le monde grâce à la puissance de Dieu. Ce commencement et cette croissance sont signifiés par le sang et l’eau qui sortent du côté de Jésus crucifié (cf. 1 JN 19, 34) et annoncés par les paroles du Seigneur concernant sa mort en croix : « Et moi, quand je serai élevé de terre, j’attirerai tout à moi » (JN 12, 32). Chaque fois que le sacrifice de la croix, par lequel « Le Christ, notre pâque, a été immolé » (1 CO 5, 7), est célébré sur l’autel, l’œuvre de la rédemption se réalise. En même temps le sacrement du pain Eucharistique représente et produit l’unité des fidèles, qui constituent un seul corps dans le christ (cf. 1 CO 10, 17) ; Tous les hommes sont appelés à cette union avec le Christ, qui est la lumière du monde, de qui nous venons, par qui nous vivons, vers qui nous tendons.
Très chers lecteurs, toute la richesse du Christ est destinée à tout homme et constitue le bien de chacun. Le Christ n’a pas vécu sa vie pour lui-même, mais pour nous, de son incarnation, « pour nous les hommes et pour notre salut » jusqu'à sa mort pour nos péchés (1 CO 15,3) et à sa résurrection pour notre justification. (RM 4,25) ; maintenant encore, il est notre avocat auprès du Père (1 JN 2.1) étant toujours vivant pour intercéder en notre faveur (HE 7,25).
Avec tout ce qu’il a vécu et souffert pour nous, une fois pour toutes, il reste présent pour toujours devant la face de Dieu en notre faveur » (HE 9,24).
Nous remarquons qu’il est écrit que le Christ a souffert pour nous, une fois pour toutes. Donc il ne reviendra pas pour nous sauver une deuxième fois.

A nous de rester fidèle, dans cette seule vie terrestre et de faire ce qu’il nous a demandé pour nous sauver : Donner à manger aux pauvres, visiter les malades, les prisonniers, prier pour notre salut et pour tous nos frères et sœurs et croire en lui...
A nous de rester fidèle à la sainte église Catholique et d’accepter de laver notre âme dans le sang de l’agneau afin qu’un jour nous paraissions saints et irréprochables devant lui. Il est facile pour un chrétien d’aller prendre les sacrements et de se purifier durant sa vie terrestre, afin qu’à l’heure de sa mort il puisse se sauver.
Les évangiles nous portent plusieurs preuves de la résurrection du Seigneur Jésus : « Mais l’ange prit la Parole et dit aux femmes : « Ne craignez point, vous ; Je sais bien que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir le lieu où il gisait et vite allez dire à ses disciples : « Il est ressuscité d’entre les morts, et voilà qu’il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez ». (MT 28,5).
« Car il instruisait ses disciples et il leur disait : « Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes et ils le tueront, et quant il aura été tué, après trois jours, il ressuscitera ». (MC 9,31).
« Enfin il se manifesta aux onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table et il leur reprocha leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui l’avaient vu ressuscité. (MC 16,14).
Alors, nous sommes tous invités à être croyant car le Seigneur Jésus sauve tous ceux qui croient en lui et personne ne vous arrachera à sa main si vous revenez à la foi Chrétienne.
Il nous aime tant et a tant souffert pour nous sauver et souffre bien encore jusqu’à ce que nous soyons tous réunis au Ciel avec lui dans son corps mystique.
Si nous croyons à la réincarnation, nous sommes sur la voie de la perdition, tant qu’il n’y a pas de vrai repentir.
Le Seigneur Jésus nous a dit qu’il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.
Alors nous sommes invités à lutter jusqu’au dernier instant de notre vie pour garder notre foi intacte, sans tâche, pour que nous soyons jugés dignes du Royaume.
Très chers lecteurs, il y a encore bien des preuves de la résurrection du Seigneur Jésus :
Le troisième jour il est ressuscité des morts : Nous vous anonçons la bonne nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous leurs enfants ; Il a ressuscité Jésus (AC 13, 32-33).
La Résurrection de Jésus est la vérité culminante de notre foi dans le Christ, crue et vécue comme vérité centrale par la première communauté chrétienne, transmise comme fondamentale par la tradition, établie par les documents du Nouveau Testament, prêchée comme partie essentielle du mystère pascal en même temps que la croix : Le Christ est ressuscité des morts. Par sa mort, il a vaincu la mort, aux morts, Il a donné la vie. (C.E.C 638)
Le mystère de la Résurrection du Christ est un événement réel qui a eu des manifestations historiquement constatées comme l’atteste le Nouveau Testament.
Déjà Saint Paul peut écrire aux Corinthiens vers l’an 56 : « Je vous ai donc transmis ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures, qu’Il a été mis au tombeau, qu’Il est ressuscité le troisième jour selon les Ecritures, qu’Il est apparu à Céphas, puis au douze » (1 CO 15, 3-4).
L’apôtre parle ici de la vivante tradition de la Résurrection qu’il avait apprise après sa conversion aux portes de Damas. (C.E.C. 639)
Devant ces témoignages il est impossible d’interpréter la Résurrection du Christ en dehors de l’ordre physique, et de ne pas la reconnaître comme un fait historique. Il résulte des faits que la foi des disciples a été soumise à l’épreuve radicale de la passion et de la mort en Croix de leur maître annoncée par Celui-ci à l’avance.
La secousse provoquée par la passion fut si grande que les disciples (tout au moins certains d’entre eux) ne crurent pas aussitôt à la nouvelle de la Résurrection. Loin de nous montrer une communauté saisie par une exaltation mystique, les Evangiles nous présentent les disciples abattus (« le visage sombre » : LC 24, 17) et effrayés.
C’est pourquoi ils n’ont pas cru les saintes femmes de retour du tombeau et « leurs propos leur ont semblé du radotage » (LC 24,11). Quand Jésus se manifeste aux onze au soir de Pâques, « il leur reproche leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui L’avaient vu ressuscité (MC 16,14). (C.E.C. 643)
Même mis devant la réalité de Jésus ressuscité, les disciples doutent encore, tellement la chose leur paraît impossible : ils croient voir un esprit. « Dans leur joie ils ne croient pas encore et demeurent saisis d’étonnement » (LC 24,41). Thomas connaîtra la même épreuve du doute et, lors de la dernière apparition en Galilée rapportée par Matthieu, « certains cependant doutèrent » (Mt 28,17).
C’est pourquoi l’hypothèse selon laquelle la Résurrection aurait été un « produit » de la foi (ou de la crédulité) des apôtres est sans consistance.
Bien au contraire, leur foi dans la Résurrection est née – sous l’action de la grâce divine – de l’expérience directe de la réalité de Jésus ressuscité. (C.E.C. 644)
Jésus ressuscité établit avec ses disciples des rapports directs, à travers le toucher et le partage du repas. Il les invite par là à reconnaître qu’Il n’est pas un esprit mais surtout à constater que le corps ressuscité avec lequel il se présente à eux est le même qui a été martyrisé et crucifié puisqu’Il porte encore les traces de sa passion. Ce corps authentique et réel possède pourtant en même temps les propriétés nouvelles d’un corps glorieux : Il n’est plus situé dans l’espace et le temps, mais peut se rendre présent à sa guise où et quand Il veut car son humanité ne peut plus être retenue sur terre et n’appartient plus qu’au domaine divin du père.
Pour cette raison aussi Jésus ressuscité est souverainement libre d’apparaître comme Il veut : sous l’apparence d’un jardinier ou « sous d’autres traits » (MC 16,12) que ceux qui étaient familiers aux disciples, afin précisément de susciter leur foi. (C.E.C. 645)
La Résurrection du Christ ne fut pas un retour à la vie terrestre, comme ce fut le cas pour les résurrections qu’Il avait accomplies avant Pâques : la fille de Jaïre, le jeune homme de Naïm, Lazare.
Ces faits étaient des événements miraculeux, mais les personnes miraculées retrouvaient, par le pouvoir de Jésus, une vie terrestre « ordinaire ». A un certain moment, ils mourront de nouveau.
La Résurrection du Christ est essentiellement différente. Dans son corps ressuscité, Il passe de l’état de mort à une autre vie au –delà du temps et de l’espace. Le corps de Jésus est, dans la Résurrection, rempli de la puissance du Saint-Esprit ; Il participe à la vie divine dans l’état de sa gloire, si bien que Saint Paul peut dire du Christ qu’Il est « L’homme céleste ». (C.E.C. 646).
La Résurrection du Christ est objet de foi en tant qu’elle est une intervention transcendante de Dieu lui-même dans la création et dans l’histoire. En elle, les trois Personnes divines à la fois agissent ensemble et manifestent leur originalité propre. Elle s’est faite par la puissance du Père qui « a ressuscité » (AC 2, 24) le Christ, son Fils, et a de cette façon introduit de manière parfaite son humanité – avec son corps – dans la Trinité.
Jésus est définitivement révélé « Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit, par sa Résurrection d’entre les morts » (RM 1, 4).
Saint Paul insiste sur la manifestation de la puissance de Dieu par l’œuvre de l’Esprit qui a vivifié l’humanité morte de Jésus et l’a appelée à l’état glorieux de Seigneur. (C.E.C. 648).
Quant au Fils, Il opère Sa propre Résurrection en vertu de sa puissance divine. Jésus annonce que le Fils de l’Homme devra beaucoup souffrir, mourir, et ensuite ressusciter (au sens actif du mot).
Ailleurs, Il affirme explicitement : « Je donne ma vie pour la reprendre (…) J’ai pouvoir de la donner et pouvoir de la reprendre » (JN 10, 17-18). « Nous croyons (…) que Jésus est mort, puis est ressuscité » (1 TH 4,14). (C.E.C. 649).
La vérité de la divinité de Jésus est confirmée par sa Résurrection. Il avait dit : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’Homme, alors vous saurez que Je Suis » (JN 8,28). La Résurrection du Crucifié démontra qu’Il était vraiment « Je Suis », le Fils de Dieu et Dieu Lui-même. St Paul a pu déclarer aux Juifs : « La promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur (…) ; Il a ressuscité Jésus, ainsi qu’il était écrit au psaume premier : Tu es mon Fils, moi-même aujourd’hui Je T’ai engendré » (Ac 13, 32-33) ; La Résurrection du Christ est étroitement liée au mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. Elle en est l’accomplissement selon le dessein éternel de Dieu. (C.E.C. 653).
Il y a un double aspect dans le mystère Pascal : par sa mort il nous libère du péché, par sa Résurrection il nous ouvre l’accès à une nouvelle vie. Celle-ci est d’abord la justification qui nous remet dans la grâce de Dieu « afin que, comme le Christ est ressuscité des morts, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (RM 6,4). Elle consiste en la victoire sur la mort du péché et dans la nouvelle participation à la grâce. Elle accomplit l’adoption filiale car les hommes deviennent frères du Christ, comme Jésus Lui-même appelle ses disciples après sa Résurrection : « Allez annoncer à mes frères » (Mt 28,10).
Frères non par nature, mais par don de la grâce, parce que cette filiation adoptive procure une participation réelle à la vie du Fils unique, qui s’est pleinement révélée dans sa Résurrection. (C.E.C. 654).
Enfin la Résurrection du Christ – le Christ ressuscité lui-même – est principe et source de notre résurrection future : « Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui se sont endormis (…), de même que tous meurent en Adam, tous aussi revivront dans le Christ » (1 CO 15, 20-22).
Dans l’attente de cet accomplissement, le Christ ressuscité vit dans le cœur de ses fidèles. En Lui les chrétiens « goûtent aux forces du monde à venir » (HE 6, 5) et leur vie est entraînée par le Christ au sein de la vie divine « afin qu’ils ne vivent plus pour eux-mêmes mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 CO 5,15). (C.E.C. 655).


CONCLUSION

L’homme dans sa vie sur terre, par la conversion toujours renouvelé de son cœur, doit croire à la bonne parole et la vivre. Le temps de la vie qui est donné comme un temps de conversion nous laisse le temps de choisir entre Dieu ou Satan, entre la foi Chrétienne ou les fausses doctrines.
A nous de choisir librement, mais la conversion n’est pas possible après la mort.
La foi en la Résurrection a pour objet un événement à la fois historiquement attesté par les disciples qui ont réellement rencontré le Ressuscité, et mystérieusement transcendant en tant qu’entrée de l’humanité du Christ dans la Gloire de Dieu.
Si le Seigneur Jésus ne m’avait pas personnellement ressuscitée, je n’aurais jamais témoigné de ce qu’il a fait pour moi et en moi. J’étais morte et il m’a rendu la vie en me donnant la sienne.
Si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels, par son Esprit qui habite en vous (RM 8,11).
Très chers lecteurs, je peux maintenant dire comme Saint Paul (1 CO 15, 14) «  Si le Christ n’est pas ressuscité, alors notre prédication est vaine et vaine aussi notre foi ».
Si en tant que pauvre missionnaire inutile du Seigneur Jésus, je ne croyais pas en sa Résurrection et en la mienne, alors je ne serai pas en harmonie avec tout mon travail d’évangélisation dans une partie du monde.
Jésus-Christ m’a ressuscitée,
Vive la Résurrection du Christ. Alléluia !
Merci à Jésus de nous avoir donné qu’une seule vie pour nous décider pour le paradis ou l’enfer.

FABIENNE GUERRERO
Pour contacter l’auteur : fabienne.guerrero@free.fr
Related Posts with Thumbnails
Accueil

Un article vous à plu ?
Soutenez l'évangélisation gratuite sur ce blog !
Commandez des articles similaires :
- par téléphone au 0(033)5 65 78 01 95
- par courrier : glissez votre chèque + forfait de 6,50€ port dans une enveloppe timbrée à Chrétiens Magazine, 14 rue des écoliers, 22200 PLOUISY - FRANCE
- par internet : www.asonimage.fr
Contact mail : chretiensmagazine@gmail.com

Abonnez-vous à la revue :
14 rue des écoliers,
22200 PLOUISY - FRANCE
tel : 0(033)5 65 78 01 95
Abonnement 1 an: 35€ (10 parutions)
Dom, Tom et étranger: 48€

Que Dieu vous bénisse !

Articles les plus consultés