ZeitGeist, la réponse au film


ZeitGeist est un film qu’on peut voir sur le web et qui s’adresse à un public sans repère culturel ni historique. Cette catégorie de population allant grandissant, le succès du film va de pair : entre 2.500 et 3.000 personnes le regardent chaque jour, et certains lui accordent crédit.

La première partie de ce film est consacrée à démontrer le prétendu ridicule de la Foi en Dieu, et s’attache dans ce but à établir des parallèles entre diverses « divinités » antiques et la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ. Le personnage de choix étant Horus, divinité égyptienne.

Les arguments développés par le film sont absolument ridicules pour quiconque a un minimum de culture religieuse et mythologique. Mais il est certain que le ton docte de la voix off et l’aspect prétendument « évident » des contre-vérités qui sont énoncées peuvent troubler les âmes faibles, comme en son temps le Da Vinci Code l’a fait : en pariant sur l’inculture du spectateur, du lecteur, devenu ainsi victime d’une véritable escroquerie intellectuelle.

Nous avons donc souhaité rétablir ici la vérité, en répondant le mieux possible aux idioties du film. Nous espérons que ce matériel pourra vous aider dans votre apostolat.

La « thèse » du film

Jésus n’est pas un personnage historique; Il n’a jamais existé.

Jésus est une invention des auteurs bibliques qui ont copié les attributs des divinités païennes antiques et créé un nouveau dieu à adorer.

La naissance de Jésus, Sa vie, Sa mort et Sa résurrection reproduisent les caractéristiques de diverses divinités païennes.

Et le film de conclure : « La fondation cachée des Ecritures est… l’astrologie ! Tout y est symbole astrologique. Comme toutes les religions païennes qui le précédèrent, le Christianisme est un mythe, un mythe astrologique. »

Simple, non ?

Voici donc maintenant la vérité, découpée en trois chapitres distincts, pour ne rien omettre de la contre-argumentation.

1. Bible et astrologie

Dans la Bible, la présence des étoiles, y compris le soleil, est très précise.
Tout d’abord, ils font partie de la Genèse, lors de la Création du monde (1:16b).
Mais ensuite, lorsqu’ils sont évoqués, c’est toujours pour dénoncer leur adoration.
On ne peut faire plus clair.

Extraits :

Quand tu lèveras les yeux vers le ciel, quand tu verras le soleil, la lune, les étoiles et toute l’armée des cieux, ne va pas te laisser entraîner à te prosterner devant eux et à les servir.

Deutéronome, 4:19

S’il se trouve au milieu de toi (…) un homme ou une femme qui fasse ce qui est mal aux yeux de Yavhé ton Dieu (…), qui aille servir d’autres dieux et se prosterner devant eux, et devant le soleil, la lune ou quelque autre de l’armée des cieux, (…) tu feras sortir aux portes de ta ville cet homme ou cette femme coupable de cette mauvaise action (…).

Deutéronome, 17:7-5

Dans le livre d’Isaïe, c’est encore plus fort : Dieu se moque des astrologues.

Qu’ils se présentent donc et te sauvent ceux qui détaillent le ciel, qui observent les étoiles, qui annoncent chaque mois ce qui va fondre sur toi. Voici qu’ils sont comme fétus de paille, le feu les brûlera (…). Ainsi auront été pour toi tes devins, pour lesquels tu t’es fatiguée depuis ta jeunesse : ils ont erré, chacun devant soi, et pas un ne t’a sauvée.

Isaïe, 47:13-15

Pour un livre qui serait « fondé sur l’astrologie », tout ceci est étonnant, non ?

Mais le film continue… dans l’erreur.

Ainsi, il est doctement expliqué que le nombre 12, partout dans la Bible, est une référence évidente aux signes du Zodiaque. Bon sang mais c’est bien sûr ! Les 12 patriarches, les 12 tribus d’Israël, jusqu’aux 12 disciples de Jésus… tout est une référence au Zodiaque ! Ben voyons… Léger problème, néanmoins… euh… la Genèse fut rédigée aux alentours de l’an 1000 avant Jésus-Christ. Et, comme chacun sait (ou pas ?), la division des étoiles et des constellations en 12 signes « zodiaquaux » est due aux Babyloniens… environ au 5ème siècle avant Jésus-Christ ! Zut alors, ça ne colle plus…

Voila pour l’astrologie.

2. Horus et Jésus

Ah, que ce chapitre du film est amusant !

Nous l’avons vu, les auteurs soutiennent que Jésus n’est qu’un nouvel avatar des divinités antiques. Et pour bien le démontrer, ils nous déroulent en parallèle la vie du Christ et la « biographie » d’Horus, dieu égyptien.

D’après le film, voici Horus :

• Né le 25 décembre d’une Vierge nommée Isis-Marie
• Une étoile levée à l’Est proclame sa naissance
• Trois rois viennent adorer le « sauveur » nouveau-né
• Il devient un enseignant prodigieux à l’âge de 12 ans
• A 30 ans, il est « baptisé » et entame son « ministère »
• Il avait 12 « disciples »
• Il fut trahi
• Il fut crucifié
• Il fut enterré pour trois jours
• Il ressuscita après trois jours

Disons le franchement : s’il y avait une parcelle de vérité dans cette liste… ce serait un terrible coup porté à la foi chrétienne. Il est donc de notre devoir de passer ces points en revue, un par un.

La naissance

Oui, la légende égyptienne raconte bien qu’Horus est née d’Isis. Mais où les auteurs du film sont-ils allé trouver ce « Marie » qu’ils accolent au prénom « Isis » ? Il n’y a aucune mention dans la littérature égyptienne d’un lien entre Isis et le nom de Marie. Nulle part.

Isis, vierge ? Où ça ? Isis était la légendaire veuve d’Osiris, une autre divinité égyptienne, avec lequel elle conçut Horus. Où est-il question de virginité, si ce n’est dans le cerveau décidément très inventif des auteurs du film ?

Enfin, jetons un oeil à ce 25 décembre. La littérature égyptienne fait naître le mythique Horus pendant le mois de Khoiak (Octobre-Novembre), certainement pas le 25 décembre. Mais cette assertion révèle aussi une énorme méconnaissance du christianisme : nulle part dans les Ecritures il n’est stipulé que le Christ est né le 25 décembre ! Une tradition populaire – rejoignant en effet en cela des habitudes païennes de célébration du solstice d’hiver – a symboliquement placé la célébration de la naissance du Sauveur au moment de l’année qui voit enfin les nuits se raccourcir et les jours s’allonger. C’est le Pape Libère qui, en 354, fixa la date du 25 décembre pour célébrer la naissance du Christ. Mais personne, dans la Bible, ne prétend que le 25 décembre soit la date factuelle de la naissance de Jésus.

Une étoile à l’Est ? Trois rois qui rendent visite ? Nulle part non plus il n’est fait mention de ces histoires dans la littérature égyptienne. C’est absolument introuvable, inexistant.

Ni étoile, ni même un pauvre roi solitaire (ni a fortiori trois!) pour « annoncer » ou « honorer » la naissance d’Horus. Rien. Mais encore une fois, ce « rapprochement » falsifié démontre une incroyable inculture religieuse (ou la plus crasse malhonnêteté) puisque lors de la naissance du Christ telle que racontée par Saint Matthieu, il est simplement indiqué que des mages (donc des savants, pas des rois) sont venus visiter Le Nouveau-Né, et personne ne sait combien ils étaient…

(…) voici que des mages venus d’Orient arrivaient à Jérusalem en disant: « Où est le roi des Juifs qui vient de naître . Nous avons vu en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. »

Matthieu, 2:1-2

Les « trois rois-mages » (et leurs prénoms) sont des légendes apocryphes. Il faut réviser son catéchisme !

Ah, un dernier détail… « venus adorer le Sauveur » ? Horus, « Le Sauveur » ? C’est comme tout le reste… une pure invention des auteurs du film. Nulle part chez les égyptiens Horus n’est appelé « Le Sauveur » ni même cette « fonction » ne lui est-elle attribuée. Ça aurait pu, dans une légende, pourquoi pas ? Mais non… même pas. C’est juste une autre divagation du film.

La vie

Enseignant à 12 ans ? Baptisé à 30 ans ? Ministère ensuite ?

Là, le film utilise une technique très pernicieuse : la juxtaposition de mots issus de notre culture chrétienne avec des faits qui n’ont rien à voir. Et comme dans le film ça va très vite, il y a un effet « poudre aux yeux » assez efficace. De la classique prestidigitation, avec écran de fumée.

Amusons-nous donc à chercher dans les écrits égyptiens un quelconque rapport entre Horus et le Baptême du Christ par Saint Jean-Baptiste dans le Jourdain.

Nous allons vite déchanter : le seul texte qui place Horus près d’un quelconque « baptême en rivière » est lorsque, son père Osiris ayant été découpé en 14 petits bouts, il va regrouper ces 14 parties et…les faire flotter sur le Nil. Voila. Ce que ZeitGeist appelle le « baptême d’Horus » est donc en fait la narration du « sauvetage » d’Osiris sur le Nil. Qui a dit escroquerie ?

Continuons.

Vous devinez déjà probablement la suite.

Non, nulle part il n’est fait mention qu’Horus se soit mis à enseigner quoi que ce soit à l’âge de 12 ans. Nulle part.

Non, nulle part ne sont comptés les « 12 disciples » que le film attribue à Horus. A contrario, Horus avait 4 demi-dieux qui le suivaient partout – excusez du peu – et il y a quelques indications de 16 – pas 12 – humains qui le suivaient également, ainsi qu’un nombre inconnu de forgerons qui allaient avec lui au combat. Une fois de plus, il aurait pu avoir 12 disciples… pourquoi pas ? Mais non, même si on ne compte que les humains, il en avait déjà 16 ! Amusant, non ?

Et non, nulle part il n’est fait mention de quelque trahison que ce soit.

Mort et résurrection

Bien évidemment, Horus n’est pas mort crucifié ! En revanche, il existe une histoire dans laquelle il est dépecé, mis en bouilli. Sa mère Iris demande alors au dieu-crocodile d’aller le sauver… Etrangement, ça n’est pas raconté dans ZeitGeist. Bizarre, non ?

Enfin, le film lui-même « date » la légende d’Horus vers 3.000 ans avant Jésus-Christ, c’est à dire bien bien bien longtemps avant l’invention même du supplice du crucifiement… Dommage pour le film…

Aucun texte égyptien antique ne vient non plus corroborer ce que le film prétend : ni mise au tombeau pendant trois jours, ni résurrection.

Mais soyons généreux : puisque la mythologie mélange souvent en une seule les biographies légendaires de plusieurs personnages, élargissons nos recherches sur ces événements aux personnages « autour » d’Horus. Alors nous trouvons une histoire – dont une version est pornographique – d’Isis ramenant à la vie Osiris (tous deux parents d’Horus), Osiris devenant alors le « seigneur du monde souterrain ». Un peu léger, comme similitude, vous ne trouvez pas ? Bien sûr que si… mais… en parlant vite…

Nulle part il n’est donc écrit qu’Horus ressuscite, dans son corps physique, pour ne plus jamais mourir.

Et évidemment, Horus ne meurt pas pour nos péchés. Vous l’auriez su.

On le voit, rien – absolument rien – ne ressemble dans la vie de l’Un à la vie de l’autre.

Si l’approche « astrologique » de la bible citée plus haut peut être mise sur le compte de la fantaisie, la mise en parallèle d’Horus et de Jésus ne porte qu’on nom : c’est de l’escroquerie intellectuelle, fondée uniquement sur des contre-vérités.

Ceci devrait suffire à notre démonstration, mais nous avons choisi de répliquer point par point, aussi fastidieux cela puisse-t-il être.

Continuons donc.

Après Horus, le film cite nombreuses autres divinités païennes (Attis, Krishna, etc.) prétendant qu’elles ont toutes en commun une vie identique à celle du Christ.

ZeitGeist choisit d’appuyer la démonstration par Krishna, « mort crucifié et ressuscité ». Pourtant, n’importe quel spécialiste de la religion hindouiste vous dira que Krishna fut accidentellement tué par la flèche d’un chasseur nommé Jâras – « Vieil âge » – qui le prit pour un daim. Atteint au talon, la seule partie vulnérable de son anatomie, il mourut. Son corps, perdu, resta sans sépulture, jusqu’à ce que ses ossements soient plus tard retrouvés et recueillis par des dévots.

Et il en est ainsi pour chaque « divinité » antique. Lorsqu’on y regarde de près, les similitudes avec la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ sont nulles, inexistantes.

Avant de délirer, les auteurs de ZeitGeist auraient quand même pu ouvrir une encyclopédie. Ça leur aurait évité de dire des énormités.

3. L’historicité des Evangiles

Le troisième et dernier pétard mouillé tiré par ZeitGeist est lancé contre l’historicité de Jésus, l’historicité des Evangiles.

C’est une attaque classique, face aux Ecritures Saintes qui mélangent allègrement épisodes narratifs, références à l’Ancien Testament à destination des Juifs de l’époque, mise à niveau pour des lecteurs païens d’autres contrées, etc. Les Evangiles se lisent à l’aune de la foi, de l’intelligence et de l’Histoire.

La mesure de l’historicité de la vie de Jésus occupe les scientifiques, archéologues et autres exégètes depuis 2.000 ans. Nous n’aurons donc pas la prétention de résumer deux millénaires de travaux en un paragraphe !

Néanmoins, permettez-nous de rappeler quelques points importants.

La quasi-totalité des scientifiques s’accorde à dire que certaines des épîtres de Saint Paul furent écrites moins de 40 ans après la mort du Christ.
C’est une trace incroyablement forte, puissante, de l’existence d’un homme nommé Jésus en Israël au début du premier siècle.

Le texte de Flavius Josèphe que le film rejette comme « un faux grossier » est plutôt généralement accepté par la communauté scientifique comme un texte véridique éventuellement retouché par une main chrétienne.
Entre crochets sont les parties suspectées d’avoir été modifiées.

En ce temps-là paraît Jésus, un homme sage, [si toutefois il faut l'appeler un homme, car] ; c’était un faiseur de prodiges, un maître des gens qui recevaient avec joie la vérité. Il entraîna beaucoup de Juifs et aussi beaucoup de Grecs ; Celui-là était le Christ. Et quand Pilate, sur la dénonciation des premiers parmi nous le condamna à la croix, ceux qui l’avaient aimé précédemment ne cessèrent pas. [Car il leur apparut après le troisième jour, vivant à nouveau ; les prophètes divins avaient dit ces choses et dix mille autres merveilles à son sujet]. Jusqu’à maintenant encore, le groupe des Chrétiens [ainsi nommé après lui] n’a pas disparu.

Antiquités judaïques, 18:63-64

C’est l’ineffable Voltaire qui mit le premier publiquement en doute l’authenticité de ce texte, dans son Dictionnaire Philosophique, à la rubrique Christianisme… CQFD.

Les érudits anti-chrétiens de l’antiquité ne mettent jamais en doute l’existence historique de Jésus.

Un de ceux-ci était Cornelius Tacitus, un historien romain, sénateur, consul et gouverneur de la province d’Asie. En ce qui concerne Jésus et ceux qui Le suivaient, Tacitus a écrit :

Néron (…) a puni avec raffinement les Chrétiens dépravés notoires. Leur initiateur, Christ, a été exécuté lors du règne de Tibère par le gouverneur de Judée, Ponce Pilate. Mais malgré ce revers temporaire, la superstition mortelle a connu un regain de vie, non seulement en Judée (où les troubles ont commencé) mais à Rome même.

Annales de la Rome impériale, XV, 44

Julien l’Apostat (appelé ainsi parce qu’élevé dans la foi chrétienne, il la rejeta), empereur au IVe siècle, a lui écrit :

Le Jésus que vous célébrez, était un des sujets de César. Si vous le disputez, je vous le prouverai bientôt, mais aussi bien le faire maintenant. Sachez qu’il était inscrit avec son père et sa mère sur le rôle de Cyrénius… Mais Jésus ayant persuadé quelques-uns d’entre-vous, parmi les pires des hommes, a été célébré maintenant depuis 300 ans, n’ayant rien fait de mémorable ; à moins que quelqu’un croie que guérir des infirmes et des aveugles, exorciser des démoniaques dans les villages de Betsaïda et de Béthanie soit une chose remarquable

Cyrille contre Julien, VI, 191, 213.

Ce sont donc deux citations d’érudits païens qui avaient accès aux registres gouvernementaux et qui détestaient ce en quoi les Chrétiens croyaient. Ils auraient donc logiquement pu réfuter et discréditer l’existence de Jésus s’ils l’avaient désiré. Mais ils ne l’ont pas fait… Par un amusant revers de l’Histoire, leurs écrits ne font alors que s’ajouter aux preuves irréfutables de l’existence du Christ !

Enfin, n’oublions pas que refuser catégoriquement les Evangiles comme sources historiques sous prétexte qu’ils sont « livres de Foi » est une approche anti-scientifique qui, au XXIème siècle, est de plus en plus marginale. Les Evangiles existent. Ils sont anciens. La communauté scientifique a fini par comprendre qu’il fallait bien « faire avec », et découvre chaque jour qu’il y a dans ces pages plus d’éléments historiques que l’anti-cléricalisme du XVIIIème siècle n’avait bien voulu le laisser entendre.

Nous laisserons la conclusion à Charles Guignebert, qui fut maître de conférence à la Sorbonne, Chaire d’histoire du christianisme.

En 1914, dans un ouvrage intitulé « Le problème de Jésus », le professeur Guignebert démontre que toutes les thèses qui prétendent que Jésus n’a pas d’existence historique ne tiennent pas la route d’un point de vue méthodologique.

Or, le professeur Charles Guignebert était athée.

La prochaine fois que vous regarderez un film sur le web, ne faites pas comme ses auteurs : gardez une encyclopédie sous la main.

source Chrétienté Info
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