Une excellente publication, qui tombe bien.
Émission de Louis Daufresne, le grand témoin.

Prière de Noël - Marthe Robin



Noël ! Noël !
C'est Jésus Rédempteur !
que pouvons-nous contempler de plus beau !
Que pouvons-nous admirer de plus sublime ;
que pouvons-nous adorer de plus merveilleux
que la naissance du Fils de Dieu,
Jésus venu apporter et allumer le feu (son Feu)
sur la terre.
Quand une étincelle de cet amour a jailli dans un coeur,
il incendie l'âme du désir de connaître et d'aimer
ce Dieu toujours plus... de l'aimer sans partage,
comme il veut qu'on l'aime.
Dieu s'abaissant jusqu'à la créature
pour lui permettre d'aller jusqu'à lui...

Marthe Robin - Noël 1930



Converti par l’étude de la Contre-Église - Charles-Louis de Haller (1768 – 1854)

Karl Ludwig von Haller
1768-1854 

 Face à la subversion mondiale, il faut une internationale du Vrai !

C’est en réfléchissant à la politique et en étudiant les forces subversives (qui travaillent à détruire la société) que Karl Ludwig Von Haller (1768-1854) a trouvé la vraie religion.

Né dans une famille protestante suisse (fils du biologiste et poète Albrecht von Haller), Karl Ludwig (Charles-Louis) fait un voyage à Paris en 1790. Il est séduit par les idées révolutionnaires. Mais la réflexion et l’expérience l’en détournent progressivement.

Membre du Conseil de Berne, il suit de près la politique européenne et se rend fréquemment à Paris. C’est de cette ville que, le 13 avril 1820, il envoie une lettre à sa famille (à Berne, en Suisse) pour lui expliquer comment il a découvert que l’Église catholique était la vraie religion.

On peut résumer ainsi les étapes de son raisonnement :

Il existe, dans le monde, des forces organisées qui travaillent à détruire (il fait allusion à la société secrète des Illuminés de Bavière, dont les documents furent découverts en 1785).
Puisque ces sociétés mauvaises tirent leur force de leur organisation, il faut que les gens de bien, en face, soient eux aussi organisés en société.
Puisque le mal est universel (et qu’il existe des sociétés secrètes internationales), il faudrait (si c’était possible) une société universelle des gens de bien, pour défendre la famille, l’autorité, l’ordre naturel, la civilisation, etc. – Et il faudrait à cette société une autorité enseignante, gardienne de la vérité.
Mais dans l’ordre naturel des choses (auquel s’oppose la subversion), l’autorité vient d’en haut, et non d’en bas (c’est naturellement que le père a autorité sur son fils, et non par délégation de celui-ci !).
Donc, s’il faut une société universelle qui réunisse les gens de bien, elle ne peut pas venir de la base, mais seulement d’un homme absolument supérieur ayant une très forte autorité (à la fois intellectuelle et morale). – Cet homme devrait regrouper des disciples et leur transmettre une autorité fiable, pour condamner et combattre les erreurs, et une organisation efficace, qui puisse durer à travers les siècles.
Une si haute autorité peut-elle exister ? Cela semble surhumain. (En bonne logique, il faudrait une intervention divine). Pourtant, l’histoire montre que cela s’est réalisé. Un homme a eu l’autorité suffisante pour fonder une société religieuse à la fois universelle et permanente, qui a gardé son organisation pendant vingt siècles, et qui dure encore : l’Église catholique.
Car Jésus n’a pas seulement prêché, enseigné, guéri les malades et souffert sur la croix. Il a fondé une société. Il suffit, pour s’en rendre compte, de lire les Évangiles ou les épîtres de saint Paul. (Dans l’Évangile, Jésus annonce sans cesse qu’il est venu inaugurer le royaume de Dieu : royaume qui ne sera parfait que dans l’au-delà, après notre mort, mais qui existe déjà sur cette terre, sous la forme de l’Église). – Les protestants, qui refusent l’Église fondée par Jésus-Christ, sont donc dans l’erreur. C’est pourquoi Charles-Louis de Haller les quitte et rejoint la société religieuse fondée par Jésus-Christ: l’Église catholique.


Après avoir expliqué la démarche de Karl Ludwig von Haller, donnons-lui la parole. Voici un extrait de la lettre par laquelle il explique sa conversion à sa famille :

« L’étude des livres sur les sociétés secrètes et révolutionnaires de l’Allemagne, me montra l’exemple d’une association spirituelle, répandue sur tout le globe pour enseigner, maintenir et propager des principes impies et détestables, mais néanmoins devenue puissante par son organisation, l’union de ses membres et les divers moyens qu’ils ont employés pour arriver à leur but .

Et bien que ces sociétés m’inspirassent de l’horreur, elles me firent cependant sentir la nécessité d’une société religieuse contraire, d’une autorité enseignante et gardienne de la vérité, afin de mettre un frein aux écarts de la raison individuelle, de réunir les bons, et d’empêcher que les hommes ne fussent livrés à tout vent de doctrine.

Mais je ne me doutais pas encore, et je ne m’aperçus que beaucoup plus tard, que cette société existe dans l’Eglise chrétienne, universelle ou catholique l … ]. Toutes les âmes honnêtes et religieuses, même dans les confessions séparées, se rapprochent d’elle, du moins par sentiment. [ … ]

Mais ce furent surtout mes réflexions et mes études politiques qui me conduisirent peu à peu à reconnaître des vérités que j’étais loin de prévoir.

Dégoûté des fausses doctrines dominantes, et y voyant la cause de tous les maux, la pureté de mon cœur me fit toujours rechercher d’autres principes sur l’origine légitime et la nature des rapports sociaux.

Une seule idée, simple et féconde, véritablement inspirée par la grâce de Dieu, celle de partir d’en haut, de placer dans l’ordre du temps, et dans la science comme dans la nature, le père avant les enfants, le maître avant les serviteurs, le prince avant les sujets, le docteur avant les disciples, amena, de conséquences en conséquences, le plan [ … ] de ce corps de doctrine [ … ].

Je me représentai donc aussi une puissance ou autorité spirituelle préexistante, le fondateur d’une doctrine religieuse, s’agrégeant des disciples, les réunissant en société pour maintenir et propager cette doctrine, leur donnant des lois et des institutions, acquérant peu à peu des propriétés territoriales pour satisfaire aux divers besoins de cette société religieuse, pouvant même parvenir à une indépendance extérieure ou temporelle, etc.

Consultant ensuite l’histoire et l’expérience, je vis que tout cela s’était ainsi réalisé dans l’Eglise catholique; et cette seule observation m’en fit reconnaître la nécessité, la vérité, la légitimité. [ … ]

La lecture attentive et fréquente de la Bible me prouva bien plus encore que je ne m’étais pas trompé; car [ … ] je ne pus y méconnaître d’innombrables passages qui n’ont de rapport qu’à un royaume de Dieu sur la terre, c’est-à-dire une Église ou une société de fidèles, que saint Paul appelle le Corps de Jésus-Christ, ayant son chef et ses membres, destinés à maintenir et à perpétuer la religion chrétienne, à rassembler les bons, à les séparer des méchants, à les fortifier par leur réunion, etc. ; passages que nos ministres [protestants] ne citent jamais, parce que, dans le sens protestant, il est impossible de leur donner une explication simple et naturelle. »

Extrait de Lettre de M. Charles-Louis de Haller à sa famille, pour lui déclarer son retour à l’Église catholique, apostolique et romaine, Paris, 1821, p. 6-10 - Cette lettre fut envoyée de Paris le 13 avril 1820, et publiée l’année suivante.

Menace de mort à petit feu de la France - Jésus à Marcel Van


Prophétie sur la menace de mort à petit feu de la France.

En l'année 1945, le Christ s'adresse à Marcel Van :
« Ensuite, Jésus revient sur les grandes menaces qui pèsent sur l'avenir de la France :
« O mon enfant, prie pour le pays que j'aime particulièrement... Ah… La France... si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le règne de mon amour ne pourra que difficilement s'y établir... Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable...
Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l'ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier... France ! ... France ! ... Promets-tu de m'être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le règne de mon amour dans le monde ? »
Après la menace du communisme, le Seigneur en évoque une autre, plus subtile et progressive :
« Petit apôtre de mon amour, écris au sujet de la France... Français, mes enfants, et vous, mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes afin de prévenir. L'ennemi de mon amour va vous lancer avant tout son poison à la tête. Soyez sur vos gardes. Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants. Il ne détruira pas d'un seul coup le pays que j'aime, mais il le détruira peu à peu.
Oui, peu à peu, il va se propager, peu à peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés : il agira de façon à vous éloigner peu à peu de mon amour, pour vous rapprocher progressivement de l'amour profane. Oui, mes enfants, il agira ainsi peu à peu...
Ayez confiance en mon amour, consacrez votre pays à mon amour... Mieux vaudrait pour la France être gouvernée par un homme du peuple à l'esprit obtus, que de l'être par un ennemi de mon amour qui la mènerait à la ruine complète... Pauvre France ! une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la Franc-maçonnerie...
O France, pays que j'aime... Considère les paroles que je t'adresse ici... Français, mes enfants, si vous repoussez loin de vous mon amour, de quel amour pourriez-vous bien vous servir pour relever la France ? S'il n'y a aucun amour pour relever la France, alors la France se verra couverte d'épaisses fumées montant de l'enfer. .. »
Père Marie-Michel - Extraits de l'Amour ne peut mourir, Vie de Marcel Van, 1990 (Le Sarment-Fayard)

Noël : Le Mystère d'amour de Dieu à nous enfin révélé ! par Mr l'abbé Guy Pagès



Merci à vous tous mes amis de vos voeux et prières pour la fécondité de mon humble apostolat sur la toile afin que beaucoup puissent trouver la vie en Jésus et Jésus continuer à naître en de nombreuses âmes ! Je vous bénis de tout coeur en son Nom,

Abbé Pagès

Les trois messes basses (Conte de Noël)

Alphonse Daudet


- Deux dindes truffées, Garrigou ?...

- Oui, mon révérend, deux dindes magnifiques bourrées de truffes. J'en sais quelque chose, puisque c'est moi qui ai aidé à les remplir. On aurait dit que leur peau allait craquer en rôtissant, tellement elle était tendue...

- Jésus-Maria ! moi qui aime tant les truffes !... Donne moi vite mon surplis, Garrigou... Et avec les dindes, qu'est-ce que tu as encore aperçu à la cuisine ?...

- Oh ! toutes sortes de bonnes choses... depuis midi nous n'avons fait que plumer des faisans, des huppes, des gelinottes, des coqs de bruyère. La plume en volait partout... Puis de l'étang on a apporté des anguilles, des carpes dorées, des truites, des...

- Grosses comment, les truites, Garrigou ?

- Grosses comme ça, mon révérend... Énormes !...

- Oh ! Dieu ! Il me semble que je les vois... As-tu mis le vin dans les burettes ?

- Oui, mon révérend, j'ai mis le vin dans les burettes... . Mais dame ! Il ne vaut pas celui que vous boirez tout à l'heure en sortant de la messe de minuit. Si vous voyiez cela dans la salle à manger du château, toutes ces carafes qui flambent pleines de vins de toutes les couleurs... Et la vaisselle d'argent, les surtouts ciselés, les fleurs, les candélabres !... Jamais il ne se sera vu un réveillon pareil. Monsieur le marquis a invité tous les seigneurs du voisinage. Vous serez au moins quarante à table, sans compter le bailli ni le tabellion... Ah ! vous êtes bien heureux d'en être, mon révérend !... Rien que d'avoir flairé ces belles dindes, l'odeur des truffes me suit partout... Meuh !...

- Allons, allons, mon enfant. Gardons-nous du péché de gourmandise, surtout la nuit de la Nativité... Va bien vite allumer les cierges et sonner le premier coup de la messe ; car voilà que minuit est proche, et il ne faut pas nous mettre en retard...

Cette conversation se tenait une nuit de Noël de l'an de grâce mil six cent et tant, entre le révérend dom Balaguère, ancien prieur des Barnabites, présentement chapelain gagé des sires de Trinquelage, et son petit clerc Garrigou, ou du moins ce qu'il croyait être le petit clerc Garrigou, car vous saurez que le diable, ce soir-là, avait pris la face ronde et les traits indécis du jeune sacristain pour mieux induire le révérend père en tentation et lui faire commettre un épouvantable péché de gourmandise.

Donc, pendant que le soi-disant Garrigou (hum ! hum !) faisait à tour de bras carillonner les cloches de la chapelle seigneuriale, le révérend achevait de revêtir sa chasuble dans la petite sacristie du château ; et, l'esprit déjà troublé par toutes ces descriptions gastronomiques, il se répétait à lui-même en s'habillant :

- Des dindes rôties... des carpes dorées... des truites grosses comme ça!...

Dehors, le vent de la nuit soufflait en éparpillant la musique des cloches, et, à mesure, des lumières apparaissaient dans l'ombre aux flancs du mont Ventoux, en haut duquel s'élevaient les vieilles tours de Trinquelage. C'étaient des familles de métayers qui venaient entendre la messe de minuit au château. Ils grimpaient la côte en chantant par groupes de cinq ou six, le père en avant, la lanterne en main, les femmes enveloppées dans leurs grandes mantes brunes où les enfants se serraient et s'abritaient. Malgré l'heure et le froid, tout ce brave peuple marchait allégrement, soutenu par l'idée qu'au sortir de la messe, il y aurait, comme tous les ans, table mise pour eux en bas dans les cuisines. De temps en temps, sur la rude montée, le carrosse d'un seigneur précédé de porteurs de torches, faisait miroiter ses glaces au clair de lune, ou bien une mule trottait en agitant ses sonnailles, et à la lueur des falots enveloppés de brume, les métayers reconnaissaient leur bailli et le saluaient au passage :

- Bonsoir bonsoir maître Arnoton !

- Bonsoir, bonsoir, mes enfants !

La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige. Tout en haut de la côte, le château apparaissait comme le but, avec sa masse énorme de tours, de pignons, le clocher de sa chapelle montant dans le ciel bleu-noir, et une foule de petites lumières qui clignotaient, allaient, venaient, s'agitaient à toutes les fenêtres, et ressemblaient, sur le fond sombre du bâtiment, aux étincelles courant dans des cendres de papier brûlé... Passé le pont-levis et la poterne, il fallait, pour se rendre à la chapelle, traverser la première cour, pleine de carrosses, de valets, de chaises à porteurs, toute claire du feu des torches et de la flambée des cuisines. On entendait le tintement des tournebroches, le fracas des casseroles, le choc des cristaux et de l'argenterie remués dans les apprêts d'un repas ; par là-dessus, une vapeur tiède, qui sentait bon les chairs rôties et les herbes fortes des sauces compliquées, faisait dire aux métayers, comme au chapelain, comme au bailli, comme à tout le monde :

- Quel bon réveillon nous allons faire après la messe !



Drelindin din !... Drelindin din !...


C'est la messe de minuit qui commence. Dans la chapelle du château, une cathédrale en miniature, aux arceaux entrecroisés, aux boiseries de chêne, montant jusqu'à hauteur des murs, les tapisseries ont été tendues, tous les cierges allumés. Et que de monde ! Et que de toilettes! Voici d'abord, assis dans les stalles sculptées qui entourent le choeur le sire de Trinquelage, en habit de taffetas saumon, et près de lui tous les nobles seigneurs invités. En face, sur des prie-Dieu garnis de velours, ont pris place la vieille marquise douairière dans sa robe de brocart couleur de feu et la jeune dame de Trinquelage, coiffée d'une haute tour de dentelle gaufrée à la dernière mode de la cour de France. Plus bas on voit, vêtus de noir avec de vastes perruques en pointe et des visages rasés, le bailli Thomas Arnoton et le tabellion maître Ambroy, deux notes graves parmi les soies voyantes et les damas brochés. Puis viennent les gras majordomes, les pages, les piqueurs, les intendants, dame Barbe, toutes ses clefs pendues sur le côté à un clavier d'argent fin. Au fond, sur les bancs, c'est le bas office, les servantes, les métayers avec leurs familles ; et enfin, là-bas, tout contre la porte qu'ils entrouvrent et referment discrètement, messieurs les marmitons qui viennent entre deux sauces prendre un petit air de messe et apporter une odeur de réveillon dans l'église toute en fête et tiède de tant de cierges allumés.

Est-ce la vue de ces petites barrettes blanches qui donne des distractions à l'officiant ? Ne serait-ce pas plutôt la sonnette de Garrigou, cette enragée petite sonnette qui s'agite au fond de l'autel avec une précipitation infernale et semble dire tout le temps:

- Dépêchons-nous, dépêchons-nous... Plus tôt nous aurons fini, plus tôt nous serons à table.

Le fait est que chaque fois qu'elle tinte, cette sonnette du diable, le chapelain oublie sa messe et ne pense plus qu'au réveillon. Il se figure les cuisiniers en rumeur, les fourneaux où brûle un feu de forge, la buée qui monte des couvercles entrouverts, et dans cette buée deux dindes magnifiques bourrées, tendues, marbrées de truffes...

Ou bien encore il voit passer des files de pages portant des plats enveloppés de vapeurs tentantes, et avec eux il entre dans la grande salle déjà prête pour le festin.

Ô délices ! voilà l'immense table toute chargée et flamboyante, les paons habillés de leurs plumes, les faisans écartant leurs ailes mordorées, les flacons couleur de rubis, les pyramides de fruits éclatants parmi les branches vertes, et ces merveilleux poissons dont parlait Garrigou (ah ! bien oui, Garrigou!) étalés sur un lit de fenouil, l'écaille nacrée comme s'ils sortaient de l'eau, avec un bouquet d'herbes odorantes dans leurs narines de monstres. Si vive est la vision de ces merveilles, qu'il semble à dom Balaguère que tous ces plats mirifiques sont servis devant lui sur les broderies de la nappe d'autel, et deux ou trois fois, au lieu de Dominus vobiscum ! Il se surprend à dire le Benedicite. À part ces légères méprises, le digne homme débite son office très consciencieusement, sans passer une ligne, sans omettre une génuflexion ; et tout marche assez bien jusqu'à la fin de la première messe ; car vous savez que le jour de Noël le même officiant doit célébrer trois messes consécutives.

- Et d'une ! se dit le chapelain avec un soupir de soulagement; puis, sans perdre une minute, il fait signe à son clerc ou celui qu'il croit être son clerc, et...



Drelindin din !... Drelindin din !...

C'est la seconde messe qui commence, et avec elle commence aussi le péché de dom Balaguère.

- Vite, vite, dépêchons-nous, lui crie de sa petite voix aigrelette la sonnette de Garrigou.

Et cette fois le malheureux officiant, tout abandonné au démon de gourmandise, se rue sur le missel et dévore les pages avec l'avidité de son appétit en surexcitation. Frénétiquement il se baisse, se relève, esquisse les signes de croix, les génuflexions, raccourcit tous ses gestes pour avoir plus tôt fini. À peine s'il étend ses bras à l'Évangile, s'il frappe sa poitrine au Confiteor. Entre le clerc et lui c'est à qui bredouillera le plus vite.

Versets et répons se précipitent, se bousculent. Les mots à moitié prononcés, sans ouvrir la bouche, ce qui prendrait trop de temps, s'achèvent en murmures incompréhensibles.

- Oremus ps... p,ç... p,i...

- Mea culpa... pa... pa...

Pareils à des vendangeurs pressés foulant le raisin de la cuve, tous deux barbotent dans le latin de la messe, en envoyant des éclaboussures de tous les côtés.

- Dom... scum !... dit Balaguère.

...Stutuo !... répond Garrigou ; et tout le temps la damnée petite sonnette est là qui tinte à leurs oreilles, comme ces grelots qu'on met aux chevaux de poste pour les faire galoper à la grande vitesse. Pensez que de ce train-là une messe basse est vite expédiée.

- Et de deux ! dit le chapelain tout essoufflé ; puis, sans prendre le temps de respirer, rouge, suant, il dégringole les marches de l'autel et...



Drelindin din !... Drelindin din !...


C'est la troisième messe qui commence. Il n'y a plus que quelques pas à faire pour arriver à la salle à manger ; mais, hélas! à mesure que le réveillon approche, l'infortuné Balaguère se sent pris d'une folie d'impatience et de gourmandise. Sa vision s'accentue, les carpes dorées, les dindes rôties sont là, là... Il les touche... il les... Oh ! Dieu !... Les plats fument, les vins embaument : et, secouant son grelot enragé, la petite sonnette lui crie :

- Vite, vite, encore plus vite !...

Mais comment pourrait-il aller plus vite ? Ses lèvres remuent à peine. Il ne prononce plus les mots... À moins de tricher tout à fait avec le bon Dieu et de lui escamoter sa messe... Et c'est ce qu'il fait, le malheureux !... De tentation en tentation, il commence par sauter un verset, puis deux. Puis l'épître est trop longue, il ne la finit pas, effleure l'Évangile, passe devant le Credo sans entrer, saute le Pater, salue de loin la préface, et par bonds et par élans se précipite ainsi dans la damnation éternelle, toujours suivi de l'infâme Garrigou (vade retro, Satanas.), qui le seconde avec une merveilleuse entente, lui relève sa chasuble, tourne les feuillets deux par deux, bouscule les pupitres, renverse les burettes, et sans cesse secoue la petite sonnette de plus en plus fort, de plus en plus vite.

Il faut voir la figure effarée que font tous les assistants !

Obligés de suivre à la mimique du prêtre cette messe dont ils n'entendent pas un mot, les uns se lèvent quand les autres s'agenouillent, s'asseyent quand les autres sont debout ; et toutes les phases de ce singulier office se confondent sur les bancs dans une foule d'attitudes diverses. L'étoile de Noël en route dans les chemins du ciel, là-bas, vers la petite étable, pâlit d'épouvante en voyant cette confusion...

- l'abbé va trop vite... On ne peut pas suivre, murmure la vieille douairière en agitant sa coiffe avec égarement.

Maître Arnoton, ses grandes lunettes d'acier sur le nez, cherche dans son paroissien où diantre on peut bien en être. Mais au fond, tous ces braves gens, qui eux aussi pensent à réveillonner ne sont pas fâchés que la messe aille ce train de poste ; et quand dom Balaguère, la figure rayonnante, se tourne vers l'assistance en criant de toutes ses forces : Ite, missa est, il n'y a qu'une voix dans la chapelle pour lui répondre un Deo gratias si joyeux, si entraînant, qu'on se croirait déjà à table au premier toast du réveillon.

Cinq minutes après, la foule des seigneurs s'asseyait dans la grande salle, le chapelain au milieu d'eux. Le château, illuminé de haut en bas, retentissait de chants, de cris, de rires, de rumeurs ; et le vénérable dom Balaguère plantait sa fourchette dans une aile de gelinotte, noyant le remords de son péché sous des flots de vin du Pape et de bons jus de viandes. Tant il but et mangea, le pauvre saint homme, qu'il mourut dans la nuit d'une terrible attaque, sans avoir eu seulement le temps de se repentir ; puis, au matin, il arriva dans le ciel encore tout en rumeur des fêtes de la nuit, et je vous laisse à penser comme il y fut reçu.

- Retire-toi de mes yeux, mauvais chrétien ! lui dit le souverain Juge, notre maître à tous. Ta faute est assez grande pour effacer toute une vie de vertu... Ah ! tu m'as volé une messe de nuit... Eh bien, tu m'en payeras trois cents en place, et tu n'entreras en paradis que quand tu auras célébré dans ta propre chapelle ces trois cents messes de Noël en présence de tous ceux qui ont péché par ta faute et avec toi...

... Et voilà la vraie légende de dom Balaguère comme on la raconte au pays des olives. Aujourd'hui, le château de Trinquelage n'existe plus, mais la chapelle se tient encore droite tout en haut du mont Ventoux, dans un bouquet de chênes verts. Le vent fait battre sa porte disjointe, l'herbe encombre le seuil ; il y a des nids aux angles de l'autel et dans l'embrasure des hautes croisées dont les vitraux coloriés ont disparu depuis longtemps. Cependant il paraît que tous les ans, à Noël, une lumière surnaturelle erre parmi ces ruines, et qu'en allant aux messes et aux réveillons, les paysans aperçoivent ce spectre de chapelle, éclairé de cierges invisibles qui brûlent au grand air, même sous la neige et le vent. Vous en rirez si vous voulez, mais un vigneron de l'endroit, nommé Garrigue, sans doute un descendant de Garrigou, m'a affirmé qu'un soir de Noël, se trouvant un peu en ribote, il s'était perdu dans la montagne du côté de Trinquelage ; et voici ce qu'il avait vu...

Jusqu'à onze heures, rien. Tout était silencieux, éteint, inanimé. Soudain, vers minuit, un carillon sonna tout en haut du clocher, un vieux, vieux carillon qui avait l'air d'être à dix lieues. Bientôt, dans le chemin qui monte, Garrigue vit trembler des feux, s'agiter des ombres indécises.

Sous le porche de la chapelle, on marchait, on chuchotait :

- Bonsoir maître Arnoton !

- Bonsoir bonsoir mes enfants !...

Quand tout le monde fut entré, mon vigneron, qui était très brave, s'approcha doucement et, regardant par la porte cassée, eut un singulier spectacle. Tous ces gens qu'il avait vus passer étaient rangés autour du choeur, dans la nef en ruine, comme si les anciens bancs existaient encore.

De belles dames en brocart avec des coiffes de dentelle, des seigneurs chamarrés du haut en bas, des paysans en jaquettes fleuries ainsi qu'en avaient nos grands-pères, tous l'air vieux, fané, poussiéreux, fatigué. De temps en temps, des oiseaux de nuit, hôtes habituels de la chapelle, réveillés par toutes ces lumières, venaient rôder autour des cierges dont la flamme montait droite et vague comme si elle avait brûlé derrière une gaze ; et ce qui amusait beaucoup Garrigue, c'était un certain personnage à grandes lunettes d'acier, qui secouait à chaque instant sa haute perruque noire sur laquelle un de ces oiseaux se tenait droit tout empêtré en battant silencieusement des ailes.

Dans le fond, un petit vieillard de taille enfantine, à genoux au milieu du choeur agitait désespérément une sonnette sans grelot et sans voix, pendant qu'un prêtre, habillé de vieil or allait, venait devant l'autel, en récitant des oraisons dont on n'entendait pas un mot... Bien sûr c'était dom Balaguère, en train de dire sa troisième messe basse.


Conte d'Alphonse Daudet (1840-1897) - Les trois messes basses


Beaux chants de Noël

Voici ce lien de vidéo, vous savez, ce genre de manifestation dans un lieu public où les badauds se mettent à danser ou à chanter. Ici, il s'agit d'une chorale qui chante dans un centre commercial américain.
Celui-là me donne de la joie et de l'espoir. Tout le monde n'est pas complètement assujetti aux nouvelles tendances laïcardes qui veulent qu'on ôte toute référence au christianisme dans la société. Nous avons par ailleurs entendu telle une litanie, une liste d'écoles, de sociétés où cette année, les crèches et même les sapins ont été supprimés, interdits etc... 
C'est en anglais, mais, si vous ne comprenez pas les paroles, sachez qu'ils ont choisi les couplets où l'on parle explicitement de la naissance de Jésus dans la crèche !

La Neuvaine de Noël - par Thierry Fourchaud


Neuvaine de la Nativité du 16 au 24 décembre.

Préparons-nous a accueillir l’Enfant-Jésus à Noël, pour cela :
- Prions cette neuvaine, crions vers le Ciel, pour la donner au Fils et recevoir du Père dans l'Esprit Saint.
- Allons au sacrement de réconciliation durant la neuvaine pour purifier notre coeur.
- Allons à la messe autant que possible et surtout le 24 au soir.
- Soyons unis en ces jours à Joseph et à Marie dans cette ultime attente avant la Naissance !

PRÉSENTATION
A Noël, vers quel mystère allons nous ?
L’Enfant-Jésus, quel mystère de simplicité !
Dieu Emmanuel, c’est à dire Dieu avec nous, Dieu fait chair, Dieu fait petit bébé, petit homme ! L’Enfant-Jésus est à la fois pleinement Dieu et en même temps pleinement homme. Dieu nous révèle son identité, son humilité, son innocence. Regarder les petits yeux brillants de l’Enfant-Jésus nous redonne notre innocence. Il est totalement désarmé devant nous et totalement désarmant. Avec Lui, laissons tomber nos défenses, ces fortifications bâties sur nos amours blessés et déçus. En lui nous pouvons retrouver notre intégrité, notre pureté originelle et notre esprit d’enfance. En lui, nous pouvons rejoindre l’enfant que nous avons été, qui vit et souvent pleure en nous et recevoir la guérison.
L’Enfant-Jésus est un grand maître spirituel, car il nous réapprend le bon sens des choses de la vie, la simplicité et la spontanéité.



ENTRONS EN PRIÈRE : Présentons-nous comme des petits-enfants à l’Enfant-Jésus.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen !

Enfant-Jésus, je te présente tous les enfants du monde. Réajuste en nous la vraie place de l’enfant et l’attitude à avoir face à un enfant tout innocent faisant totalement confiance aux adultes et qui ne soupçonne pas le mal.
Réajuste, Enfant-Jésus, l’attitude des grandes personnes vis à vis des touts-petits, trésors de vie livrés à notre responsabilité . Viens guérir par ton regard et ton innocence nos blessures d’amour. Viens nous redonner notre innocence perdue. Rétablis cette confiance et cette simplicité avec Toi, avec ta maman Marie, que tu nous donnes comme notre mère et avec saint Joseph, que tu nous donnes comme notre père.

LA PRIÈRE DU COEUR : Enfant-Jésus, mon petit frère, écoute maintenant mon cri vers le Ciel !
Dites avec vos mots à vous, faites monter par vos propres expressions votre demande, votre cri du coeur à l’Enfant-Jésus. Exprimez-lui en toute vérité et confiance votre prière…


PRIÈRE EN SILENCE : A la fin de ce temps de prière personnellle vous pouvez prendre un temps de silence pour entrer dans un dialogue d’amour avec l’Enfant-Jésus.

PRIONS :

Enfant-Jésus, Roi d’amour, fais-moi entrer dans la Sainte Famille.
Montre-moi le Coeur de Marie et le Coeur de Joseph.
Donne à ma famille la paix et l’unité.
Enseigne-moi l’amour et le don afin d’aider toutes les familles de la terre à transmettre la vie qui ne passe jamais.
Enfant-Jésus, Innocence du Père, tu m’enseignes que toute autorité sur la terre vient d’En-Haut, et que toute paternité descend du Père des miséricordes.
Enseigne à tous les pères de la terre la tendresse et la force qui font grandir.
Enseigne à tous les enfants la confiance dans l’autorité des parents, le respect et la tendresse filiale.
Enfant-Jésus, je te présente toutes les familles pour que la vie y soit reçue avec reconnaissance dans l’émerveillement de Noël, avec la joie et la foi du matin de Pâques, dans l’effusion d’amour de la Pentecôte.
Amen !


Prière de consécration à l’Enfant-Jésus

Enfant Jésus, Enfant-Dieu, tu es venu,
Si petit, si vulnérable,
Si pauvre, si faible pour nous.
Je t’offre les peurs de ma faiblesse,
De ma vulnérabilité,
De ma petitesse, de ma pauvreté.
Je dépose tout ce que je suis
Dans ton Coeur Innocent et pur.
Oui, je me consacre à Toi, Enfant-Jésus.
Roi d’Amour je me consacre à Ton innocence,
A Ta pureté.
Oui, tu es le véritable Amour, la véritable Beauté,
Tu es Celui qui ne soupçonne rien.
L’innocence de Ton regard nous sauvera !
Enfant-Jésus, sauve-moi par Ton innocence !

(Prière écrite par Jean-Marc Hammel)

INVOCATION : Enfant-Jésus Roi d’amour, j’ai confiance en ta miséricordieuse bonté !

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen !

VOTRE PROMESSE : Enfant-Jésus, à la fin de cette neuvaine je te promets …
Exprimez alors pour aujourd’hui votre petit cadeau de Noël personnel pour faire plaisir à l’Enfant-Jésus.

Amen !


Extrait du livre : Un cri vers le Ciel de Thierry Fourchaud
Disponible sur le site : http://boutique.labonnenouvelle.fr/
ou par courrier à :
La Bonne Nouvelle – BP24 – 53170 Saint-Denis du Maine (France)
Tel : 02.43.64.23.25.


Nihil obstat : Monseigneur Attilio Cavalli (Italie)
Imprimatur : + Angelo Mascheroni, Evêque auxiliaire le 20 février 2004

Les litanies de la Sainte Vierge

Notre Dame la Très Sainte Vierge Marie, Reine,
Mère et Médiatrice de toutes grâces.
A la Très Sainte Vierge Marie, 
pour prendre conscience de tout ce qu'elle est pour chacun de nous;

Litanie de la Sainte Vierge

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, écoutez-nous. (bis)
Jésus-Christ, exaucez-nous. (bis)
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.
Mère du Christ, priez pour nous.
Mère de la divine grâce, priez pour nous.
Mère de l’Eglise, priez pour nous.
Mère très pure, priez pour nous.
Mère très chaste, priez pour nous.
Mère toujours Vierge, priez pour nous.
Mère sans tache, priez pour nous.
Mère aimable, priez pour nous.
Mère admirable, priez pour nous.
Mère du bon conseil, priez pour nous.
Mère du Créateur, priez pour nous.

Mère du Sauveur, priez pour nous.
Vierge très prudente, priez pour nous.
Vierge vénérable, priez pour nous.
Vierge digne de louange, priez pour nous.
Vierge puissante, priez pour nous.
Vierge clémente, priez pour nous.
Vierge fidèle, priez pour nous.
Miroir de justice, priez pour nous.
Trône de la sagesse, priez pour nous.
Cause de notre joie, priez pour nous.
Vase spirituel, priez pour nous.
Vase d’honneur, priez pour nous.
Vase insigne de la dévotion, priez pour nous.
Rose mystique, priez pour nous.
Tour de David, priez pour nous.
Tour d’ivoire, priez pour nous.
Maison d’or, priez pour nous.
Arche d’alliance, priez pour nous.
Porte du ciel, priez pour nous.
Étoile du matin, priez pour nous.
Salut des infirmes, priez pour nous.
Refuge des pécheurs, priez pour nous.
Consolatrice des affligés, priez pour nous.
Secours des chrétiens, priez pour nous.
Reine des Anges, priez pour nous.
Reine des Patriarches, priez pour nous.
Reine des Prophètes, priez pour nous.
Reine des Apôtres, priez pour nous.
Reine des Martyrs, priez pour nous.
Reine des Confesseurs, priez pour nous.
Reine des Vierges, priez pour nous.
Reine de tous les Saints, priez pour nous.
Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous.
Reine élevée aux Cieux, priez pour nous.
Reine du très Saint Rosaire, priez pour nous.
Reine de la paix, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V. Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu.

R.Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l’âme et du corps ; et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours vierge, délivrez-nous des tristesses de la vie présente, et donnez-nous d’avoir part aux joies éternelles. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

On a brûlé le Père Noël après l'avoir pendu !

Rapide évocation de l'origine du "Père Noël"

Selon la tradition, Nicolas de Myre, autrement dit saint Nicolas, est le personnage qui a servi de source d'inspiration au "Père Noël" parce son hagiographie rapporte qu'il a ressuscité trois enfants assassinés par un horrible boucher. Ce miracle lui a valu d'être présenté comme le saint protecteur des tout petits. Ainsi le 6 décembre de chaque année, dans les pays d'Europe du Nord et de l'Est, la coutume veut qu'un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l'était - grande barbe, crosse d'évêque, mitre, grand vêtement à capuche - va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages.

Le Père Noël est un « avatar » de saint Nicolas, ou plutôt d’un saint Nicolas tel qu’il était encore avant que la réclame de Coca-Cola, en l’habillant d’une casaque et d’un pantalon rouge- et non plus vêtu de l’habit long d’un évêque -, ne le transforme en un bonhomme rond et rieur, conforme à une certaine iconographie propre à l'imagination hyper-consumériste des Américains.


Photo de l'article de France-Soir du lundi 24 décembre 1951

L'affaire insolite qui nous occupe : On a brûlé le Père Noël après l'avoir pendu.

C'est ce que nous apprend un article de France-Soir du lundi 24 décembre 1951 avec photo à l'appui (voir ci-dessus).

"Le père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon... et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s'est déroulée en présence de plusieurs centaines d'enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l'accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s'y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s'être introduit dans toutes les écoles publiques d'où la crèche est scrupuleusement bannie. Dimanche à trois heures de l'après-midi, le malheureux bonhomme à barbe blanche a payé comme beaucoup d'innocents d'une faute dont s'étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s'est évanoui dans la fumée.

À l'issue de l'exécution, un communiqué a été publié dont voici l'essentiel : "Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël. Il ne s'agissait pas d'une attraction, mais d'un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l'enfant et n'est en aucune façon une méthode d'éducation. Que d'autres disent et écrivent ce qu'ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard. Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur."

L'exécution du Père Noël sur le parvis de la cathédrale a été diversement appréciée par la population et a provoqué de vifs commentaires même chez les catholiques. D'ailleurs, cette manifestation intempestive risque d'avoir des suites imprévues par ses organisateurs."

Le cardinal Jules Saliége, archevêque de Toulouse, s'est empressé de soutenir le clergé de la cathédrale de Dijon en déclarant sans embage :

« Ne parlez pas du Père Noël pour la bonne raison qu'il n'a jamais existé. Ne parlez pas du Père Noël, car le Père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever tout caractère religieux à la fête de Noël. Mettez les cadeaux dans les souliers de vos enfants , mais ne leur dites pas ce mensonge que le Petit Jésus descend dans les cheminées pour les apporter. Ce n'est pas vrai. Ce qu'il faut faire, c'est donner de la joie autour de vous, car le Sauveur est né. »

A son tour le porte-parole de l'épiscopat français appuyait cette action symbolique dans France-Soir du 24 décembre par ces mots sans ambiguïté :

"Le Père Noël et le sapin se sont introduits dans les écoles publiques alors qu'ils sont la réminiscence de cérémonies païennes liées au culte de la Nature qui n'ont rien de chrétiennes alors qu'au nom d'une laïcité outrancière la crèche est scrupuleusement bannie des mêmes écoles."

Depuis ces prises de position courageuses - qui même à cette époque allaient à contre-courant de la pensée dominante - beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Beaucoup d'eau trouble qui a inondé les esprits de ceux-là mêmes qui sont chargés de nous enseigner.

Cette action "insolite" ne serait plus comprise de nos jours. Il est cependant de notre devoir, y compris parmi nos amis, de dénoncer cette paganisation qui submerge tout.

Bonnes et joyeuses fêtes de la Nativité à tous.

Source

 Notes :
(1) Structuralisme : courant des sciences humaines qui s'inspire du modèle linguistique et appréhende la réalité sociale comme un ensemble formel de relations. L'une de ses méthodes principales est l'analyse structurelle des textes littéraires. Pour les structuralistes, les processus sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes. Ainsi, l'organisation sociale génère certaines pratiques et certaines croyances propres aux individus qui en dépendent.
(2) Exacteurs : Celui qui exige, généralement par la force, le paiement de ce qui n'est pas dû ou de plus qu'il n'est dû.

Sainte Thérèse d’Avila face au démon

Sainte Thérèse d'Avila, Docteur de l'Eglise, eut affaire à Satan.
Dans son autobiographie, elle raconte comment le démon, sous prétexte d'humilité, réussit à la détourner pendant plus d'un an de la pratique de l'oraison mentale, âme de la vie carmélitaine. « Le démon m'a tendu ici le plus insidieux des pièges, écrit-elle. Je souffris tant à la pensée que j'étais bien peu humble d'oser faire oraison lorsque j'étais si mauvaise que, je le répète, j'abandonnai cet exercice un an et demi, ou au moins un an… Il n'en fallait pas davantage, comme cela eut lieu, pour me mettre moi-même en enfer, sans qu'il fût besoin des démons pour m'y précipiter ».
« Oh ! mon Dieu, quel aveuglement profond ! Et comme le démon atteint bien son but, quand il dirige tous ses efforts pour faire abandonner ce saint exercice ! Il sait bien, le traître, qu'une âme qui persévère dans l'oraison, est perdue pour lui… Il a donc grand intérêt à la détourner de l'oraison » (Vie, chap. XIX).
Sainte Thérèse d'Avila avoue que, unie à Dieu, elle ne craignait le démon pas plus qu'une mouche ou une fourmi (cf. Vie, chap. 25, 20).
Sainte Thérèse d'Avila utilisait tout spécialement l'eau bénite. « J'ai vu bien des fois par ma propre expérience qu'il n'y a rien de plus efficace que l'eau bénite pour repousser les démons et les empêcher de revenir… la vertu de l'eau bénite doit être bien grande. Pour moi, j'éprouve une consolation très particulière et très sensible lorsque j'en prends. Et je l'affirme, elle me fait éprouver d'ordinaire un bien-être que je ne saurais exprimer, et une joie intérieure qui fortifie toute mon âme. Cela n'est point une illusion ; ce n'est pas une fois mais très souvent que je l'ai éprouvé et examiné avec soin » (Vie, chap. XXXI).
Sainte Thérèse raconte elle-même comment, tourmentée cruellement par le diable, elle fut enfin libérée : « Je demandai de l'eau bénite (aux religieuses qui m'entouraient). Elles m'en apportèrent et en jetèrent sur moi, mais ce fut sans effet. J'en jetai moi-même du côté où était le démon et il disparut aussitôt ; tout mon mal me quitta comme si on l'avait enlevé avec la main. Mais je restai aussi brisée que si j'avais été rouée de coups de bâton. » (Vie, chap. XXXI)
L'Eglise, commente le père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, l'Eglise, dans les diverses oraisons de la bénédiction de l'eau, demande avec instance qu'à cette eau soit accordé le pouvoir de « mettre en fuite toute la puissance de l'ennemi, d'extirper cet ennemi avec tous les anges rebelles et de le chasser… de détruire l'influence de l'esprit immonde et d'éloigner le serpent venimeux… » (Cf. ancien Rituel, bénédiction de l'eau).
On comprend dès lors, ajoute le père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus, la déposition de la vénérable Anne de Jésus, secrétaire de la sainte, au procès de béatification : « La Sainte ne se mettait jamais en voyage sans emporter de l'eau bénite. Elle avait beaucoup de peine si l'on venait à l'oublier. Aussi, nous portions toutes, suspendue à la ceinture, une petite gourde pleine d'eau bénite et elle voulait avoir la sienne » (cf. Père Marie-Eugène de L'Enfant Jésus, Je veux voir Dieu, p. 111).
Sourira qui voudra de cette pratique d'une femme extraordinaire, élevée par le pape Paul VI à la dignité de Docteur de l'Eglise universelle. Ses conseils valent aussi pour les hommes d'aujourd'hui. La sainte précise que trois ou quatre fois, le diable essaya de se présenter comme s'il était Notre-Seigneur, « mais ajoute-t-elle, s'il peut prendre la forme d'un corps qui serait de chair, il ne saurait contrefaire cette gloire qui resplendit dans le corps de Notre-Seigneur quand il se montre à nous ». (Ch. XXVIII de sa vie, écrite par elle-même).
Au chapitre XXXI, la sainte nous raconte : « Je me trouvais un jour dans mon oratoire, lorsqu'il m'apparut, à mon côté gauche, sous une forme hideuse. Pendant qu'il me parlait, je remarquais particulièrement sa bouche, elle était horrible. De son corps sortait une grande flamme claire (Saint Benoît le voit comme tout incandescent) et sans mélange d'ombre. Il me dit d'une voix effrayante que je lui avais échappé mais qu'il saurait bien me ressaisir. Ma crainte fut grande, je fis comme je pus le signe de la croix : il disparut, mais il revint aussitôt. Mis en fuite par un second signe de croix, il ne tarda pas à reparaître. Je ne savais que faire ; enfin, je jetai de l'eau bénite du côté où il était et il ne revint plus ».
François-Marie Algoud – Histoire et actualité du satanisme (2002)
source

Cardinal Zen "Ceux qui aiment la forme extraordinaire doivent pouvoir y participer"

Son éminence le cardinal
Joseph Zen Ze-Kiun, S.D.B.
Dans la lettre 174 de Paix Liturgique, en avril 2009, nous nous arrêtions sur le choix fait par le cardinal Joseph Zen Ze-Kiun, S.D.B., alors évêque de Hong-Kong, de célébrer son ultime messe pontificale dans la forme extraordinaire du rite romain. Le cardinal avait pour l’occasion déclaré qu’il désirait consacrer une partie de son temps de prélat émérite aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l’Église.

Cinq ans plus tard, le cardinal Zen a tenu parole et accompagné la vie spirituelle et sacramentelle de la communauté traditionnelle de l’ex-colonie britannique, célébrant à plusieurs reprises selon le missel de saint Jean XXIII, conférant les confirmations, tenant des conférences, assistant à l’ordination diaconale d’un de ses membres, etc.

Lors d’une récente conférence sur la mission en Asie, à l’Université Pontificale Urbanienne de Rome, le traducteur de notre lettre allemande a pu s’entretenir quelques instants avec le cardinal Zen et lui poser quelques questions auxquelles nous lui savons gré d’avoir répondu avec grande bienveillance et extrême clarté.


I – ENTRETIEN AVEC LE CARDINAL JOSEPH ZEN ZE-KIUN

1) Éminence pouvez-vous nous dire la place que tient la liturgie dans votre vie ?

Cardinal Zen : C’est le moment le plus important de ma journée. Je suis un religieux [salésien, NDLR] et, à ce titre, j’apprécie beaucoup notre prière en communauté. Notre communauté bénéficie en outre de très beaux aménagements pour la liturgie.

2) Vous avez été l’un des premiers prêtres chinois à célébrer le Novus Ordo comme signe d’unité avec Rome. Depuis, Benoît XVI a permis que la messe traditionnelle soit de nouveau célébrée, ce que vous faites volontiers, notamment à Hong-Kong...

Cardinal Zen : Personnellement, j’ai bien accueilli la décision prise par le pape, désormais émérite, Benoît XVI de redonner à l'usus antiquor toute sa place. Il a eu parfaitement raison de dire que la messe traditionnelle n’avait jamais été abolie. Et si les fidèles la trouvent plus propice pour nourrir leur dévotion, on doit leur donner largement la possibilité d’en bénéficier. J’ai eu l’occasion d’introduire la messe de l’après-concile aux séminaristes de Chine [de 1989 à 1996, le cardinal Zen a enseigné dans les séminaires chinois, fermés jusque-là aux prêtres romains, NDLR] et j’ai été très heureux de le faire. Mais à l’époque, déjà, je leur ai rappelé qu’il n’y avait rien de mal à célébrer la liturgie ancienne. Notre foi, notre vocation, nos saints, tout vient de cette liturgie, de cette prière.

3) Vous aimez le latin ?

Cardinal Zen : Oui, beaucoup. J’aime les chants grégoriens et j’en connais de nombreux par cœur. Je les récite dans mes prières personnelles et les trouve admirables ! J’aimerais voir plus souvent la forme ordinaire en latin, comme le voulait le Concile.

4) En Europe, les opposants à la messe traditionnelle disent qu’elle ne concerne qu’un petit nombre de personnes : qu’en pensez-vous ?

Cardinal Zen : Je ne vois pas le problème. À Hong-Kong aussi, le groupe est plutôt petit mais ceux qui aiment la forme extraordinaire doivent pouvoir y participer, ils en ont le droit. Il n'est pas nécessaire d'obliger les fidèles à se regrouper artificiellement : un petit nombre suffit.

5) La forme extraordinaire ne menace pas l’unité de l’Église ?

Cardinal Zen : Non, pas du tout ! En quoi cela serait-il possible ? Vous avez beaucoup de liturgies dans l’Église, notamment celles des églises d’Orient [qui voient elles-mêmes coexister divers rites en leu sein, NDLR]. La diversité des rites n’est pas un problème.

6) Avez-vous un message pour les fidèles attachés à la forme extraordinaire ?

Cardinal Zen : Oui, de toute évidence la messe traditionnelle restera importante pour l’avenir. Les personnes qui la désirent doivent pouvoir y assister dès lors, bien entendu, qu’ils ne se dressent pas contre la nouvelle messe. À Hong-Kong, les gens qui participent à la messe traditionnelle vont également à la messe moderne lorsqu'ils le desire et n’ont rien contre. Comme tous les fidèles à travers le monde, les Chinois tirent beaucoup de profit de la tradition de l’Église.


II – LES RÉFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE

1) Rappelons que, depuis la victoire de Mao, l’Église est présente en Chine à la fois de façon officielle, via une Association patriotique contrôlée par le pouvoir, et de façon clandestine via une Église martyre fidèle à Rome, les membres de l’Association patriotique ayant été eux aussi parfois persécutés, comme jadis en France les membres de l’Église constitutionnelle. Cette situation étrange a fait que, jusqu’à l’ouverture permise par Deng Xiaoping dans les années 80, le catholicisme reconnu par l’État a complètement ignoré le concile Vatican II et, partant, la liturgie moderne. C’est dans le cadre de cette ouverture que le futur cardinal Zen a pu venir enseigner dans les séminaires de l'Association patriotique à la fin des années 80 et contribuer à y populariser le Novus Ordo. L’adoption du Novus Ordo était alors pour les membres de l'Association patriotique une manière de se dire malgré tout en union avec Rome. Toutefois, et c’est une révélation que nous fait le cardinal Zen, dès cette époque il était si convaincu de la légitimité de la liturgie traditionnelle qu’il précisait bien à ses élèves que le missel ancien demeurait valide.

2) Selon une très lointaine analogie, on peut comparer la situation du rite traditionnel dans la Chine de Mao avec celle du rite wisigothique dans l’Espagne musulmane. Dans l’Espagne asservie par les musulmans, la romanisation des rites latins, spécialement du rite gallican, ne s’est pas produite en raison de la coupure d’avec l’Europe chrétienne, de sorte que le rite latin wisigothique de saint Isidore de Séville a survécu, spécialement autour de Tolède. Ensuite, lors de l’avancée de la Reconquête chrétienne, le rite romain s’est imposé dans les royaumes d’Espagne, mais le rite wisigothique, sous le nom de rite mozarabe, rite latin non romain, n'a pas disparu là où il avait été conservé. De la même façon, le rite romain traditionnel, resté vivant en Chine en raison de l’isolement imposé par le communisme, demeure aujourd’hui plus proche de bien des catholiques et des clercs chinois que le Novus Ordo.

3) Cette année 2014 a été une année de grâces pour la communauté traditionnelle de Hong-Kong : deux de ses membres, dont l’un des fondateurs du groupe, ont été ordonnés à la prêtrise (l’un pour la Fraternité Saint-Pierre, l’autre pour le diocèse) et un troisième, salésien comme le cardinal Zen, au diaconat. Un religieux, un prêtre Ecclesia Dei et un diocésain : au bout du monde aussi, la liturgie traditionnelle, vécue et célébrée dans un contexte de paix et de croissance spirituelle, est source féconde de vocations sacerdotales participant ainsi à l’élan de la nouvelle évangélisation.

4) « Ceux qui aiment la forme extraordinaire doivent pouvoir y participer, ils en ont le droit. » Prions pour que cette élémentaire sagesse venue d'Orient éclaire nos communautés et nos pasteurs et les encourage à croître en charité et en générosité à l'encontre des demandeurs de la forme extraordinaire du rite romain.

www.paixliturgique.fr

Notre Dame de Soufanieh par René Laurentin - Vidéo

Enregistrement d'un entretien au Québec, en 1996, avec monseigneur René Laurentin sur Notre-Dame de Soufanieh, en Syrie, dans la banlieue de Damas, sur les Apparitions de la Très Sainte Vierge Marie et de notre Seigneur Jésus chez Myrna Al Akhras, chrétienne de rite gréco-catholique.


Pour en savoir plus : http://www.soufanieh.com/

The War of the Vendee - La Guerre de Vendée - Le Film de Navis Picture - Bande annonce et extraits

« The War of the Vendée (« la guerre de Vendée ») est un beau film produit (avec de modestes moyens) par une société américaine catholique, avec l’aide de jeunes acteurs. Il a fait parler de lui car il est unique en son genre et a été élaboré dans un esprit d’hommage au sacrifice des Vendéens qui ont combattu et sont morts « pour Dieu et le roi ».
Durée : 90 min
Dolby Audio
Sous-titres français ou espagnol 
Couleur, format large (16X9), fonctionne dans tous les pays.
+60 min de bonus.

La chaîne de Jim Morlino : https://www.youtube.com/user/navispictures

Pour se procurer le Film
http://www.asonimage.fr/A-2748-la-guerre-de-vendee-the-war-of-the-vendee.aspx

Bande-annonce en anglais : 


En 1793, cependant que les instigateurs de la Révolution française persécutent l’Eglise depuis trois ans et demi, un petit groupe de paysans et nobles fidèles à leur religion a débuté une « contre-révolution » catholique. C'est l'histoire largement méconnue d’une lutte acharnée de six années de la population d'une partie de l'ouest de la France, pour restaurer leur sainte religion et leur roi. Inspirés par saint Louis de Montfort, portant chapelets et emblèmes du Sacré-Cœur, ces fidèles, dont les sacrifices furent autant de martyres, parvinrent à restaurer la liberté religieuse dans toute la France. Ce film, lettre d'amour pour le peuple vendéen, a été produit pour honorer la mémoire de ces braves hommes et femmes ayant volontairement sacrifié leurs vies "pour Dieu et le Roi". Cette production à la réalisation saisissante, est servie par un impressionnant casting de plus de 250 jeunes gens, et saura séduire un public de 7 à 77 ans par ses thèmes intemporels de courage, de foi et d'amour.

Extraits du film :
 

Votre Chrétiens Magazine de Janvier 2015


SOMMAIRE
Courriers et témoignages p.2
« Tom a trouvé enfin la paix ! » p.4
15 janvier 1933, apparition à Banneux p.5
La lettre de Pierre p.6
« Je suis Notre-Dame des étoiles » p.8
La télévision « tabernacle des incroyants » p.9
Saint Bonnet ou Saint Bont - 15 janvier p.10
SOS maman p.12
Une minute avec Marie p.14
Révélations à Sœur Marie Lataste sur l’épiphanie p.15
Les Reliques des Rois Mages à Cologne p.16
Parole de Dieu de Olivier Belleil p.17
Père Marie Antoine p.18
« Respectez mes prêtres ! » p.21
Sainte Thérèse « Prêcher sur la Vierge Marie ! » p.22
La Comtesse de Ségure et Lourdes p.22
L’énigme Valtorta p.23
Saint Jean Bosco fêté le 31 janvier p.24
Jeanne d’arc, née à Domrémy le 6 janvier 1412 p.26
« Il serait bon de prier un chapelet » p.27
Proximité de Dieu avec Gabrielle Bossis p.28
Âme victime de monseigneur Laurentin p.29
Annonces p.30
Calendrier p.31

Les catholiques nouvelle génération n'ont pas dit leur dernier mot

Un beau documentaire de 54 minutes diffusé sur LCP, qui s'achève sur les mots de Vivien Hoch :
"Nous savons que nous avons déjà gagné mais on continue de combattre."



Depuis les « Manif pour tous » contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, un vent de renouveau militant souffle chez les catholiques. La France les a souvent malmenés. Et voilà qu’avec la loi Taubira sur le mariage pour tous, ils se sont réveillés. Révélés même. Décomplexés, bien loin de la pudeur de leurs parents, ils ont décidé d’affirmer leur foi et de le faire savoir. Dans leur vision de la société, DIEU s’inscrit en lettres capitales. Ce sont des catholiques « nouvelle génération ».

Quelle est la signification de la fleur de lys ?


La Providence avait orné la France de trois pétales de l’esprit : foi, sagesse et chevalerie.
A la différence, hautement symbolique, des royaumes voisins, notre emblème à nous n’était ni une tour crénelée, ni une gueule ouverte d’aigle aux serres éployées, ni un léopard affamé.
C’était bien une fleur qui s’ouvrait, peinte sur mes armes et sur nos gonfanons, une fleur de lys trifoliée, comme si nous voulons dire à l’univers : la foi, la sagesse et la prouesse servent, de par la provision et la grâce de Dieu, notre royaume plus abondamment que toutes les autres vertus qui inspirent la crainte.
Les deux feuilles du bas, qui symbolisent la sagesse et la chevalerie, gardent et défendent la troisième qui les surmonte et signifie la foi, car la foi est éclairée par la sagesse et défendue par la chevalerie.
J’étais, au plus profond de moi-même, ancré en une ferme intuition : tant que ces trois vertus formeraient ensemble un heureux bouquet en le royaume de France, il en tirerait force et fermeté d’âme.
S’il advenait qu’elles en furent séparées ou arrachée, le royaume tomberait en grande désolation.
Philippe de Villiers - Le Romain de Saint Louis (2013) - Source

Crèche retirée : le laïcisme ne doit pas se substituer à la laïcité !

Pour le respect de l'identité française et chrétienne... Communiqué de l'AGRIF :



 Le Conseil général de Vendée a la bonne habitude d’installer une crèche dans son hall d'accueil. Le tribunal administratif de Nantes en a jugé autrement : sur la plainte d’un groupuscule extrémiste se revendiquant de la « libre pensée », la crèche du conseil général de Vendée est déclarée « incompatible avec la neutralité du service public » !
L'AGRIF est sidérée par cette décision de justice. D'abord parce que la justice ne devrait pas se plier à des groupuscules extrémistes, radicalement anti-chrétiens, et enfermés dans des conceptions dangereuses, voire racistes, de la laïcité. Ensuite, parce que la jurisprudence a toujours permis le maintient de ces traditions religieuses ancrées dans l’histoire de France bien avant l’apparition de ce genre de conceptions dures de la laïcité.

Enfin, parce que le flagrant deux poids, deux mesures dans le traitement des religions par la République socialiste devient de plus en plus grotesque et dangereux. En effet, cette crèche est interdite alors même qu'à Paris, par exemple, des immenses soirées « ramadan » sont organisées dans la Mairie de Paris aux frais du contribuable, pour des montants importants.

Nous ne saurions non plus oublier que cette crèche a été interdite alors même que les chrétiens sont aujourd'hui pourchassés, violentés, emprisonnés et tués sur tous les continents à cause de leur foi en cet Enfant, qui est justement dans la crèche.

Pour toutes ces raisons, l’AGRIF apporte tout son soutien à Bruno Retaillau, Président du Conseil général de Vendée, qui a fait appel de cette décision extrême, et à Philippe de Villiers, qui s’est élevé contre cette décision.

http://www.lagrif.fr/

Miracle dans l’Atlantique : il survit pendant 3 jours à 30 mètres de fonds !

"J’ai prié : Dieu sauve moi !"

Okene Harrison, un marin nigérian a survécu à un naufrage responsable de la mort de 11 membres de l’équipage au large du Nigeria.
Le naufrage d’un remorqueur a causé la mort de 11 personnes le 26 mai 2013. Affrété par la compagnie pétrolière américaine Chevron, le Jascon-4 s’est échoué au large du Nigeria. Mais Okene Harrison, le cuisinier du bateau a survécu miraculeusement au naufrage pendant plus de 3 jours grâce à une poche d’air. Se retrouvant sous 30 mètres de fond, Okene a pu respirer en se réfugiant dans les toilettes.
"Le Seigneur m’a gardé en vie"
"Oh Dieu, par ton nom, sauve moi", a récité Okene durant ses moments difficiles dans les toilettes du bateau. "J’ai récité les versets du psaume 54 de la Bible que ma femme m’avait envoyé par sms. Le Seigneur m’a gardé en vie. Toute ma vie ne suffira pas à le remercier pour ce miracle", a ajouté l’homme de foi au journal Nigeria’s Nation relayé par le Washington post .
Il espérait un miracle...
"J’étais étourdi et tout autour de moi était dans l’obscurité", a confié le marin qui a passé 3 jours pratiquement sans boire ni manger. Le rescapé s’est dit que l’eau allait envahir le peu d’air qui lui restait. Il espérait un miracle.
62 heures après le naufrage...
Des sauveteurs sont arrivés 62 heures après le naufrage du Jascon-4, immortalisant ce moment unique et incroyable en réalisant une vidéo. Okene a été hospitalisé et a passé 60 heures dans une chambre de décompression afin que son corps retrouve une température normale.
Source : www.rtl.be/info

Commentaire : Comment ne pas faire le parallèle avec Jonas dans le ventre de la baleine, ou Lazare ressuscité après 3 jours ou avec le Christ lui même ! sachant que dans la Bible la mer est parfois le symbole de la mort.

Père Jean-Régis Fropo - Vidéo

Sa lettre ouverte à été visionnée plus de 100000 fois. Merci Père Jean-Régis.
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