Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
Pourquoi le mois d'octobre est-il le mois du rosaire ?
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Formidable ! - "La Fille du Temple" est sortie des presses de l'imprimeur

Voici la première bande dessinée de la série Ictus sur la Vie de Jésus d'après l’Évangile tel qu'il m'a été révélé de Maria Valtorta.
C'est une publication d'une qualité exceptionnelle !
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Textes : Maria Valtorta adaptée par Luc Borza,
Dessins de Bruno Martineau, couleur Guillaume Bonamy
Parution officielle en février 2016.
ISBN : 9782364633667











La tasse "J'aime Jésus" - Réédition Noël 2015


Après le succès des 500 premiers exemplaires, nous rééditons cette année ce bel objet de collection.

Le mug "J'aime Jésus" en porcelaine blanche de 285 ml. Très stable sur sa base, cette tasse classique est un objet pratique pour témoigner de votre amour pour Jésus tout en buvant vos boissons chaudes. Adaptée au lave-vaisselle et au four micro-ondes. Emballage individuel. Envoi soigné.

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La Solennité de l'Immaculée Conception, l'Heure de Grâce et la dévotion réparatrice des Cinq Premiers Samedi du Mois

L'Immaculée Conception par Pierre Paul Rubens, au musée du Prado.
Chaque 8 décembre, Solennité de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, le Ciel nous fait des cadeaux incroyables de Miséricorde et de Grâces !...

- 1° - Chaque année, l'Eglise nous invite à nous préparer avec joie pour la grande Solennité de l'Immaculée Conception fêtée chaque 8 décembre, par une neuvaine.
Neuf jours de prière préparent notre âme à entrer dans cette journée de grâces.
Cette grande neuvaine pour honorer la Très Sainte Vierge Marie dans son Immaculée Conception peut être bien évidemment priée en famille.
Chaque jour, commencez par la prière préparatoire, la prière du jour correspondant, et finir avec l'Ave Maria, les Litanies de la Sainte Vierge et le Tota Pulchra es.

Pour ceux qui auront prié la Neuvaine à l'Immaculée Conception (du 30 novembre au 8 décembre), des indulgences sont accordées.
Les indulgences accordées : 300 jours chacun des 9 jours (indulgence partielle) et indulgence plénière pendant la neuvaine ou dans la huitaine aux conditions ordinaires


- 2° - Il nous est aussi accordé l'Heure de Grâce", de midi à 13 heures, chaque 8 décembre, pour quiconque invoquera la Vierge en cette heure de grâce.

L’HEURE DE GRÂCE demandée par la Sainte Vierge de prier pour le 8 décembre de chaque année, de 12h à 13h
La Vierge Marie est apparue à Montichiari (diocèse de Brescia, Italie). Actuellement, Montichiari est reconnu comme lieu de prière.

Petit résumé des apparitions à MONTICHIARI :

Montichiari, avec son bourg annexe Fontanelle, est une petite ville de l'Italie du Nord, à 20 km de Brescia.
Elle est située au pied des Alpes italiennes, dans la plaine du Pô et son nom peut se traduire en français par « montagne lumineuse ».

Pierina Gilli (prononcer Djili) naquit le 3 août 1911 à Montichiari et était infirmière à l'hôpital de ce lieu.

Première apparition :
La Sainte Vierge lui apparut la première fois dans une chambre de l'hôpital au printemps 1947.
La Madone, sous l'aspect d'une dame d'une beauté merveilleuse, portait un vêtement violet et un voile blanc autour de sa tête.
Elle était très triste et ses yeux étaient pleins de larmes qui tombaient par terre. Sa poitrine était transpercée par trois grands glaives.
La Mère de Dieu lui dit : « Prière, Pénitence, Réparation » et se tut.

Deuxième apparition :
Le 13 juin 1947 la Mère de Dieu apparut de nouveau à l'hôpital, tôt un dimanche matin, mais cette fois-ci elle était vêtue de blanc et à la place des trois glaives, elle avait trois roses: une blanche, une rouge et une rose dorée.
Pierina Gilli lui demanda: « Ayez la bonté de me dire qui vous êtes ! ». En souriant elle répondit: « Je suis la Mère de Jésus et la mère à vous tous »
Vers la fin, elle expliqua aussi à Pierina LA SIGNIFICATION DES TROIS GLAIVES ET DES TROIS ROSES.
Quelle explication bouleversante à prendre très au sérieux !
Le premier glaive signifie la perte des vocations sacerdotales et religieuses.
Le deuxième glaive signifie que des prêtres et des consacrés vivent en état de péché mortel.
Le troisième glaive signifie que des prêtres et des consacrés commettent la trahison de Judas. (Avec l'abandon de la vocation, ils perdent aussi souvent la foi et le bonheur éternel et deviennent des ennemis de l'Église).
La rose blanche signifie: l'esprit de prière.
La rose rouge signifie: esprit de réparation et disposition au sacrifice.
La rose d'or ou dorée signifie: esprit de pénitence.

5e Apparition du 22 novembre 1947 :
Pierina interrogea: « Que devons-nous faire pour accomplir votre désir de prière et de pénitence ? »
Elle répondit pleine de douceur : « Prière ! » - alors elle se tut quelques instants et continua :
« Pénitence, cela veut dire accepter toutes les petites croix quotidiennes et aussi accomplir le travail en esprit de pénitence ».

Et avec majesté elle fit une promesse avec ces mots : « Le 8 décembre, à l'heure de midi j'apparaîtrai encore une fois dans la paroisse et ce sera l'heure de grâce ».
Pierina Gilli demanda: « Expliquez-moi, s'il vous plaît! Que veut dire l'heure de la grâce ? ».
Elle répondit: « L'heure de la grâce sera un événement de grandes et nombreuses conversions ».
Ici elle s'arrêta de nouveau quelques instants, puis continua :
« Des âmes tout endurcies, froides comme ce marbre, seront touchées par la grâce divine et redeviendront fidèles et aimant Dieu ».
Ce fut l'unique fois que la Sainte Vierge avait annoncé à Pierina sa venue prochaine. Les autres apparitions eurent toujours lieu d'une façon inattendue

7ème Apparition du 8 décembre 1947 :
Ce 8 Décembre 1947, plusieurs milliers de personnes venues de toutes parts étaient accourues pour l'apparition annoncée.
Pierina Gilli s'agenouilla au centre de la nef, dans la basilique, à l'endroit où les autres apparitions avaient eu lieu.
Pendant qu'on disait encore le chapelet, Pierina s'écria : "Oh! la Madone !"
Aussitôt se fit un grand silence.
La Madone se montra à Pierina descendant un grand escalier blanc orné des deux côtés de roses : des roses blanches, rouges et dorées.
La Mère de Dieu sourit et dit : "Je suis l'Immaculée Conception". Et continuant à descendre l'escalier avec une grande majesté, elle dit :
"Je suis Marie de la grâce, c'est-à-dire la pleine de grâces, Mère de mon divin Fils Jésus-Christ".
Descendant encore les escaliers, elle poursuivit :
"Par ma venue ici, à Montichiari, je souhaite être invoquée et vénérée sous le nom "Rosa Mystica"

"JE SOUHAITE QUE CHAQUE ANNÉE, LE 8 DÉCEMBRE, À L'HEURE DE MIDI, on célèbre L'HEURE DE GRÂCE POUR LE MONDE ENTIER"
"Par cet exercice, on obtiendra de nombreuses grâces spirituelles et corporelles"
Et elle continua :
"Notre-Seigneur, mon divin Fils Jésus accordera sa très grande miséricorde pour autant que les bons continueront à prier pour les pauvres pécheurs.
Qu'on veuille faire part, le plus vite possible au Pasteur suprême de l'Église catholique, le Pape Pie XII,
que c'est mon souhait que cette HEURE de GRÂCE soit connue et diffusée dans le monde entier.
Celui qui ne peut pas se rendre à l'église doit prier chez lui à l'heure de midi (12H à 13H) et il recevra alors mes grâces.

A ce moment la Mère de Dieu montra à Pierina son cœur et la Madone magnifiquement resplendissante d'amour laissa s'échapper ces mots :
"Vois ce cœur qui aime tant les hommes, tandis que le plus grand nombre l'accable d'outrages !"
Ici elle s'arrêta quelques instants.
"Lorsque les bons et les méchants s'uniront dans une prière unanime, ils obtiendront de ce cœur miséricorde et paix.
Présentement les bons ont obtenu, par moi, du Seigneur miséricorde. Celle-ci a arrêté un grand châtiment"
Puis continuant en souriant : "Sous peu, on reconnaîtra la grandeur de cette heure de grâce".

Pierina remarqua qu'Elle voulait s'éloigner et lui dit :
"Oh, belle et chère Mère de Dieu, je vous remercie. Bénissez ma patrie, l'Italie, bénissez le monde entier,
tout particulièrement le Saint-Père, les prêtres, les consacrés, les pécheurs !"
La Mère de Dieu répondit :
"J'ai déjà préparé une surabondance de grâces pour les enfants qui écoutent ma voix et qui prennent à cœur mes souhaits".
Par ces mots, la vision prit fin.

Cette HEURE DE GRÂCE est une heure de prières, soit seul ou avec un groupe de prières, dans votre église ou chez vous, de 12H à 13H, le 8 Décembre.

Ce lieu d’apparition de Montichiari est reconnu comme lieu de prière.
La Messe y est célébrée à la Fontanelle à l’endroit de la Fontaine miraculeuse.
Marie, Messagère de l'Amour a promis qu'il y aurait des grâces exceptionnelles chaque année pour la fête de L'Immaculée Conception.
Essayez de participer à une Messe et de faire de cette journée, une Journée de prières.


- 3° - Enfin, concernant la Dévotion réparatrice des Cinq Premiers Samedi du Mois, demandée par Notre Dame à Fatima :

La dévotion réparatrice
des premiers samedis

Lucie entra en religion très jeune. C'est le 25 octobre 1925 qu'elle arriva au couvent des sœurs Dorothées, à Pontevedra, où elle allait être de nouveau témoin d'apparitions de la Très Sainte Vierge.

Dans la soirée du 10 décembre 1925, la jeune postulante s'étant retirée dans sa cellule, reçut la visite de la Vierge et à côté d'Elle, portée par une nuée lumineuse, l'Enfant-Jésus. La Sainte Vierge lui montra un Cœur entouré d'épines qu'Elle tenait dans Sa main. L'Enfant-Jésus dit :
- « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu'il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. »
Puis, notre Mère du Ciel lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d'épines que les hommes ingrats m'enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l'heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Remarquons ici que cette demande de communion pour les premiers samedis est parallèle à celle du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie pour les premiers vendredis. Aussi, il faut bien comprendre que l'intention première de la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis n'est pas d'obtenir la grâce de la persévérance finale, à savoir : être assisté à l'heure de notre mort pour aller au Ciel ; mais de consoler le Cœur de Notre Mère du Ciel en lui retirant les épines que nous même nous lui enfonçons par notre tiédeur, ainsi celles que les hérétiques, les impies, les apostats enfoncent dans Son divin Cœur ; moyennant quoi, la Sainte Vierge promet assistance au moment où notre âme comparaîtra devant Dieu. (Sur les cinq sortes d'offenses et outrages proférés contre le Cœur Immaculé de Marie, lire l'Apparition de Tuy, du 29 mai 1930).

Une lettre du Père Aparicio, datée du 10 janvier 1938 et adressée à Mgr José da Sila, nous apprend que la jeune religieuse lui fit part en 1927 de la dévotion des cinq premiers samedis du mois. Le prêtre lui demanda si elle en avait parlé à quelqu'un d'autre. Elle répondit oui  elle avait même mis tout par écrit sur l'ordre de son confesseur d'alors, don Lino Garcia ; mais ensuite elle en avait parlé à la Mère Magalhaes, Supérieure du couvent, et, sans préciser ce que contenait l'écrit, lui avait demandé la permission de le brûler, permission qui lui avait été accordée et qu'elle avait exécutée immédiatement (en 1927).
Alors le Père Aparicio lui ordonna de tout écrire de nouveau et de le lui donner. Par humilité, elle montra de la répugnance à rédiger cela à la première personne car elle n'était pas encore relevée de la consigne de silence sur son identité, que lui avait donnée Mgr. da Silva, à quatorze ans, lorsqu'elle avait quitté son pays natal. Le Père Aparicio lui dit qu'elle pouvait rédiger à la troisième personne, et ainsi fit-elle. Telle est la raison pour laquelle le document est écrit à la troisième personne.


LA DÉVOTION DES CINQ PREMIERS SAMEDIS DU MOIS

Au cours de l'apparition du 13 juillet 1917, la Très Sainte Vierge avait dit :« Pour empêcher la guerre je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des Premiers Samedis ».

Cette dernière dévotion, la Très Sainte Vierge est en effet venue la demander à Sœur Lucie en lui apparaissant le 10 décembre 1925 à Pontevedra (Espagne). Elle lui dit alors : « Regarde, ma fille, mon cœur entouré d'épines que les hommes ingrats, à tout moment, lui enfoncent par des blasphèmes et des ingratitudes. Toi, du moins, cherche à me consoler et dis que je promets d'assister à l'heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires au salut, tous ceux qui, le Premier Samedi cinq mois de suite, se confesseront, recevront la Sainte communion, réciteront le chapelet et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant les 15 mystères du Rosaire avec l'intention de me faire réparation ».

La présence de Notre Seigneur au coté de sa sainte Mère signifie bien que Jacinthe avait raison lorsqu'elle disait, sept ans auparavant, à Lucie : « Tu diras bien que Jésus veut que le Cœur de sa Mère soit honoré en même temps que le Sien » et nous rappelle, en outre, l'enseignement de l'Ange de la Paix lorsqu'il nous appris que le Cœur de Marie conduit infailliblement au Cœur de Jésus.


15 mystères = 15 minutes ; soit 1 minute seulement par mystère.

Notre-Dame a donc montré son Cœur entouré d'épines qui représentent nos péchés. Pour retirer ces épines, elle a demandé que nous fassions des actes d'amende honorable par la dévotion réparatrice des Cinq Premiers Samedis du mois. Comme récompense elle nous promet « toutes les grâces nécessaires à notre salut ».

Jésus, les deux années suivantes — le 15 février 1926 et le 17 décembre 1927 — a insisté sur la propagation de cette dévotion. Lucie a écrit : « De la pratique de la dévotion des Premiers Samedis unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie dépend la guerre ou la paix du monde ».

CINQ : POURQUOI ?

IL s'agit en effet de Cinq Samedis parce que, selon une révélation de Jésus, il y a cinq espèces d'offenses et de blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie :
1) les blasphèmes contre l'Immaculée Conception ;
2) contre la Virginité de Marie ;
3) contre sa Maternité divine et contre le refus de la reconnaître également comme Mère des hommes ;
4) Il y a des gens qui cherchent à mettre dans le cœur des enfants l'indifférence, le mépris, et même la haine, contre cette Mère immaculée ;
5) Il y a ceux qui l'outragent directement dans ses saintes images.

CONDITIONS

IL y a quatre conditions pour gagner le privilège des Cinq Premiers Samedis du mois.
1. La confession
- Pour chaque Premier Samedi une confession est requise avec une intention réparatrice ; elle peut être faite n'importe quel jour avant ou après le Premier Samedi à condition de communier en état de grâce ce jour-là.
- La voyante a demandé à Notre Seigneur : « Ô mon Jésus ! Et les personnes qui oublieront de former cette intention (réparatrice) ? » ; Jésus répondit : « Elles peuvent la former dans la confession suivante en profitant de la première occasion pour se confesser ».
Les trois autres conditions doivent être réalisées le jour du Premier Samedi à moins qu'un prêtre, pour de justes motifs, ne permette de les réaliser le dimanche suivant ; ce sont :
2. La communion réparatrice ;
3. Le chapelet
Ce fut là le message souvent renouvelé de la Mère de Dieu aux petits bergers. En plus de la récitation du chapelet, les cinq premiers samedis, récitez-le chaque jour de votre vie. Plus que cela, imitez, l'exemple de la petite Jacinthe et efforcez-vous de le faire réciter chaque jour le soir en famille. Notre-Dame tenait toujours un chapelet entre ses mains lors des apparitions.
Elle demanda aussi aux trois enfants de réciter une prière spéciale après chaque dizaine : « Vous réciterez aussi après chaque "Gloire soit au Père" de chaque dizaine la prière suivante : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. » (1). Après chaque dizaine de notre chapelet récitons donc cette belle prière, qui est en si parfaite harmonie avec l'esprit des apparitions de Fatima. Il est de la plus grande importance de se rappeler que la méditation sur les Mystères en récitant les prières du chapelet est une condition essentielle pour le bien réciter ; autrement il pourrait si facilement devenir une pure répétition mécanique de paroles.
4. La méditation pendant 15 minutes d'un seul mystère, de plusieurs mystères du Rosaire, ou de tous. Il suffit aussi d'une méditation ou d'une explication de trois minutes avant chacune des cinq dizaines du chapelet.
Dans ces quatre actes on doit avoir l'intention de faire amende honorable au Cœur Immaculé de Marie.


CETTE DÉVOTION A ÉTÉ APPROUVÉE PAR L'ÉVÊQUE DE LEIRIA-FATIMA LE 13 SEPTEMBRE 1939

Voilà donc les conditions de la dévotion des premiers samedis, comme l'exprime la Grande Promesse. Elles sont ce qu'on pourrait appeler le minimum exigé. Cependant, l'esprit de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie implique autre chose. Ses exigences vont plus loin. Vous en trouverez, maintes fois l'expression au cours des entretiens entre le Sainte Vierge et les enfants de Fatima.
Pour les âmes généreuses — et nous savons qu'il en existe beaucoup — qui désirent aller "jusqu'au bout" de cette sublime dévotion, nous croyons qu'il est utile d'ajouter ceci :

1. La Consécration au Coeur Immaculé de Marie
Une formule quelconque de consécration suffit. Vous devez, cependant vous confier à Marie sans réserve. Les personnes qui désirent se servir d'un acte solennel de consécration trouveront à la rubrique Prières le texte de la Consécration au Coeur Immaculé de Marie.
2. Sacrifiez-vous pour les pécheurs.
Le sacrifice et la réparation requis par la Sainte Vierge ont été définis très spécialement par Lucie elle-même. Notre Sainte Mère demanda que ses enfants soient prêts à faire n'importe quel sacrifice requis par la pratique de leurs devoirs chrétiens. « Notre Seigneur se laisse apaiser » lui dit la Sainte Vierge dans une révélation privée, « mais Il s'est plaint Lui-même très amèrement et avec douleur du petit nombre d'âmes en état de grâce, qui consentent à renoncer à tout ce qu'exige l'observance de Sa loi. » Beaucoup de gens, explique Lucie, pensant que le mot pénitence implique des austérités héroïques et ne se sentant pas la force nécessaire aux grands sacrifices, se découragent et continuent de vivre dans la tiédeur et le péché. Elle rapporte que Notre Seigneur lui a dit : « Le sacrifice que Je demande de chaque personne c'est l'accomplissement de leurs devoirs d'état et l'observance de Ma loi. Voilà la pénitence que Je demande et requiers maintenant. »
La pénitence est en effet le retour de l'âme vers Dieu, une sorte de marche en arrière pour retrouver l'innocence baptismale. Se rattache à la vertu et au devoir de la pénitence tout ce qui contribue à nous purifier du péché, à nous délivrer des obstacles qui retardent notre montée vers Dieu. Elle appartient donc à la vie purgative et passe logiquement avant la prière qui est l'acte principal de la vie unitive. Comment d'ailleurs notre prière pourrait-elle être acceptée de Dieu si nous vivons dans le péché qui l'offense ? Comment oser s'adresser à Lui si on n'est pas en amitié avec Lui, à moins que ce soit pour implorer son pardon ?
Dieu nous demande également de nous acquiter de nos devoirs d'état, c'est à dire d'accomplir lesdevoirs généraux qui incombent à l'homme en tant qu'homme ou au chrétien en tant que chrétien, et les devoirs particuliers qui sont propres à certaines catégories. (Sur les "devoirs d'état", voir forum n° 30)
Le sacrifice que Dieu demande ne s'oppose en aucune façon à la pratique louable et pieuse de la mortification volontaire pour ceux qui veulent faire plus que le minimum requis. Mais, de nos jours, Dieu demande au moins ce minimum de chaque personne et, dans ce siècle paganisé, il faut une vertu presque héroïque pour être fidèle à ses devoirs de chrétiens, surtout à ses devoirs d'époux.

Enfin, signalons une coïncidence curieuse et heureuse : déjà depuis 1912 le Saint-Siège avait porté l'attention des âmes pieuses sur ce jour en accordant une indulgence plénière aux conditions ordinaires aux fidèles qui auront accompli, le premier samedi de n'importe quel mois, des exercices spéciaux de dévotion en l'honneur de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, en réparation des blasphèmes dont son nom et ses prérogatives sont l'objet (Preces et Pia Opera 1938, n° 335). La demande de la Sainte Vierge Marie à Lucie ne fait donc qu'approuver et sanctionner une dévotion déjà existante et encouragée par l'Eglise. Ainsi ceux qui observeront les pratiques des premiers samedis proposés par Notre-Dame de Fatima rempliront par le fait même les conditions voulues pour gagner l'indulgence plénière promulguée en 1912.
Pour mériter la grande promesse des grâces nécessaires au salut, Notre-Dame demande encore la récitation d'un chapelet ce jour du premier samedi. Aux chrétiens et aux religieux qui ont la pieuse habitude du chapelet quotidien, tant recommandé par la Notre-Dame de Fatima, il leur suffira de l'offrir ce jour-là aux intentions du Coeur Immaculé.

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(1) Il y a eu beaucoup de confusion au sujet de la prière qu'on ajoute après les dizaines du chapelet. Elle remonte au prêtre portugais qui n'acceptait pas les paroles des enfants, mais répétait avec insistance que la Sainte Vierge avait dû dire "et soulagez les âmes du Purgatoire, surtout celles qui sont les plus abandonnées." Ceci à cause de la dévotion spéciale des portugais pour les âmes du Purgatoire. Ce point a été complètement élucidé par Sœur Lucie, qui souligna (comme toute l'histoire de Fatima en fait foi) que le souci de la Sainte Vierge n'était pas pour les âmes du Purgatoire, qui sont assurées de leur salut éternel, mais pour les âmes "qui vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui fait des sacrifices pour elles."

http://www.fatima.be/fr/fatima/vision/devotion.php

Qu'est ce que l'Avent ?


Le mot Avent vient du latin « adventus » qui signifie arrivée , venue . « Adventus » est synonyme du grec « parousia » qui a donné parousie, mot qui désigne le retour de Jésus-Christ parmi les hommes à la fin des temps.

Dans l’antiquité, l’adventus d’un empereur était la célébration de son entrée dans Rome ou dans les cités de l’empire au début de son règne ou après un long voyage. Le mot apparaît sur des monnaies avec l’empereur représenté la plupart du temps à cheval. Cette célébration était accompagnée de grandes fêtes ; Pline le jeune dans un texte sur l’adventus de Trajan raconte : « de tous côtés un peuple en liesse, partout même joie et mêmes acclamations ».

L’ Avent est d’abord employé par les premiers auteurs chrétiens pour désigner la venue de Jésus-Christ parmi les hommes puis il caractérise le temps qui précède Noël.
En 380 le quatrième canon du concile de Saragosse demande que les fidèles soient assidus à l’église pendant trois semaines du 17 décembre à l’Epiphanie le 6 Janvier. A l’époque , le 17 décembre était aussi la date du début des Saturnales , des fêtes qui duraient jusqu’au 23 décembre et pendant lesquelles les hiérarchies sociales et les conventions morales étaient bouleversées. On peut facilement comprendre que l’église ait demandé aux fidèles cette période de pénitence et de réflexion pour qu’ils évitent de sombrer dans la débauche qu’entraînaient les saturnales.

Dans son Histoire des Francs au livre dixième, Grégoire de Tours raconte que Saint Perpétuus sixième évêque de Tours de 460 à 490 « institua des jeûnes et des vigiles à observer pour tout le long de l’année ». Dans cette liste de périodes de jeûne on trouve : « De la mort de monseigneur Martin jusqu’à la Nativité de Notre Seigneur, trois jeûnes par semaine ». L’ Avent , qu’on appela le « Carême de la Saint Martin » , durait plus de six semaines du 11 Novembre à la nativité.

Le deuxième concile de Tours en 567 avait repris la durée de trois semaines définie par le concile de Saragosse et enjoignait aux moines de jeûner du début du mois de Décembre jusqu’à la nativité.
Par contre, dans son neuvième canon, le concile de Mâcon tenu en 581 avait confirmé l’usage établi par Saint Perpétuus en ordonnant que le jeûne se fasse les lundi , mercredi et vendredi. Cette consigne était applicable pour tous les fidèles. Il ordonne aussi que les offices pendant cette période soient célébrés selon le rite quadragésimal c’est à dire le rite de carême.

Dans la liturgie romaine l’Avent apparaît dans la deuxième moitié du sixième siècle. Le sacramentaire gélasien et le sacramentaire grégorien parlent d’une période d’Avent de cinq semaines. Cette période sera officiellement ramenée à quatre semaines par la réforme du pape Grégoire VII (1073-1085).
En 785 le pape Hadrien avait envoyé à Charlemagne un exemplaire du sacramentaire grégorien modifié par le pape Grégoire II. Depuis cette date, Charlemagne avait demandé qu’on adopte la liturgie romaine dans tout son empire.
Même si la France adopta le rite romain et se conforma aux usages de Rome en ce qui concerne l’ Avent, la tradition du carême de la Saint Martin continua encore pendant quelques siècles.

L’Avent est aujourd’hui un temps liturgique de préparation à la venue du seigneur qui commence le quatrième dimanche avant Noël. Une tradition veut qu’on prépare quatre bougies qu’on allume au long des quatre dimanches de l’Avent.

Le premier dimanche, la bougie symbolise le pardon à Adam et Eve,
"Veillez, parce que vous ne savez pas le jour où le Seigneur viendra", Évangile selon saint Matthieu 24, 42

Le deuxième dimanche, la bougie symbolise la foi des Patriarches, en la Terre Promise
"Convertissez-vous , car le Royaume de Dieu est tout proche", Évangile selon saint Matthieu 3, 2

Le troisième dimanche, la bougie symbolise la joie de David, célébrant l'Alliance avec Dieu
"Es-tu Celui qui doit venir ?", Évangile selon saint Matthieu 11, 3

Le quatrième dimanche, symbolise l'enseignement des Prophètes, annonçant un règne de paix et de justice
"Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit", Évangile selon saint Matthieu , 24

Merci à Frédéric

Alma Redemptoris Mater

Alma Redemptoris Mater est une prière catholique dédiée à la Vierge Marie. Elle est une des quatre antiennes mariales et elle est ordinairement chantée pendant la nuit. Son titre signifie Sainte Mère du Rédempteur en latin.

Dans le calendrier liturgique, elle est surtout priée pendant le temps de Noël et le temps de l'Avent jusqu'à la fête de la Purification de la Vierge Marie, mais elle peut être récitée à volonté avec la liturgie des heures. Herman de Reichenau l'aurait composée au XIe siècle.

Marie est la mère de Jésus, qui est le Rédempteur des êtres humains. La prière nomme Marie comme étant l'«étoile de la mer» ; ceci est une des étymologies de son prénom. Elle mentionne aussi la miséricorde de Marie, sa virginité perpétuelle et sa place en tant que défenseur du peuple chrétien.

Le Saint Père Jean-Paul II a écrit une encyclique intitulée Redemptoris Mater en 1987.

Le Saint Père Benoît XVI faisant cette prière :




Alma Redemptóris Mater,
quae pérvia caéli pórta mánes,
et stélla máris,
succúrre cadénti
súrgere qui cúrat pópulo:
Tu quae genuísti, natúra miránte,
túum sánctum Genitórem:
Virgo prius ac postérius,
Gabriélis ab óre
súmens íllud Ave,
peccatórum miserére

Traduction :
Sainte Mère du Rédempteur
Porte du ciel, toujours ouverte,
étoile de la mer
viens au secours du peuple qui tombe et qui cherche à se relever.
Tu as enfanté,
ô merveille !
Celui qui t’a créée,
et tu demeures toujours Vierge.
Accueille le salut
de l’ange Gabriel
et prends pitié de nous, pécheurs.

Les spectacles dignes d’un Chrétien - Saint Cyprien

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Fuyez, fuyez, ces spectacles vains, pernicieux, sacrilèges tenez en garde vos yeux et vos oreilles contre les dangers qu’ils renferment. L’habitude du mal ne se contracte que trop vite. L’esprit de l’homme est naturellement porté au vice : que sera-ce donc s’il a sous les yeux des exemples funestes ? Il tombe par sa propre faiblesse : que sera-ce si on le pousse dans l’abîme ? Oui, je vous le répète pour la millième fois, loin de vous ces spectacles corrupteurs !
Ne croyez pas que les spectacles manquent au chrétien ; s’il sait se recueillir en lui-même, il trouvera des plaisirs vrais et utiles. Je ne parlerai pas de ces beautés qu’il ne nous est pas encore permis de contempler ; mais combien d’autres se présentent à nos regards !

La magnificence du monde, le lever et le coucher du soleil amenant l’alternative des jours et des nuits ; le globe de la lune, marquant par ses diverses phases la fuite rapide du temps ; les constellations qui brillent sur nos têtes, le cercle des saisons, la terre se balançant dans l’espace avec ses montagnes et ses fleuves ; les mers avec leurs flots et leurs rivages ; l’air répandu partout et nous donnant tour-à-tour la pluie et la sérénité ; tous ces éléments divers alimentant chacun les habitants qui lui sont propres, l’air les oiseaux, l’eau les poissons, la terre les hommes, voilà les spectacles dignes d’un chrétien.

Quel théâtre, bâti par les hommes, pourra être mis en parallèle avec les œuvres du Créateur ? Supposez les pierres aussi grandes que vous le voudrez, ce n’est qu’un fragment de montagne, et les lambris dorés ne feront jamais pâlir l’éclat des astres. On admire bien peu les œuvres humaines quand on se reconnaît fils de Dieu ; et d’ailleurs se serait manquer à sa noblesse que de ne pas réserver au Créateur toute son admiration.

Que le chrétien étudie les saintes Écritures : là encore il trouvera des spectacles dignes de sa foi. II verra Dieu créer le monde ainsi que les animaux et les soumettre au pouvoir de l’homme. Il verra les méchants engloutis dans un naufrage commun et les justes miraculeusement sauvés. Il verra la mer se dessécher pour offrir un chemin au peuple de Dieu et les rochers s’ouvrir pour le désaltérer. Il verra la nourriture descendre du ciel pour le nourrir, les fleuves enchaîner leurs eaux, les justes sauvés d’une fournaise ardente, les bêtes féroces domptées par la foi, les morts sortir de leurs tombeaux, et pour couronner le spectacle, le démon, qui avait soumis le monde à son empire, abattu sous les pieds du Christ.

Quel spectacle mes frères ! qu’il est magnifique ! qu’il est agréable ! qu’il est utile ! Il renferme tout ce qui anime notre espérance et assure notre salut. On peut en jouir, même quand on a perdu l’usage de ses yeux. Ce spectacle, ce n’est pas un consul, un prêteur qui le donne, mais c’est le Créateur de toutes choses, le seul Dieu unique, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ glorifié et béni dans les siècles des siècles.

Saint Cyprien de Carthage (IIIè siècle) – Sur les spectacles

Le véritable esprit des Saintes Croisades

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Que faut-il bien assimiler pour comprendre le phénomène des croisades ? Tout d’abord, que la croisade est en réalité une forme très particulière de pèlerinage. Ce n’est peut-être pas une chose très évidente, et pourtant elle est vraie. Les gens qui partirent pour la Terre sainte à la suite de Pierre l’Ermite, puis de Godefroi de Bouillon et des autres chefs croisés, se désignaient eux-mêmes comme des pèlerins.

Le fait est que nos ancêtres chrétiens d’Europe occidentale accordaient au pèlerinage une énorme importance. Certes, de nos jours, le pèlerinage sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle est redevenu un phénomène social et suscite l’attention des médias, et il suffit d’être allé à Assise ou à Lourdes pour savoir que, chez les catholiques, un certain type de pèlerinage est pratiqué aujourd’hui avec peut-être plus d’ardeur que dans un passé récent.

Mais nous parlons ici d’une époque où, pour les chrétiens, le pèlerinage, et tout particulièrement le pèlerinage à Rome et en Terre sainte, était presque l’équivalent de ce que le pèlerinage à La Mecque représente aujourd’hui pour les musulmans : un extraordinaire moment de purification, le moment où ceux qui le peuvent vivent de manière intense et personnelle toutes les significations profondes et aussi tous les risques de leur religion.

Je dis « les risques », car il va de soi qu’un pèlerinage au sanctuaire le plus proche était un acte sans commune mesure avec le fait d’aller jusqu’à Jérusalem pour y prier sur le Saint-Sépulcre, s’identifier avec le Christ et pouvoir se dire : Il a vécu ici, je marche sur la terre même où Il a posé les pieds.

Le Christ, à Jérusalem, avait subi la Passion ; et le pèlerinage en Terre sainte, pour les chrétiens du Moyen Âge, signifiait aussi, pour dire les choses un peu brutalement, que l’on assumait en toute conscience le risque de connaître le même sort. Savoir que l’on partait pour une épreuve dangereuse, épuisante, douloureuse, que l’on serait loin de chez soi pendant des années, avec une probabilité non négligeable de ne jamais revenir, de mourir en cours de route, et le faire quand même : pour revivre la Passion du Christ, pour faire pénitence, parce que l’on pensait que la vie avait un sens qui allait au-delà des affaires concrètes de tous les jours, et que ce sens valait la peine d’être recherché, fut-ce au prix des plus graves dangers.

La croisade est donc un pèlerinage, mais d’un genre très particulier, et qui apparaît dans un contexte historique précis. Le but de ce pèlerinage est d’aller à Jérusalem prier sur le Saint-Sépulcre, mais il a pour caractéristique essentielle d’être un pèlerinage en armes, car les pèlerins craignent que ceux qui détiennent le pouvoir à Jérusalem ne les laissent pas arriver jusque-là, ou en tout cas leur causent des difficultés.

Il faut donc s’équiper militairement et ouvrir la voie, afin que tous les pèlerins chrétiens puissent à l’avenir s’y rendre sans danger ; et il faut s’emparer de Jérusalem, faire en sorte que la Ville sainte soit aux mains des chrétiens.

Lorsque cette idée naquit, Jérusalem n’était plus aux mains des chrétiens depuis de nombreux siècles. Elle l’était longtemps restée, puisqu’elle avait fait partie de l’Empire romain, devenu chrétien au IVe siècle et qui s’était maintenu en Orient même après les invasions barbares ; à nos yeux, toutefois, cet Empire paraît très différent de l’Empire romain classique, si bien que, pour l’en distinguer, nous l’appelons l’Empire byzantin.

Tout le Proche-Orient resta byzantin, et par conséquent romain et chrétien – et aussi juif – jusqu’au VIIe siècle, après la mort de Mahomet (632), quand les grandes conquêtes arabes l’arrachèrent à Byzance. Depuis lors, Jérusalem faisait partie intégrante du monde arabe, et plus précisément du califat dont la capitale se trouvait à Bagdad ; au fil des générations, une part croissante de sa population s’était convertie à l’islam, même si la ville n’avait jamais cessé d’abriter d’importantes communautés chrétiennes et juives.

Alessandro Barbero – Histoire des Croisades (2010) - source

Notre monde est en crise : vers qui se tourner sinon vers la Très Sainte Vierge Marie ?


Les crises dont nous nous lamentons aujourd’hui sont celles qui nous touchent matériellement, ou qui font peur. La crise financière a affolé tout le monde et la « confiance » de la France se mesure à ses projets d’achats ou aux carnets de commandes de ses entreprises. Oui, cela fait partie de la vie. Mais ce n’est pas l’essentiel. On a vu, on continue de voir des centaines de milliers de migrants se presser vers l’Europe. Et bien des Européens craignent, à juste titre, pour leur tranquillité et leur mode de vie. Sont venus les attentats de Paris, ressentis comme une blessure directe. Et voilà qu’on se sent impuissant, à la merci du djihadisme conquérant, une situation aggravée par l’impéritie délibérée des forces politiques et l’insuffisance des forces armées. Notre monde est en crise et nous avons oublié vers qui nous tourner. La réponse est pourtant là, simple, lumineuse : elle a été donnée à Fatima. Il faut se tourner vers Marie. Il le faut parce tout le reste est doublement sans espoir. Toutes les solutions humaines qu’on nous propose ignorent la dimension essentielle de la crise. Et elles fondent leurs espoirs sur des promesses incertaines, peut-être même dangereuses.

Nous fêtons aujourd’hui, jour pour jour, le 185e anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie à sainte Catherine Labouré où elle lui montra l’image de la médaille qu’elle souhaitait voir frappée en l’honneur de son Immaculée Conception. Non pas comme talisman, mais comme portrait de notre Mère bien-aimée, soucieuse de notre bien et de notre bonheur éternel, rappel des grâces innombrables qu’elle répand sur ceux qui veulent bien les demander.

Lourdes, Pontmain, Rue du Bac : la France chérie de l’Immaculée doit répondre à ses demandes

Depuis lors, que ce soit à La Salette, à Lourdes, à Pontmain, à Fatima, ou à Akita, la Vierge Marie n’a cessé de dire à ses enfants qu’ils doivent prier et faire pénitence en raison des malheurs qui viendront faute de conversion du monde. A Fatima plus encore qu’ailleurs, elle a dit l’efficacité de la dévotion à son Cœur Immaculé contre les « erreurs » que la Russie allait répandre dans le monde.

Ces erreurs, on peine à en faire le compte. Depuis le communisme qui n’est pas mort à l’idéologie du genre prêchée aux enfants dans les écoles, depuis l’acceptation généralisée et complice du mal et de la mort comme « solution » dans le monde occidental (c’est cela, le sens de la culture de mort) à la manipulation de la vie qui en est une facette, depuis l’anéantissement des frontières jusqu’à la disparition des nations – violente ou dissoutes dans le conglomérat mondialiste, qui le sait – on a le sentiment d’un écroulement général. Un écroulement qui se résume en trois mots : révolte contre Dieu.

Comme si Satan, qui mène si évidemment le bal, était véritablement le maître du monde.

Aujourd’hui la mode est à la recherche d’une solution politique. Elisez Marine, les choses rentreront dans l’ordre autant que faire se peut, car elle a la volonté politique qui manque aux hommes en place ! Faisons alliance avec Poutine, car il a de la volonté et de la puissance, en outre, et il est de notre côté !

Se tourner vers Marine, vers Poutine, alors que le monde s’enfonce dans toutes les crises ?

Vraiment ? Pour Marine Le Pen la question se pose pourtant : même en laissant de côté son refus de souligner la nature spirituelle de la crise, même en admettant qu’elle ne se préoccupe pas des causes qui nous ont mené là où nous sommes, quelle efficacité peut-elle avoir au point où nous en sommes ? Bien plus que dans les pays d’Europe de l’Est, les pays jadis dits « libres » sont gangrénés de l’intérieur de toutes les manières que l’on sait, mais d’abord par l’athéisme et l’amoralisme rampants – avec leur expression politique qui est le laïcisme – auxquels le Front national souscrit largement.

Et Poutine ? Oui, Poutine, qui condamne l’idéologie LGBT, qui promeut la famille, qui veut une Russie forte, qui n’oublie pas les racines chrétiennes de son pays ! On n’entend plus parler que de lui. Comme s’il était le rempart face à l’américanisme et l’islamisme. Au mondialisme, même !

Marie, forte comme une armée rangée pour la bataille

Et pourtant, Poutine est compagnon de toutes les entreprises régionalistes et mondialistes – comme le signalent patiemment, semaine après semaine, les articles de ce site. Il fait partie du concert des nations comme jadis les Soviétiques. Il ose des actions fortes, mais n’oublie jamais son intérêt. Moscou a ses bars gays et la Russie reste un pays où l’on avorte à tour de bras, où l’on ne crache pas sur l’argent des couples en recherche de mères porteuses. La Russie est alliée de la Chine et des démocraties socialistes sud-américaines. L’américanisme est une erreur ? Oui, mais il ne faut pas oublier qu’Obama a lui aussi une formation marxiste…

La Russie s’est-elle convertie, comme le promettait Notre Dame de Fatima à condition qu’elle soit nommément consacrée à son Cœur Immaculé ? Aurait-elle par hasard rejoint l’unité de l’Eglise fondée par le Christ sur ce roc qu’est Pierre ?

Nous savons bien que non.

Mais nous avons au moins cette certitude. Qui que nous soyons, nous sommes armés. Mieux encore, nous sommes sûrs de vaincre. Avec le chapelet. Avec la prière. Qui sait, pour certains, par le martyre. En tout cas, en priant pour la conversion des pauvres pécheurs, y compris ceux qui persécutent notre monde et tentent vainement de remplir son vide.

Anne Dolhein le 27 novembre 2015.

A propos du satanisme - vidéos

Les prémices du satanisme

A 15 ans,en psychiatrie pour satanisme


Parents et satanisme


La fragilité des jeunes face au satanisme et sa musique



Un phénomène que l'on ne peut nier
  • Des nouvelles effrayantes dans les médias nous laissent songeurs:
Trois jeunes gens de 14, 17 et 18 ans sautent volontairement depuis le haut du pont de Göttzschal, le plus haut pont en briques du monde, dans la région du Vogtland en Allemagne. On peut lire sur leur lettre d'adieu, des symboles sataniques.
Des articles détaillés, dans la Presse, relatent l'assassinat bestial perpétré par un couple « satanique » vis à vis d'un homme de leur connaissance.
Ce ne sont là que deux exemples parmi un nombre croissant de « faits divers » qui se produisent au milieu des adhérents du groupe des satanistes. Ils sont maintenant portés à la connaissance du grand public. Dans notre monde « cartésien », personne pourtant ne semble disposé à croire à l'existence du Diable. Pourtant, force est de constater que le Satanisme est terriblement populaire, en particulier chez les jeunes.
  • Contexte historique
1. L'Anglais Brite Aleister Crowley (1875 - 1947) est considéré comme le « père du Satanisme moderne ». Il était né dans une famille qui faisait partie d'un milieu évangélique piétiste (NDLR: "Plymouth brethren" dits "darbystes") en Angleterre. Très tôt déjà il refusa de partager la foi de ses parents (NDLR: son père se prénommait Edward Crowley), et se comporta clairement d'une manière anti-chrétienne. Très vite aussi il se joignit à un groupe occulte, où il fut accepté sous le nom de « Frère Perdurabo ».

Note : Le changement de nom est une tactique des satanistes pour rendre encore plus difficile aux parents, la recherche d'un enfant qui a sombré dans le Satanisme.

La philosophie de Crowley est caractéristique de ce culte moderne rendu à Satan :

Un refus radical du Christianisme
La priorité absolue accordée au Moi.
L'usage de la Magie pour la satisfaction de ses propres besoins (y compris sur le plan sexuel).
Crowley vénérait son Moi comme un dieu, plus encore que Satan. La vieille ruse de Satan « Vous serez comme Dieu ! » [parole adressée à Ève en Genèse 3:5, au jardin d'Eden] se retrouve clairement dans son cas. Crowley se considérait comme l'incarnation de Satan et se surnommait lui-même : « La grande Bête — 666 ».

2. La première formation d'un mouvement concret, l'Église de Satan, est due à un américain, Anton S. LaVey (né en 1930).

LaVey connut, dans sa jeunesse, de profondes déceptions dans les églises chrétiennes. Alors qu'il travaillait comme ouvrier dans le Comité qui organisait le Carnaval, il découvrit le comportement coupable des mêmes personnes qu'il retrouvait le dimanche au service religieux. Il en vint ainsi à la conclusion que le Christianisme poussait les gens à devenir des hypocrites. Il quitta alors son église et se tourna vers les adorateurs de Satan.

Plus tard il écrivit la Déclaration de Foi du Satanisme (que nous évitons volontairement de transcrire). C'est sur de telles bases que les différents groupes du Satanisme moderne se sont développés.

3 Les différents groupes du Satanisme

Les experts distinguent différents groupes de Satanistes. Pour des raisons de clarté, je souhaite me borner ici à distinguer deux grands groupes :

3.1 Le Neo-Satanisme occulte

Note : Occultisme = Doctrine de l'extrasensoriel, de ce qui est caché par nature.

Sous ce nom on regroupe toutes les églises de Satan organisées et les adorateurs du Diable qui se sont développés à partir des origines déjà mentionnées. Ils adorent Satan et pratiquent des rituels sataniques.

Bien souvent les adeptes de ces groupes ne sont pas identifiables en tant que « satanistes » dans leur vie privée normale (sociétés secrêtes et pas de signe distinctif). Les régions principales où ils se développent essentiellement sont les USA, l'Afrique du sud, et de plus en plus, l'Europe.

3.2 Le satanisme syncrétique des jeunes

Note : Syncrétisme = Combinaison de doctrines et de religions non cohérentes entre elles.

Cette appellation recouvre pour ainsi dire un satanisme « fait maison », un vaste mélange de pratiques magiques et occultes les plus variées. Il trouve essentiellement sa place comme une alternative au milieu de la jeunesse.

L'entrée dans ces cercles s'effectue soit au moyen « d'épreuves-tests » avec des méthodes classiques : l'évocation des esprits (déplacement de verres, pendule) ; ou par un mouvement de protestation contre la société « bien-pensante », ou encore en se gavant de certains types de musique, telles que du Black ou Heavy Metal.

4 Comment tombe-t-on dans le piège de Satan ?

Qu'est-ce qui pousse un jeune à s'engager dans le Satanisme ? Il y a plusieurs explications:

4.1 Une volonté de vivre selon ses propres désirs

Le Satanisme apparaît à beaucoup comme la possibilité qui leur est offerte de réaliser, à brève échéance, la satisfaction totale de ses propres désirs. Tous les tabous tombent : c'est avant tout le cas dans le domaine de la sexualité.

Une phrase revient dans la bouche des satanistes : « Satan me donne tout ». Dans ma jeunesse, certains chantaient : « J'ai vendu mon âme au Diable, mon pouvoir est formidable » (NdT).

Quelle illusion mortelle ! Le Seigneur Jésus désigne Satan comme un « meurtrier dès le commencement » et comme «le menteur » (Jean 8: 44). Finalement, Satan ne donne rien, il ne fait que prendre.

4.2 Une curiosité (malsaine)

Les jeunes qui sont prédisposés à une croyance satanique ont bien souvent commencé par « se gaver » de littérature, de musique, de films ou de jeux occultes. Ils ont essayé de pratiquer des rituels magiques par curiosité, mais non pas sans séquelles.

Il n'est pas nécessaire de se procurer les productions concernées « au marché noir » : Elles sont mis en vente publique. Même pour les plus jeunes, on trouve des bandes dessinées avec des titres comme : « Witch » (sorcière), qui incite ouvertement à la pratique des rites magiques.

4.3 La recherche d'une « sécurité »

Les enfants et les jeunes provenant soit de familles complètement disloquées ou au contraire de familles aisées, mais où ils se sentent complètement abandonnés, sont des cibles particulièrement visées par le Satanisme. Ils entrent par ce moyen en contact avec un cercle d'amis obscurs. Ils se sentent sécurisés et surtout connus, même si, au début ils ne comprennent pas tous les rites pratiqués. Au fond, ils font, ou plutôt croient faire, l'expérience que ce culte leur confère à la fois puissance et sécurité.

4.4 La recherche d'une identité

Ce point se lie étroitement au précédent. Celui qui ne se sent pas en sécurité, doute finalement de ses capacités et de sa valeur personnelle. Beaucoup de satanistes débutants font une crise d'identité. Du fait de leur incapacité à construire leur vie, ils se confient dans des «forces supérieures».

Ce lien entre l'occultisme et la recherche d'identité est particulièrement frappant dans les pays autrefois communistes de l'Europe de l'Est. Après l'effondrement du monde soviétique, les cultes sataniques ont connu un essor rapide.

Nous ne voulons pas oublier un point important : la crise d'identité de l'homme moderne résulte aussi d'une crise de la foi chrétienne. L'essor explosif de l'occultisme est aussi une sorte de protestation contre un christianisme figé, qui n'est plus qu'une forme, sans relation vivante avec Notre Seigneur Jésus-Christ.

4.5 Le goût de l'aventure

Sensations et excitations sont des éléments qui ont envahi notre société de consommation. Pas de films sans meurtre ou sans horreur, sans parler des sports extrêmes qui procurent des palpitations pendant les loisirs. Que reste-il à faire lorsque plus rien n'excite ? Il y encore le frisson de l'horreur et le côté imprévisible de l'occultisme.

5 Les tentateurs ont plusieurs masques

Quelles sont les stratégies employées par Satan dans cette Europe « post-chrétienne ? » Les vrais responsables pour la diffusion rapide de l'idéologie satanique sont beaucoup moins ces groupes qui se réclament ouvertement de Satan que l'omniprésence de l'occultisme dans beaucoup de domaines culturels, tels que les films, la littérature ou la musique.

Toujours plus de films ont un contenu occulte. Des périodiques pour les jeunes, tels que « Bravo », « Bravo Girl », etc. jouent aussi un rôle non négligeable dans la diffusion des idées sataniques. Un périodique présentait, déjà en 1986, pas moins de 13 pratiques occultes.

Un court extrait d'un article de « Bravo » sera suffisant pour montrer comment les jeunes entrent en contact avec l'occultisme : « Comment recevoir votre message de l'Au-delà — en faisant tourner les tables », ou « Le pendule dit la vérité » ou encore : « Cours accéléré pour apprendre la signification des cartes ».

Depuis les années 60, la culture occulte et satanique fait partie intégrante de la musique connue comme le « Rock moderne ». Elle est particulièrement développée dans les genres « Hardrock » et « Heavy Metal ». Les noms de certains groupes de ce type sont parlants : « Black Sabbath » (Sabbat noir) — « Living Death » (Mort vivante) — « Slayer » (meurtrier) — « Demon Eyes » (les yeux du Démon).

Parmi les méthodes de séduction les plus efficaces parmi les jeunes, on trouve des jeux de rôle où l'on est amené à se mettre dans la peau de personnages ayant des pouvoirs magiques, comme « Fantasy ». Le fait que l'on cherche à présenter ces jeux de rôles comme une occupation innocente pour les moments de loisir, est d'autant plus dangereux.

L'américain Gary Gygax, un des pères de ces jeux de rôles (Fantasy) écrit dans un manuel de jeux : « Les formules de sortilèges et de magie sont des éléments incontournables constitutifs d'un jeu.

Ces formules doivent être prononcées à haute voix. Les contacts avec des puissances sataniques commencent souvent par ces jeux de rôles comme « Fantasy », qui ne sont pas aussi innocents qu'on le prétend.

On ne peut que recommander : « Abandonnez ce jeu » plutôt que de continuer à jouer avec le feu !

Parmi les points culminants du rituel sataniste, LaVey évoque 5 jours de fête principaux comme dates du calendrier satanique:

Le propre jour d'anniversaire de chaque sataniste
Le commencement du printemps ou la nuit des Walpurgis (30 avril - 1er mai)
Le commencement de l'automne ou Halloween (ou Samhain) (29-31 octobre)
Le solstice d'été (21 juin)
Le solstice d'hiver (21 décembre)
Il est remarquable que deux de ces jours fériés basés sur des légendes (Walpurgis et Halloween) soient acceptés depuis longtemps par la société. La tendance est à banaliser la culture satanique.

NDLR: Autres jours de fête pour la sorcellerie et le satanisme: L'équinoxe de printemps (21 mars), l'équinoxe d'automne (21 septembre), Candlemas/imbolg (1 et 2 février), Lughnasadh/Lammas (1er Aout)

6 Quand le plaisir entraîne d'amères conséquences

Les conséquences de ces contacts avec le Satanisme sont différentes et dépendent de l'intensité des liens avec le domaine occulte. Les plus fréquentes, suite à ces contacts avec le Satanisme, sont :

6.1 L'isolement social

Qui part à la recherche de sécurité et tombe dans les griffes de Satan, se trouve relégué dans un isolement toujours plus grand de ses concitoyens. Dans le Satanisme il n'y a pas de communion. Aucune faiblesse, aucun amour, aucunes relations ne sont autorisées : l'être humain devient isolé, incapable de communiquer, perturbé dans son comportement.

6.2 Perturbations psychiques et corporelles

Toutes les victimes parlent de sentiments de peur, de cauchemars, de visions effrayantes etc. Ceux qui ont été victimes d'abus lors des cérémonies rituelles sont ceux qui ont les séquelles psychologiques et même souvent même corporelles les plus graves. Un des phénomènes modernes les plus graves du Satanisme, ce sont les abus psychiques, physiques et sexuels qui sont exercés lors des rituels sataniques.

6.3 Liaisons occultes et possession

Dans ce dernier stade, il s'agit d'êtres humains qui sont liés sans espoir, incapables de se libérer du pouvoir des forces qui les contrôlent.

Le seul espoir est en Jésus-Christ. Lui seul peut briser la puissance des démons. Une telle personne a impérativement besoin du Seigneur, car, aux yeux d'un sataniste il n'existe pas de possibilité de quitter la sphère satanique. Il faut donc qu'une puissance plus grande agisse.

Mais seule une attitude conséquente est impérative : Celui qui a eu des contacts avec des milieux sataniques et qui se convertit, doit détruire immédiatement tous les objets en rapports avec le Satanisme, coûte que coûte. Dans les Actes (19:19) nous lisons : « Plusieurs aussi de ceux qui s'étaient adonnés à des pratiques occultes, apportèrent leurs livres et les brûlèrent devant tous ; et ils en supputèrent le prix, et ils trouvèrent qu'il se montait à cinquante mille pièces d'argent ».

Un changement complet du cadre de vie est également conseillé, pour rendre tout contact avec les autres satanistes impossible. Cela peut paraître exagéré ou un excès de prudence, mais un conflit direct avec Satan est tout, sauf un jeu d'enfant.

Beaucoup d'exemples sont là pour le prouver. Les satanistes n'acceptent pas une démission sans commentaires. Cela peut aller jusqu'à des menaces de mort, voire jusqu'à une tentative de meurtre. Seul celui qui refuse le moindre compromis avec ces choses peut être en sécurité.

7 Réalisme biblique

Pour l'homme moderne cartésien (et même l'homme « christianisé ») Satan est tout au plus une notion historique. Seuls les « ignorants » du Moyen-âge y croyaient ! Cependant cette réalité effrayante a depuis longtemps rattrapée l'homme moderne.

Un croyant sait qu'il doit compter d'une manière très réaliste avec les ruses et la puissance de l'Ennemi de Dieu.

Cependant Satan n'est pas une « contre-puissance » qui peut mettre en péril la souveraineté et la puissance de Dieu. C'est une créature qui s'est rebellée contre son Créateur.

En rapport avec cette question, on lit cette parole, en relation avec la venue du Seigneur : « Celui qui pratique le péché est du diable, car dès le commencement le diable pèche ». C'est pour ceci que le Fils de Dieu a été manifesté, afin qu'il détruisît les œuvres du diable. » (1 Jean 3:8-10). C'est précisément lorsque l'on reconnaît la réalité et le danger du satanisme, que la vérité de la victoire du Seigneur Jésus sur Satan prend toute son importance.

C'est un danger qui guette également les croyants : Ils peuvent être presque paralysés de peur, tant les effets du Satanisme et de l'occultisme les impressionnent. Mais nous voulons retenir fermement que les croyants sont du côté du plus fort, du vainqueur de Golgotha. Une communion étroite et personnelle avec Notre Seigneur nous garde des puissances obscures.

Pour celui qui a dépassé les limites fixées par l'Écriture, il reste une grande ressource : Jésus-Christ délivre les hommes de l'esclavage du mal. Le chemin pour être libéré de l'esclavage de Satan passe :

par un aveu complet de sa faute (sans oublier la faute d'être entré en contact avec des sphères occultes).
par le refus de se soumettre à Satan.
Ensuite TU feras l'expérience que « si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8:36). Le récit d'une telle délivrance peut se lire dans l'Évangile de Marc (5:1-20).

C'est un rempart que notre Dieu,
Une invincible armure,
Notre délivrance en tout lieu,
Notre défense sûre.
L'ennemi contre nous
Redouble de courroux ;
Vaine colère !
Que pourrait l'adversaire ?
L'Éternel détourne ses coups.

Que les démons forgent des fers
Pour accabler l'Église ;
Ta Sion brave les enfers,
Sur Ton rocher assise.
Constant dans son effort,
En vain, avec la mort,
Satan conspire :
Pour ruiner son empire,
Il suffit d'un mot du Dieu fort.

8 Signes précurseurs chez des jeunes susceptibles d'être en contact avec des cercles sataniques ou occultes

Les signes suivants peuvent attirer l'attention :

Un mépris du Christianisme.
Un intérêt marqué pour les films occultes, des livres de magie, certains jeux de rôles mettant en œuvre des pouvoirs magiques, des objets particuliers (bougies, couteaux, jeu de tarots, horoscope), des signes occultes (étoile en forme de pentagone, le nombre 666).
Ils se gavent de musique de « Heavy Metal » ou équivalent.
Ils parlent en vers ou sont capables de prononcer des phrases à l'envers.
Leurs ongles sont anormalement longs, laqués en noir.
Ils portent des vêtements « inhabituels » de couleur noire.
Ils ont un « autel » dans leur chambre.
Ils se distancient de leur famille.
Leur comportement se modifie (complexe de persécution, des peurs, des cauchemars).
Ils ont en leur possession la bible satanique de A.S. LaVey.
(d'après : Joe Allbright : Exposing Satanism, Foot-notes).

9 Quelques citations Bibliques :

Deut. 18:10 ; Matt. 4:10 ; Matt. 25:41 ; Apoc. 21:8 ; Héb. 2:14 ; Éph. 6:10 ; Jacq. 4:6-7.

Source : info-secte

La découverte de l'arche de Noé - Vidéo


Voici une vidéo très intéressante sur la découverte de l'Arche de Noé : On y apprend notamment que la "Main de Dieu" a grandement facilité le travail des archéologues, grâce à un tremblement de terre providentiel qui dégagea clairement l'Arche. On y parle également des ancres en Pierres découvertes sur le lieu, gravées de croix chrétiennes symbolisant la famille de Noé, attestant sur ce lieu d'un culte de l'Arche datant de l'époque byzantine. La preuve finale vient des détecteurs de métaux, des sondes radar et des études chimiques qui permirent de montrer la structure artificielle de la coque, prouvant ainsi qu'il s'agit bien d'un bateau gigantesque aux dimensions identique à celui décrit dans la Bible.
Le gouvernement Turc se montra très coopératif en offrant une protection militaire aux explorateurs dans cette région en état de guerre. Cette protection se révéla très utile et quelques combattants kurdes entreprenants et imprudents eurent le privilège d'être les dernières victimes (indirectes) du déluge. Ce film clos le dossier de la découverte de l'Arche de Noé.
Enregistrement de l'émission "les archives oubliés" :


Pour plus de détails sur l'archéologue Ron Wyatt, qui est à l'origine de ces découvertes : http://www.wyattmuseum.com/

Merci à Vincent

* * *

Extrait des révélations d'Anne-Catherine Emmerich (1774-1824)

Les mystères de l'Ancienne Alliance - Texte intégral recueilli par Clémens Brentano - LIBRAIRIE PIERRE TÉQUI 82, Rue Bonaparte, 75006 PARIS

Noé et sa descendance

Les fondateurs de lignées Hom et Djemschid

J'ai vu Noé, petit vieillard candide habillé d'un long vêtement blanc, qui se promenait dans un verger et ébranchait les arbres avec un couteau recourbé. une nuée apparut devant lui, dans laquelle se tenait une silhouette humaine. Noé se prosterna, et, comme je le vis. il apprit que Dieu voulait tout exterminer et que lui, Noé, devait bâtir une arche. Je le vis afflige par cette révélation et priant pour obtenir miséricorde. Il n'entreprit pas tout de suite son travail, et Dieu lui apparut encore deux fois pour lui ordonner de se mettre à l'oeuvre' sans quoi il serait lui aussi anéanti.

Je le vis alors quitter son pays et se rendre avec sa famille dans la contrée où vécut plus tard Zoroastre, l'étoile étincelante.

Zoroastre, ou Zarathustra, était un prophète de la Perse antique l'époque de son existence et les dates de sa vie sont inconnues. Il fut réputé comme législateur et vécut dans une région élevée, très boisée et isolée, au milieu d'un peuple de nomades qui dormaient sous la tente. Il avait également fait édifier un autel devant lequel il présentait l'offrande.

Noé et sa famille ne bâtirent pas de maison de pierre car ils croyaient en l'annonce du Déluge mais le peuple païen qui les entourait avait déjà des bâtiments ceints de remparts. des fondations d'épaisses murailles et toutes sortes de constructions bâties pour durer et résister.

C'était l'époque d'une effroyable dépravation sur la terre : les hommes se livraient à tous les vices, en particulier les plus monstrueux.
Chacun volait et pillait ce qu'il convoitait, ils se détruisaient mutuellement maisons et champs, enlevaient femmes et jeunes filles.
Plus les hommes apparentés à Noé par leur commune origine s'étaient multipliés, plus ils étaient devenus pervers et méchants, et ils le pillaient et s'en prenaient à lui aussi.
Pourtant, les hommes n'avaient pas sombré dans ces coutumes néfastes parce qu'ils étaient frustes ou sauvages. mais par goét du vice : en effet, ils vivaient très confortablement. avec beaucoup d'organisation. Mais ils se livraient à la plus scandaleuse idolâtrie. chacun se faisant une idole de ce qui lui plaisait le plus. Ils cherchèrent. par des procédés diaboliques. à dépraver les enfants de Noé.

C'est ainsi qu'ils débauchèrent Mosoch. fils de Japhet et petit-fils de Noé, en lui faisant boire le jus d'une plante qui l'enivra. alors qu'il travaillait aux champs.
Ce n était pas du vin. mais le suc d'une plante. qu'ils absorbaient en petite quantité au cours de leurs travaux. et dont ils mastiquaient aussi les feuilles et les fruits. Et Mosoch devint père d'un fils que l'on nomma Hom.

Lorsque l'enfant fut né, Mosoch demanda à son frère Thubal de le prendre comme le sien, afin que sa faute restât cachée. Et Thubal accepta, par affection pour son frère. La mère déposa l'enfant devant la tente de Thubal, avec une tige bourgeonnante de la plante hom.
Sa mère espérait ainsi obtenir un droit sur son héritage mais le Déluge vint peu après, et la femme y mourut.

Thubal recueillit l'enfant et le fit élever dans sa maison, sans trahir son origine :
c'est ainsi que cet enfant entra dans l'Arche.
Thubal lui donna le nom de la plante hom, parce que c'était le seul signe qu'il trouva auprès de l'enfant. Celui-ci fut nourri de cette plante, et non de lait. Lorsque cette plante pousse, elle atteint bien la hauteur d'un homme mais si on la fait ramper, elle se développe par pousses aux bourgeons tendres, comme des asperges, et la souche est dure.
Elle sert de nourriture et remplace le lait. Elle germe à partir d'un bulbe ou d'un oignon, avec une petite couronne de quelques feuilles brunes au ras du sol. Sa tige devient passablement grosse, et on utilise sa moelle comme farine : on la cuit en bouillie, on la hache finement, on peut en faire du pain.
Dans les endroits où sa culture prospère, elle foisonne sur des lieues à la ronde. J'ai vu cette plante dans l'Arche.

Il y eut un temps bien long jusqu'à ce que la construction de l'Arche fût achevée. Noé interrompait souvent son travail pendant plusieurs années, et Dieu revint trois fois l'avertir de nouveau alors Noé reprenait des aides, puis laissait le travail se ralentir toujours plus. dans l'espérance que Dieu ferait miséricorde mais finalement il mena l'oeuvre à terme.

J'ai vu que pour l'Arche, comme pour la Croix, quatre sortes de bois furent utilisées : du palmier, de l'olivier, du cèdre et du cyprès. Je les voyais abattre les arbres et les tailler sur place Noé lui-mème portait les planches sur ses épaules jusqu'au chantier, comme Jésus porta sa Croix.

Le chantier était une colline entourée d'une vallée. D'abord, on assembla les éléments de la quille. en bas : l'Arche était arrondie en arrière, la quille avait la forme d'une auge et était enduite de poix. l'Arche avait deux ponts, les mats étaient disposés par deux, l'un au-dessus de l'autre. Ils étaient creux : ce n'étaient pas des troncs d'arbres ronds, ils avaient une section quelque peu ovale et renfermaient une moelle blanche qui devenait fibreuse. formant des couches concentriques à partir du coeur. Ces troncs avaient comme des cannelures ou des écailles. les grandes feuilles poussaient tout autour directement. sans branches, comme des joncs (c'était vraisemblablement une espèce de palmier). Je vis que les ouvriers faisaient couler la sève à l'aide d'un poinçon ils coupaient tout le reste en fines planches.
Lorsque Noé eut tout transporté sur le chantier et tout disposé, ils commencèrent à construire : la quille fut assemblée et enduite de poix, puis la première rangée de mâts fut dressée et on boucha avec de la poix les trous dans lesquels ils étaient plantés. Ensuite vint le premier pont, avec une nouvelle rangée de mâts, puis le second pont et le toit. Les espaces entre les mâts furent délimités par de fines cloisons de bois brunâtre et jaunâtre disposées en croix. et toutes les fentes et fissures furent colmatées avec des fibres végétales et une mousse blanche qui poussait en abondance autour de certains arbres : puis tout fut enduit de poix. à l'intérieur comme à l'extérieur.

L'Arche était également arrondie sur le dessus : au milieu du flanc du bâtiment, au-dessus de la mi-hauteur. il y avait la porte avec une fenêtre de chaque côté et une ouverture carrée au milieu du toit. Lorsque l'Arche fut complètement enduite de poix elle brilla comme un miroir sous le soleil.

Puis Noé travailla encore longtemps tout seul à l'intérieur pour aménager les compartiments réservés aux animaux : et chaque espèce eut un espace délimité comme une stalle séparé des autres. Il y avait deux allées qui coupaient l'Arche au milieu. Dans la partie arrière arrondie. il y avait un autel de bois dont la table avait la forme d'un demi-cercle. avec tout autour des tentures qui l'isolaient. Devant l'autel, il y avait un récipient de charbon comme combustible. Il y avait aussi à droite et à gauche des cloisons délimitant les couchettes. Noé et les siens porèent toutes sortes d'ustensiles et de caisses dans l'Arche. Ainsi que diverses semences. des pousses de plantes et des arbustes dans des pots de terre disposés le long des parois de l'Arche. qui en devinrent toutes verdoyantes. Je les ai vu aussi introduire de la vigne dans l'Arche. avec de lourdes grappes dorées aussi longues que le bras.

On ne peut dire combien Noé. pendant toute la construction de l'Arche. eut à souffrir de la méchanceté et de la malice des ouvriers, qu'il rémunérait en bétail. Ils le méprisaient. se moquant de lui de mille façons et le traitant de vieux fou ils travaillaient contre un bon salaire. et pourtant ne cessaient de critiquer. Personne ne savait pour qui Noé construisait cette Arche. si bien qu'il dut subir mille railleries à cause de cela. Je l'ai vu rendre grâce.
Lorsque tout fut achevé : Dieu lui apparut alors et lui dit d'appeler les animaux des quatre coins de l'horizon en soufflant dans une fléte pour les rassembler.

Plus le jour du jugement approchait, plus le ciel s'assombrissait d'une effroyable terreur gagnait toute la terre : le soleil ne brillait plus et de terribles roulements de tonnerre ébranlaient sans relâche le ciel.

Je vis Noé faire quelques pas en direction de chacune des quatre régions du monde, tirant quelques notes d'un pipeau : et je vis alors les animaux arriver par couples. mâle et femelle, et pénétrer en ordre dans l'Arche par une passerelle appuyée à la porte, que l'on retira ensuite : les gros animaux. éléphants blancs et chameaux. venaient les premiers.

Toutes les pauvres bêtes étaient terrorisées comme à l'approche d'un orage : elles défilèrent pendant plusieurs jours avant d'être toutes entrées dans l'Arche. Les oiseaux entraient en volant par la lucarne du toit. mais les oiseaux aquatiques prirent place dans la quille du vaisseau : les mammifères étaient au premier pont et les oiseaux sous le toit. perchés sur des baguettes ou nichés dans des cages. Il y avait toujours sept couples de chaque espèce de bétail.

Lorsqu'on voyait de loin l'Arche terminée reposer sur la colline. elle était étincelante et bleuâtre, comme si elle était venue des nuages. Je vis que le temps du Déluge était proche.

Noé l'avait déjà annoncé aux siens : il prit avec lui Sem. Cham et Japhet. avec leurs femmes et leur descendance les petits-enfants avaient déjà de cinquante à quatre-vingts ans, et leurs propres enfants, petits et grands, se trouvaient également dans l'Arche.
Tous ceux qui avaient travaillé à la construction de l'Arche. en restant bons et éloignés de l'idolâtrie. entrèrent dans l'Arche. Il y avait plus de cent personnes. ce qui était bien nécessaire à cause des nombreux animaux qu'il fallait nourrir chaque jour et dont on devait nettoyer les stalles.

Je ne peux pas dire autre chose que ce que je vois constamment. c'est-à-dire qu'il y avait aussi les enfants de Sem. Cham et Japhet dans l'Arche : je vois beaucoup de jeunes filles et de jeunes garçons, tous les descendants de Noé qui étaient bons.
Dans l'Ecriture on ne parle pas non plus d'enfants d'Adam en dehors de Caïn, Abel et Seth, et pourtant j'en ai vu bien d'autres, toujours par deux, fille et garçon.
De même, dans la première épître de saint Pierre, 3, 20, il n'est fait mention que de huit personnes qui se seraient trouvées dans l`Arche. c'est-à-dire les quatre couples qui devaient repeupler la terre après le Déluge. Je vis également Hom dans l'Arche. Cet enfant était couché dans un berceau d`écorce et recouvert d'une peau qui l'y maintenait. J ai vu beaucoup d'enfants déposés ainsi dans des nacelles d écorce qui flottaient sur les eaux du Déluge.

Lorsque l'Arche commença à s'élever sur l'eau, Noé et les siens étaient déjà à l'intérieur beaucoup d hommes gémissaient aux alentours, s'étant réfugiés au sommet des montagnes et dans de grands arbres. Les eaux se mirent à charrier des cadavres et des troncs. même lorsque Noé fut entré dans l'Arche avec son épouse. ses trois fils et leurs femmes, il supplia encore Dieu de faire miséricorde. Ils retirèrent la passerelle derrière eux et fermèrent les ouvertures. Il abandonna tout, même de proches parents et leurs petits enfants. qui s'étaient éloignés de lui pendant la construction de l'Arche.

Un effroyable orage éclata, les éclairs frappaient la terre comme des colonnes de feu et les trombes d'eau étaient aussi denses que des ruisseaux. La colline sur laquelle était l'Arche devint bien vite une île. La détresse était si grande que j'espère que beaucoup d'hommes se seront convertis à ce moment. Je vis un démon noir d'apparence hideuse, avec une gueule pointue et une longue queue, qui volait dans l'orage et cherchait à pousser les hommes au désespoir. Des crapauds et des serpents venaient se réfugier clandestinement dans l'Arche. Je n'ai vu ni mouches ni vermine : ces bestioles ont été suscitées plus tard, comme châtiment pour les hommes.

Dans l'Arche, je vis Noé faire des offrandes d'encens son autel était recouvert de motifs blancs sur fond rouge. Il avait dans une cassette arrondie plusieurs ossements d'Adam, qu'il posait sur l'autel pendant la prière et les sacrifices. Je vis aussi au-dessus de l'autel le Calice de la Cène, qui avait été apporté à Noé pendant la construction de l'Arche par trois personnages vêtus de longues robes blanches, semblables aux trois hommes qui vinrent voir Abraham pour lui annoncer la naissance d'un fils. Ils venaient d'une ville qui fut détruite par le Déluge et dirent à Noé qu'il était un homme si glorieux qu'ils voulaient lui confier cet objet mystérieux, afin qu'il ne disparét pas au cours du Déluge.
Dans le Calice étaient un grain de froment aussi gros qu'un pépin de tournesol, s et un surgeon de vigne. Noé piqua ces deux germes dans une pomme jaune qu'il déposa dans le Calice celui-ci n'avait pas de couvercle. Le surgeon de vigne devait pousser. Après la dispersion de la tour de Babel, j'ai vu ce Calice chez un descendant de Sem qui fut l'ancêtre des Samanes, dans le pays de Sémiramis les Samanes furent établis en Canaan par Melchisedech et y emporèent ce Calice.

J'ai vu l'Arche flotter, entourée de nombreux cadavres à la dérive. Elle s'échoua sur une haute montagne vers l'orient, plus bas que la Syrie. Elle resta longtemps sur cette montagne isolée et très découpée. Je voyais déjà des terres émerger, recouvertes de boue, avec de la verdure comparable à de la moisissure.

Après le déluge

Dans les premiers temps après le Déluge, Noé et les siens mangèrent des poissons et des coquillages puis ensuite du pain, et des oiseaux lorsque ceux-ci se furent suffisamment reproduits. Ils aménagèrent des jardins, et le sol était si fécond que le blé qu'ils plantaient avait des épis aussi vigoureux que ceux du mais ils cultivèrent également la plante haoma.
La tente de Noé, comme plus tard celle d'Abraham, était dressée dans la plaine, avec toutes les tentes de ses fils autour dans la région.

Je vis la malédiction de Cham mais Sem et Japhet reçurent la bénédiction de Noé, agenouillés devant lui, comme je vis plus tard Isaac la recevoir d'Abraham Quant à la malédiction prononcée par Noé sur Cham, Je la vis comme une nuée noire qui descendit sur le malheureux et l'enveloppa de ténèbres.

(...)

Il m'est impossible d'exprimer comment je vis les peuples se multiplier et croître de toutes sortes de façons et sombrer toujours plus dans l'obscurcissement. et comment il y avait au milieu d'eux quelques lignées plus lumineuses qui aspiraient à la lumière

Lorsque Thubal, le fils de Japhet, se fit attribuer par Noé la contrée où il devait s'établir avec ses enfants et ceux de son frère Mosoch, le groupe comptait quinze tribus.
Les enfants de Noé vivaient tout alentour et assez loin, et les familles de Thubal et de Mosoch étaient fort éloignées de Noé. Mais lorsque la descendance de Noé s'accrut et se dispersa, Thubal voulut se retirer encore plus loin, afin de se séparer des enfants de Cham, qui pensaient déjà à la construction de la Tour de Babel Lorsque Thubal et les siens furent conviés à participer à l'édification de cette Tour, ils refusèrent de répondre, tout comme les descendants de Sem

Thubal se rendit donc avec toute sa descendance devant la tente de Noé, afin que celui-ci leur désignât un territoire Noé habitait sur une montagne entre le Liban et le Caucase Il pleura, car il aimait cette famille, la meilleure et la plus pieuse de toutes. Il leur attribua une région vers le nord-est, et leur recommanda d'observer la loi de Dieu et les rites d'offrande, puis leur fit promettre qu'ils préserveraient la pureté de leur origine et éviteraient toute union avec les descendants de Cham.

Il leur remit des ceintures et des scapulaires qu'il avait conservés dans l'Arche, afin que les chefs de dans les revêtissent lors du service divin et à l'occasion des mariages, afin d'être préservés de tout malheurs et d'une postérité perverse. Le service divin institué par Noé pour le sacrifice me faisait penser au saint sacrifice de la messe il consistait en versets et répons Noé évoluait autour de l'autel et s'inclinait parfois.

Il leur confia également un sac de cuir renfermant un coffret d'écorce dans lequel se trouvait un récipient d'or en forme d'oeuf ce récipient contenait lui-mème trois petits vases. Ils reçurent également les tubercules ou bulbes de la plante haôma, ainsi que des rouleaux d'écorce ou de parchemin couverts d'écriture, et des bâtons arrondis sur lesquels étaient gravés des signes.

Ces gens-là étaient très beaux, avec le teint lumineux et de couleur jaune-ocre. Ils portaient des vêtements de peaux de bêtes et de toisons de montons, retenus par des ceintures seuls leurs bras étaient découverts. Je vis qu'ils revêtaient ces peaux aussitôt après en avoir dépouillé les animaux, alors qu'elles étaient encore toutes sanglantes, et ils les portaient si ajustées que je crus tout d'abord que c'était une race velue. Lorsqu'ils émigrèrent vers les hautes terres du nord-est, ils n'avaient pas beaucoup de bagages avec eux, hormis des graines Je n'ai pas vu de chameaux dans leurs troupeaux, mais des chevaux, des ânes, et des animaux aux longues cornes semblables à des cerfs.

Djemschid

Ils s'établirent près d'une haute montagne, vivant en communautés dans de longues cabanes basses, construites comme des tonnelles à flanc de sommet. Tout autour de leurs maisons, ils creusaient, plantaient et aménageaient de grandes rangées d'arbres. L'autre versant était glacial, et, par la suite, le climat se refroidit dans toute la région, si bien qu'un petit-fils de Thubal nommé Djemschid, chef de la tribu, fit émigrer celle-ci vers le sud-ouest.
Au moment de cette migration, tous ceux qui avaient connu Noé et avaient pris congé de lui étaient morts dans cette région montagneuse, et tous ceux qui suivirent Djemschid y étaient nés, sauf quelques vieillards, rares survivants contemporains de Noé, qu'ils emmenèrent avec eux, les portant avec beaucoup de soins dans de grands couffins.

Lorsque Thubal quitta Noé avec sa famille, je vis dans le groupe ce fils de Mosoch nommé Hom, qui avait été recueilli dans l'Arche. C'était déjà un adulte. Je l'ai vu par la suite, très différent des autres, d'une taille gigantesque, très farouche et grave il portait un long manteau et ressemblait à un prêtre mais il vivait en retrait et passait de nombreuses nuits entières seul au sommet des montagnes : il observait les étoiles et s'adonnait à la magie le diable lui inspirait des visions dont il tira une doctrine codifiée qui dénatura l'enseignement d'Hénoch. Les mauvais instincts de sa mère se mêlaient en lui à la pure hérédité d'Hénoch et de Noé, et à l'influence de leurs enseignements, auxquels les enfants de Thubal restaient fidèles. Mais par ses visions et ses révélations, Hom introduisit dans l'antique vérité de fausses notions et des interprétations erronées. Il raisonnait subtilement et étudiait. observait les étoiles et avait des visions qui lui révélaient des interprétations de la vérité falsifiées par le démon et qui, par leur ressemblance avec la vérité firent de son enseignement et de son idolâtrie la source de toutes les hérésies.

Note : 9. Djemschid : ancêtre et chef des Indo-iraniens. (NdT)

Thubal était un homme bon : les pratiques et l'enseignement de Hom lui déplurent, et il éprouva une grande douleur à voir un de ses fils, le père de Djemschid. se convertir aux doctrines de Hom.
J'ai entendu Thuhal se lamenter "Mes enfants sont désunis, je désirais et aurais dé rester auprès de Noé ! "

Hom capta deux sources dans la montagne prés de laquelle ils vivaient il les canalisa et les réunit en un seul cours d'eau qui devint bientôt un fleuve assez large (le Gange): j'ai vu les descendants de Thubal franchir ce fleuve lorsqu'ils émigrèrent sous la conduite de Djemschid.
Hom fut bientôt vénéré comme une divinité il leur enseignait que Dieu se trouvait dans le feu il faisait également une large place à l'eau et surtout à la racine de la plante haôma, dans sa doctrine pernicieuse il organisa la culture de cette planté dont il tirait son nom, et la distribuait solennellement comme une nourriture sacrée et un remède, si bien que cela donna naissance à un commerce religieux il portait sur lui le suc ou la pulpe de cette plante, dans un récipient brun semblable à un mortier.

Les piquets de tente de la tribu étaient faits du même métal que le récipient et forgés par les membres d'une autre peuplade qui s'était établie assez loin d'eux, dans une région montagneuse, et qui avait basé son industrie sur l'art du feu je les ai vus prés de monts qui, tantôt d'un côté et tantôt d'un autre, crachaient du feu et je pense que le récipient porté par Hom avait été fabriqué avec du métal ou de la lave en fusion qu'ils avaient coulé dans un moule.

Hom ne se maria point et ne vécut pas très vieux. Il publia beaucoup de révélations sur sa mort, comme plus tard Derketô. Lui-mème et ses fidèles attachaient foi à ces élucubrations, mais je le vis mourir d'une façon si effroyable qu'il ne resta rien de lui. car l'Adversaire (le diable) l'emporta avec lui. Aussi ses sectateurs crurent-ils qu'il avait été comme Hénoch. enlevé dans un endroit sacré. Il avait désigné le père de Djemschid comme son successeur et lui avait légué son esprit, afin qu'il poursuivit son enseignement. Djemschid lui-mème devint, grâce à sa sagesse, le chef de la tribu, qui c'était rapidement accrue et qui formait un véritable peuple lorsque Djemschid la conduisit vers le sud.

Il avait reçu une éducation fort soignée et l'enseignement de Hom. D'un dynamisme et d'une rapidité remarquables, il était bien meilleur et plus actif que Hom, celui-ci étant très hautain et sombre. C'est lui qui fixa définitivement la religion et l'enseignement de Hom, en y ajoutant divers détails : il s'adonnait également à l'astrologie. Le peuple dont il était le chef possédait déjà le feu sacré et pratiquait le tatouage, usant d'un signe qui lui était propre. Les hommes se tenaient alors à l'écart les uns des autres, regroupés suivant les tribus, et n'avaient pas de relations les uns avec les autres comme aujourd'hui.
Djemschid veilla tout particulièrement à la pureté et à l'intégrité des tribus : il mariait ou séparait selon les normes qui lui paraissaient les meilleures. Les hommes étaient tout à fait libres, et pourtant fort soumis à des lois strictes.

Les races primitives, que je vois encore à présent dans des pays lointains et des îles, ne peuvent en rien être comparées, pour la beauté, la noblesse, la simplicité et la force, à ces premiers peuples issus de Noé. Elles sont loin d'en avoir l'habileté, la vigueur et l'adresse.

Au cours de ses pérégrinations, Djemschid construisit de longues routes de pierre, établit les fondations de cités et de campements qu'il entoura de champs. et installa en divers endroits de nombreuses familles, avec leurs troupeaux, leurs plantes et leurs arbres. il parcourait à cheval de grandes étendues de territoire et fichait l'instrument qu'il tenait toujours en main dans un point précis du sol où ses sujets se regroupaient et se mettaient aussitôt à creuser et à bâtir. à défricher et à élever des enceintes. Il était d'une sévérité et d'une inflexibilité étonnantes.

Je l'ai vu comme un grand vieillard maigre, à la peau ocrée, chevauchant un étonnant animal au pelage rayé de noir et de jaune, qui ressemblait à un âne aux pattes grêles et qui était très rapide. Il délimitait les territoires en les parcourant au galop, comme les pauvres gens de chez nous, sur la lande, qui font le tour des champs pendant la nuit pour rechercher des endroits propices à la construction. à des endroits précis, il faisait halte silencieusement et enfonçait son sceptre ou une perche dans la terre c'est là que l'on s'établissait. L'instrument qu'il utilisait et que l'on nomma plus tard le soc d'or de Djemschid, ressemblait à une croix latine aux longues branches, garnie d'une lame lorsque la lame était sortie, l'ensemble formait une équerre. Il traçait un sillon dans la terre avec la lame.

Il portait également un signe représentant cet instrument sur le côté de son vêtement, à l'endroit où il y a d'habitude la poche. Cela ressemblait à l'insigne que Joseph et Aseneth portaient toujours sur eux, en Egypte et avec lequel ils délimitaient également les territoires mais leur instrument ressemblait davantage à une croix, garnie au sommet d'un anneau dans lequel elle pouvait être repliée.

Djemschid portait un grand manteau rejeté en arrière de la ceinture aux genoux pendaient quatre pièces de cuir, deux devant et deux derrière, qui étaient cousues sur les côtés et entre les genoux 15. Les pieds étaient chaussés de cuir et entourés de lacets. Il portait une cuirasse d'or sur le torse il avait de nombreuses cuirasses de ce genre, qu'il changeait suivant les occasions et les fêtes. Sa couronne était un cercle d'or garni de pointes, avec cependant une sorte d'éperon plus haut à l'avant, comme une corne, au bout duquel il y avait comme un petit drapeau.

Il parlait beaucoup d'Hénoch et savait qu'il avait été enlevé de la terre et n'était pas mort. Il enseignait qu'Hénoch avait révélé à Noé toute vérité et tout bien et appelait ce dernier le père et le dispensateur de tout bien. Djemschid conservait Précieusement un récipient d'or en forme d'oeuf dans lequel il gardait, disait-il, le bien que Noé avait emporté avec lui dans l'Arche et qu'il lui avait légué. A l'endroit où sa troupe faisait halte, le récipient était fixé au sommet d'une colonne abritée par une tente semblable à un petit temple, dont les piquets étaient finement ciselés et représentaient toutes sortes de figures.
Ce récipient avait comme couvercle une couronne évidée, et lorsque Djemschid faisait du feu, il en prenait quelque chose qu'il jetait dans les flammes. Ce récipient avait effectivement servi à Noé à conserver le feu, lorsqu'il était dans l'Arche. Il était devenu l'idole de Djemschid et de son peuple.
Lorsqu'on l'exposait, on allumait des feux tout autour, et le peuple adorait le feu et offrait des sacrifices d'animaux. Djemschid enseignait que le dieu suprème se trouvait dans le feu et dans la lumière, et qu'il était servi par des divinités inférieures et des esprits.

Tout le peuple se soumit à lui il établissait ça et là des hommes et des femmes avec leurs troupeaux, et leur donnait ordre de construire et de cultiver la terre. Ils n'avaient pas le droit de se marier selon leurs désirs, il les traitait comme du bétail et accordait à chaque homme les femmes qu'il lui choisissait. Lui-mème avait plusieurs épouses, notamment une très belle jeune fille de la meilleure tribu, qui lui donna un fils, son successeur. Il fit bâtir aussi de grandes tours rondes que l'on gravissait grâce à des marches et qui servaient à observer les astres. Les femmes, qui vivaient à l'écart et étaient totalement soumises aux hommes, portaient des jupes courtes et des corsets de courroies tressées sur la poitrine et les épaules en arrière pendait une sorte de pièce d'étoffe, et une écharpe aux extrémités arrondies entourait leur cou et descendait jusqu'aux genoux elle était décorée, sur les épaules et la poitrine, de toutes sortes de signes ou de lettres. Djemschid ordonna de tracer des routes directes, à partir de chaque pays qu'il avait fondé, jusqu'à Babel.

Il n'y avait encore personne dans les territoires où il s'établit il n'eut pas à déloger de peuples, tout se fit de façon pacifique : ce fut un établissement et un peuplement' et non une conquête.
Sa race était rouge-jaunâtre de peau, avec un teint lumineux comme l'ocre c'était un beau spécimen de l'humanité.
Toutes les tribus furent tatouées, de façon à ce que l'on reconnét les souches pures et les familles de sang mêlé. Djemschid réussit à escalader avec son peuple une haute montagne couverte de glaciers je ne sais comment ils y arrivèrent, avec assez de chance mais beaucoup moururent au cours de cette entreprise. Ils avaient des chevaux ou des ânes, mais Djemschid montait un animal au pelage raye, de petite taille. un changement de climat les contraignit à quitter leur territoire, car il y faisait trop froid actuellement, le climat s'est réchauffé, la -bas. Il rencontra au cours de ses pérégrinations plusieurs tribus livrées à elles-mèmes, soit qu'elles se fussent soustraites à la tyrannie d'un chef, soit qu'elles eussent été frappées par le malheur elles recherchaient un chef et se soumirent volontiers à lui, car il était doux et leur procurait de la nourriture et des bénédictions. Il y avait aussi de pauvres fugitifs qui avaient été chassés de leurs terres après avoir été, comme Job, dépouillés de leurs biens et persécutés. J'en vis qui se trouvaient sans feu et devaient faire cuire leur pain sur des pierres exposées au soleil. Djemschid rencontra également une tribu qui pratiquait les sacrifices d'enfants, lorsque ceux-ci ne leur paraissaient pas assez beaux ou avaient un défaut. Il fit abolir cette pratique, confia ces enfants aux soins des femmes et les fit élever dans un campement plus tard, il en fit ses serviteurs.

Djemschid s'était tout d'abord dirigé vers le sud-ouest la montagne des prophètes se trouvait sur la gauche. au sud par la suite, il poussa plus avant vers le sud, et la montagne se trouva Dès lors vers l'Orient. Je crois qu'il a franchi plus tard le Caucase. à cette époque, tandis que dans ces régions l'humanité s'étendait et commençait ses activités, il n'y avait dans nos pays que des régions désertiques, des forêts et des tourbières vers l'est, ça et là , un tout petit groupe s'égarait parfois.

L'Etoile resplendissante (Zoroastre), qui vint bien plus tard à cette époque, était un descendant d'un fils de Djemschid dont il rénova la doctrine. Djemschid écrivit toutes sortes de commandements sur des tablettes de pierre ou d'écorce une seule lettre allongée signifiait parfois toute une phrase. Cette langue fait partie des langues originelles, elle a des relations avec la nôtre. Djemschid vivait au temps de Derketô, et de sa fille Sémiramis. Mais il ne vint jamais à Babel.

J'ai vu l'histoire d'Hom et de Djemschid lorsque Jésus enseignait devant les philosophes païens de Lanifa, dans l'île de Chypre ceux-ci avaient parlé de Djemschid devant Jésus, le représentant comme un très ancien roi d'une grande sagesse, qui se serait établi loin au-delà de l'Inde, vers le nord, et qui aurait délimité de nombreux pays, à l'aide d'un poignard d'or que Dieu lui aurait donné, pour les peupler et y répandre partout la bénédiction. Ils posèrent à Jésus toutes sortes de questions sur lui et sur les miracles que lui attribuait la légende.

Jésus leur dit que Djemschid était un homme naturellement habile et d'une grande sagesse, qu'il avait dirigé des peuples, qu'il avait pris la tête d'une tribu à la suite de la confusion de la Tour de Babel et l'avait conduite dans des régions qu'ils avaient peuplées successivement il dit également qu'il y avait eu d'autres chefs comparables à lui. mais qu'ils avaient conduit des entreprises plus mauvaises que les siennes, parce que sa race à lui n'était pas aussi dépravée que la leur.

Mais il leur montra aussi combien de fables avaient été écrites à partir de lui, et comment il apparaissait comme une caricature médiocre du Prêtre et Roi Melchisedech. Il leur dit de porter leur intérêt plutôt sur Melchisédech et sur la race d'Abraham car lorsque les peuples commencèrent à se disperser, Dieu avait envoyé Melchisedech aux familles les plus pieuses, afin qu'il les guidât et les unit, et qu'il leur préparât des territoires et des endroits où ils pussent s'établir et devenir, suivant leurs oeuvres et leur pureté, de plus en plus dignes de la grâce du Salut. Il leur dit qu'ils devaient chercher à savoir qui était Melchisedech, car il était bien vrai qu'il était la préfiguration de la grâce de la Promesse, désormais si proche de son accomplissement' et que son offrande du pain et du vin devait à présent s'épanouir pleinement et s'achever pour demeurer jusqu'à la fin du monde.
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