Qu’est-ce que le mercredi des Cendres ?


Dans les agendas ou calendriers que nous consultons, chaque année, au premier mercredi de carême, est indiqué : Cendres. La veille, c’est le Mardi-Gras. Comme si ces deux jours il n’y avait pas la fête d’un Saint. Essayons de comprendre ce que cela peut bien signifier.

La plus grande fête des chrétiens, c’est Pâques

Si vous interrogez vos amis pour leur demander quelle est la plus grande fête pour les chrétiens, beaucoup vous répondront : c’est la fête de Noël. C’est vrai que cette fête de la naissance de Jésus est très populaire et beaucoup de personnes non croyantes s’y associent. Mais ce n’est pas la bonne réponse. La plus grande fête des chrétiens, c’est Pâques, le jour où nous célébrons la résurrection du Christ qui est passé de la mort à la Vie.

Pour nous préparer à cette grande fête nous avons un temps qui s’appelle le Carême. Carême, cela veut dire quarante ; ce sont les quarante jours avant Pâques. Mais dans ces jours, on ne compte pas le dimanche où nous faisons toujours mémoire de la résurrection du Christ. C’est pourquoi le carême commence un mercredi.

Alors pourquoi l’appelle-t-on le mercredi des Cendres ? Le carême est un temps de pénitence, de préparation à la belle fête de Pâques et pour entrer en Carême, je me prépare par un rite qui se déroule lors de la messe (ou qui peut se vivre dans une célébration en dehors de la messe) où celui qui préside met sur mon front de la cendre en me disant : « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière » ou « Convertis-toi et crois à l’évangile ».

Apprendre à accueillir la lumière de Pâques

Moi, j’aime bien le carême. Quand on est triste, on dit parfois qu’on a une « mine de carême ». Mais le carême ce n’est pas cela !

Les cendres déposées sur mon front constituent les restes refroidis d’un grand feu pour m’apprendre à devenir lumière et à accueillir la lumière de Pâques.

Les cendres déposées sur mon front sont aussi des tâches de saleté qui m’invitent à me ressourcer à la source de la Parole de Dieu.

Les cendres déposées sur mon front ressemblent à une terre aride qui ne produit pas de fruits et qui m’invitent à me convertir pour porter les fruits de l’Esprit-Saint dans ma vie.

Voilà tout un programme, tout un chemin qui commence le mercredi des Cendres et qui se terminera à la Veillée Pascale où nous allumerons le feu nouveau. Pour vous aider, je vous invite à méditer cette phrase de l’épître aux Hébreux, chapitre 10, verset 24 : « Faisons attention les uns aux autres pour nous stimuler dans la charité et les bonnes œuvres. » Qu’il nous aide à vivre la charité !

J’espère que vous pourrez vous mettre sur ce chemin, avec tous les chrétiens, pour mieux vous préparer à la Joie de Pâques.
Bon Carême !

+ Nicolas Souchu
Evêque auxiliaire de Rennes

Histoire du Mercredi des Cendres - cardinal Schuster

Imposition des cendres, gravure de 1561
Depuis le temps de saint Grégoire, ce jour inaugure à Rome la sainte quarantaine, et il est aussi appelé in capite ieiunii ; au IVe siècle, il marquait le commencement de la pénitence canonique que les pénitents publics devaient accomplir, afin d'être absous le jeudi saint. Selon les rituels du VIIe siècle, le matin de ce jour, les pénitents se présentaient aux prêtres députés à ce ministère dans les différents titres et dans les basiliques patriarcales ; ils leur confessaient leurs fautes, et si celles-ci avaient été graves et publiques, ils recevaient des mains du pénitencier un vêtement de cilice rugueux couvert de cendre, avec l'ordre de se retirer dans l'un des monastères, - une centaine environ s'élevaient alors dans la Ville éternelle, - afin d'accomplir la pénitence de cette quarantaine qui leur était imposée. Voilà l'origine des quarantaines qu'on retrouve dans les anciennes formules de concessions d'indulgences.

Pour le rite de la bénédiction des cendres, le missel actuel conserve encore une dernière trace de la cérémonie de l'imposition de la pénitence canonique aux pénitents publics. À l'origine, le concept de la sainteté transcendante de l'état sacerdotal était si élevé et si vif, que les ministres sacrés n'étaient pas admis dans cette humiliante catégorie. Ce fut vers le XIe siècle que, dans la cérémonie de ce jour, la discipline de la pénitence publique ayant cessé, aux pénitents d'autrefois se substituèrent indistinctement le Pape, les membres du clergé et le peuple romain, qui commencèrent dès lors à marcher pieds nus, et la tête couverte de cendre, jusqu'à la basilique de Sainte-Sabine.

Au IXe siècle, l'imposition des cendres était encore un rite pénitentiel formant un tout à lui seul, sans aucune relation avec la station eucharistique. Vers la septième heure, - c'est-à-dire quand le Romain s'apprêtait à terminer sa journée civile de travail, pour aller prendre son bain aux thermes et se disposer ensuite à la coena, qui constituait le principal repas de tout le jour, - le peuple, ayant à sa tête le Pape et le clergé, se rassemblait d'abord dans le titre d'Anastasie, dans l'étroite vallée comprise entre le Palatin et l'Aventin, et, de là, au chant plaintif de la litanie, il se dirigeait processionnellement vers la basilique de Sabine. Quand on y était arrivé, l'introït étant omis puisqu'il avait déjà été exécuté dans le temple de la « collecte », on célébrait le sacrifice eucharistique ; après la dernière prière de bénédiction, à l'invitation du diacre : ite, missa est, les fidèles rentraient chez eux et rompaient le jeûne.

Au XIIe siècle, ce rite apparaît beaucoup plus développé dans l'Ordo Romanus du chanoine Benoît. Le Pontife imposait d'abord les cendres dans le titre d'Anastasie, puis, en habits de pénitence et nu-pieds, le cortège gravissait les pentes douces de l'Aventin, jusqu'à la basilique de Sabine, où se célébrait la messe. Avant la communion, un sous-diacre régionnaire avertissait le peuple : « Crastina die veniente, statio erit in ecclesia Sancti Georgii Martyris ad velum aureum », et tous répondaient : Deo gratias.

Si le Pape était retenu par des occupations urgentes dans l'episcopium du Latran, un acolyte, après la messe, trempait un peu de coton dans l'huile parfumée des lampes qui brûlaient devant l'autel de l'église stationnale, et, se rendant au patriarchium, il se faisait introduire en présence du Pontife : Iube, domne, benedicere, lui disait respectueusement le clerc. Ayant obtenu la bénédiction, il présentait le coton en ajoutant : hodie fuit statio ad Sanctam Sabinam, quæ salutat te. Le Pape baisait alors avec révérence ce flocon de coton, et le remettait au cubiculaire, pour que, après sa mort, on le mît dans son coussin funèbre. Ainsi avait-on coutume de faire toutes les fois que le Pontife n'intervenait pas à la station.

Collecte ou assemblée à Sainte-Anastasie.

Telle est précisément la signification de cette collecta, qui, dans les anciens Ordines Romani, est indiquée régulièrement pour chaque jour du Carême.

Le psaume d'introït est le 68e, avec l'antienne : « Écoutez-nous, Seigneur, car votre miséricorde est bienveillante ; regardez-nous selon la grandeur de votre bonté ». La prière vient ensuite :

Prière.
« O Dieu éternel et tout-puissant, accordez le pardon aux pénitents, soyez propice à ceux qui vous supplient, et envoyez-nous du ciel votre saint Ange qui bénisse et consacre cette cendre, afin qu'elle devienne un remède salutaire pour quiconque invoque humblement votre saint Nom, s'avoue coupable de ses péchés, les déplore devant votre clémence, et, avec une véritable douleur et pleurant amèrement, se recommande à votre inaltérable bonté. En vertu de votre saint Nom, faites que ceux qui, pour la rémission de leurs fautes, sont couverts de cette cendre, obtiennent, avec la santé du corps, la protection de leur âme. Par le Christ notre Seigneur ».
Prière.
« Seigneur, qui désirez non la mort des pécheurs, mais leur pénitence, regardez avec bonté la faiblesse de la nature humaine, et, dans votre miséricorde, daignez bénir cette cendre que nous nous proposons de répandre sur notre tête afin de nous humilier et de mériter le pardon ; et puisque nous confessons que nous ne sommes que cendre, et que nous reconnaissons que, à cause des démérites de notre malice, nous devons tomber en poussière, faites, dans votre miséricorde, que nous obtenions le pardon de nos péchés et la récompense promise aux pénitents. Par notre Seigneur ».
Prière.
« Seigneur, que l'humilité touche de pitié, et que la pénitence apaise, prêtez une oreille bienveillante à nos prières, et répandez avec miséricorde la grâce de votre bénédiction sur la tête de vos serviteurs couverte de cette cendre ; remplissez-les de l'esprit de la componction du coeur ; accordez abondamment ce que justement ils implorent, et ce que vous aurez donné, daignez ensuite le conserver pour toujours ferme et intact. Par le Christ ».
Prière.
« Seigneur éternel et tout-puissant qui, aux habitants de Ninive, pénitents et recouverts de cilice et de cendre, avez accordé le remède de votre pardon, concédez-nous de les imiter nous aussi dans notre tenue extérieure, de manière à obtenir la grâce du pardon. Par le Seigneur ».
Ces prières ne se trouvent pas dans les anciens sacramentaires romains, aussi convient-il de penser qu'elles ont pénétré plus tard dans le missel romain au moyen des liturgies franques.

Selon une tradition médiévale, les cendres proviennent des rameaux d'olivier bénits l'année précédente. Le prêtre, après avoir récité sur elles ces prières, les asperge d'eau bénite et les encense ; puis il les impose sur la tête des fidèles en disant : « Souviens-toi, ô mortel, que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Durant l'imposition des cendres, la « schola » des chantres exécute les antiennes et les répons suivants, tirés de l'office nocturne du Carême :

a) Changeons de vêtement et revêtons le cilice couvert de cendre ; jeûnons et gémissons devant le Seigneur, car notre Dieu nous pardonne très facilement nos péchés.

b) Entre le vestibule et le sanctuaire gémiront les prêtres, serviteurs du Seigneur, et ils diront : « Épargnez, Seigneur, épargnez votre peuple, et ne rendez pas muettes les lèvres de ceux qui chantent vos louanges ».

c) Corrigeons-nous des fautes commises par ignorance, afin qu'une mort inattendue ne survenant, nous ne cherchions un délai pour faire pénitence et que nous ne puissions l'obtenir.

R/. Regardez-nous avec compassion, Seigneur, parce que nous avons péché contre vous.

V/. Ps. O Dieu, notre salut, aidez-nous, et, pour la gloire de votre nom, délivrez-nous. - Regardez-nous. - Gloire au Père. - Regardez-nous.

Quand l'imposition des cendres est accomplie, le prêtre récite la prière suivante :

Prière.
« Faites, Seigneur, que nous consacrions par les jeûnes sacrés les débuts de la milice chrétienne, et pour combattre contre les esprits de malice, fortifiez-nous par les armes de l'abstinence. Par le Christ ».
Dans les Ordines Romani du bas moyen âge, il est prescrit que, après l'imposition générale des cendres sur la tête du clergé et des fidèles, l'on monte en procession et nu-pieds la colline de l'Aventin jusqu'à la basilique de Sainte-Sabine, sous le portique de laquelle était alors un petit cimetière. Ces tombes, en un tel lieu, éveillaient tout de suite la pensée de la mort, et c'est pourquoi la schola chantait le répons funèbre : Immutemur habitu... ne subito preoccupati die mortis... conservé encore aujourd'hui dans le missel. Le cortège faisait alors un arrêt de brève durée, pour permettre au Pape de réciter une collecte d'absolution sur ces sépulcres ; puis il faisait son entrée dans la vaste basilique de l'Aventin, au chant du répons : Petre, amas me ? avec le verset : Simon Ioannis..., en l'honneur du Prince des Apôtres. Cette mémoire de saint Pierre, à ce moment de la cérémonie, est étrange ; à moins que ce ne soit un usage papal provenant de la basilique Vaticane et répété chaque fois que, traversant le portique où étaient les sépulcres, on y entrait processionnellement ; peut-être a-t-il été suggéré par le fait que, au XIIIe siècle, la résidence pontificale était à Sainte-Sabine, et, pour cette raison, cette basilique était considérée comme le siège habituel du successeur de saint Pierre.

Station au titre de Sabine.

Il fut fondé ou reconstruit sous Célestin Ier par un certain Pierre, prêtre illyrien, mais une femme appelée Sabine dut y contribuer elle aussi, en sorte que la basilique reçut son nom, avant même que l'on y transportât, de l'area Vindiciani, les restes de la martyre homonyme, Sabine.

Grégoire le Grand y intima sa fameuse litanie Septiformis de pénitence, et, au moyen âge, l'habitation qui y est annexée servit plusieurs fois de demeure au Pontife. Le pape Silvère y habitait quand il fut exilé de Rome par Bélisaire ; Honorius III (Savelli) la munit de murailles et de tours qui subsistent en partie aujourd'hui encore ; et à la mort d'Honorius IV, les cardinaux s'y réunirent pour le conclave qui dura une année environ.

Après ce temps, le prestige de la résidence pontificale sur l'Aventin décrut peu à peu, et l'ancien palais fortifié devint finalement l'asile paisible des Frères Prêcheurs, qui, maintenant encore, montrent avec vénération aux visiteurs les cellules jadis sanctifiées par la résidence de saint Dominique et de saint Pie V.

Sous l'autel majeur, avec les ossements de sainte Sabine et de sainte Sérapie, l'on conserve les corps des martyrs de Ficulea sur la voie Nomentane : Alexandre, Eventius et Théodule.

L'introït de la messe est tiré du chapitre XI de la Sagesse (vers. 24-27), où il est attesté qu'aucun pécheur, quelque impie qu'il soit, n'est jamais exclu de la miséricorde divine, qui regarde non le péché, oeuvre de l'homme, mais la créature, oeuvre et chef-d'oeuvre de Dieu : « Vous, Seigneur, vous avez pitié de tous, et vous n'avez de haine contre rien de ce que vous avez créé ; en raison de la pénitence, vous dissimulez la vue des péchés des hommes, et vous les épargnez, parce que vous, Seigneur, vous êtes notre Dieu ».

La prière veut consacrer les prémices du jeûne de ce jour : « Faites que vos fidèles entreprennent ce cours solennel de pénitence avec la piété convenable, et que, pleins de confiance, ils le mènent à bonne fin ».

On y ajoute deux autres collectes assez anciennes, et d'une profonde signification théologique, spécialement la seconde, qui touche au mystère si obscur de la prédestination. La première implore l'intercession des saints :
« Défendez-nous, Seigneur, de tout péril de l'âme et du corps ; et, par les prières de la bienheureuse et glorieuse Marie, mère de Dieu, vierge sans tache, du bienheureux Joseph, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, du bienheureux N. et de tous les saints, accordez-nous dans votre bonté le salut et la paix ; afin que, toute hostilité ou erreur étant écartée, l'Église puisse vaquer à votre service, dans la paix et dans la liberté ».
La seconde collecte, qui est pour les besoins particuliers des chrétiens, se trouve souvent sous le nom de saint Augustin dans les manuscrits :
« O Dieu éternel et tout-puissant, qui avez l'empire sur les vivants et sur les morts, et qui faites miséricorde à tous ceux que vous connaissez déjà comme devant être vos élus à cause des mérites de leur foi et de leurs oeuvres ; nous vous supplions par une humble prière, afin qu'à ceux pour qui nous avons l'intention d'intervenir par nos supplications, soit que la vie présente les retienne encore dans leurs corps, soit que, ayant déposé cette enveloppe mortelle, l'éternité les ait déjà accueillis, vous accordiez le pardon des péchés, par l'intercession de vos saints et dans la suavité de votre miséricorde. Par Jésus-Christ, etc. ».
Le fruit de ce premier jour de jeûne est l'esprit d'intime contrition et de sincère retour à Dieu, les signes de pénitence extérieure étant inutiles, quand le coeur ne s'éloigne pas du péché. C'est précisément ce que nous enseigne Joël dans la lecture (II, 12-19). En signe de deuil et de douleur, les Hébreux avaient coutume de déchirer leurs vêtements, de s'arracher les cheveux, de se couvrir la tête de poussière, mais c'est bien autre chose que cherche le Seigneur, quand il envoie ses fléaux sur les peuples. Il entend alors les inviter à réformer leur vie, en leur arrachant violemment ces biens naturels, dont ils abusaient pour s'endurcir toujours davantage dans l'impiété.

Le répons-graduel est tiré du psaume 56 : « Ayez pitié de moi, Seigneur, ayez pitié de moi, car mon âme met en vous toute son espérance. Dieu envoya son secours du ciel et me délivra, remplissant de confusion mes persécuteurs. »

En règle générale, les messes quotidiennes n'avaient pas de trait ; celui qui est aujourd'hui assigné par le missel, et qui sera répété en Carême trois fois par semaine, est de structure plus récente et irrégulière, puisqu'il consiste en fragments d'hémistiches de différents psaumes. Il semble avoir été introduit dans la liturgie par le pape Hadrien Ier, qui ordonna de le réciter à la demande de Charlemagne [Cf. Ord. Rom. I, P.L., LXXVIII, col 949]. Ps. 102 : « Seigneur, ne nous rémunérez pas selon les péchés que nous avons commis, et selon nos iniquités ». Ps. 78 : « Seigneur, ne vous souvenez pas des iniquités que nous avons commises, mais que votre miséricorde se hâte de nous aider, car nous sommes réduits à une grande misère ». Ici tous se prosternent : « O Dieu, notre salut, venez à notre secours, et, pour la gloire de votre Nom, délivrez-nous ; pour l'honneur de votre Nom, soyez indulgent pour nos fautes ».

La lecture évangélique vient ensuite (Matth., VI, 16-21) ; le Sauveur y donne lui-même les règles pour jeûner avec fruit. L'humble sincérité du coeur, la sainte joie de l'esprit, la fuite de la vaine ostentation, voilà les conditions de la pénitence chrétienne. Jésus recommande en outre de recueillir des richesses, non pas celles qui peuvent nous être ravies par les voleurs, mais celles de la vie éternelle. En effet, se fatiguer jour et nuit, vivre péniblement pour amasser de l'argent, être toujours à craindre que les malfaiteurs nous le dérobent, être tourmentés par le chagrin d'avoir un jour à abandonner nos biens sur le seuil de l'éternité, tout cela n'est-il pas un travail ingrat, vanitas et afflictio spiritus comme dit l'Ecclésiaste ?

L'offertoire est tiré du psaume 29 : « Je vous célèbre, ô Yahweh, qui m'avez délivré du péril, et qui n'avez pas voulu que mes ennemis fussent transportés de joie par ma ruine ; je vous ai invoqué, et vous m'avez sauvé ».

Dans la prière sur les oblations, nous supplions le Seigneur de nous accorder les dispositions convenables, afin que nous lui offrions ce sacrifice solennel qui inaugure les prémices du saint temps pascal. Dans l'ancienne terminologie liturgique, en effet, Pâques commençait précisément le jeudi saint par la Coena Domini ; de là vient que le sacrifice de ce premier jour du Carême est considéré, en une phrase fort élégante, comme le rite inaugural ou le prélude du cycle pascal : ipsius venerabilis sacramenti celebramus exordium.

À la Secrète, on ajoute les collectes suivantes :

Pour demander l'intercession des saints :
« Écoutez notre prière, ô Dieu notre Sauveur, et, par l'efficacité de ce sacrifice, protégez-nous de tout péril de l'âme et du corps, et donnez-nous la grâce dans la vie présente et la gloire dans la vie future ».
Pour les vivants et les défunts :
« O Dieu à qui seul est connu le nombre de ceux qui devront être admis à la félicité éternelle ; faites, par l'intercession de vos saints, que les noms de ceux que nous avons résolu de vous recommander, comme aussi les noms de tous vos fidèles, soient écrits sans en être jamais effacés, dans le bienheureux livre des prédestinés ».
Cette dernière prière, qui pénétra dans le missel romain au moyen des liturgies franques, conserve un souvenir précieux de l'oratio post nomina, c'est-à-dire de la prière sacerdotale qui terminait, dans les Gaules et en certaines régions d'Italie, la lecture des diptyques avant que ne commençât le canon. On sait, en effet, qu'autrefois, les noms des offrants, des évêques, des personnages insignes avec lesquels chaque Église entretenait une pieuse union de prières, étaient inscrits sur les diptyques, que le diacre récitait à haute voix après l'offertoire, en sorte que le canon eucharistique n'en souffrait aucune interruption.

L'usage romain actuel, quoiqu'il représente une innovation, date toutefois de l'époque d'Innocent Ier, qui, écrivant à ce sujet à l'évêque Decentius de Gubbio, en soutient la légitimité dans un sens rigoureusement exclusiviste. Pourtant, quoique le Pontife proteste contre l'innovation liturgique supposée de l'Église de Gubbio, il est permis de soupçonner que ce fut Rome au contraire qui a changé ses diptyques de place.

Le verset pour le psaume de la Communion appartient au gracieux chant qui sert comme de préface à tout le psautier : « Celui qui, jour et nuit, médite la loi du Seigneur, portera du fruit en son temps » (Ps. I, 3). Le psalmiste dit « en son temps » car, durant le Carême, l'on sème les jeûnes et les pénitences, mais le temps de récolter les fruits de la voie purgative est la sainte fête de Pâques, qui précisément nous initie aux mystères de la voie unitive.

La série des antiennes ad Communionem durant les messes fériales du Carême, est tirée du psautier dans l'ordre même des Psaumes, et constitue un cycle spécial. Les exceptions sont très rares, et représentent des additions postérieures. Dom Cagin, après avoir étudié soigneusement la question, a conclu que les deux messes des IVe et VIe fériés de quinquagésime, avec les antiennes ad Communionem, tirées respectivement des psaumes 1 et 2, appartiennent vraiment au cycle grégorien primitif des messes quadragésimales.

Dans la prière eucharistique, nous implorons aujourd'hui du Seigneur que le divin Sacrement nous protège, que nos jeûnes soient acceptés par Dieu, et servent aussi à nous guérir de nos vices.

On ajoute deux autres collectes ; la première, pour demander l'intercession des saints :
« Que l'offrande du divin Sacrifice nous protège et nous purifie, et que, par les mérites de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, du bienheureux Joseph, des bienheureux apôtres Pierre et Paul, du bienheureux N. et de tous les saints, elle nous purifie de toute tache et nous défende contre toute adversité ».
Pour les vivants et les défunts :
« Nous vous supplions, ô Dieu tout-puissant et miséricordieux, de nous purifier de nos fautes par le Sacrement que nous venons de recevoir. Faites que, par les prières de vos saints, la participation à vos Mystères ne nous soit pas imputée comme une faute, mais nous obtienne le pardon ; qu'elle nous purifie de toute souillure, qu'elle donne la vigueur à ceux qui sont faibles, qu'elle soit notre défense contre tous les périls de la vie présente, qu'elle remette les fautes des fidèles vivants et défunts. Par notre Seigneur ».
La collecte Ad complendum.

Il y avait un rite très ancien, appartenant à toutes les liturgies, même orientales, c'était celui de réciter, avant de renvoyer l'assemblée, des formules spéciales de bénédiction sur les catéchumènes, sur les pénitents, sur les fidèles, sur les vierges, etc., à la fin de toute synaxe. Souvent, à Jérusalem par exemple, à ces invocations était jointe l'imposition des mains par l'évêque ; si bien que, au dire de saint Augustin, les trois termes de bénédiction, oratio super hominem et imposition des mains du prêtre, devinrent synonymes. Dans les sacramentaires romains, cette collecte finale a pour titre : Ad complendum, et l'invitation précédente du diacre : Humiliate capita vestra Deo rappelle encore sa première signification euchologique.

Dans la liturgie romaine, ces formules de congé ad complendum se sont conservées seulement aux fériés du Carême, à cause de leur caractère solennel et épiscopal. Lors des synaxes privées, et toutes les fois qu'il n'y avait pas station, une unique formule pouvait suffire : le prêtre la savait par coeur et la récitait chaque jour ; les copistes s'en tinrent là volontiers. C'est précisément la même raison qui fait que nous avons perdu, aux matines et à l'offertoire, les différentes missæ ou prières, par lesquelles on congédiait autrefois les pénitents, les catéchumènes, les possédés, etc.

Nous avons déjà dit ailleurs combien le peuple tenait à ces bénédictions ; à ce point que, le pape Vigile ayant été arraché de l'autel de Sainte-Cécile tandis qu'il célébrait le dies natalis de la martyre dans sa basilique transtévérine, le peuple se souleva, exigeant que la barque qui devait conduire le prisonnier à Ostie pour le mener ensuite en exil à Constantinople, ne partît pas avant que Vigile ait récité la collecte ad complendum, laissant ainsi sa bénédiction aux Romains.

Le rite de la bénédiction qu'on donne maintenant au peuple après la formule de renvoi, représente une stratification postérieure. Elle dérive de ce fait que, quand le Pape retournait de l'autel au secretarium, les évêques, le clergé, les moines, etc. se prosternaient devant lui à son passage, lui demandant tous la bénédiction ; et lui, traçant le signe de la croix, leur répondait : Dominus nos benedicat.

La formule euchologique ad complendum d'aujourd'hui est très significative : « Regardez avec bienveillance, Seigneur, le peuple qui est prosterné devant votre majesté ; et, après avoir daigné le ranimer par le divin Sacrement, fortifiez-le sans cesse par la protection céleste ».

source

Code d’honneur du chevalier chrétien


Les dix commandements de la chevalerie

I – Tu croiras à tout ce qu’enseigne l’Église et observeras tous ses commandements.

II – Tu protégeras l’Église.

III – Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t’en constitueras le défenseur.

IV – Tu aimeras le pays où tu es né.

V – Tu ne reculeras pas devant l’ennemi.

VI – Tu feras aux Infidèles une guerre sans trêve et sans merci.

VII – Tu t’acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s’ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.

VIII – Tu ne mentiras point et seras fidèle à la parole donnée.

IX – Tu seras libéral et feras largesse à tous.

X – Tu seras, partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l’injustice et le Mal.

Les vertus chevaleresques

Loyauté : Le chevalier doit toujours être loyal envers ses compagnons d’armes. Que se soit pour la chasse ou pour traquer un ennemi, le chevalier doit être présent au combat jusqu’à la fin avec ses compagnons, prêt à les aider en tout temps avec vaillance.

Prouesse : Le chevalier doit être preux et posséder une grande vigueur musculaire. La force d’âme est aussi très importante afin de combattre les redoutables adversaires qu’il rencontre lors de ses quêtes. Il doit les combattre pour le service de la justice et non par vengeance personnelle.

Sagesse et Mesure : Le chevalier doit être sage et sensé afin d’empêcher la chevalerie de basculer dans la sauvagerie et le désordre. Le chevalier doit avoir le contrôle sur sa colère, sa haine. Il doit rester maître de lui-même en tout temps. Les échecs sont donc de mise pour le chevalier afin d’exercer l’agilité intellectuelle et la réflexion calme.

Largesse et Courtoisie : Un noble chevalier doit partager autant de richesses qu’il possède avec amis et paysans sous son aile. Lorsqu’il se rend à la cour, il doit faire preuve de courtoisie. Il s’efforce de se faire aimer par sa dame en étalant devant elle toutes ses prouesses. Il doit aussi la servir fidèlement. La noblesse purifie en quelque sorte l’âme du chevalier.

Justice : Le chevalier doit toujours choisir le droit chemin sans être encombré par des intérêts personnels. La justice par l’épée peut être horrible alors l’humilité et la pitié doivent tempérer la justice du chevalier.

Défense : Un chevalier se doit de défendre son seigneur et ceux qui dépendent de lui. Il doit toujours défendre sa nation, sa famille et ceux en qui il croit fermement et loyalement.

Courage : Un chevalier se doit de choisir le chemin le plus difficile et non le chemin guidé par ses intérêts personnels. Il doit être prêt à faire des sacrifices. Il doit être à la recherche de l’ultime vérité et de la justice adoucie par la pitié.

Foi : Un noble chevalier doit avoir foi en ses croyances et ses origines afin de garder l’espoir.

Humilité : Le chevalier ne doit pas se vanter de ses exploits, mais plutôt laisser les autres le faire pour lui. Il doit raconter les exploits des autres avant les siens afin de leur donner le renom dont il a le mérite.

Franchise : Le chevalier doit parler le plus sincèrement possible.

Prière des chevaliers

Seigneur Jésus,
De qui descend toute noblesse et toute chevalerie,
Apprenez-nous à servir noblement ;
Que notre fait ne soit point parade ni littérature,
Mais loyal ministère et sacrifice coûteux.
Tenez nos âmes hautes, tout près de Vous,
Dans le dédain des marchandages,
Des calculs et des dévouements à bon marché,
Car nous voulons gagner notre paradis
Non pas en commerçants, mais à la point de l’épée,
Laquelle se termine en croix, et ce n’est pas pour rien.
Nous avons fait de beaux rêves pour Votre amour ;
Dans l’obscurité des journées banales,
Préparez-nous aux grandes choses par la fidélité aux petites,
Et enseignez-nous que la plus fière épopée
Est de conquérir notre âme et de devenir des Saints.
Nous n’avons pas visé moins haut, Seigneur,
Et nous sommes ambitieux,
Mais malheureusement, nous sommes faibles,
Et cette grâce, nous l’espérons de votre miséricorde, nous conservera humbles.
Demandez-nous beaucoup, et aidez-nous à vous donner davantage.
Et puisque nous sommes livrés à Vous,
Ne vous gênez pas pour nous prendre au mot et pour nous sacrifier,
Nous vous le demandons malgré le tremblement de notre chair,
Car nous voulons n’avoir qu’une crainte, celle de ne pas Vous aimer assez.
Et quand au soir de notre dernière bataille,
Votre voix de Chef sonnera le ralliement de tous Vos Chevaliers,
Faites, Seigneur, c’est notre suprême prière,
Faites que notre mort serve à quelque chose,
Et accordez-nous la grâce de mourir debout.
Ainsi soit-il.
prière, composée par le Révérend-Père Jacques Sevin

Pour en savoir plus http://conmilitiumchristi.free.fr/

Toute notre tâche consiste à passer aux actes - Saint Vincent de Paul

Monsieur de Paul (1581-1660)
« Priez le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson » (Mt 9,38)
Il y a bien des gens qui, pour avoir l’extérieur bien composé et l’intérieur rempli de grands sentiments de Dieu, s’arrêtent à cela ; ils se contentent des doux entretiens qu’ils ont avec Dieu dans l’oraison. Ne nous trompons pas : toute notre tâche consiste à passer aux actes.

Et cela est tellement vrai que l’apôtre saint Jean nous déclare qu’il n’y a que nos œuvres qui nous accompagnent dans l’autre vie ;
Alors j’ai entendu une voix qui venait du ciel. Elle disait : « Écris : Heureux, dès à présent, les morts qui meurent dans le Seigneur. Oui, dit l’Esprit, qu’ils se reposent de leurs peines, car leurs actes les suivent ! » (Ap 14,13).
Faisons donc réflexion à cela ; d’autant plus qu’en ce siècle il y en a beaucoup qui semblent vertueux, et qui en effet le sont, qui néanmoins inclinent à une voie douce et molle plutôt qu’à une dévotion laborieuse et solide. L’Église est comparée à une grande moisson qui requiert des ouvriers, mais des ouvriers qui travaillent.

Il n’y a rien de plus conforme à l’Évangile que d’amasser, d’un côté, des lumières et des forces pour son âme dans l’oraison, dans la lecture et dans la solitude, et d’aller ensuite faire part aux hommes de cette nourriture spirituelle.

C’est faire comme notre Seigneur a fait, et, après lui, ses apôtres ; c’est joindre l’office de Marthe à celui de Marie ; c’est imiter la colombe, qui digère à moitié la pâture qu’elle a prise et puis met le reste par son bec dans celui de ses petits pour les nourrir.

Voilà comme nous devons faire, voilà comme nous devons témoigner à Dieu par nos œuvres comme nous l’aimons. Toute notre tâche consiste à passer aux actes.

Saint Vincent de Paul, prêtre, fondateur de communautés religieuses. Entretiens spirituels aux Missionnaires, fragment 171 (Seuil 1960 p. 908 et Orval)

Le mariage croate

      À Siroki Brijeg, parmi les 13 000 fidèles, on ne compte pas un seul divorce. De mémoire d'homme, pas une seule famille n'a éclaté. L'Herzégovine jouit-elle d'une faveur exceptionnelle de la part du Ciel ? Existe-t-il un truc magique contre le démon de la division ?
      La réponse est très simple ! Durant des siècles, sous domination turque puis communiste, les Croates ont cruellement souffert, car on voulait arracher leur foi chrétienne. Ils savent par expérience que leur salut vient de la Croix du Christ ;  il ne vient pas des projets de désarmement, de l'aide humanitaire ou des traités de paix, même si parfois ces réalités apportent quelques bienfaits.
            La source du Salut, c'est la Croix du Christ ! Ces gens ont une sagesse, ils ne se laissent pas tromper lorsqu'il s'agit de la vie ou de la mort. C'est pourquoi ils ont lié de façon indissociable le mariage à la Croix du Christ. Ils ont fondé le mariage qui donne la vie humaine sur la Croix qui donne la vie divine.
            La tradition croate du mariage est si belle qu'elle commence à faire école en Europe et en Amérique ! Lorsqu'un jeune couple se prépare au mariage, on ne lui raconte pas qu'il a trouvé la personne idéale, le meilleur parti. Non ! Que dit le prêtre ? :

« Tu as trouvé ta croix. Et c'est une croix à aimer, une croix à porter,
 une croix qu'il ne faudra pas rejeter mais chérir. »

            Ces paroles prononcées en France laisseraient le fiancé muet de stupeur. Mais en Herzégovine, la Croix évoque l'amour, et le crucifix est le trésor de la maison.
            Lorsque les fiancés se rendent à l’église, ils apportent avec eux un crucifix. Ce crucifix est béni par le prêtre, et au cours de l'échange des consentements, il revêt une importance centrale. En effet, la fiancée pose sa main droite sur la croix ;  à son tour, le fiancé pose sa main sur celle de sa fiancée, et les deux mains se trouvent ainsi réunies sur la croix, fondées sur la croix. Le prêtre pose son étole sur les mains des fiancés qui prononcent alors leurs consentements et se promettent fidélité selon le rite de l’Église.
            Après cela, les mariés ne s'embrassent pas, mais ils embrassent la croix. Ils savent qu'ils embrassent ainsi la source de l'amour.
            Celui qui s'approche et voit leurs mains étendues sur la croix comprend que si le mari abandonne sa femme ou que la femme abandonne son mari, alors, c'est la croix qu'ils lâchent. Et lorsqu'on a lâché la croix, il ne reste rien, on a tout perdu, car on a lâché Jésus, on a perdu Jésus.
            Après la cérémonie, les mariés rapportent ce crucifix et lui donnent une place d'honneur dans la maison. Il deviendra le centre de la prière familiale, car ils ont la conviction que la famille est née de cette croix.
            Si un problème survient, si un conflit éclate, c'est devant cette croix que les époux viennent trouver secours. Ils n'iront pas chez un avocat, ils ne consulteront pas un diseur de bonne aventure ou un astrologue, ils ne compteront pas sur un psychologue pour régler leurs affaires.
            Non, ils iront devant leur Jésus, devant la croix. Ils se mettront à genoux et c'est devant Jésus qu'ils verseront leurs larmes, qu'ils crieront leur souffrance et, surtout, échangeront leur pardon. Ils ne s'endormiront pas le cœur lourd, car ils auront eu recours à leur Jésus, au Seul qui a la puissance de sauver.
            Ils apprendront à leurs enfants à embrasser la croix chaque jour et à ne pas se coucher comme des païens, sans avoir remercié Jésus. Pour les enfants, aussi loin qu'ils s'en souviennent, Jésus est l'ami de la famille, que l'on respecte et que l'on embrasse.
            Ces enfants ne reçoivent pas de « nounours » à étreindre durant la nuit pour se sentir en sécurité. Mais ils disent « bonne nuit » à Jésus et embrassent la croix. Ils s'endorment avec Jésus, pas avec une peluche. Ils savent que Jésus les garde dans ses bras et qu'ils n'ont rien à craindre, leurs peurs s'éteignent dans leur baiser à Jésus.

D’après un article du Nouvel informateur catholique, 3 mars 2002

Se former avec Notre-Dame de Chrétienté

L’Université de Murcie confirme une nouvelle concordance entre le Linceul de Turin et le Suaire d’Oviedo et leur authenticité

Le Suaire d’Oviedo, vénéré depuis le VIIe siècle dans la ville espagnole du même nom comme relique de la Passion du Christ, présente des concordances telles avec le Linceul de Turin qu’il est possible de dire que les deux toiles ont été en contact au moment de l’ensevelissement de l’Homme du Linceul. C’est ce que confirme une nouvelle étude réalisée par l’Université catholique de Murcie (UCAM) avec un microscope électronique à balayage de toute dernière génération. Pour les chercheurs, la conclusion de l’expérience est nette : l’authenticité des deux reliques s’en trouve encore renforcée par cette vérification croisée.

Turin et Oviedo : une “nouvelle concordance de tout premier ordre”

Alfonso Sanchez Hermosilla, chef de section d’histopathologie légale de l’Institut de médecine légale de Murcie en même temps qu’il est directeur de l’Equipe d’investigation du Centre espagnol de sindonologie, la nouvelle découverte révèle une « nouvelle concordance de tout premier ordre » s’ajoutant à la liste croissante d’indices qui permettent d’identifier les deux reliques.

Elle ajoute ainsi au poids des preuves d’authenticité résultant d’études précédentes, qui ont permis d’établir que la toile d’Oviedo, ou suaire enveloppant la tête du supplicié du Linceul, correspondait en de multiples points au Linceul dans lequel son corps avait été ensuite enveloppé, tandis que la nature des blessures indiquées par les multiples tâches de sang se trouvant sur les deux tissus concordent parfaitement avec le récit de la Passion. Ainsi les indices concordants se multiplient et se renforcent pour dire que l’Homme du Linceul était bien le Christ, notre Sauveur.

Mêmes grains de pollen sur le Suaire et sur le Linceul : preuve d’authenticité

Les chercheurs de l’UCAM ont identifié un grain de pollen d’Helichrysum Sp. adhérant à l’une des tâches de sang du Suaire, et dont l’adhérence, observée grâce au microscope très puissant prouve qu’il ne s’agit pas d’une contamination postérieure aléatoire mais qu’il s’est déposé sur le Suaire alors que la tâche de sang n’était pas encore séchée. Des études sur le Linceul de Turin avaient déjà permis d’identifier des grains de pollen de cette plante.

La découverte permet d’écarter toute accusation de falsification, puisque personne n’aurait pu fabriquer une toile avec de multiples concordances avec le Linceul de Turin en y ajoutant des grains de pollen originaires du Proche Orient et correspondant en tous points à ceux découverts sur la relique la plus extraordinaire et la plus sainte de la Chrétienté.

L’Université catholique de Murcie à la pointe de la recherche grâce au Suaire d’Oviedo

Les responsables des recherches à l’Université de Murcie ont donné quelques précisions sur la plante Helichrysum Sp., de la famille des asters : elle est « utilisée depuis des millénaires au Proche-Orient pour ses propriétés cosmétiques ; elle était en outre utilisée lors des enterrements juifs du 1er siècle, c’est pourquoi il ne faut pas s’étonner de sa présence sur des traces de sang sur un linge utilisé pour la sépulture d’un cadavre ».

Voilà qui s’ajoute à ce que l’on savait déjà sur le Suaire d’Oviedo : comme le Linceul de Turin, il comporte des traces de sang humain de groupe AB, et les tâches des deux toiles se correspondent « mathématiquement », montrant que celles-ci ont été un contact avec un même visage.

Le président de l’Université de Murcie a précisé que cette institution avait fait l’acquisition du microscope « en vue de rendre ce service » : permettre l’analyse en profondeur du Suaire d’Oviedo. Mais il a aussi des applications plus profanes : analyse de matériaux de construction, d’échantillons obtenus dans les fonds sous-marins, objets archéologiques… En attendant, sans doute, de pousser plus avant dans l’examen du Suaire d’Oviedo.

Celui-ci est exposé trois fois par an, le Vendredi Saint et les 14 et 21 septembre.

source : Reinformation.tv

Neuvaines et prières en l'honneur de Saint Joseph, Patron de l’Église


Indulgences

1) Trois cents jours, à chaque jour de la neuvaine, pour ceux qui font ce pieux exercice d’un cœur contrit et avec dévotion.
2) Indulgence plénière, pendant la neuvaine, ou à l’un des huit jours qui la suivent immédiatement, moyennant la confession, la communion et les prières pour la Sainte Eglise et pour le Souverain Pontife (Pie X – 5 janvier 1849).


Premier jour

Glorieux et aimable Joseph, je viens vous invoquer pendant
Neuf jours sous un titre qui vous est cher. Vous avez beaucoup aimé le Cœur de Jésus et ce Divin Cœur vous a infiniment aimé; vous en êtes vraiment l'ami par excellence.
Autre est la clarté du soleil, autre la clarté de la lune, et une étoile diffère d'une autre en éclat. Ainsi les saints diffèrent entre eux. Tous furent les amis du Cœur de Jésus, mais vous l'avez été plus qu'eux tous, après la Bienheureuse Vierge Marie. Aussi tous s'inclinent devant vous. L’ancien Joseph vit le soleil, la lune et onze étoiles l'adorer. Or Jésus, Soleil de Justice, Marie, douce comme la lune, les apôtres et les saints, brillants comme des étoiles, se sont inclinés devant vous.
Je me joins à eux, ô Joseph, je vous salue, ô doux modèle et patron et vous prie de m'accorder ce que je vous demande pendant cette neuvaine.
Saint Joseph, modèle et patron des amis du Sacré-Cœur, priez pour nous.

Deuxième jour

Saint Jean, le disciple bien-aimé, fut choisi par Jésus pour sa pureté virginale; il a reposé sa tête sur ce Cœur Sacré; il a été le gardien de la plus pure des vierges et de Jésus lui-même.
O aimable Saint Joseph, ce que Saint Jean n'a fait qu'une fois vous l'avez fait bien souvent. Jésus aussi a reposé sa tête innocente sur votre cœur si pur. Marie, la Vierge Immaculée vous a été confiée pendant de longues années.
Oh! Penchez vous encore sur le Cœur de Jésus, et vous unissant à Notre-Dame du Sacré-Cœur, demandez à notre divin modèle de me rendre doux et humble de cœur. Obtenez-moi de lui ce que je vous demande pendant cette neuvaine.
Saint Joseph, priez pour nous.

Troisième jour

Le précurseur du Messie, Saint Jean-Baptiste, s'est appelé  « l'ami de l’Époux ». Il a prêché dans le désert et a annoncé le Sauveur Il a été un modèle de mortification. Vous, ô glorieux Saint Joseph, vous avez été l'ami de l’Époux et de l'Épouse. Vous avez vécu avec eux. Vous avez porté Jésus dans vos bras, dans les déserts de l'Égypte! Vous avez pratiqué une mortification continuelle et vous avez prêché par un silence éloquent
Rendez-moi, O bienheureux Père, l'ami de Jésus et de Marie, l'ami de la mortification et du silence. Accordez-moi ce que mon cœur désire, toujours conformément à la volonté de Dieu que vous avez si parfaitement accomplie.
Saint Joseph, priez pour nous.
Quatrième jour

Jésus a appelé Lazare son ami Lazare a reçu plusieurs fois Jésus à Béthanie. Vous, ô Saint Joseph, vous l’avez gardé pendant plusieurs années. Jésus n'était pas à la mort de Lazare: il était loin; mais il a assisté à la vôtre, vous donnant la main dans le passage du temps à l'éternité. Il a ressuscité Lazare et nous croyons pieusement quoique ce ne soit pas de foi, que vous êtes en corps et en âme dans le ciel.
O ami privilégié de Jésus! Faites-moi vivre en union avec lui. Qu'il habite toujours avec moi par la foi et par la grâce.
Qu'il ne m'abandonne pas à l’heure de la mort.
Que je meure en sa compagnie, en celle de Marie et en la vôtre.
Qu'il me place à côté de vous dans le séjour des élus.
O Saint Joseph, obtenez-moi les autres grâces que je vous demande.


Cinquième Jour

L'Évangile nous dit que Jésus aimait Marthe. Celle-ci a servi Jésus quelquefois; vous ô Joseph, vous l'avez servi pendant de longues années; vous l'avez servi du matin au soir et du soir au matin. Marthe était troublée dans sa sollicitude et vous, vous avez servi Jésus en paix et dans les plus pénibles circonstances. Marthe a nourri quelquefois son divin Sauveur; vous, vous lui avez gagné le pain de chaque jour. Vous n’avez pas oublié « l’unique nécessaire. »
Oui, vous êtes l’ami de prédilection et le père nourricier de Jésus. Je vous confie mon âme, nourrissez-la des vertus que vous avez pratiquées. Faites moi éviter le trouble et l'agitation. Enseignez-moi I 'unique nécessaire et obtenez-moi les grâces que je demande au Cœur Sacré de Jésus.


Sixième jour

Le saint Évangile nous dit encore que Jésus aimait Marie-Madeleine. Cette illustre Sainte a arrosé des larmes du repentir les pieds de Jésus. Vous, ô Saint Joseph vous les avez arrosés des larmes de tendresse. Madeleine lui a prodigué ses parfums, vous lui avez prodigué vos sueurs el vos peines. Madeleine a baisé les pieds de Jésus, et vous, ô sainte Joseph, vous avez baisé ses innocentes mains et son front serein et vous l'avez pressé contre votre cœur. Madeleine le cherchait, après sa mort, pendant qu'il vous visitait dans les limbes.
O ami par excellence du Cœur de Jésus obtenez-moi le pardon de mes péchés, des larmes de repentir et d'amour.
Que je travaille désormais pour la gloire de ce Cœur Sacré et l'avènement de son règne. Daignez m'obtenir aussi les grâces que je demande pendant cette neuvaine.


Septième jour

Je ne vous appellerai plus serviteurs, disait Jésus à ses apôtres, mais je vous appelle « mes amis », parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître. A vous, j'ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père. O glorieux Saint Joseph, vous avez connu avant les apôtres le grand mystère de l'Incarnation. Que de secrets après celui-là Jésus ne vous a-t-il par révélés! Comme les apôtres, vous êtes allé porter le Sauveur aux nations étrangères, au péril de votre vie. Avec Marie vous avez été le premier missionnaire du Sacré-Cœur. Vous avez été le martyr caché et inconnu du secret de l'Incarnation et vous êtes mon d'amour pour Jésus.
Saint Joseph, rendez-moi, en quelque manière votre imitateur.
Nous pouvons tous être plus ou moins les missionnaires du Sacré-Cœur embrassez mon cœur du feu de votre zèle et de vous amour pour le Divin Cœur. Je vous demande de nouveau la grâce particulière de cette neuvaine.


Huitième jour

L’Exode nous dit: « Le Seigneur parlait à Moïse face à face comme un homme a coutume de parler à son ami. »
Le Verbe fait chair vous parlait véritablement face à face, ô grand Saint Joseph! Il ne vous parlait pas sous une forme mystérieuse et empruntée. Il vous parlait « comme un ami à son ami », bien plus, comme un enfant à son Père. Il parlait à votre oreille, à votre cœur.
Moïse â conduit le peuple dans le désert et vous, ô Joseph, vous y avez conduit et protégé Jésus et Marie. La Loi, dit l'apôtre, a été donnée par Moïse et la grâce par Jésus-Christ.
O saint modèle et patron des amis du Sacré-Cœur, apprenez-moi à converser avec Jésus. Obtenez-moi  l’esprit d'oraison, l'esprit véritablement intérieur et la plus grande fidélité à la Loi du Seigneur Apprenez-moi à aimer Dieu et le prochain: c'est là toute la Loi.

Neuvième jour

O Saint Joseph, si je cherchais dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau tous les saints qui ont été les amis de Dieu; si je relisais la vie de tous les bienheureux qui ont illustré l'Église catholique; je pourrais dire avec Sainte Thérèse, votre fidèle servante, que vous les surpassez tous par les soins que vous avez rendus à Jésus et à Marie, par votre dignité et par le grand nombre de grâces que vous pouvez nous accorder et par la place que vous occupez dans le ciel.
Aussi, je me jette à vos pieds et vous demande toutes les grâces spirituelles et temporelles que vous savez m'être nécessaires. Je vous confie le soin de mon âme et de mon corps, de ma vie intérieure et extérieure, de la durée de mon existence et du moment de ma mort. Je désire être à votre exemple un ami du Cœur de Jésus un ami de Notre-Dame du Sacré-Cœur. un ami de vous-même.
Jésus, Marie, Joseph! Ô doux noms soyez toujours sur mes lèvres!...
Que je les chante ici bas dans les jours de mon pèlerinage, que Je les chante en quittant l'exil Que je les chante à jamais dans l’éternelle Patrie! Amen.



PRIÈRE A SAINT JOSEPH
(pour les agonisants)

O glorieux Saint Joseph qui, pendant votre agonie et au moment de votre mort avez eu le bonheur d être assisté par Jésus et Marie, obtenez la même faveur aux agonisants. Je vous la demande aussi pour moi et pour les miens quand nous serons à l’agonie. Daignez alors plus que jamais vous souvenir de nous, ô grand Saint et par votre puissante protection nous obtenir la grâce d'expirer paisiblement comme vous entre les bras de Jésus et de Marie. Amen

J. Lyonnard s. j.
Cum approbatione ecclesiastica
Mechlinae. 12/4/1963
Société de Marie Réparatrice
Maison du Cœur Agonisant de Jésus
2d. Centre de l'Oeuvre du salut des mourants
Avenue R. Vandendriessche, 22 B 1150 Bruxelles



LES 7 DOULEURS ET LES 7 ALLÉGRESSES DE SAINT JOSEPH

La dévotion aux 7 douleurs et aux 7 allégresses de Saint Joseph est un grand honneur parmi les dévoués serviteurs du virginal époux de Marie. Elle a été recommandée par Saint Joseph lui-même à deux religieux franciscains naufragés et en grand péril de mort. Ils restèrent trois jours et trois nuits au milieu des flots soulevés par une horrible tempête sans autre esquif qu'une planche. Saint Joseph qu’ils  avaient appelé à leur secours, les délivra et leur recommanda la dévotion à ses sept allégresses et à ses sept douleurs, promettant sa protection à ceux qui embrasseraient cette pratique.

Pour rendre cette dévotion plus chère aux dévoués serviteurs de Saint Joseph, les souverains Pontifes Pie VII, Grégoire XVI et Pie IX ont enrichi ces prières de nombreuses indulgences.

Le Souverain Pontife Pie VII, par un Rescrit du 9 décembre 1818, accorda à tous les Fidèles, qui, contrits au moins de cœur, réciteront les susdites prières:
. Une indulgence de cent jours une fois le jour;
. Une indulgence de trois cents jours pour tous les mercredis de l’année et pour chaque jour des deux Neuvaines qui précéderont la fête principale de Saint Joseph (19 mars), et celle de son Patronage (troisième dimanche après Pâques).
. Une indulgence plénière pour chacune de ces deux fêtes, à tous ceux qui, véritablement contrits, confessés et communiés, réciteront ces mêmes prières.
. Une indulgence plénière pour chacun des sept dimanches consécutifs, en un temps quelconque de l’année, pourvu qu’après 1a récitation des prières, indiquées plus haut, étant véritablement contrit, on se confesse, communie, visite quelque église ou Oratoire public, et qu’on prie pendant quelque espace de temps suivant à l’intention de Sa Sainteté.


PRATIQUE DES 7 DOULEURS ET LES 7 ALLEGRESSES DE SAINT JOSEPH

1ère douleur, 1ère joie

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand par un sentiment de respect vous pensiez à vous éloigner de Marie, et au nom de votre joie quand l’ange vous dit de la garder pour votre épouse et vous annonça qu’elle serait la Mère du Sauveur, daignez intercéder pour nous.

Pater, Ave, Gloria.


2ème douleur, 2ème joie

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand vous cherchez un asile dans les rues de Bethléem, et au nom de votre joie quand vous adorâtes Jésus nouveau-né dans la crèche, daignez intercéder pour nous.

Pater, Ave, Gloria.


3ème douleur, 3ème joie

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand le sang du Divin Enfant coula pour la première fois, et au nom de votre joie quand vous lui donnâtes, de la part du ciel, le nom de Jésus, daignez intercéder pour nous.

Pater, Ave, Gloria.

4ème douleur, 4ème joie

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand vous entendîtes annoncer que Jésus serait un signe de contradiction, et que le cœur de Marie serait percé d’un glaive de douleur, et au nom de votre joie quand vous l’offriez à Dieu et que vous le vîtes accueilli dans le temple comme Rédempteur d’Israël, daignez intercéder pour nous.

Pater, Ave, Gloria.

5ème douleur, 5ème joie

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand l’Ange vous dit de fuir en Egypte parce qu’Hérode voulait faire mourir Jésus, et au nom de votre joie quand vous l’arrachiez à ce péril en l’emportant dans vos bras, daignez intercéder pour nous.

Pater, Ave, Gloria.

6ème douleur, 6ème joie

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand, au retour d’Egypte, vous étiez plein d’inquiétude pour Jésus, et au nom de votre joie quand l’Ange vous dit d’aller à Nazareth, daignez intercéder pour nous.

Pater, Ave, Gloria.

7ème douleur, 7ème joie

Saint Joseph, au nom de votre douleur, pendant les trois jours d’absence de Jésus, et au nom de votre joie en le retrouvant dans le temple, daignez intercéder pour nous.

Pater, Ave, Gloria.

AVE JOSEPH

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé; le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux; vous êtes béni entre tous les hommes, et Jésus, l’Enfant Divin de votre virginale Epouse est béni.
Saint Joseph donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort.
Amen.

PRIERE
(très efficace pour obtenir une grâce)

Saint Joseph, votre autorité de père, jointe à celle de Marie, dans l’éducation de Jésus à Nazareth, assure encore votre exceptionnel pouvoir au Ciel; écoutez ma prière, et daignez m’obtenir la grâce de…………….
Amen.


PRIERE A SAINT JOSEPH

O Saint Joseph dont la protection est si grande, si forte et si prompte devant le trône de Dieu, je mets en toi tous mes intérêts et désirs. O Saint Joseph, assiste-moi par ta puissante intercession et obtiens pour moi de ton Divin Fils toutes les Bénédictions Spirituelles par Jésus-Christ Notre Seigneur, de telle manière qu’ayant engagé ici-bas ton pouvoir céleste, je puisse offrir mes remerciements et mon hommage au Père qui nous aime.
O Saint Joseph, je ne me fatigue jamais de vous contempler, Toi et Jésus endormi dans tes bras; je n’ose pas approcher pendant qu’il se repose près de ton Cœur. Embrasse-le en mon nom et baise sa tête délicate pour moi et demande-lui de m’embrasser à son tour lors de mon dernier soupir.
Saint Joseph, patron des âmes du purgatoire, prie pour nous!

Cette prière a été trouvée la 50ème année de Notre Seigneur Jésus-Christ. En 1505, elle a été envoyée par le Pape à l’Empereur Charles lorsqu’il partit à la bataille.
Quiconque entend cette prière, ou l’entendra, ou la gardera sur lui, ne mourra pas d’une mort soudaine, ne sera pas noyé, et le poison n’aura aucun effet sur lui. Ils ne tomberont pas dans les mains de l’ennemi et ne seront brûlés part aucun feu. Ils ne subiront aucune domination en bataille.

25 septembre 1950
Imprimatur Hugh. C. Boyle
Bishop of Pittsburgh




LES GRANDES LITANIES DE SAINT JOSEPH

Seigneur, ayez pitié de nous
Christ, ayez pitié de nous,
Seigneur, ayez pitié de nous,
Christ, écoutez-nous,
Christ, exaucez-nous,
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, .qui êtes Dieu, ayez pitié de nous,
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous,
Sainte Marie, Épouse de Saint Joseph, priez pour nous,
Saint Joseph, fidèle époux de la Sainte Vierge Marie, priez pour nous,
Saint Joseph, qui fûtes assigné par Dieu lui-même comme époux de Marie Priez…
Saint Joseph, qui êtes nommé par l'Évangile l’époux de Marie de qui est né le Christ, de Marie de qui est né le Christ,
Saint Joseph, serviteur et chef fidèle et sage de la Sainte Famille, saint Joseph, protecteur et père nourricier très attentif de Jésus,
Saint Joseph, homme selon le Cœur de Dieu,
Saint Joseph, gardien de la Virginité de Marie,
Saint Joseph, qui avez été le très tendre consolateur de Marie,
Saint Joseph, qui avez toujours conservé intacte et immaculée votre propre virginité,
Saint Joseph, qui par votre profonde humilité avez été très agréable à Dieu,
Saint Joseph, qui avez été continuellement rempli d'un brûlant amour pour Dieu,

Saint Joseph, qui à un degré éminent avez possédé le don de la céleste contemplation,
Saint Joseph qui par l’Esprit Saint Lui-même êtes nommé dans l’Evangile un homme juste, c’est-à-dire exempt de tout péché et orné de toutes les vertus,
Saint Joseph qui plus profondément que tout autre humain avez pénétré les divins mystères

Saint Joseph, .qui par un ange avez été initié au mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu en Marie,
Saint Joseph qui avec Marie votre épouse, portant en son sein virginal le Sauveur du monde, avez fait le voyage de Bethléem,
Saint Joseph, qui ne trouvant pas de logement en Bethléem, vous êtes choisi un gîte dans une grotte,
Saint Joseph, qui avez été digne d'être le premier à contempler Jésus après sa naissance,
Saint Joseph, qui avez pu recevoir des mains de Marie
dans les vôtres Jésus nouvellement né,
Saint Joseph qui avez serré l'Enfant Jésus sur votre cœur et l'avez couché dans une crèche,

Saint Joseph, qui dans la circoncision avez vu couler les premières gouttes du sang de Jésus et les avez offertes à Dieu pour notre salut,
Saint Joseph, qui avez été l’heureux témoin de l’adoration des bergers et des rois mages,
Saint Joseph, qui avec Marie, avez offert à Dieu l’Enfant Jésus dans le Temple,
Saint Joseph, qui sur l’ordre de l'Ange du Seigneur avez emmené Jésus et sa Mère Marie, en sécurité en Egypte,
Saint Joseph qui après le décès d’Hérode êtes retourné avec Jésus er Marie dans la terre d'Israël,
Saint Joseph, qui apprenant que le cruel Archelaüs régnait en Judée, êtes allé vous établir à Nazareth,
Saint Joseph, qui, rempli d’une grande tristesse êtes allé avec Marie à la recherche du jeune Jésus resté à Jérusalem,
Saint Joseph, qui, plein d une grande joie, avez retrouvé l’Enfant dans le Temple au milieu des docteurs,
Saint Joseph, à qui le Roi des rois s'est soumis durant sa vie cachée,
- Vous qui êtes notre intercesseur écoutez-nous Saint Joseph,
Vous, qui êtes notre patron et notre protecteur, exaucez-nous. Saint Joseph,
Dans tous nos besoins, aidez-nous Saint Joseph,
Dans toutes nos angoisses et incertitudes a. n. s.J
À l’heure de notre mort, aidez..

Par votre chasteté virginale,
Par les tendres soins dont vous avez entouré l'Enfant-Jésus,
Par votre travail ardu et votre sueur,
Par toutes vos éminentes vertus,
Par votre bonheur céleste et votre gloire très élevée,
Par votre puissante intercession,
Puisque nous nous mettons sous votre sainte protection,
Daignez nous obtenir le pardon de nos péchés, exaucez-nous, Saint Joseph,
Daignez nous recommander toujours à Jésus et à
Marie, exaucez-nous Saint Joseph,
Daignez obtenir pour toutes les vierges le don et la conservation de la chasteté,
Daignez obtenir pour tous les époux la paix et l'union dans leur famille et les grâces d'état qui leur sont nécessaires,
Daignez secourir nos malades, alléger leurs souffrances et, s'il plaît à Dieu, les guérir,
Daignez obtenir pour toutes les autorités séculières et religieuses la grâce d’un gouvernement sage et fécond sur leurs subordonnés,
Daignez venir en aide à tous les parents, afin qu'ils élèvent chrétiennement leurs enfants
Daignez préserver les enfants innocents contre les ruses du démon et la perversité du monde,
Daignez veiller sur eux comme vous avez veillé sur l’Enfant-Jésus.

Daignez protéger partout et toujours ceux qui mettent leur confiance dans votre puissante intercession
Daignez accorder vos faveurs à toutes les personnes et sociétés qui vous sont spécialement consacrées,
Daignez prendre tout particulièrement sous votre garde vigilante l'Église du Christ, dont vous êtes le père et le premier patron,
Daignez en tant que patron de la bonne mort venir avec Jésus et Marie nous assister au moment de notre mort,

Daignez vous trois, en cette heure décisive nous réconforter et nous protéger contre nos ennemis,
Daignez diminuer les peines des âmes du Purgatoire et hâter leur délivrance,
Daignez conduire ces âmes au ciel après leur purification et plus tard aussi les nôtres.
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde,
Pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde,
exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez les péchés du monde,
Ayez pitié de nous,

V Priez pour nous, Saint Joseph
R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.


PRIONS

Puissions-nous, Seigneur, être secourus par les mérites de l'époux de votre très Sainte Mère, afin que par son intercession nous soit accordé ce que nos faibles prières ne peuvent obtenir.
O Dieu, qui par votre ineffable Providence avez daigné choisir Saint Joseph comme époux de votre très Sainte Mère, accordez-nous d'avoir comme intercesseur dans le ciel celui que nous vénérons comme notre protecteur ici-bas.
Par le Christ Notre Seigneur.
Amen.

SAINT JOSEPH PATRON DE L’EGLISE UNIVERSELLE

Saint Joseph a été solennellement déclaré patron de l'Église catholique par l'immortel Pie IX, le 8 décembre 1870.

Prière en l’honneur de saint Joseph
Patron de l’Eglise Universelle

O très puissant patriarche, Saint Joseph, patron de l'Église universelle, qui vous invoque incessamment dans ses anxiétés et ses tribulations, abaissez du trône élevé de votre gloire un regard de compassion sur le monde catholique. Que votre cœur paternel s'émeuve à la vue de l'épouse mystique et du vicaire de Jésus-Christ brisés par la douleur et persécutés par des ennemis puissants.

Je vous en conjure par les angoisses si amères que vous avez endurées ici-bas, séchez, dans votre bonté, les larmes de notre vénéré Pontife; défendez-le, délivrez-le, et intercédez pour lui près du donateur suprême de la paix et de la charité, afin que toute adversité disparaisse toute erreur soit dissipée, et que l’Eglise entière puisse servir Dieu dans une liberté parfaite.
Amen.


AUTRE PRIÈRE EN L’HONNEUR DE SAINT JOSEPH? PATRON DE L’EGLISE UNIVERSELLE.

O glorieux Saint Joseph, choisi par Dieu pour être le Père putatif de Jésus, l’époux très pur de Marie toujours vierge, le chef Je la Sainte Famille, et qui, pour cette raison, avez été choisi par le vicaire du Christ comme le céleste patron et le protecteur de l'Église fondée par Jésus, c'est avec la plus grande confiance que j'implore en ce moment votre puissant secours pour toute l'Église militante. Protégez particulièrement avec un amour vraiment paternel  notre saint Père le Pape, tous les évêques et prêtres qui sont en communion avec la Chaire de Saint Pierre.
Soyez le défenseur de tous ceux qui travaillent au salut des âmes dans les angoisses et les tribulations de cette vie, et faites que les Peuples de la terre se soumettent docilement à l'Église, qui seule peut procurer à tous le salut éternel
Daignez aussi, ô bien aimé Saint Joseph, agréer la consécration que je vous fais de moi-même.  Je me donne tout à vous, vous demandant d'être toujours mon père, mon protecteur et mon guide sur le chemin du salut. Obtenez-moi une grande pureté de cœur et un ardent amour de la vie intérieure.
Faites qu'à votre exemple toutes mes actions tendent à la plus grande gloire de Dieu en union avec le Divin Cœur de Jésus le Cœur Immaculé de Marie et avec vous. Enfin, priez pour moi, afin que je puisse participer à la paix et à la joie que vous avez goûtées vous même à votre sainte mort.
Amen.


PRIÈRE A SAINT JOSEPH
(de Léon XIII)

O bienheureux Joseph, nous recourons à vous dans notre tribulation, et, après avoir imploré le secours de votre très Sainte Épouse, nous sollicitons aussi, en toute confiance, votre patronage. Au nom de l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, au nom de l'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant-Jésus, nous vous supplions de jeter un regard propice sur l'héritage acquis par Jésus-Christ, au  prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

O Gardien très vigilant de la Sainte Famille, protégez la famille privilégiée de Jésus-Christ. Père très aimant, préservez-nous de toute contagion de la corruption et de l'erreur;
Protecteur très puissant soyez-nous secourable, et assistez-nous du haut du ciel dans le combat que nous avons à soutenir contre la puissance des ténèbres. Et, de même qu'autrefois, vous avez arraché l'Enfant-Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la Sainte Église de Dieu contre les embûches de l'ennemi et contre toute adversité, et couvrez-nous tous de votre constante protection, afin que nous puissions, à votre exemple et par votre assistance vivre saintement, mourir pieusement, et obtenir l'éternelle félicité dans le ciel.
Amen.

La Vérité libératrice - Qu'est-ce que la vérité ?



« La vérité vous rendra libres » (Jn 8) nous dit Jésus. Or qu’en est-il de ma liberté ? De la liberté en général ? De la liberté de l’homme aujourd’hui ?

Le drame moderne est d’avoir fait de la liberté la seule fin de l’homme et de la société, indépendamment de toute vérité réputée inaccessible ou subjective, c’est-à-dire chacun la sienne, pas commune pour tous. Une société sans Dieu capable de saisir des éléments de vérité passe à la volonté de faire tout ce que l’on veut, tout ce que l’on estime bon pour soi. Il s’agit alors de la liberté déconnectée de toute vérité, c’est-à-dire de tout bien. Il n’y a plus de contrainte exposée extérieurement à l’homme.
La vérité, ce n’est pas les idées aujourd’hui très reçues sur l’euthanasie, le mariage des homo sexuels, le contrôle des naissances, l’avortement, le concubinage, le divorce, la communion des divorcés remariés, le mariage des prêtres, les femmes-prêtres, etc. Nous sommes là face à des idées reçues par une forte majorité. Or ce sont des erreurs très graves ; la vérité en est terriblement absente. Donc la vraie liberté de ceux qui y pataugent.
Celui qui s’illusionne dans les pièges de l’avoir et du pouvoir n’est pas un homme libre.
Celui qui nourrit la tendance de tout ordonner autour de soi fabrique des liens qui ficellent sa vie ou celle des autres. Cette conduite est fausse et elle ne rend pas libre ni soi-même ni les autres.
Quand on préfère des idoles à la place du Souverain Bien, c’est l’erreur de s’attacher au rien au lieu d’adorer le Tout, alors on se met soi-même de lourdes chaînes.

Les totalitarismes passés ou futurs ont été ou seront des erreurs monstrueuses, sanguinaires. Je pense, aujourd’hui, au totalitarisme laïciste français. Ils étouffent la liberté humaine parce que ce n’est pas vrai de la Vérité divine. Les impostures et les mensonges conduisent à l’humiliation et à la désespérance des peuples. Le totalitarisme islamiste (islam = soumission) a enchaîné des milliards et des milliards d’humains depuis le VI e siècle.
Dieu est Vérité ! Son Fils a dit qu’il est la Vérité. C’est donc lui qui nous libère entièrement. Libère ce cœur où croupissent et sommeillent nos démons familiers qui enchaînent. Libère ce cœur des attaches possessives qui nous empêchent d’être libres.
Jean-Paul II a dit que « le lien essentiel entre vérité et liberté a été perdu par la culture contemporaine ». Et même il est arrivé quelque chose de plus grave : l’homme n’est plus convaincu que c’est dans la vérité qu’il peut trouver le salut... Le Christ nous révèle avant tout que la condition de la liberté authentique est de reconnaître la vérité honnêtement et avec ouverture d’esprit. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera. » (Jn 8)
D’une autre manière, le Seigneur dira : « Je suis la Porte. » (Jn 10) La Porte qui s’ouvre sur la liberté authentique, parce que cette porte n’est pas virtuelle, mais authentique, véridique et donc libératrice. Elle s’ouvre sur de vastes horizons où l’on peu «  aller et venir ».
Quand Jésus n’est pas pour moi la Vérité absolue, je m’habitue à ces choses égales entre elles à force d’insignifiance, alors qu’aucune n’est en vérité plus intéressante qu’une autre. Dans l’après-midi, je peux noyer mon ennui dans un film ou un morceau de musique, je peux me payer un cinéma ou une grande bouffe, c’est parce que rien ne ressort de la grisaille que je me crois libre. Mais quelle pauvre image de la liberté que tout cela S Le Christ- Vérité a mieux à nous proposer. Benoît XVI a dit qu’il y a « un lien indispensable entre liberté et vérité ».
De toute manière, ce n’est qu’au ciel que nous serons libres de nous concentrer sur la Vérité absolue. notre Dieu.
Y.T. B. 9 avril 2014

Sainte Hildegarde de Bingen - Sa vie et ses chants




Hildegarde de Bingen (en allemand : Hildegard von Bingen), née le 16 septembre 1098 à Bermersheim vor der Höhe près de Alzey (Hesse rhénane) et morte le 17 septembre 1179 à Rupertsberg (près de Bingen), est une religieuse bénédictine mystique, compositrice et femme de lettres franconienne du XIIe siècle.

Le 10 mai 2012, le pape Benoît XVI étend le culte liturgique de sainte Hildegarde à l'Église universelle, dans un processus connu sous le nom de « canonisation équipollente », ou canonisation équivalente. Le 28 mai 2012, Benoît XVI annonce la proclamation d'Hildegarde de Bingen comme Docteur de l'Église, qui a eu lieu le 7 octobre 2012, faisant d'elle la quatrième femme Docteur de l'Église après Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila et Thérèse de Lisieux. Cette reconnaissance est la plus haute de l'Église catholique, affirmant par là même l'exemplarité de la vie mais aussi des écrits d'Hildegarde comme modèle pour tous les catholiques.

Biographie

Dixième enfant d'une famille noble du Palatinat, dont les parents Hildebert et Mathilde sont probablement issus du comté de Spanheim, Hildegarde naît aux environs de 1098. Très vite elle est passionnée par la religion et touchée par des phénomènes mystiques. Hildegarde affirmera avoir reçu les premières grâces dès trois ans : « Dans la troisième année de mon âge j'ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n'ai rien pu en dire ».

À l'âge de huit ans, elle entre au couvent des bénédictines de Disibodenberg sur le Rhin, dans le diocèse de Mayence, pour son instruction sous la tutelle de Jutta de Sponheim. Elle prononce ses vœux perpétuels et reçoit vers l'âge de quatorze ou quinze ans le voile monastique des mains de l'évêque Othon de Bamberg, qui de 1112 à 1115 remplace l’archevêque Adalbert de Mayence, prisonnier de l'empereur Henri V.

Lorsque Jutta meurt en 1136, Hildegarde est élue abbesse de Disibodenberg, à l'âge de 38 ans.

Elle commence à 43 ans à consigner les visions qu'elle a depuis l'enfance, dans le Scivias (du latin : sci vias Dei « sache les voies de Dieu »). En 1147, elle fonde l'abbaye de Rupertsberg.

L'approbation du pape Eugène III lors d'un synode réuni à Trèves fin 1147 - début 1148 encouragea Hildegarde à poursuivre son activité littéraire. Elle achève le Scivias, composé en 1151. Puis elle écrit le Liber vitae meritorum entre 1158 et 1163 et le Liber divinorum operum entre 1163 et 1174. En 1165, elle fonde l'abbaye d'Eibingen.

Œuvres

La plupart de ses écrits sont réunis dans un grand livre (le Riesencodex) conservé à la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden en Allemagne. Bernard de Clairvaux lui-même lui a assuré que ses visions étaient des grâces du ciel.

Musique

Sainte Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques, hymnes et séquences, dont certains ont fait l'objet d'enregistrements récents par des ensembles de musique médiévale notamment "Sequentia" : Ave generosa, Columba aspexit, O presul vere civitatis… Ce dernier est un hommage à Disibod, moine irlandais du VIIe siècle fondateur du monastère double de Disibodenberg, dont Sainte Hildegarde fut la biographe. L'ensemble des chants forme la collection Symphonia harmoniae celestium revelationum (Symphonie de l'harmonie des révélations célestes), qu'elle mit en musique.

Elle a aussi composé un drame liturgique intitulé Ordo virtutum (Le jeu des vertus), qui comporte quatre-vingt-deux mélodies et met en scène les tiraillements de l'âme entre le démon et les vertus.

Sciences

Sainte Hildegarde de Bingen est médecin, et l’un des plus renommés de son temps. Ses ouvrages pressentent les idées à venir sur la physiologie humaine. Elle a une grande connaissance de la pharmacopée et, utilise tout ce que la nature pouvait lui offrir en matière de traitements : les simples bien sûr, mais aussi les minéraux. Ainsi, par exemple, elle écrit dans le langage imagé de son époque que :

" L'émeraude pousse tôt le matin, au lever du soleil, lorsque ce dernier devient puissant et amorce sa trajectoire dans le ciel. À cette heure, l'herbe est particulièrement verte et fraîche sur la terre, car l'air est encore frais et le soleil déjà chaud. Alors, les plantes aspirent si fortement la fraîcheur en elles comme un agneau le lait, en sorte que la chaleur du jour suffit à peine pour réchauffer et nourrir cette fraîcheur, pour qu'elle soit fécondatrice et puisse porter des fruits. C'est pourquoi l'émeraude est un remède efficace contre toutes les infirmités et maladies humaines, car elle est née du soleil et que sa matière jaillit de la fraîcheur de l'air. Celui qui a des douleurs au cœur, dans l'estomac ou un point de côté doit porter une émeraude pour réchauffer son corps, et il s'en portera mieux. Mais si ses souffrances empirent tellement qu'il ne puissent plus s'en défendre, alors il faut qu'il prenne immédiatement l'émeraude dans la bouche, pour l'humidifier avec sa salive. La salive réchauffée par cette pierre doit être alternativement avalée et recrachée, et ce faisant, la personne doit contracter et dilater son corps. Les accès subits de la maladie vont certainement faiblir… ".
Elle attribue ainsi des vertus protectrices, curatives, prédictives, purificatrices aux minéraux suivant en cela des pratiques antiques.

La dumortiérite, ou pierre de sainte Hildegarde de Bingen, lui est associée.

Elle s'intéresse aussi à la mélancolie, qu'elle voit dans l'histoire de l'homme comme une conséquence du Pêché originel chrétien : « Au moment où Adam a désobéi à l'ordre divin, à cet instant même, la mélancolie s'est coagulée dans son sang ».

Culte

Sainte Hildegarde fut parmi les premiers saints pour lesquels une procédure officielle de canonisation fut appliquée, mais la procédure était si longue qu'aucune des quatre tentatives de canonisation ne fut menée à son terme (la dernière se déroula en 1244, sous le pape Innocent IV), et Hildegarde resta une bienheureuse. Cependant, elle fut très vite qualifiée de sainte par le peuple, et à la fin du XVIe siècle, comme elle était l'objet d'une dévotion de longue date, son nom fut inscrit au martyrologe romain sans autre formalité, avec le titre de sainte. Cette reconnaissance est formalisée par le pape Benoît XVI en mai 2012. Elle est proclamée docteur de l'Église le 7 octobre 2012.

Elle est fêtée le 17 septembre.

La châsse contenant les reliques de Sainte Hildegarde est conservée dans l'église paroissiale d'Eibingen près de Rüdesheim (sur le Rhin).

Vivre le temps du Carême (12.03.2011) Jean

Message d'enseignement destiné aux groupes de prières

"Mes chers et bien-aimés frères et sœurs,

En ce temps de Carême pensez que pour accomplir le projet de son Père, Jésus s'est offert en holocauste, prenant en charge les péchés des hommes pour que Dieu soit tout en tous. A cet effet, Jésus fils de Dieu a vécu une relation d'amour très forte avec les hommes. Il est venu dans votre monde non pour vous condamner mais pour vous sauver.

Vous venez de vous mettre en route, dans cette route du Carême où durant quarante jours, vous allez marcher vers Pâques. C'est un temps de restauration personnelle qui vous conduit à une rencontre avec le Seigneur Jésus. Le Seigneur vous a déjà rejoint sur votre route. Cette marche vous allez la vivre personnellement avec vos prochains vous soutenant et vous encourageant les uns les autres. La route est longue, semée d'embûches, et vous avez fort besoin de la parcourir ensemble. Avec qui allez-vous vivre ce temps du Carême ? A quelle rencontre, à quel temps fort allez-vous participer ? Dans quel groupe ? Dans quelle assemblée ?

Par la prière, le jeûne et l'aumône vous dégagerez un espace dans vos vies, vous y ferez le vide et vous vous mettrez en condition pour que toute rencontre soit réalisable. Pour vous mettre en condition, comprenez qu'armés du jeûne et de la prière, vous serez rassasiés d'une faim et d'une soif bien plus profonde qui est celle de Dieu. Il est certain qu'à cet effet et du mieux possible, vous avez à vous libérer de votre temps, de vos habitudes, de votre argent, de tout ce qui sous appartient et qui risque parfois de vous emprisonner tout comme trop de temps passé devant la télévision. Ainsi de façon surprenante vous retrouverez les autres et encore mieux vous vous retrouverez vous-même.

Le Carême est ce temps où vous devez être et rester en éveil, où en ouvrant vos yeux vous vous donnerez les moyens de lutter contre toute tentation, de lutter contre ce mal dans le monde mais pensez que ce mal - est en vous -. Préparez-vous à faire face au malin qui vous voit chargés de vos bonnes résolutions de Carême et qui s'apprête à utiliser tous les stratagèmes de la tentation. Sa meilleure ruse est de vous faire croire qu'il n'existe pas.

Pour que le monde se transforme il doit être en mesure d'évoluer et ne pas s'isoler au seul domaine matériel. Il doit rechercher le bien et de ne pas le mélanger avec le mal. Hélas trop souvent des hommes désobéissent à la Parole Divine en mélangeant le mal avec le bien ce qui les éloigne de la Voie Royale.Que ce soit dans la culture, les voyages, les sports, les différents spectacles cela est en principe bien, mais par contre, si Dieu y est absent, ils risquent de ressentir ce vide qui mène au mal de vivre.
Pensez à ces millions de personnes qui en cet instant vivent une profonde détresse. Afin qu'ils puissent trouver une espérance au cœur de tout leur dénuement et que le danger de pollution nucléaire puisse être écarté, vous avez à prier et à participer par le don à toute leur pauvreté.

L'heure de Jésus est appelée à devenir la vôtre et elle le deviendra plus rapidement que vous ne puissiez le penser. Oui, elle le deviendra après une bonne confession en vous préparant à la sainte Eucharistie. Et dans cette communion intime, vous vous laisserez emporter dans le processus de conversion et de transformation que le Seigneur a mis en route et qui vous ouvre la porte du Ciel.

Avec toute votre famille du Ciel, sous la Lumière du Père Éternel, tout l'Amour du Seigneur Jésus, de Sa maman et des frères du Ciel qui m'accompagnent, nous vous bénissons au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Jean, votre messager d'Espérance."

Le 13 décembre 1996, le Français Jean Cara, âgé de 43 ans, meurt d'une hémorragie interne. Par locutions intérieures, il adresse à ses parents des messages d'amour, d'espoir et de bonheur par lesquels il leur demande de prier pour les défunts.



Retrouvez les messages de Jean sur son blog :



Jean Messager de la Lumière
65.00 € au lieu de 73.00 €

La réhabilitation de la chapelle Saint-Hilaire - Vidéo


Pour en savoir plus ou adhérer à l'association de sauvegarde de la chapelle Saint Hilaire :
http://www.chapellesainthilaire.fr/

Pourquoi rebâtir une chapelle du VIe siècle dans son état initial si ce n'est pour lui rendre sa vocation de lieu de culte de façon à pouvoir y célébrer le saint sacrifice de la messe ? Au moins une fois par an le jour de la saint Hilaire.

Parmi les chapelles rurales du Comtat, la chapelle Saint-Hilaire en serait une des plus prestigieuses puisque l'une des plus anciennes. Si elle peut être un lieu d'information culturelle sur les chapelles du haut Moyen Âge de la région du Ventoux au sein d'un circuit balisé et un lieu de halte pour les pèlerins, le plus important est qu'aujourd'hui, grâce à la chapelle Saint-Hilaire, la Providence nous parle. Comme à l'église Saint-Damien à Assise où, trois fois saint François avait entendu la voix de Notre Seigneur lui dire : « François, va et reconstruis mon église qui, tu le vois tombe en ruine. »

La chapelle Saint-Hilaire est pour les hommes de bonne volonté un de ces chemins de lumière que la Providence ne manque pas de nous offrir.

En reconstruisant cette chapelle à l'heure où les églises sont abandonnées par la tiédeur et le matérialisme des foules sécularisées, nous pouvons affirmer avec force notre confiance et notre foi : elle repose sur Dieu, Trinité Sainte.

La chapelle Saint-Hilaire est située en Provence, sur le territoire de Beaumes-de-Venise, dans le Vaucluse.

Ses ruines encore imposantes s'élèvent sur la colline au dessus du village, elle offre une vue magnifique sur la plaine du Comtat-Venaissin et les dentelles de Montmirail.

La colline s'étire en forme de croissant au nord de Beaumes et la chapelle Saint-Hilaire domine la commune à l'est et l'église Notre-Dame d'Aubune à l'ouest. Le lieu est dit « Li Courens » ou encore « Saint-Hilaire » du nom de la chapelle. À l'est de la colline se trouvent les ruines du château de Durban.

L'altitude de la chapelle est de 287 m tandis que le village est à la côte 97.

La chapelle Saint-Hilaire est un édifice roman bâti suivant le plan traditionnel de la croix latine.


Son plan très simple présente d'une manière évidente les caractères de l'architecture romano-chrétienne de la première époque.

La nef très longue (15,75 m)  pour seulement 4,75 m de large indique par cette disposition le signe d'un archaïsme certain, elle aboutit à un transept de 9 m de large  pour 4 25 m de long et se termine par un sanctuaire en abside semi-circulaire de 4 m de diamètre. La longueur totale de l'édifice est de 23,5 m.

Selon un usage fréquent l'église tournée vers l'orient a sa véritable façade au midi ; au milieu de cette façade s'ouvre la porte principale (1,80 m de large et 2,20 m de haut) jusqu' à la naissance du cintre. Elle est plein cintre mais toute la partie cintrée est aveuglée par une maçonnerie reposant sur une traverse en pierre.

Au couchant, une petite porte est est percée dans un coin du mur. Trois baies cintrées en meurtrières sur la façade, une autre dans l bras gauche de la croix, une cinquième au fond et au centre de l'abside.

Les murs d'un mètre d'épaisseur sont bons dans la face nord et ouest. La face sud et l'abside à l'est sont en mauvais état et à reprendre entièrement.

La présence d'un mur de refends indique l'écartement des murs et semble correspondre à une époque où il servait à soutenir la voûte.

Aidez-nous !

Participez au sauvetage du trésor roman du VIe siècle : l'église Saint-Hilaire à Beaumes-de-Venise

Nous avons besoin de votre aide pour payer les salaires de nos deux maîtres tailleurs de pierre, Marc et Cyrille

Vous pouvez faire un don par chèque, carte bancaire ou Paypal : ici

Par chèque à l'ordre de l'association « Sauvegarde de la chapelle St Hilaire », 64 rue de la Frâche, 84740 Velleron

Merci
Related Posts with Thumbnails
Accueil

Un article vous à plu ?
Soutenez l'évangélisation gratuite sur ce blog !
Commandez des articles similaires :
- par téléphone au 0(033)5 65 78 01 95
- par courrier : glissez votre chèque + forfait de 6,50€ port dans une enveloppe timbrée à Chrétiens Magazine, 14 rue des écoliers, 22200 PLOUISY - FRANCE
- par internet : www.asonimage.fr
Contact mail : chretiensmagazine@gmail.com

Abonnez-vous à la revue :
14 rue des écoliers,
22200 PLOUISY - FRANCE
tel : 0(033)5 65 78 01 95
Abonnement 1 an: 35€ (10 parutions)
Dom, Tom et étranger: 48€

Que Dieu vous bénisse !

Articles les plus consultés