Anima Christi - Âme de Jésus Christ

Âme de Jésus Christ, sanctifiez-moi
Corps de Jésus Christ, sauvez-moi
Sang de Jésus Christ, enivrez-moi
Eau du côté de Jésus-Christ, purifiez-moi
Passion de Jésus Christ, fortifiez-moi
O bon Jésus, exaucez-moi
Dans vos plaies sacrées, cachez-moi
Ne permettez pas que je me sépare de vous.
Contre l'esprit du mal, défendez-moi
A l'heure de ma mort, appellez-moi
Et commandez que je vienne à vous
afin qu'avec les Saints je vous loue
dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

Anima Christi, sanctifica me.
Corpus Christi, salva me.
Sanguis Christi, inebria me.
Aqua lateris Christi, lava me.
Passio Christi, conforta me.
O bone Jesu, exaudi me.
Intra tua vulnera absconde me.
Ne permittas me separari a te.
Ab hoste maligno defende me.
In hora mortis meae voca me,
Et jube me venire ad te,
Ut cum Sanctis tuis laudem te
In saecula saeculorum.
Amen.

La Passion du Christ, film de Mel Gibson (2004)



Titre original : The Passion of The Christ.
Interdit aux moins de 12 ans.
Date de sortie : 31 Mars 2004.
Réalisé par Mel Gibson.
Film entièrement tourné en araméen et en latin.
Sous-titrage en Français.

Avec Jim Caviezel, Christo Jivkov, Monica Bellucci, Maia Morgenstern, Luca Lionello, Hristo Naumov Shopov, Rosalinda Celentano, Claudia Gerini, Sergio Rubini, Toni Bertorelli, Roberto Bestazzoni, Francesco Cabras, Giovanni Capalbo, Mattia Sbragia, Jarreth J. Merz, Francesco De Vito, Matt Patresi, Giacinto Ferro, Pedro Sarubbi.

L'incroyable histoire de l'impossible reconstruction du Temple de Jérusalem en l’an 363 après J-C

Ammien Marcellin, officier romain (vers 385) :

[L’Empereur Julien] entreprit, pour éterniser la gloire de son règne, de rebâtir à grands frais le fameux Temple de Jérusalem détruit par Vespasien et Titus après plusieurs luttes sanglantes.
Alypius d’Antioche et le gouverneur de la Syrie furent chargés de l’entreprise. Pendant qu’ils faisaient tous leurs efforts pour la mener à bonne fin, d’effroyables tourbillons de flammes sortirent des endroits contigus aux fondements, brûlèrent les ouvriers, et par des éruptions répétées leur rendirent la place inaccessible : enfin, cet élément persistant toujours avec une espèce d’opiniâtreté à repousser les ouvriers, on fut obligé d’abandonner l’entreprise.

Saint Ephrem de Nisibe (303-373) :

Des événements qui font trembler ont été mis en branle pour secouer les hommes. Jérusalem a été prise de tremblement lorsqu’elle a vu que ses destructeurs étaient de retour et venaient troubler son repos.
Ils ont causé sa ruine quand elle était encore debout et, maintenant qu’elle gît en ruines, ils prétendent la rebâtir ! Quand elle était bien établie, ils l’ont abattue, et quand elle gît dévastée, ils prétendent la combler de bienfaits. (…) Ils ont renversé le grand autel au moment du meurtre du Saint [Jésus-Christ] et ils s’imaginent que c’est le rebâtisseur des autels païens qui va le rétablir.
[Jérusalem] s’est plainte au Très-Haut et elle a été entendu. Il a ordonné aux vents de se déchaîner, il a convoqué les tremblements de terre, et ils sont venus, les éclairs aussi et cela a causé un bouleversement ; il donna des ordres à l’air et il devint glauque, aux murs et ils furent renversés, aux portails et ils s’ouvrirent d’eux-mêmes, le feu sortit et consuma les scribes qui avaient lu dans Daniel que la désolation durerait toujours ; et parce qu’ils avaient lu sans comprendre, ils furent fortement frappés et ainsi ils apprirent.

Saint Ambroise de Milan (388) :

N’as-tu donc jamais entendu raconter, Empereur, comment Julien a voulu restaurer le Temple de Jérusalem, et comment ceux qui travaillaient au déblaiement ont été brûlés par un feu divin ?

Théodoret de Cyr (393-466) :

(…) Les vêtements des juifs étaient remplis de croix, non pas lumineuses cependant, mais faites de couleurs noires.

Sozomène, juriste (380-460) :

Quand ils eurent enlevé les restes de l’ancien bâtiment et qu’ils eurent défoncé et nettoyé le sol, on dit que le lendemain, jour où ils devaient poser les premières fondations, il y eut un grand séisme, que par l’agitation de la terre les pierres furent projetées hors des fondements et que périrent ceux des juifs qui dirigeaient le travail et ceux qui étaient venus pour le voir.
De fait, les maisons voisines du Temple et des portiques publics où ils logeaient s’effondrèrent tout d’une masse. De ceux qui y furent surpris, la plupart périrent sur le champ, d’autres furent trouvés à demi-morts. (…)
Un feu soudain jaillit des fondations du Temple et dévora beaucoup de gens : cela est conté et cru avec assurance par tous et n’est contesté par personne, sauf que, selon les uns, les gens s’ouvraient de force un chemin vers le Temple quand la flamme vint à leur rencontre et produisit ce que j’ai raconté, et, selon d’autres, ce fut au moment où ils commencèrent d’enlever les déblais. Qu’on accepte cette version ou la précédente, l’une et l’autre tiennent également du miracle.

Louis Medler – Le Sel de la Terre 91 (2015)

* * *

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc - Chapitre 13

01 Comme Jésus sortait du Temple, un de ses disciples lui dit : « Maître, regarde : quelles belles pierres ! quelles constructions ! »
02 Mais Jésus lui dit : « Tu vois ces grandes constructions ? Il ne restera pas ici pierre sur pierre ; tout sera détruit. »
03 Et comme il s’était assis au mont des Oliviers, en face du Temple, Pierre, Jacques, Jean et André l’interrogeaient à l’écart :
04 « Dis-nous quand cela arrivera et quel sera le signe donné lorsque tout cela va se terminer. »
05 Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde que personne ne vous égare.
06 Beaucoup viendront sous mon nom, et diront : “C’est moi”, et ils égareront bien des gens.
07 Quand vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerre, ne vous laissez pas effrayer ; il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin.
08 Car on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume, il y aura des tremblements de terre en divers lieux, il y aura des famines ; c’est le commencement des douleurs de l’enfantement.
09 Vous, soyez sur vos gardes ; on vous livrera aux tribunaux et aux synagogues ; on vous frappera, on vous traduira devant des gouverneurs et des rois à cause de moi ; ce sera pour eux un témoignage.
10 Mais il faut d’abord que l’Évangile soit proclamé à toutes les nations.
11 Et lorsqu’on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance pour savoir ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint.
12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
13 Vous serez détestés de tous à cause de mon nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé.
14 Lorsque vous verrez l’Abomination de la désolation installée là où elle ne doit pas être – que le lecteur comprenne ! – alors, ceux qui seront en Judée, qu’ils s’enfuient dans les montagnes ;
15 celui qui sera sur sa terrasse, qu’il n’en descende pas et n’entre pas pour emporter quelque chose de sa maison ;
16 celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière pour emporter son manteau.
17 Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là !
18 Priez pour que cela n’arrive pas en hiver,
19 car en ces jours-là il y aura une détresse telle qu’il n’y en a jamais eu depuis le commencement de la création, quand Dieu créa le monde, jusqu’à maintenant, et telle qu’il n’y en aura jamais plus.
20 Et si le Seigneur n’abrégeait pas le nombre des jours, personne n’aurait la vie sauve ; mais à cause des élus, de ceux qu’il a choisis, il a abrégé ces jours-là.
21 Alors si quelqu’un vous dit : “Voilà le Messie ! Il est ici ! Voilà ! Il est là-bas !”, ne le croyez pas.
22 Il surgira des faux messies et des faux prophètes qui feront des signes et des prodiges afin d’égarer, si c’était possible, les élus.
23 Quant à vous, prenez garde : je vous ai tout dit à l’avance.
24 En ces jours-là, après une pareille détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ;
25 les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
26 Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
27 Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.
28 Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
29 De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
30 Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
31 Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
32 Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père.
33 Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment.
34 C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et demandé au portier de veiller.
35 Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin ;
36 s’il arrive à l’improviste, il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
37 Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

La chasse aux sorcières - Marion Sigaut (Vidéo)

Conférence donnée par Marion Sigaut à Paris en mars 2015.


Appel de Son Éminence le cardinal Raymond Leo Burke à tous les catholiques

Dans une époque pleine de confusion, comme on le voit avec la théorie du genre, nous avons besoin de l’enseignement de l’Église sur le mariage. Or, nous sommes au contraire poussés dans une direction visant à admettre à la communion des personnes divorcées et remariées. Sans compter cette obsession d’alléger les procédures d’annulation du lien du mariage. […]

Je suis donc très préoccupé, et j’appelle les catholiques, les laïcs, prêtres et évêques, à s’impliquer, d’ici à la prochaine assemblée synodale, afin de mettre en lumière la vérité sur le mariage.

(Extraits d’une entrevue donnée à Rome à Jean-Marie Guénois Le Figaro Magazine;19 décembre 2014, p. 46.)

Signez la supplique adressée au Saint Père en suivant ce lien :
http://www.filialesupplique.org/#sthash.Um7GVRsx.dpuf

La prudence - Vidéo

La prudence : au dire de tous les philosophes, Aristote le premier puis, parmi d'autres, saint Thomas d'Aquin, elle est la vertu essentielle pour bien conduire ses affaires et sa vie. Vertu de pusillanime ? De tiède ? Tout au moins de timide ? Tout le monde semble d'accord qu'il faut être prudent pour ne pas mettre sa vie en danger et ne pas être un risque pour les autres. Pourquoi l'avoir rangé dans la liste des vertus, alors que cela semble être une évidence ? Quel discours tenir sur la prudence qui ne tombe ni dans la banalité, ni dans une sorte de paternalisme un peu biaisé ? Pour éclairer cette vertu à la lumière de l’Évangile et de la foi, le père François Potez, curé de Notre-Dame-du-Travail, à Paris, et présent dans chacune de ces sept émissions sur les vertus, vient répondre aux questions de Régis Burnet. Le philosophe Paul Clavier est lui aussi présent : sa contribution vivante, avec de beaux exemples qui viennent illustrer son propos, nourrit l'échange. Une belle émission, riche et vivante, qui dépoussière bien cette notion de prudence pour la mettre au cœur de notre vie.
La Foi prise au Mot du 15/03/2015.

Visions de Catalina pendant la Sainte Messe

"Votre Messe ne sera plus jamais la même"


Chers lecteurs,
Bonne lecture.

La Grande Croisade d'Amour et de Miséricorde des messages de grande profondeur venant de Jésus à la stigmatisée Catalina (Katya) Rivas de Cochabamba, Bolivie, a été rapportée lors d'une émission de deux heures sur la chaîne FOX TV Network broadcast « Les Signes de Dieu - La science met la foi à l'épreuve ». L'Archevêque de Cochabamba a donné son Imprimatur.
Catalina Rivas vit avec son mari à Cochabamba, en Bolivie. Elle se convertit à 47 ans en octobre 1993. Par la suite, elle commença à recevoir des messages d'amour et de miséricorde de Notre Seigneur en locutions intérieures. En octobre 1994, Catalina vit une lumière soudaine et forte autour du Crucifix et ressentit le besoin d'offrir sa propre vie au Seigneur. Elle vit des faisceaux de lumière sortir des mains, des pieds et du côté de Jésus crucifié, qui pénétrèrent ses mains, ses pieds et son coeur comme la foudre. La douleur fut intense. Deux jours plus tard, Jésus lui indique que les stigmates sont un cadeau qui permet de partager avec Lui la douleur de sa Croix et qu'ils étaient donnés seulement à ceux qui sont capables de L'aimer comme Il souhaite être aimé.
Depuis, Catalina porte sur elle les stigmates du Seigneur qui apparaissent le jeudi soir, se manifestent le vendredi avec grande douleur, et disparaissent le samedi. Les autorités de l'Église les ont constatés.
Tous les messages dictés par Jésus à Catalina ont été rassemblés en huit livres qui ont reçu, le 2 avril 1998, l’Imprimatur de l'archevêque de Cochabamba Mons. René Fernández Apaza. Dans ce document l'archevêque affirme :
" Nous avons lu les livres de Catalina et nous sommes sûrs que leur seul objet est de conduire sur la voie d’une spiritualité authentique, dont la source est l'Evangile du Christ [… ] Pour cela, j'autorise leur impression et diffusion, les recommandant comme supports de méditation et de direction spirituelle, dans le but d’obtenir beaucoup de fruits pour le Seigneur qui nous appelle à sauver des âmes, leur montrant que c'est un Dieu vivant, plein d'amour et de miséricorde ".
Dans une merveilleuse catéchèse, le Seigneur et la Vierge Marie nous ont instruits tout d'abord sur la façon de prier le Rosaire en le faisant avec notre cœur, en méditant et en prenant plaisir à ces moments où nous rencontrons Dieu et notre Sainte Mère. Ils nous ont aussi instruits sur la façon de se bien confesser et dans ce document, un enseignement sur ce qui arrive pendant la Sainte Messe et comment le vivre avec nos cœurs.
Voici les raisons pour lesquelles je dois et veux donner ce témoignage au monde entier : en tout premier lieu, pour la plus grande Gloire de Dieu et pour le salut de tous ceux qui veulent ouvrir leur cœur à Dieu.
Ensuite ce témoignage est donné pour que de nombreuses âmes consacrées à Dieu puissent rallumer le feu de leur amour pour le Christ. Certaines de ces âmes sont les propriétaires des mains qui ont le pouvoir d'amener le Christ dans notre monde, Lui permettant de devenir notre nourriture.
Ces pages sont données pour permettre à d'autres âmes de briser « la routine » de la façon avec laquelle elles reçoivent le Christ et pour qu'elles puissent revivre l'émerveillement de leur rencontre de chaque jour avec Amour. Finalement, elles sont données pour que mes frères et sœurs laïques du monde entier puissent vivre le plus grand des Miracles avec leur cœur : la célébration de l'Eucharistie.
Nous étions à la Vigile de l'Annonciation et les membres de notre groupe étaient allés au Sacrement de la Réconciliation. Quelques dames de notre groupe de prière n'avaient pu se joindre à nous alors elles remirent leur réconciliation au lendemain avant la messe.
Le lendemain, lorsque j'arrivai à l'Église, un peu en retard, l'Archevêque et les prêtres avaient déjà commencé à sortir de la sacristie. La Vierge Marie dit de sa voix douce et féminine qui adoucit notre âme :
« Aujourd'hui sera pour toi une journée pour apprendre et je veux que tu sois très attentive à ce dont tu seras témoin. Tu devras partager avec toute l'humanité cette expérience que tu feras aujourd'hui. »
J'étais profondément émue sans comprendre pourquoi, mais j'ai essayé d'être très attentive.


RITE PÉNITENTIEL
La première chose que j'ai remarquée, fut une chorale de voix merveilleuses qui chantait comme si elle était au loin. Durant quelques instants la musique se rapprocha et puis elle s'éloigna tout comme le son du vent.
L'Archevêque commença la célébration de la Messe et quand il arriva au rite pénitentiel, la Sainte Vierge me dit : « Du fond de ton Cœur demande au Seigneur de pardonner tes fautes qui L'ont offensé. De cette façon, tu seras en mesure de participer dignement au privilège d'assister à la Sainte Messe. »
En une fraction de seconde, j'ai pensé : « Bien sûr que je suis en état de grâce avec Dieu car je me suis confessée hier soir. »
Elle répondit : « Penses-tu que depuis hier soir tu n'as pas offensé le Seigneur ? Laisse-moi te rappeler certaines choses. Quand tu es partie pour venir ici, la fille qui t'aide s'est approchée de toi pour te demander quelque chose et puisque tu étais en retard et pressée, tu n'as pas été très délicate dans ta façon de lui répondre. Il y avait manque de charité de ta part et tu dis que tu n'as pas offensé Dieu… »
« Alors que tu étais en route pour venir ici, un autobus a empiété sur ta ligne et t'a presque frappée. Tu t'es exprimée d'une façon peu recommandable contre ce pauvre homme plutôt que de dire tes prières et te préparer pour la messe. Tu as manqué de charité et tu as perdu ta paix et ta patience. Et tu dis que tu n'as pas offensé le Seigneur ? Tu arrives à la dernière minute quand la procession du célébrant est déjà en route pour célébrer la messe… et tu vas participer sans t'être préparée… »
J'ai répondu : « Très bien, ma Mère, ne dis plus rien.
Tu n'as pas à me rappeler autre chose car je mourrais de chagrin et de honte. La Sainte Vierge continue :
« Pourquoi devez-vous tous arriver à la dernière minute : Tu aurais dû arriver plus tôt pour être capable de prier et de demander au Seigneur d'envoyer son Esprit Saint pour qu'Il t'accorde un esprit de paix et te purifie de l'esprit du monde, de tes préoccupations, tes problèmes et tes distractions afin de te permettre de vivre ce moment si sacré. Pourtant, tu arrives presqu'au moment où la célébration est sur le point de commencer et tu participes comme s'il s'agissait d'un événement ordinaire, sans aucune préparation spirituelle. Pourquoi ? C'est ici le plus grand des Miracles. Tu vas vivre le moment où le Dieu Très Haut donne son plus grand cadeau et tu ne sais pas comment l'apprécier. »
Cela suffisait. Je me sentais tellement perturbée que j'en savais suffisamment pour demander pardon à Dieu.
Ce n'était pas seulement pour les offenses de ce jour, mais aussi pour toutes les fois où, comme tant d'autres personnes, j'avais attendu que le prêtre termine son homélie avant d'entrer dans l'église. C'était aussi pour les fois où je ne savais pas ou bien j'avais refusé de comprendre ce que cela voulait dire d'être là et pour les fois où, peut-être, mon âme était pleine de fautes plus importantes et où j'ai osé participer à la Sainte Messe.


GLOIRE A DIEU
C'était jour de fête et on allait réciter le Gloria.
Notre Dame dit : « Glorifie et bénis avec tout ton amour la Très Sainte Trinité en reconnaissant que tu es une de ses créatures. » Combien différent fut le Gloria ! Soudain je me vis sur une place lointaine remplie de lumière, devant la majestueuse Présence du Trône de Dieu. Avec tant d'amour, je Le remerciais tandis que je répétais : « Pour ton immense Gloire, nous Te louons, nous Te bénissons, nous T'adorons, nous Te rendons grâce, nous Te remercions, Seigneur Dieu, Roi du Ciel, Dieu le Père tout-puissant. » Et je me suis rappelée le tendre visage paternel du Père : « Seigneur Jésus-Christ, Fils unique du Père, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Tu enlèves les péchés du monde… » Et Jésus était devant moi, avec un visage plein de tendresse et de miséricorde… « car Toi seul es Saint, Toi seul es Seigneur, Toi seul es le Très Haut : Jésus-Christ, avec le Saint-Esprit… » le Dieu du bel Amour. Lui, qui à ce moment, me fit trembler de tout mon être… et je demandai : « Seigneur, délivre-moi de tous les mauvais esprits. Mon cœur T'appartient. Mon Seigneur, envoie-moi Ta paix afin que je puisse obtenir les meilleures grâces de l'Eucharistie pour que ma vie puisse produire les meilleurs fruits. Esprit Saint de Dieu, transforme-moi, agis en moi et guide-moi. Ô Dieu, donnes-moi les grâces dont j'ai besoin pour mieux Te servir ! »


LITURGIE DE LA PAROLE
Le moment de la Liturgie de la Parole est arrivé et la Vierge Marie me fit répéter : « Seigneur, aujourd'hui je veux écouter Ta Parole et produire d'abondants fruits. Que ton Esprit Saint nettoie l'intérieur de mon cœur pour que Ta Parole puisse y grandir et se développer, purifiant mon cœur pour qu'il soit mieux disposé. »
Notre Dame dit : « Je veux que tu portes attention aux Lectures et à toute l'homélie du prêtre. Souviens-toi que la Bible dit que la Parole de Dieu ne revient pas sans avoir porté fruit. Si tu portes attention, quelque chose de tout ce que tu as entendu restera en toi. Tout au long du jour, tu devrais essayer de te rappeler ces mots qui t'auraient particulièrement frappée. Parfois, ce peut être deux versets. D'autres fois la lecture de tout l'Évangile ou peut-être seulement un mot. Savoure-les tout au long de la journée et ils feront ainsi partie de toi, car c'est ainsi que l'on arrive à changer sa vie, en permettant à la Parole de Dieu de te transformer.
Maintenant, dis au Seigneur que tu es ici pour écouter, que tu veux qu'Il parle à ton cœur aujourd'hui. »
Je remerciai Dieu encore une fois de me donner l'opportunité d'entendre sa Parole. Et je Lui ai demandé pardon d'avoir eu un cœur si dur pendant tant d'années et d'avoir enseigné à mes enfants qu'ils devaient aller à l'église parce que l'Église le commandait et non pas par amour et pour le besoin d'être remplis de Dieu. J'avais assisté à tant de célébrations eucharistiques, surtout par obligation et à cause de cela, je me croyais sauvée. Mais je ne la vivais pas et encore moins, je portais attention aux Lectures ou à l'homélie du prêtre !
Quelle douleur je ressentis pour tant d'années perdues inutilement, à cause de mon ignorance ! Combien superficielle est notre participation à la Messe quand nous y allons seulement lorsque quelqu'un se marie ou pour des funérailles ou pour être vus de la foule ! Que d'ignorance au sujet de notre Église et de ses sacrements ! Quelle perte en essayant de nous instruire et de nous informer sur des choses du monde, qui dans un moment peuvent disparaître, nous laissant avec rien et, à la fin de notre vie, ne serviront aucunement à prolonger d'un seul instant notre existence.
Par contre, nous ne savons rien de ce qui pourrait nous donner un peu de ciel sur la terre et après, la vie éternelle. Et nous nous appelons des hommes et des femmes cultivés !


OFFERTOIRE
Un moment plus tard, ce fut le début de l'Offertoire et la Sainte Vierge me dit :
Prie ainsi : (et je répétai après elle) «Seigneur, je T'offre tout ce que je suis, tout ce que j'ai et tout ce que je peux. Je remets tout entre Tes mains. Edifie-toi, Seigneur, du peu que je suis. Par les mérites de ton Fils, transforme-moi, Dieu Tout-Puissant. J'intercède auprès de Toi pour ma famille, pour mes bienfaiteurs, pour chaque membre de ton Apostolat, pour tous ceux qui se battent contre nous, pour tous ceux qui se recommandent à mes prières. Apprends-moi à avoir un cœur accueillant pour eux, pour que leur marche soit moins pénible. C'est ainsi que les saints priaient et c'est ainsi que je voudrais que chacun de vous le fasse. » Ainsi, c'est de cette façon que Jésus nous demande de prier, comme si nous présentions, pour ainsi dire, notre Cœur ouvert devant eux, afin qu'ils ne ressentent pas sa sévérité mais que nous soulagions plutôt la souffrance de leurs pas.
Des années plus tard, je lus un livre de prières d'un saint que j'aimais beaucoup, José Maria Escrivá de Balaguer et dans ce livre j'y trouvai une prière semblable à celle que la Vierge Marie m'avait apprise. Peut-être que ce saint à qui je me recommande, a plu à la Vierge Marie avec ces prières.
Soudain, quelques personnages que je n'avais pas vus, commencèrent à se lever. C'était comme si, à côté de chaque personne qui était présente dans la Cathédrale, une autre personne émergeait et bientôt la Cathédrale était remplie de très belles et jeunes personnes. Ils étaient vêtus de robes blanches et ils commencèrent à se déplacer vers l'allée centrale et puis vers l'autel. Notre Mère dit : « Observe. Ce sont les Anges gardiens de chaque personne présente dans l'assemblée. C'est le moment où vos Anges gardiens transportent vos offrandes et vos supplications devant l'Autel du Seigneur. »
À ce moment, je fus complètement abasourdie, car les êtres avaient un visage tellement radieux et d'une beauté telle, qu'il est impossible à quelqu'un de l'imaginer. Ils avaient une très belle apparence avec un visage presque féminin. Toutefois, la vue de leur corps, de leurs mains et leur grandeur était masculine. Leurs pieds nus ne touchaient pas le plancher mais ils se déplaçaient comme s'ils glissaient. Cette procession fut très belle. Certains transportaient ce qui ressemblait un peu à un bol doré avec quelque chose qui brillait beaucoup, d'une lumière dorée blanche. La Vierge Marie dit : « Ce sont les Anges gardiens des personnes qui offrent cette messe pour plusieurs intentions, ceux qui sont conscients de la signification de cette célébration. Ils ont quelque chose à offrir au Seigneur. »
« Offrez-vous à ce moment-là… offrez vos peines, vos douleurs, vos espoirs, vos tristesses, vos joies, vos supplications. Souvenez-vous que la Messe a une valeur infinie. Alors soyez généreux en offrandes et en demandes. »
Derrière les premiers Anges, d'autres vinrent qui n'avaient rien dans leurs mains, ils s'avançaient les mains vides. La Vierge Marie dit : « Ceux-ci sont les anges des personnes qui sont ici mais n'offrent jamais rien. Ils n'ont aucun intérêt à vivre chaque étape liturgique de la Messe et ils n'ont aucun présent à apporter devant l'Autel du Seigneur. »
À la fin de la procession vinrent d'autres anges qui paraissaient plutôt tristes et avaient leurs mains jointes en prière mais avec les yeux baissés.
« Ceux-ci sont les Anges gardiens des personnes qui sont ici mais qui ne veulent pas l'être, c’est-à-dire des personnes qui ont été forcées de venir ici, qui sont venues par obligation mais sans aucun désir de participer à la Sainte Messe. Les anges avancent avec tristesse parce qu'ils n'ont rien à apporter à l'autel, excepté leurs propres prières. »
« Ne contristez pas votre Ange gardien. Demandez beaucoup ! Demandez pour la conversion des pécheurs, pour la paix dans le monde, pour vos familles, pour vos voisins, pour ceux qui se recommandent à vos prières. Demandez, demandez pour beaucoup de choses mais pas seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour tous les autres. Rappelez-vous que l'offrande qui plaît le plus au Seigneur est celle où vous vous offrez comme holocauste pour que Jésus puisse, lors de sa descente, vous transformer par ses propres mérites. Qu'avez-vous à offrir au Père par vous-même ? Néant et péché. Mais l'offrande de soi-même unie aux mérites de Jésus, voilà l'offrande qui plaît au Père. »
La vision de cette procession était d'une telle beauté qu'il me serait difficile de la comparer à quelque autre chose. Toutes ces créatures célestes se courbant devant l'autel, les unes déposant leurs offrandes sur le plancher, d'autres se prosternant à genoux avec leur front touchant presque le plancher. Et dès qu'ils arrivaient à l'Autel, ils disparaissaient de ma vue.

SANCTUS
La fin de la Préface arriva et quand l'assemblée répondit :
« Saint ! Saint ! Saint ! », soudain, tout ce qui se trouvait derrière le célébrant disparu.
Derrière le côté gauche du célébrant, des milliers d'anges apparurent en ligne diagonale, des anges petits, des anges grands, des anges avec des ailes immenses, des anges avec de petites ailes, des anges sans ailes. Tout comme les précédents, ils étaient tous vêtus d'une tunique qui ressemblait à l'aube des prêtres ou des servants de messe.
Tous s'agenouillèrent, leurs mains jointes pour la prière et leur tête inclinée en signe de révérence. On entendait une merveilleuse musique comme si plusieurs chorales de voix mixtes chantaient à l'unisson avec l'assemblée : Saint ! Saint ! Saint !


CONSÉCRATIONLors de la Consécration, le moment du plus merveilleux des miracles arriva. Derrière le côté droit de l'Archevêque apparut une multitude de personnes placées aussi en diagonale. Elles étaient revêtues de la même tunique mais de couleurs pastels : de rose, vert, bleu pâle, lilas, jaune, bref, de couleurs différentes et très douces. Leurs visages aussi étaient brillants et pleins de joie. Elles semblaient toutes avoir le même âge. Vous pouviez remarquer (je ne peux dire pourquoi) qu'il y avait des personnes d'âges différents mais leurs visages étaient tous semblables, sans rides et heureux. Elles s'agenouillèrent toutes, aussi, lors du chant : « Saint ! Saint ! Saint ! le Seigneur… » Notre-Dame dit : « Ce sont tous les Saints et Bienheureux du Ciel et parmi eux se trouvent les âmes de tes parents qui jouissent déjà de la Présence de Dieu ».
Puis j'ai vu Notre-Dame, exactement à la droite de l'Archevêque, un pas derrière le célébrant. Elle était comme suspendue un peu au-dessus du plancher, s'agenouillant sur ce qui semblait être un tissu très fin et transparent mais en même temps lumineux, qui ressemblait à de l'eau cristalline. La Sainte Vierge, les mains jointes, regardait le célébrant avec beaucoup de respect et d'attention. Elle me parla de cet endroit, mais en silence, directement de son cœur, sans me regarder : « Cela te surprend de me voir me tenir un peu derrière Monseigneur (l'Archevêque), n'est-ce pas : Il doit en être ainsi… Avec tout l'Amour que me donne mon Fils, Il ne m'a pas conféré la dignité qu'Il a donnée aux prêtres d'être capables d'opérer chaque jour avec mes mains le Miracle comme le font les prêtres. À cause de cela, je ressens un profond respect pour les prêtres et pour le miracle que Dieu opère par leur entremise, ce qui me porte à m'agenouiller derrière eux. »
Mon Dieu, quelle dignité et quelle grâce le Seigneur accorde aux âmes des prêtres et ni nous, ni même plusieurs d'entre eux en sont conscients.
Devant l'Autel, apparurent comme des ombres de personnes en gris avec les mains élevées. La Sainte Vierge dit :
« Ce sont les âmes bénies du Purgatoire qui attendent vos prières pour les rafraîchir. N'arrêtez pas de prier pour elles. Elles prient pour vous mais elles ne peuvent pas prier pour elles-mêmes. C'est à vous de prier pour elles afin de les aider à sortir pour qu'elles puissent rejoindre Dieu et en jouir éternellement. »
« Maintenant, tu le vois que je suis toujours ici. Les gens vont en pèlerinage, recherchant des endroits où je suis apparue. Cela est bon à cause de toutes les grâces qu'ils y reçoivent. Mais en aucune apparition, en aucun autre endroit, je suis aussi présente que durant la Sainte Messe. Vous me trouverez toujours au pied de l'Autel où on célèbre l'Eucharistie. Egalement au pied du Tabernacle, j'y reste avec les anges car je suis toujours auprès de Lui. »
L'apparence si belle de la Mère au moment où furent dits les mots « Saint ! Saint ! Saint ! » ainsi que tous les autres avec leurs visages radieux, leurs mains jointes, attendant le miracle qui se répète continuellement, étaient comme se retrouver au Ciel même. Et dire que des personnes peuvent être distraites par des conversations à ce moment ! Cela me peine de vous dire que plusieurs hommes et femmes, se tiennent debout, les bras croisés, comme s'ils rendaient hommage au Seigneur comme étant égal à eux. La Vierge Marie dit :
« Dis aux gens qu'un homme n'est jamais autant homme que lorsqu'il s'agenouille devant Dieu. »
Le célébrant prononça les paroles de la Consécration. C'était une personne de grandeur normale mais soudain, il se mit à grandir, devenant rempli de lumière, une lumière surnaturelle entre le blanc et l'or qui l'enveloppa et devint très dense autour de son visage. A cause de cela, je ne pouvais plus voir ses traits.
Lorsqu'il éleva l'Hostie, j'ai vu ses mains et le dos de ses mains. Il avait des marques desquelles émanait une grande lumière. C'était Jésus ! C'était Lui qui enveloppait le célébrant de son Corps comme s'Il enveloppait amoureusement les mains de l'Archevêque. A ce moment l'Hostie commença à grandir et devint énorme et dessus apparut le visage merveilleux de Jésus qui regardait son peuple.
D'instinct, j'ai voulu incliner la tête mais Notre-Dame me dit :
« N'abaisse pas tes yeux. Regarde pour Le voir et Le contempler. Echange ton regard avec le Sien et répète la prière de Fatima : Mon Dieu, je crois, j'adore, j'ai confiance et je T'aime. Je Te demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas, qui n'ont pas confiance et qui ne T'aiment pas. Pardon et miséricorde… Maintenant, dis-Lui combien tu L'aimes et rends hommage au Roi des rois ».
Je le Lui ai dit et il semblait que j'étais la seule qu'Il regardait de cette énorme Hostie. Mais j'ai appris que c'est ainsi qu'Il regardait chaque personne avec amour, en plénitude. Puis-je baisser la tête jusqu'à ce que mon front touche le sol, comme l'avaient fait tous les anges et les bienheureux du Ciel ? Peut-être que, pour une fraction de seconde, je me suis demandée comment Jésus pouvait prendre le corps du célébrant et en même temps être à l'intérieur de l'Hostie : et tandis qu'il rebaissait l'Hostie, elle reprit sa grosseur normale.
Des larmes coulaient le long de mes joues ; j'étais incapable de sortir de mon émerveillement. Immédiatement, Monseigneur (l'Archevêque) dit les paroles de la Consécration du vin et tandis qu'il prononçait les mots, des éclairs apparurent dans les cieux et dans l'arrière-plan. Les murs et le plafond de l'église avaient disparu. Tout était noir à l'exception d'une brillante lumière qui venait de l'Autel. Soudain, suspendu dans l'air, j'ai vu Jésus crucifié. Je L'ai vu de la tête jusqu'au bas du torse. Le bras horizontal de la croix était soutenu par des mains larges et fortes. De l'intérieur de cette brillante lumière, une petite lumière, comme une très brillante et toute petite colombe émergea et survola rapidement toute l'église. Elle vint se reposer sur l'épaule gauche de l'Archevêque, qui continuait d'apparaître comme Jésus car je ne pouvais distinguer que ses longs cheveux, ses blessures lumineuses et son corps élancé, mais je ne pouvais pas voir son Visage.
Au-dessus se trouvait Jésus crucifié, sa tête retombant sur son épaule droite. Je pouvais contempler son visage, ses bras meurtris et sa chair déchirée. Du côté droit de son thorax, Il avait une blessure et du sang en surgissait allant vers le côté gauche et vers le côté droit, ce qui ressemblait à de l'eau mais était très brillant. Ils ressemblaient plus à des jets de lumière qui se dirigeaient vers les fidèles, se déplaçant de droite à gauche. J'étais ébahie de voir la quantité de sang qui coulait vers le calice. Je croyais qu'il allait déborder et qu'il tacherait l'Autel, mais pas une seule goutte ne se renversa. À ce moment, la Vierge Marie dit : « Ceci est le miracle des miracles. Je t'avais dit auparavant que le Seigneur n'est pas contraint par le temps et l'espace. Au moment de la Consécration, toute l'assemblée est transportée au pied du Calvaire, à l'instant de la crucifixion de Jésus. »
Quelqu'un peut-il imaginer cela ? Nos yeux ne peuvent le voir, mais nous sommes tous là à l'instant même où ils crucifient Jésus. Et Il demande pardon à son Père, non seulement pour ceux qui L'ont tué, mais aussi pour chacune de nos fautes : « Père pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. »
Depuis ce jour, je m'en fiche si le monde peut penser que je suis folle, mais je demande à tous de s'agenouiller et d'essayer de vivre, avec leur cœur et avec toute la sensibilité dont ils sont capables, d'éprouver ce privilège que Jésus nous accorde.


NOTRE PÈRE
Au moment où nous allions prier le Notre Père, le Seigneur parla pour la première fois depuis le début de la célébration et dit :
Attends ! Je veux que tu pries avec la plus grande profondeur que tu puisses ressentir. À ce moment, rappelle-toi la personne ou les personnes qui t'ont fait le plus de tort durant ta vie pour que tu puisses les enlacer, les prenant sur ton cœur et que tu leur dises de tout ton cœur : « Au Nom de Jésus, je te (vous) pardonne et te (vous) souhaite la paix. Au Nom de Jésus, je te (vous) demande pardon et souhaite ma paix. » Si la personne est digne de cette paix, alors la personne la recevra et s'en sentira mieux. Si la personne est incapable de s'ouvrir à cette paix, alors la paix retournera à ton (votre) cœur. Mais Je ne veux pas que tu reçoives ni que tu offres la paix si tu n'es pas capable de pardonner et de ressentir cette paix dans ton cœur en premier. » « Faites attention à ce que vous faites », poursuit le Seigneur, « vous répétez dans le Notre Père : pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. Si vous êtes capables de pardonner mais pas d'oublier comme le disent certaines personnes, vous posez des conditions sur le pardon de Dieu. Vous dites : Pardonne-moi seulement dans la mesure où je suis capable de pardonner mais pas plus. »


COMMUNION
Le temps pour la Communion des célébrants arriva. Là je remarquai encore une fois la présence de tous les prêtres près de l'Archevêque. Lorsqu'il communia, la Vierge Marie me dit : « Voici arrivé le temps où nous devons prier pour le célébrant et pour les prêtres qui l'accompagnent. Répète après Moi : Seigneur, bénis-les, sanctifie-les, aide-les, purifie-les, aime-les, prends soin d'eux et supporte-les de ton Amour. Souviens-toi de tous les prêtres du monde, prie pour toutes les âmes consacrées. »
Chers frères et sœurs, c'est à ce moment que nous devrions prier pour eux, car ils sont l'Église tout comme nous les laïcs le sommes. Tant de fois, nous les laïcs, demandons tant des prêtres mais nous sommes incapables de prier pour eux, de comprendre qu'ils sont humains et de pouvoir apprécier la solitude qui, bien des fois, peut les entourer. Nous devrions comprendre que les prêtres sont tous des personnes comme nous et qu'ils ont besoin d'être compris et soutenus par nous. Ils ont besoin d'affection et d'attention de notre part, car ils consacrent leur vie pour chacun de nous, tout comme Jésus, en Lui étant consacrés.
Le Seigneur veut que les gens du troupeau que Dieu Lui a confié, prient pour la sanctification de leur pasteur et lui soient une aide. Un jour, lorsque nous serons de l'autre côté, nous comprendrons les merveilles que le Seigneur a faites, nous donnant des prêtres qui nous aident à sauver nos âmes.
Les gens commencèrent à quitter leurs bancs pour se diriger à l'endroit de la Communion. Le grand moment de la rencontre était arrivé. Le Seigneur me dit : « Attends une minute ! Je veux te faire remarquer quelque chose… » Une motion intérieure me fit lever les yeux vers la personne qui allait recevoir la Communion sur la langue, de la main du prêtre. Je devrais préciser que cette personne était une des dames de notre groupe, qui n'avait pu se confesser le soir précédent, mais avait pu le faire avant la sainte Messe, ce matin. Lorsque le prêtre plaça l'hostie sacrée sur sa langue, un flash de lumière, comme une lumière blanche très dorée passa au travers de cette personne, d'abord de son dos, puis l'entourant à partir du dos, autour des épaules et ensuite la tête. Le Seigneur dit : « C'est ainsi que Je me réjouis d'enlacer une âme qui vient Me recevoir avec une âme propre. »
Le ton de voix de Jésus était celui d'une personne heureuse. J'étais étonnée de voir mon amie retourner à son banc entourée de lumière, enlacée par le Seigneur. Je pensais à la merveille que nous manquons tant de fois en allant recevoir Jésus avec nos offenses petites ou grandes alors que cela devrait être une fête. Plusieurs fois nous disons qu'il n'y a pas de prêtre vers qui nous pourrions aller nous confesser à n'importe quel moment. Mais le problème n'est pas d'aller nous confesser à chaque instant, il réside dans notre facilité à tomber encore dans le mal. Par contre, de la même façon où nous faisons un effort pour rechercher un salon de beauté ou pour les hommes un barbier, quand nous avons une fête, nous devons aussi faire l'effort de chercher un prêtre pour enlever tout ce qui nous souille. Nous ne devons pas avoir l'audace de recevoir Jésus, en aucun temps, avec nos cœurs remplis de choses laides.
Lorsque je suis allée recevoir la Communion, Jésus me dit : « Le Dernier Repas fut le moment de la plus grande intimité avec les miens. Pendant cette heure d'Amour, J'ai réalisé ce qui pourrait être considéré, aux yeux des hommes, comme le plus grand acte de folie, celui de Me faire prisonnier d'Amour. J'ai institué l'Eucharistie. Je voulais demeurer avec vous jusqu'à la fin des siècles, car mon amour ne pouvait supporter de vous laisser orphelins, vous que J'aimais plus que ma propre Vie. »
J'ai reçu cette Hostie qui avait une saveur différente. C'était un mélange de sang et d'encens qui m'inondait entièrement. Je ressentais tellement d'amour que des larmes coulaient le long de mes joues sans que je puisse les retenir. Quand je suis retournée à ma place, alors que je m'agenouillais, le Seigneur me dit : « Écoute… ». Un instant plus tard, je commençai à entendre les prières de la dame qui était assise devant moi et qui venait de recevoir la communion. Ce qu'elle dit sans ouvrir la bouche ressemblait à ceci : « Seigneur, souviens-Toi que nous sommes à la fin du mois et que je n'ai pas d'argent pour payer le loyer, les paiements pour la voiture ou l'école des enfants. Il faut que Tu fasses quelque chose pour m'aider… Je T'en prie, fais que mon mari arrête de tant boire. Je ne peux plus supporter son intoxication si fréquente et mon plus jeune garçon va recommencer son année encore, si Tu ne viens pas à son aide. Il a des examens cette semaine… Et n'oublie pas notre voisin qui doit déménager. Fais que cela se fasse tout de suite. Je ne peux plus le supporter… etc. » Puis l'Archevêque dit : « Prions ». Évidemment toute la communauté se leva pour une dernière prière. Jésus me dit d'un ton triste : « As-tu remarqué sa prière ? Elle ne m'a pas remercié une seule fois. Pas une seule fois, elle M'a dit qu'elle M'aimait pour le cadeau que je venais de lui faire en abaissant ma divinité jusqu'à sa pauvre humanité pour pouvoir l'élever jusqu'à Moi. Pas une seule fois elle a dit : « Merci Seigneur ». C'était une litanie de requêtes… et ainsi font presque tous ceux qui viennent me recevoir. Je suis mort par amour et Je suis ressuscité, par amour J'attends chacun de vous et par amour Je reste avec vous… Mais vous ne réalisez pas que J'ai besoin de votre amour. Rappelez-vous que Je suis le Mendiant d'Amour dans cette heure sublime pour l'âme. »
Réalisez-vous que Lui, l'Amour, mendie notre amour et nous ne le Lui donnons pas : et qui plus est, nous évitons d'aller à cette rencontre avec l'Amour des amours, avec le seul Amour qui se donne Lui-même dans une oblation permanente ?


CONCLUSION
Lorsque le célébrant allait donner la bénédiction, la Sainte Vierge dit : « Fais attention ! Écoute bien ! Vous faites n'importe quel signe plutôt que le Signe de la Croix. Souvenez-vous que cette bénédiction pourrait être la dernière que vous receviez des mains d'un prêtre. Vous ne savez pas si vous aurez encore l'opportunité de recevoir une bénédiction d'un autre prêtre. Ces mains consacrées vous donnent une bénédiction au Nom de la Sainte Trinité. Ainsi, faites le Signe de Croix avec respect, comme s'il allait être le dernier que vous alliez faire pour le reste de votre vie. »
Combien nous perdons, en ne comprenant pas et en ne participant pas chaque jour, à la Sainte Messe ! Pourquoi ne pas faire l'effort de commencer notre journée une demi-heure plus tôt et courir à la Sainte Messe et recevoir toutes les bénédictions que le Seigneur veut verser sur nous ?
Je suis consciente qu'à cause de leurs obligations, ce n'est pas tout le monde qui peut aller à la Messe tous les jours, mais au moins deux ou trois fois par semaine. Tant de personnes manquent la Messe le dimanche pour les moindres excuses : ils ont un enfant, ou deux ou dix et alors ils ne peuvent assister à la Messe. Comment les personnes s'organisent-elles quand elles ont d'autres engagements importants : elles amènent tous leurs enfants ou y vont chacun leur tour et le mari va à une heure et son épouse à une autre. Ainsi accomplissent-ils leur devoir envers Dieu. Nous avons du temps pour étudier, pour travailler, pour recevoir, pour se reposer mais nous n’avons pas le temps au moins le dimanche pour aller à la sainte Messe. Jésus me demanda de rester avec Lui quelques minutes de plus après la fin de la Messe. Il dit : « Ne vous hâtez pas de partir lorsque la Messe est terminée. Restez quelques instants en ma compagnie, profitez-en et laissez-moi profiter de la vôtre. »
Lorsque j'étais enfant quelqu'un m'avait dit que le Seigneur restait avec nous cinq ou dix minutes après la communion. Je Lui ai demandé à ce moment-là : « Seigneur, dites-moi vraiment, combien de temps restez-vous avec nous après la communion ? » Je suppose que le Seigneur doit avoir ri de mon étourderie car Il me répondit : « Tout le temps que tu veux avoir avec Moi. Si tu Me parles tout au long du jour, Me disant quelques paroles alors que tu vaques à tes occupations, Je t'écouterai. Je suis toujours avec toi. C'est toi qui Me quittes. Vous quittez la Messe et votre journée d'obligation est terminée. Vous avez gardé le Jour du Seigneur et c'en est fini pour vous. Vous ne pensez pas que Je pourrais aimer, partager votre vie de famille, au moins cette journée :
« Dans vos demeures, vous avez une place pour chaque chose et une pièce pour chaque activité : une chambre pour dormir, une autre pour la cuisine, une autre pour manger, etc. Quelle place avez-vous préparée pour Moi ? Ce ne devrait pas être un endroit où vous avez seulement placé une image qui ramasse toujours la poussière, mais un endroit où au moins cinq minutes par jour, la famille se rencontre pour remercier pour la journée et pour le don de la vie, pour demander pour les besoins du jour, pour demander des bénédictions, de la protection, de la santé.
« Tout a sa place dans vos maisons, tout, sauf Moi. Les hommes planifient leur journée, leur semaine, leur semestre, leurs vacances, etc. Ils savent quelle journée ils se reposeront, quelle journée ils iront voir un film ou iront à une soirée, ou bien visiter la grand-maman ou les petits-enfants, les enfants, leurs amis et leurs divertissements. Combien de familles diront au moins une fois par mois : « C'est aujourd'hui notre journée pour aller visiter Jésus dans le Tabernacle », et toute la famille vient pour me parler ? Combien viennent s'asseoir devant Moi et ont une conversation avec Moi, me disant comment ça s'est passé depuis leur dernière visite, me racontant leurs problèmes, les difficultés qu'ils ont, me demandant ce dont ils ont besoin… me faisant participer à toutes ces choses ? Combien de fois ? Je sais tout. Je lis même les plus profonds secrets de vos cœurs et de vos pensées. Pourtant, il Me fait grand plaisir de vous entendre Me raconter votre vie, me laissant participer comme un membre de la famille, comme votre ami le plus intime. Oh combien de grâces l'homme perd en ne Me donnant pas une place dans sa vie ! »
Quand je suis restée avec Lui, cette journée-là et durant plusieurs autres journées, Il continua à nous donner des enseignements. Aujourd'hui je veux partager avec vous cette mission que le Seigneur m'a confiée. Jésus dit : « Je voulais sauver ma créature car le moment où devait s'ouvrir la porte des Cieux, elle était trop imprégnée de souffrance…
Souvenez-vous qu'il n'y a pas une seule mère qui ait nourri son enfant de sa propre chair. Je suis allé à ce point extrême de l'Amour pour communiquer mes mérites à chacun d'entre vous.
La Sainte Messe est le prolongement de ma Vie et de mon Sacrifice sur la Croix parmi vous. Sans les mérites de ma Vie et de mon Sang, qu'avez-vous pour vous présenter devant mon Père ? Rien, sinon la misère et le péché…
Vous devriez dépasser en vertus les anges et les archanges, parce qu'ils n'ont pas la joie de Me recevoir en nourriture comme c'est le cas pour vous. Ils boivent une goutte de la source, mais vous qui avez la grâce de Me recevoir, vous avez tout l'océan pour boire. »
L'autre sujet abordé par le Seigneur, avec beaucoup de douleur, concernait les personnes qui venaient le rencontrer par habitude, ceux qui ont perdu leur émerveillement dans chacune des rencontres avec Lui. Cette routine refroidit tellement ces personnes, qu'elles n'ont plus rien de neuf à dire à Jésus quand elles Le reçoivent. Il a dit qu'il y avait aussi tellement d'âmes consacrées qui perdent leur enthousiasme de tomber en amour avec le Seigneur, qu'elles ont fait une occupation de leur vocation, une profession à laquelle ils n'apportent rien sauf ce qui leur est exigé, mais sans intérêt.
Puis le Seigneur m'a parlé des fruits qui viennent de chaque communion que nous faisons. Il arrive parfois que des personnes reçoivent le Seigneur tous les jours, mais leur vie ne change pas. Ils passent des heures en prière et font beaucoup de travaux, etc. mais leur vie ne va pas en se transformant et une vie qui ne se transforme pas ne peut pas porter de vrais fruits venant du Seigneur. Les mérites que nous recevons dans l'Eucharistie devraient porter des fruits de conversion en nous et des fruits de charité envers nos frères et nos sœurs.
Nous les laïcs, avons un rôle très important à jouer dans notre Église. Nous n'avons pas le droit de rester silencieux car le Seigneur nous a envoyés, comme tous les baptisés, pour aller annoncer la Bonne Nouvelle. Nous n'avons pas le droit de garder toute cette connaissance et ne pas la partager avec les autres et laisser nos frères mourir de faim quand nous avons tant de pain dans nos mains. Nous ne pouvons regarder notre Église s'effondrer alors que nous demeurons confortablement dans nos paroisses et dans nos maisons, recevant et recevant tant du Seigneur : sa Parole, les homélies des prêtres, les pèlerinages, la Miséricorde de Dieu dans le sacrement de Réconciliation, la merveilleuse union avec la nourriture de la communion, les conférences des prédicateurs. En d’autres mots, nous recevons tant et nous n'avons pas le courage de quitter notre zone de confort et aller en prison ou dans une maison de correction, pour parler aux plus démunis. Aller leur dire de ne pas désespérer, qu'ils sont nés catholiques et que leur Église a besoin d'eux là où ils sont souffrants, parce que leur souffrance servira à en sauver d'autres car ce sacrifice leur gagnera la vie éternelle. Nous pouvons aller rencontrer les patients en phase terminale dans les hôpitaux et réciter le chapelet de la Divine miséricorde.
Nous les aidons de nos prières pendant ce temps de lutte entre le bien et le mal, pour les libérer des embûches et des tentations du démon. Chaque personne mourante a des peurs. Seulement prendre leur main et leur parler de l'amour de Dieu et des merveilles qui les attendent au ciel auprès de Jésus et de Marie et près de leurs chers disparus, les réconfortera. L'époque dans laquelle nous vivons ne nous permet pas d'être indifférents.
Nous devons être une extension des mains de nos prêtres et aller là où ils ne peuvent pas pénétrer. Mais pour faire cela, il nous faut du courage. Nous devons recevoir Jésus, vivre avec Jésus, nous nourrir de Jésus. Nous avons peur de nous engager un peu plus et quand le Seigneur dit : « Cherchez d'abord le Royaume des Cieux et le reste vous sera donné par surcroît », Il dit tout, frères et sœurs. Cela veut dire de chercher le Royaume de Dieu de toutes les façons possibles et avec tous les moyens possibles, d'ouvrir vos mains afin de TOUT recevoir en surcroît. Tout cela parce qu'Il est le Maître qui paie le mieux, le seul qui est attentif à nos moindres besoins. Frères et sœurs, merci de m'avoir permis de poursuivre la mission qui m'a été confiée, celle de vous faire parvenir ces pages…
La prochaine fois que vous assisterez à la Messe, vivez-la. Je sais que le Seigneur accomplira sa promesse que " votre Messe ne sera plus jamais la même." Et quand vous Le recevrez, aimez-Le ! Faites l'expérience de la douceur de vous sentir reposer dans les plis de son côté, transpercé pour vous afin de vous laisser son Église et sa Mère et pour vous ouvrir les portes de la Maison de son Père. Faites-en l'expérience afin de pouvoir ressentir pour vous-mêmes son Amour miséricordieux par l'entremise de ce témoignage et essayez de le Lui rendre par votre amour d'enfant. Puisse le Seigneur vous bénir !

Votre sœur en Jésus-le-Vivant,Catalina
Missionnaire laïque du Cœur eucharistique de Jésus


Videos en espagnol:
Los escritos de Catalina Rivas


UN LLAMADO A LA HUMANIDAD



Agrandir le plan

Des règles du jeûne - Saint Bernard de Clairvaux

La loi du jeûne oblige tous les fidèles non excusés ou dispensés, dont l'âge se situe entre les 21 ans révolus et les 60 ans également révolus. Celle de l'abstinence de la viande oblige dès l'âge de 7 ans.
Le jeûne consiste à faire un seul repas pas jour, mais deux petites collations, que les théologiens limitent à 60 grammes le matin et 250 grammes le soir, sont tolérées.

Les jours de pénitence sont les suivants :

I - De la seule abstinence de la viande
Tous les vendredis sauf ceux dans lesquels tombe une fête de precepte (fête d'obligation).

II - De l'abstinence et du jeûne
1) le mercredi des Cendres
2) chaque vendredi et samedi de Carême
3) les mercredi, vendredi et samedi des Quatre-Temps, ou des quatre saisons, c'est à dire :
a) - du printemps, dans la première semaine de Carême
b) - de l'été, dans la semaine de Pentecôte
c) - de l'automne, dans la troisième semaine de septembre
d) de l'hiver, dans la troisième semaine de l'Avent
4) les vigiles :
a) de Noël, le 24 décembre
b) de la Pentecôte
c) de l'Immaculée Conception (7 décembre)
d) de la Toussaint (31 octobre)

III - Du jeûne seul
Tous les autres jours de férie du Carême
En ce début de Carême, que chacun de nous examine à quel degré il se trouve, et efforçons-nous de faire tous les jours de nouveaux progrès, car ce n'est qu'en nous avançant de vertu en vertu que nous verrons le Dieu des dieux, dans la céleste Sion.
Mais c'est surtout pendant ce temps que nous devons nous appliquer à vivre en toute pureté, pendant ce saint temps, dis-je, où il a été accordé un nombre de jours certains mais courts, à la fragilité humaine, pour qu'elle ne désespère point.
Car s'il nous est dit en tout temps : veillez à mener une vie toute de pureté, qui ne désespérerait point d'y réussir ? Or, nous sommes invités à cette époque de courte durée à réparer les négligences du reste de l'année, et à vivre de manière que, le reste du temps, on voie briller, dans notre conduite, des traces de cette sainte quarantaine.
Efforçons-nous donc, mes frères, de passer ce saint temps dans les exercices d'une entière piété, et de travailler, en ce moment, à remettre en état nos armes spirituelles. En effet, à cette époque de l'année, il semble que l'univers entier marche en bataille rangée, contre le diable, sous la conduite du Sauveur.
Heureux ceux qui auront vaillamment combattu sous un tel chef !
Saint Bernard de Clairvaux - Extrait du 7ème Sermon pour le Carême - Source

Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent […]. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Matthieu VI, 16-18

Horaire de la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ


Pour nous unir à chaque heure du jour à la Passion de Jésus.

Jeudi Saint :

19 h. Jésus lave les pieds aux apôtres.
20 h. Dernière Cène et institution de l'Eucharistie.
21 h. Jésus prêche l’amour : fervente prière de Jésus, pour l’union de tous ses disciples.
22 h. Prière à Gethsémani. Les trois heures d’agonie.
23 h. Jésus est arrêté et conduit à Jérusalem.
24 h. Anne et Caïphe. Première réunion du Sanhédrin.
1 h. Reniement de Pierre. Jésus au cachot le reste de la nuit.

Vendredi Saint :

5 h. Jésus en prison. Soufflets et sarcasmes. Patience admirable.
6 h. Jésus au milieu des faux témoins confesse la vérité et on le juge blasphémateur et digne de mort.
7 h. Jésus au prétoire. Il déclare être Roi et Pilate se décharge de Lui.
8 h. Jésus au palais d’Hérode. Il est traité de fou et méprisé.
9 h. À Jésus on préfère Barrabas et, par ordre de Pilate, Jésus est flagellé.
10 h. Jésus est couronné d’épines et condamné à mort.
11 h. Jésus monte au Calvaire, la croix sur les épaules.
12 h. Jésus est dépouillé de ses vêtements, cloué à la croix et élevé avec elle.
13 h. Jésus pardonne à ses ennemis et ouvre le Ciel au bon larron.
14 h. Jésus nous laisse comme Mère sa propre Mère.
15 h. Jésus meurt sur la croix.
16 h. Le Cœur de Jésus est ouvert par un coup de lance.
17 h. Jésus entre les bras de sa Très Sainte Mère, puis enseveli.
18 h. Désolation et solitude de la Mère de Dieu.

Sainte Kateri Tekakwitha: seconde patrone de l'église des missions


Kateri Tekakwitha, "la plus belle fleur épanouie au bord du Saint-Laurent", telle est l' inscription en iroquois qu'on peut lire sur la tombe de cette jeune Indienne, morte à 24 ans. Preuve que Dieu aime "ce qui est petit" et qu'il choisit souvent des enfants ou des gens très simples.

La vie de Kateri Tekakwitha est tout entière un message de simplicité évangélique, de générosité, de confiance et d'amour ardent pour le Christ.

C'est au cœur de la Nouvelle-France, futur Québec, qu'est née en 1656 Tekakwitha, d'une mère algonquine chrétienne et d'un père iroquois. A quatre ans, elle se retrouve orpheline, seule survivante de sa famille, emportée par une terrible épidémie de petite vérole. Son visage est marqué et sa vue en ressort affaiblie, d'où le nom de Tekakwitha, "celle-qui-avance-en-hésitant". Miracle vivant que cette enfant, désormais revêtue d'un grand châle qui protège ses yeux du soleil, et qui n'aura pourtant de cesse de réaliser sans hésiter sa vocation : être pleinement unie à Dieu, alors qu'elle ne connaît pas encore le baptême. Mystère que cette humble présence de Dieu dans le cœur d'une fillette, isolée au milieu d'un peuple encore sauvage qui vit dans la forêt. Car, de sa petite enfance, Tekakwitha a gardé en mémoire les chants et les prières que lui a appris sa mère "Fleur-de-la-prairie". Dans le silence de la forêt, elle aime la retrouver, grâce au "Grand-Esprit", et prier sans cesse. Les Iroquois eux-mêmes sont bien en peine de la comprendre. Certes, elle participe aux travaux de la tribu, elle charme tout le village par sa gentillesse et sa docilité, mais ses refus successifs de toute proposition de mariage choquent les mœurs des Indiens et provoquent mépris et jalousie. A plusieurs reprises, elle est même obligée de s'enfuir, ce qui ne l'empêche pas, au retour, de pardonner à tous ceux qui la font souffrir.

Un jour, des missionnaires jésuites décident de s'installer pour quelques années au village. A leur contact, Tekakwitha prend conscience du désir qui l'anime : elle aspire, par le baptême, à devenir véritablement chrétienne. De sorte qu'en 1673, après que trente Iroquois adultes ont reçu le baptême, un des pères jésuites, Jacques de Lamberville, la remarque. Très vite, il est touché par la pureté et le courage de cette jeune fille. Tekakwitha a dix-sept ans ; grâce à lui, elle devient catéchumène et se passionne pour l'histoire sainte. Trois ans plus tard, enfin, elle réalise son vœu le plus cher : elle est baptisée le dimanche de Pâques 1676 en adoptant le nom de Kateri (Catherine, en iroquois ). Sa simplicité, sa joie modeste, sa douceur foncière font l'émerveillement de tous les assistants et lui gagnent l'affection d'une partie de la population.

Kateri réalise des progrès étonnants et rapides : ainsi elle manifeste une ferveur particulière devant le Saint-Sacrement qu'elle vient adorer une grande partie de la journée. Elle aime aussi retrouver sa chère forêt et prier devant une croix qu'elle a elle-même tracée sur l'écorce d'un arbre. Elle prie régulièrement pour le salut de ses frères, les Indiens, malgré la méchanceté, les calomnies et les persécutions de bon nombre d'entre eux qui n'acceptent pas la singularité et l'originalité de sa foi. Pour la protéger, le P. de Lamberville l'aide à se réfugier à la Mission Saint François-Xavier, sur le Saint-Laurent. "Vous connaîtrez bientôt le trésor que nous vous donnons, écrit-il au P. Frémin. Gardez-le donc bien ! Qu'entre vos mains il profite à la gloire de Dieu…"

Kateri, à la Mission, semble avoir trouvé sa vraie famille. Des Indiens de tous les clans, en général ennemis (Algonquins, Hurons, Iroquois ), y vivent en frères et s'aiment profondément. C'est dans ce milieu si favorable qu'elle s'épanouit, et qu'elle se prépare à la première communion pour Noël 1677 en se confiant à Marie, "la Mère du Grand-Esprit" comme l'appellent les Indiens. Le P. Cholenec écrit : "Cette jeune fille, toute sauvage qu'elle était, se trouvait si pleine de Dieu, et elle goûtait tant de douceurs, dans cette possession, que tout son extérieur s'en ressentait… Il ne fallait pas être longtemps avec elle pour en être ému et pour être réchauffé de ce feu divin." La jeune Amérindienne, illettrée, parvient même à ce que les théologiens appellent "l'union divine". Avec quelques amies, elle songe alors à fonder une communauté de religieuses indigènes, mais son directeur spirituel, l'estimant encore trop jeune dans la foi, l'en dissuade. Son désir d'être consacrée à Dieu seul, de ne vivre plus que pour Lui ne cesse de grandir ; elle soupire après la vie consacrée des "femmes blanches", les religieuses au service du Seigneur. Or, chez les Indiens, cela n'existe pas ; même les chrétiens du village ne peuvent admettre une telle démarche. Mais, le 25 mars 1679, le P. Frémin permet enfin à Kateri de prononcer officiellement le vœu de virginité. A partir de là, sa vie n'est plus qu'action de grâce ; elle s'impose des mortifications de plus en plus pénibles, pour s'unir plus intimement, par amour, aux souffrances du Christ. L'église devient presque son unique demeure. Été comme hiver, avant le soleil, elle se lève à quatre heures du matin et vient s'agenouiller sur le seuil, immobile, en adoration ; elle assiste à toutes les messes et reste longtemps en prière devant le tabernacle ; elle visite les malades, rassemble autour d'elle les enfants, aide les missionnaires…

Mais à un tel rythme, sa santé décline au point qu'elle est bientôt contrainte de s'aliter. Les enfants et les jeunes du village viennent la voir. Tous veulent l'écouter parler de Marie, de Jésus, du "Père qui est dans le ciel", des saints. Son visage est lumineux , les missionnaires le verront même transfiguré, au soir de sa mort, le mercredi saint de l'année 1680.

En cette fin de XVIIème siècle, où s'épanouissent le règne de Louis XIV et la grande spiritualité française, une petite âme infiniment discrète, à l'autre bout du monde, s'en va rejoindre le ciel à la rencontre du Seigneur. Une petite âme, dont la vie effacée, empreinte de réserve et de modestie, était toute tournée vers Dieu et vers son peuple pour lequel elle priait sans cesse, suppliant qu'il daigne accueillir pleinement la Bonne Nouvelle. "Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu, afin que je le fasse ?", avait-elle coutume de dire. Trois siècles plus tard, en 1980, le Pape Jean-Paul II élève Kateri au rang des Bienheureux, puis la nomme seconde patronne de l'Église des Missions en 1983. Dieu, vraiment, aime "ce qui est petit"…

Elle est canonisée par le Pape Benoît XVI le 21 octobre 2012 et devient la première sainte amérindienne

Christophe Albert - source

Avis favorable de la Gospa de Medjugorje sur Maria Valtorta donné à Marija

En Janvier, lors du direct mensuel avec Sr Emmanuel, une question a été posée sur Maria valtorta

Extrait : Quand Marija était à Mostar et faisait des études pour devenir coiffeuse, au début des apparitions, un des franciscains qui était là et lui prêtait une chambre pour qu’elle puisse recevoir les apparitions dans ce lieu, dit : « Il y a beaucoup de gens autour de nous qui se moquent. Demande à la Sainte Vierge ce qu’elle pense de Maria Valtorta, si ses écrits sont vrais ou pas. ». Marija a posé exactement la question : « Est-ce que les écrits de MV sont vrais ou non ? » La Vierge n’a pas répondu directement à la question mais a dit :
« Vous pouvez lire. »

La réponse au début de cette vidéo :


L'humble avis de la rédaction de Chrétiens Magazine :
"Lisez-cette oeuvre et faites-la lire" dit Jésus dans le volume 10. Jésus dit cela à tous, il ne compare pas ces visions aux Evangiles, Il ne précise pas qu'Il s'adresse seulement à ceux qui n'ont pas les Evangiles canoniques. Pourquoi les opposer ? Soit ces visions sont authentiques et précises, fiables, lisibles, soit elles en le sont pas. C'est le cas pour les 4 apôtres comme pour Maria Valtorta (voir le livre l'Enigme Valtorta de Jean-François Lavère et ses 12000 découvertes scientifiques, archéologiques, topographiques et autres qui confirment l'authenticité de visions). En conscience, on peut donc affirmer que nous avons un véritable Evangile "non canonique" : non utilisé comme référence pour l'Eglise universelle. Alors que Catherine Emmnerick est authentique mais non fiable, Bretano avoue y avoir inventé beaucoup de choses. Au paragraphe 18 de Dei Verbum (Vatican II) on peut lire qu'il n'échappe à personne que parmi les livres plus importants sont les 4 Evangiles et pourquoi ? "'parce qu'il parlent des paroles et des gestes du Verbe Incarné". N'est-ce pas tout simplement cela une "Parole de Dieu" ? Ne serait-elle pas Vivante Elle aussi parce qu’elle est arrivée en 1945 transmise par Maria Valtorta ?  

SOS Chrétiens d'Orient : Noël de guerre en Syrie

A Noël 2014, une délégation de l'association SOS Chrétiens d'Orient s'est rendue en Syrie afin de suivre l'évolution des projets de reconstruction qu'elle finance et d'aller à la rencontre des chrétiens persécutés par les djihadistes de Daesh et l'Al-Qaeda. Pour Poitou-Info, Alexandre Goodarzy a suivi cette délégation de Damas à Homs. Reportage.

Syrie : La vérité que l’on vous cache - Mère Agnès-Mariam de la Croix (Vidéo)

Mère Agnès-Mariam de la Croix, carmélite, est supérieure du monastère Saint-Jacques le Mutilé à Qara, près de Homs, en Syrie. Elle est née en Palestine, de nationalité Franco-Libanaise et vit en Syrie. Elle vient spécialement en France pour alerter l’opinion publique sur la désinformation dont nous souffrons de la part des médias du système, et raconter le calvaire que vit le peuple syrien, victime impuissante de l’acharnement des puissances occidentales.



Mère Agnès-Mariam de la Croix était de passage à Paris. Elle a donné une conférence le vendredi 6 mars 2015, sur l'état de la situation actuelle en Syrie, après quatre années de guerre.

Le Saint Enfant Jésus de Prague


Pour comprendre l'histoire du Petit Jésus de Prague, il nous faut remonter jusqu'à l'Espagne du 16e siècle, l'Espagne au sommet de sa splendeur, libérée des occupants arabes, ruisselante sous l'or du Nouveau Monde, l'Espagne qui prend l'habitude d'honorer le Fils de Dieu, non plus comme un nouveau-né pauvre et nu, couché dans la crèche (1), mais comme un enfant debout, richement vêtu, portant le monde dans la main gauche et bénissant de la main droite.

Sous l'impulsion de sainte Thérèse d'Avila (la "grande"), réformatrice des carmels, cette dévotion commence à se répandre d'un couvent à l'autre, en Espagne d'abord, puis dans toute l'Europe catholique si bien qu'elle arrive à Prague où vit une petite communauté de carmes déchaussés (2). Nous sommes au début du 17e siècle et la capitale de la Bohême vit en pleine guerre de religion (3). En effet, les protestants tchèques, héritiers de Jan Huss, appuyés par les Allemands, ne supportent pas la mainmise autoritaire des Habsbourg d'Autriche, défenseurs acharnés du catholicisme. Justement, ceux-ci viennent de remporter une victoire éclatante près de Prague au lieu dit "La Montagne Blanche" (1621) et ce, grâce entre autres à la collaboration très active du supérieur général des carmes déchaussés. En gage de reconnaissance, l’empereur Ferdinand II établit plusieurs monastères de carmes en Bohême, dont à Prague, en 1624, un temple confisqué aux protestants, temple qui sera aussitôt baptisé église Notre-Dame-de-la-Victoire avec une chapelle dédiée à Notre-Dame des Victoires.
Le monarque pourvoyait également avec générosité aux besoins de cette communauté, mais après son départ, les religieux connurent un cruel dénuement que leur inaltérable confiance en la divine providence allait récompenser.

UN CADEAU PRINCIER

Il y avait à Prague, à cette époque, la pieuse princesse Polyxène de Lobkowitz qui, émue de leur détresse, leur offrit en 1628 une statuette de l’Enfant Jésus :
- « Mon père, dit-elle au supérieur des carmes, je vous confie ce que j’ai de plus précieux ici-bas. Vénérez bien l’Enfant Jésus et rien désormais ne vous manquera. »
Il s’agissait d’une ravissante statuette de l’Enfant Jésus, haute de 48 cm, vêtue d’un splendide manteau brodé, un riche diadème d’or enrichi de pierreries sur la tête, la main droite levée en signe de bénédiction, l’index et le majeur réunis par une seule bague symbolisant ainsi l’alliance de l’Ancien et du Nouveau Testament. La main gauche portait le globe terrestre surmonté de la croix.
La princesse Polyxène avait reçu, à l’occasion de son mariage, cette statuette offert par sa mère, Marie Manriquez de Lara qui, en réalité s’appelait Marie Manriquez de Pignatelli dont la famille italienne vénérait depuis longtemps la petite statue que l’on tenait pour miraculeuse ; c’était probablement la reproduction par un artiste espagnol, d’une statuette rapportée de Terre Sainte par une
dame anglaise, Marguerite Kemp, qui en 1414, avait rapporté une figurine de l’Enfant Jésus de Behtléem. Cette représentation était restée en Italie et installée à l’Aracoeli (basilique de Rome). Sa ressemblance avec le Petit Roi de Gloire du carmel de Beaune (France) est frappante.
Quoiqu’il en soit, le don de la princesse fut accueilli avec reconnaissance par les religieux, qui tout heureux placent ce généreux cadeau sur l'autel de l'église Notre-Dame-de-la-Victoire, où il est honoré avec ferveur. Une grande abondance de grâces spirituelles et temporelles y répondit dès lors. Le révérend père Cyrille de la Mère de Dieu était l’un des plus fervents apôtres de cette dévotion à l’Enfant Jésus de Prague, qui se répandit comme un ouragan de gloire, débordant les frontières.

Mais les temps sont peu sûrs et la paix, fragile. Trois ans plus tard, l'armée protestante est à nouveau aux portes de Prague.
en 1630 la Bohême redevenait le théâtre de guerres, obligeant les carmes à se transporter à Munich. Les religieux sont dispersés, les églises et les couvents saccagés ou pillés.
Dans la précipitation du départ, les religieux oublièrent d’emporter la précieuse statuette dont la dévotion se perdit pour le plus grand malheur des religieux, atteints de toutes sortes d’épreuves successives. Pendant ce temps, l’ennemi sacrilège détruisait églises et monastères ; la petite statue l’Enfant Jésus, arraché de son socle, les deux mains tranchées, est jetée sous les décombres de l'église, derrière l'autel, dans les décombres. L’année suivante, l’empereur ayant repris Prague, les Carmes purent réintégrer leur couvent, mais, chose étrange, nul ne se soucia de la statuette et la communauté retomba dans une extrême pauvreté.
En 1634, une nouvelle occupation de Prague, par les suédois cette fois, provoqua encore le départ des religieux. Leur retour définitif se situa en 1635 mais accompagné de la misère chez ces carmes oublieux, la décadence du couvent s’accentuant de jour en jour. Vers la Pentecôte 1637, le père Cyrille rentrait à Prague, à nouveau menacée par les hérétiques. Le danger remit en mémoire la protection obtenue par l’Enfant Jésus et le père Cyrille demanda au supérieur d’effectuer des recherches pour retrouver leur précieux trésor. Ce fut lui-même qui le découvrit dans les plâtras, derrière l’autel. Ce dévot religieux s’empressa de l’exposer dans le chœur de la chapelle, à la vénération de tous. Peu après, tout danger disparaissait.
Un jour qu’il était agenouillé devant le divin enfant, le père Cyrille qui priait de toute son âme, entendit ceci :
« Aie pitié de moi et j’aurai pitié de toi. Rends-moi mes mains et je te rendrai la paix. Plus tu m’honoreras, plus je te favoriserai ».
Aussitôt, le père Cyrille supplia le supérieur de faire réparer la statuette dont les mains avaient été brisées, mais prétextant l’extrême pauvreté du couvent, la demande fut rejetée. Le père Cyrille eût recours à la prière et 3 jours plus tard, un don de 100 florins était fait pour le culte de l’Enfant Jésus ; mais cette fois encore, le prieur choisit d’acheter une nouvelle statue. Or, le jour même de son exposition, un lourd chandelier fixé au mur s’en détacha et vint la briser alors que ce même prieur tombait malade et devait abandonner sa charge.
Le bon père Cyrille renouvela ses intentions auprès du nouveau supérieur, mais le manque d’argent faisait toujours remettre la réparation à plus tard ; les offrandes qui parvenait recevaient une autre affectation alors que la maladie et la mort frappaient rudement la congrégation, n’épargnant pas le supérieur qui finit par comprendre son erreur. La statuette attendait dans l’ombre la réparation réclamée et le père Cyrille en exprimait maintes fois son regret au Petit Roi qui lui dit un jour :
« Place-moi à l’entrée de la sacristie ; quelqu’un viendra et me prendra en pitié. »
En effet, peu après, un homme du nom de Daniel Wolf, se présenta et dit au père :
« Confiez-moi la statue, je la ferai réparer à mes frais ».
Ce qu’il fit à la plus grande joie de tous. Ce Daniel Wolf était sous le coup d’un grave procès or, dès qu’il se fut chargé de la réparation, tout s’arrangea pour lui de façon inespérée. Dès ce moment et grâce aux couvents des pères carmes et aux franciscains, la dévotion à l’Enfant-Jésus de Prague se répandit rapidement en Europe et au-delà. On ne compte pas les miracles et faveurs obtenus par son intervention.

LE PREMIER MIRACLE

Les principaux lieux de pèlerinage sont à Prague, Tarragone (Espagne), Arezzano (Italie), Beaune (France), Bruxelles et Tongres qui, en Belgique, était devenu objet et centre des divines prédilections de l’Enfant Jésus de Prague. Le premier grand miracle de guérison que l’on peut lui attribuer eut lieu en 1639, au bénéfice de la Comtesse Liebsteinky, descendante des Lobkowitz qui avaient offert la divine statuette aux carmes. Abandonnée par les médecins, son pieux époux pria le père Cyrille de lui porter la statue miraculeuse qui fut placée au chevet de la mourante. Or, à peine le religieux l’avait-il déposée qu’on vint le prévenir de la parfaite guérison de la comtesse. De très nombreux miracles aussi éclatants ont été consignés dans tous les sanctuaires ; il en est certainement d’aussi nombreux sur le plan spirituel que l’on ignore.
Implorant la protection de l'Enfant Jésus, les pèlerins commencent à affluer de toutes parts les offrandes également. Si bien qu'en 1655, la petite statue miraculeuse est solennellement déposée en l'église N.D. de la Victoire, dans un tout nouvel écrin d'or au centre du grand autel baroque où, aujourd'hui encore, nous pouvons l'admirer. C'est l'évêque de Prague lui-même qui est venu placer une couronne d'or sur la tête du petit roi (4). Désormais la dévotion à l'Enfant Jésus de Prague est pleinement affirmée. Elle se répand dans les pays catholiques d'Europe mais aussi en Amérique latine, au Canada, en Inde, aux Philippines. Chez nous, rares sont les églises qui ne possèdent (ou ne possédaient) pas leur « Petit Jésus de Prague »
Près de trois siècles ont passé. La Tchécoslovaquie subit l'occupation nazie avant de passer pour quarante années sous le joug soviétique.

ET AUJOURD'HUI

A cette époque, derrière le redoutable rideau de fer communiste, un prêtre hongrois résidant dans une petite localité au milieu des sans-Dieu dont le but essentiel était d’éradiquer la foi catholique, spécialement chez les enfants, nous en rapporte un, tout à fait merveilleux : dans une classe de fillettes, l’une d’elles, Angèle, 10 ans, particulièrement intelligente et appliquée à son travail, était élevée dans la religion catholique, comme ses compagnes, malgré les interdits. L’institutrice, Mlle Gertrude, avait comme souci premier de détruire leur foi alors qu’Angèle, dans sa profonde piété avait obtenu du prêtre l’autorisation de communier chaque matin, sachant cependant la haine et toutes les vexations que déclencherait cette démarche. En effet, malgré sa conduite irréprochable, l’institutrice s’acharnait après la fillette et contre cette foi qu’elle sentait inébranlable.
Elle décida de détruire chez ces enfants et surtout chez Angèle toute trace de religion selon un processus diabolique tendant à démontrer qu’un Dieu invisible n’existait pas et au bout de ses raisonnements, leur dit :
« Appelez donc l’Enfant Jésus et vous verrez bien s’il vient. »
Angèle, habituellement douce et timide, fit soudain face avec calme et assurance :
« Eh bien ! Nous l’appellerons toutes ensembles. »
Et galvanisées par Angèle, debout, toute cette classe d’enfants, les mains jointes, s’écria :
« Viens, Enfant Jésus » !

L’institutrice ne s’attendait pas à cette réaction. Après un lourd silence, on entendit la voix pure d’Angèle dire :
« Encore » !
De nouveau, elles appellent l’Enfant Jésus ! Et alors, la porte de la classe s’ouvrit sans bruit. Toute la lumière du jour s’en fut vers la porte, grandissant jusqu’à devenir comme un globe de feu. Elles n’eurent pas le temps de crier leur peur, que le globe s’entrouvrait pour livrer à la vue un enfant ravissant comme elles n’en avaient jamais vu, qui souriait sans dire une parole. De sa présence émanait une immense douceur ; elles n’avaient plus peur et ne ressentaient que de la joie.
Combien dura cette apparition ? Le temps n’avait plus sa durée habituelle et personne ne pourra le dire. L’enfant était vêtu de blanc et ressemblait à un petit soleil car la lumière émanait de lui et l’éclat du jour semblait noir à côté. Il ne dit rien, ne faisant que sourire, puis il disparut dans le globe de lumière qui se fondit peu à peu. La porte se referma doucement, toute seule. Le cœur inondé de joie, les fillettes ne pouvaient proférer un mot. Soudain, un cri strident déchira le silence. Hagarde, Mlle Gertrude hurlait :
« Il est venu ! Il est venu » !

Puis elle s’enfuit en claquant la porte. Sagement, les petites filles s’agenouillèrent, récitèrent un Pater, un Ave et un Gloria, puis sortirent de la classe car l’heure de la récréation venait de sonner.
Mlle Gertrude a dû être placée dans un asile psychiatrique car elle ne cessait de crier :
« Il est venu ! Il est venu ! »
Les profanateurs de nos églises finissent presque toujours fous, dit le prêtre. Puis il ajouta tristement :
« Des récits de ce genre, il y en a beaucoup dans ces peuples opprimés. Mais en Occident, qui va croire ce qui n’est pas « matériellement » crédible ? Les occidentaux rationalistes ressemblent aux communistes sur ce point : le miracle les choque… ».

En 1989, le mur de Berlin tombe et s'ouvrent enfin les portes de la liberté. Souhaitant rétablir la présence des carmes et la dévotion à l'Enfant Jésus dans l'église N.D. de la Victoire, le cardinal Vlk, nouvel archevêque de Prague, fait appel au carmel italien d'Arenzano (5) et, le 15 janvier 1994, deux jeunes carmes reprennent la garde du sanctuaire où ils sont bientôt rejoints par des frères tchèques puis par de jeunes carmélites polonaises dont la congrégation est directement liée à l'Enfant Jésus. C'est cette équipe polyglotte qui accueille aujourd'hui les visiteurs étrangers mais aussi les Tchèques qui viennent de plus en plus nombreux; simples touristes mais aussi pèlerins fervents venant s'agenouiller dans l'espoir de recevoir une grâce ou même un miracle puisque, paraît-il, il s'en produit régulièrement.

Comme toutes les dévotions populaires, la dévotion à l'Enfant Jésus (qu'il soit de Prague ou d'ailleurs) est difficile à comprendre pour les intellectuels. C'est une voie de pauvreté, d'humilité. Ce fut la voie choisie par deux docteurs de l'Eglise. Thérèse d'Avila et plus tard Thérèse de Lisieux qui préconisait de se tenir simplement devant Lui; « Je suis là. Que dois-je donc faire ? »
Plus près de nous

L’Enfant Jésus de Prague continue à étonner plus d’un cf. l’article ci dessous de Noël 2009 et voyez comment le « petit Infant » ne s’est point laissé détrôner à Prague par le commercial «père noël»

A Prague, l'Enfant Jésus bat le Père Noël, agent étranger
Par Martin Danes | Journaliste et écrivain tchèque | 14/12/2009

Si vous vous déplacez ces jours-ci dans la capitale tchèque, vous serez peut-être surpris de ne pas trouver dans les magasins la capuche rouge du Père Noël.
Santa Claus l'Américain n'a pas la cote à Prague.

Dans la guerre de tranchées qu'il mène contre « l'Enfant Jésus », variante locale du livreur des cadeaux de Noël aux enfants, c'est le second qui a emporté la dernière bataille.

Pourquoi les commerçants tchèques désireux d'attirer le chaland de Noël n'affichent pas l'image du vainqueur ? Parce qu'à la différence du vieux barbu, l'Enfant Jésus livreur des cadeaux est invisible. Invisible et même, paraît-il, complètement nu ! Les pères mettent en garde leur progéniture, le 24 décembre au soir :

« N'ouvrez pas la porte de votre chambre pendant que l'Enfant Jésus vient y déposer ses cadeaux ; si vous ne le voyiez que d'un coin de l'œil il prendrait peur, s'envolerait et… plus de cadeaux ! »

Personne ne sait à quoi cet être mystérieux ressemble.

Après la chute du communisme, au début des années 1990, les chaînes commerciales, prêtes à profiter de la vague de fascination des Tchèques pour l'Occident, notamment pour les Etats-Unis, déployaient tous les ans, avant Noël, des campagnes essayant d'imposer dans les têtes des consommateurs locaux un nouveau personnage : Santa Claus.

Des films hollywoodiens pour enfants mettant en scène le gaillard robuste aux couleurs de Coca-Cola apportaient leur concours discret. Au bout de plusieurs années, les commerciaux y ont renoncé, constatant l'échec de leur message : les familles tchèques sont restées fermées au bouffon vêtu de fourrure, s'obstinant, le jour de Noël, à inviter chez eux l'Enfant Jésus, dans le secret.

« Papy Hiver », grand frère de l'Est, renvoyé en Sibérie
Certains étaient allés jusqu'à s'insurger publiquement contre ces tentatives d'imposer à leurs compatriotes un héros, Santa Claus, aussi étranger aux coutumes locales. Une réminiscence jouait beaucoup en sa défaveur : le Père Noël occidental ressemble comme deux gouttes d'eau au « Papy Hiver » russe, que l'on avait déjà essayé d'importer dans le pays, avec les moyens de propagande de l'Etat, après l'inféodation de la Tchécoslovaquie à Moscou, en 1948.

En décembre 1952, s'adressant aux enfants dans un discours radiodiffusé de Noël, Antonin Zapotocky, le Premier ministre communiste de l'époque, avait officiellement décrété la fin du règne de l'Enfant Jésus durant ces fêtes :

« Les temps ont changé. Les enfants des travailleurs ne naissent plus dans des étables. De nombreuses transformations sont intervenues. L'Enfant Jésus a grandi et vieilli, il lui a poussé une barbe et lui-même s'est mué en Papy Hiver. Il ne marche plus nu et déguenillé, il est bien vêtu de chapeau et de manteau de fourrure. Ni nos travailleurs ni leurs enfants ne sont plus nus ou vêtus de loques. »

Le Père Noël russe, arpentant les rues des villes tchèques dans les années 1950, s'était fait bouder par la population, entrée sur ce champ d'intérêt précis en résistance passive contre le communisme. Quarante années plus tard, elle a refait le geste en tournant le dos à Santa Claus, symbole de la consommation capitaliste, tout en accélérant le volume de ses dépenses de la fin de l'année… au nom du pauvre Enfant Jésus.


(1) Comme on le sait, c'est Saint François d'Assise qui fit pour la première fois représenter la crèche dans l'église. C'était à Greccio, en 1223.
(2) Carmes déchaussés ou déchaux: qui suivent la réforme de Ste Thérèse d'Avila.
(3) Il s'agit de la guerre de trente ans (1618-1648) qui fut aussi féroce que toutes les guerres de religion.
4) Chaque année, le jour de l'Ascension, une cérémonie solennelle commémore cet évènement.
5) Arenzano. Le culte du Bambino di Praga est particulièrement florissant dans cette petite station balnéaire de Ligurie (Gênes) où fut construite au début du siècle passé et à l'instigation du carmel du lieu, une véritable basilique dédiée au Bambino.


Témoignage de Gianna Jessen, rescapée de l'avortement (Melbourne 2008) - Vidéo

- Sous-titres en Français -

"Dieu sera servi et glorifié" (19.09.1848) Mélanie de la Salette


Le 19 septembre 1846, à environ trois heures de l'après-midi en plein soleil, sur une montagne proche du village de La Salette-Fallavaux, deux enfants, une bergère de quinze ans appelée Mélanie Calvat et un jeune berger de onze ans appelé Maximin Giraud, tous les deux très ignorants, virent dans une lumière resplendissante une «belle dame» vêtue d’un costume étrange. Parlant alternativement français et patois, elle les chargea d'un message qu'ils devaient «faire connaître à tout son peuple». Après s’être plainte de l'impiété des chrétiens et les avoir menacés de châtiments épouvantables s’ils devaient persévérer dans le mal, elle leur promit la clémence divine s'ils s'amendaient.
Les enfants rapportèrent que la «Belle Dame» était triste et pleurait, ce qui soulève d’ailleurs des problèmes théologiques puisque, dans un article du journal La Croix du 14 août 1946, le R.P. Gabel s.j. souligne: "Les enfants ont vu que la Sainte Vierge avait beaucoup de chagrin; elle a pleuré; elle a versé d’abondantes larmes. Or une saine théologie nous apprend que les saints au Paradis connaissent une félicité parfaite."
Avant de disparaître, elle communiqua à chacun des enfants un secret spécial.


"Mélanie, ce que je vais vous dire maintenant ne sera pas toujours secret; vous pourrez le publier en 1858.

Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leurs irrévérences et leur impiété à célébrer les Saints Mystères, par l'amour de l'argent, l'amour de l'honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d'impureté.

Oui, les prêtes demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils!

Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n'y a plus d'âmes généreuses, il n'y a plus personne digne d'offrir la Victime sans tache à l'Éternel en faveur du monde.

Malheur aux habitants de la terre! Dieu va épuiser sa colère, et personne ne pourra se soustraire à tant de maux réunis.

- Les chefs, les conducteurs du peuple de Dieu ont négligé la prière et la pénitence, et le démon a obscurci leurs intelligences; ils sont devenus ces étoiles errantes que le vieux diable traînera avec sa queue pour les faire périr.

- Dieu permettra au vieux serpent de mettre des divisions parmi les régnants, dans toutes les sociétés et dans toutes les famille; on souffrira des peines physiques et morales: Dieu abandonnera les hommes à eux-mêmes et enverra des châtiments qui se succéderont pendant plus de trente-cinq ans.

- La société est à la veille des fléaux les plus terribles et des plus grands événements; on doit s'attendre à être gouverné par une verge de fer et à boire le calice de la colère divine.

- Que le Vicaire de mon Fils, le Souverain Pontife Pie IX, ne sorte plus de Rome après l'année 1859; mais qu'il soit ferme et généreux, qu'il combatte avec les armes de la foi et de l'amour; je serai avec lui.

- Qu'il se méfie de Napoléon, son coeur est double, et quand il voudra être à la fois pape et empereur, bientôt Dieu se retirera de lui; il est cet aigle qui, voulant toujours s'élever, tombera sur l'épée dont il voulait se servir pour obliger les peuples à se faire élever.

- L'Italie sera punie de son ambition en voulant secouer le joug du Seigneur; aussi, elle sera livrée à la guerre; le sang coulera de tous les côtés; les églises seront fermées ou profanées.

- Les prêtres, les religieux seront chassés; on les fera mourir, et mourir d'une mort cruelle. Plusieurs abandonneront la foi, et le nombre des prêtres et des religieux qui se sépareront de la vraie religion sera grand; parmi ces personnes, il se trouvera même des évêques.

- Que le Pape se tienne en garde contre les faiseurs de miracles, car le temps est venu que les prodiges les plus étonnants auront lieu sur la terre et dans les airs.

- En l'année 1864, Lucifer avec un grand nombre de démons seront détachés de l'Enfer; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu; ils les aveugleront d'une telle manière, qu'à moins d'une grâce particulière, ces personnes prendront l'esprit de ces mauvais anges; plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la foi et perdront beaucoup d'âmes.

- Les mauvais livres abonderont sur la terre et les esprits de ténèbres répandront partout un relâchement universel pour tout ce qui regarde le service de Dieu; ils auront un très grand pouvoir sur la nature; il y aura des églises pour servir ces esprits. Des personnes seront transportées d'un lieu à un autre par ces esprits mauvais, et même des prêtres, parce qu'ils ne seront pas conduits par le bon esprit de l'Évangile, qui est un esprit d'humilité de charité et de zèle pour la gloire de Dieu.

On fera ressusciter des morts et des justes.

- Il y aura en tous lieux des prodiges extraordinaires, parce que la vraie foi s'est éteinte et que la fausse lumière éclaire le monde.

- Malheur aux Princes de l'Église, qui ne seront occupé qu'à entasser richesses sur richesses, qu'à sauvegarder leur autorité et à dominer avec orgueil!

- Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que, pour un temps l'Église sera livrée à de grandes persécutions; ce sera le temps des ténèbres; l'Église aura une crise affreuse.

- La Sainte Foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables. On abolira les pouvoirs civils et ecclésiastiques, tout ordre et toute justice seront foulés aux pieds; on ne verra qu'homicides, haine, jalousie, mensonge et discorde, sans amour pour la patrie ni pour la famille.

Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir son sacrifice.

- Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours; mais ni lui, ni son successeur ...ne verront le triomphe de l'Église de Dieu.

- Les gouvernants civils auront tous le même dessein qui sera d'abolir et de faire disparaître tout principe religieux, pour faire place au matérialisme, à l'athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices.

Dans l'année 1865, on verra l'abomination dans les lieux saints; dans les couvents, les fleurs de l'Église seront putréfiées et le démon se rendra comme le roi des coeurs.

Que ceux qui sont à la tête des communautés religieuses se tiennent en garde pour les personnes qu'ils doivent recevoir, parce que le démon usera de toute sa malice pour introduire dans les ordres religieux des personnes adonnées au pêché, car les désordres et l'amour des plaisirs charnels seront répandus par toute la terre.

LES GRANDS EVENEMENTS à VENIR
(certains sont déjà arrivés ...d'autres vont avoir lieu)

La France, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre seront en guerre; le sang coulera dans les rues; le Français se battra avec le Français, l'Italien avec l'Italien; ensuite, il y aura une guerre (civile) générale qui sera épouvantable. Pour un temps, Dieu ne se souviendra plus de la France, ni de l'Italie, parce que l'Evangile de Jésus-Christ n'est plus connu. Les méchants déploieront toute leur malice; on se tuera, on se massacrera mutuellement jusque dans les maisons. Au premier coup de son épée foudroyante, les montagnes et la nature entière trembleront d'épouvante, parce que les désordres et les crimes des hommes percent la voûte des cieux.

Paris sera brûlé et Marseille engloutie; plusieurs grandes villes seront ébranlées et englouties par des tremblements de terre; on croira que tout est perdu; on ne verra qu'homicide, on n'entendra que bruits d'armes et que blasphèmes.

- Les justes souffriront beaucoup; leurs prières, leur pénitence et leur larmes monteront jusqu'au Ciel, et tout le peuple de Dieu demandera pardon et miséricorde, et demandera mon aide et mon intercession.

- Alors, Jésus-Christ, par un acte de sa justice et de sa grande miséricorde pour les justes, commandera à ses anges que tous ses ennemis soient mis à mort.

- Tout à coup, les persécuteurs de l'Eglise de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au pêché périront, et la terre deviendra comme un désert.

- Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié; la charité fleurira partout.

- Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Eglise qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ.

- L'Evangile sera prêché partout, et les hommes feront de grands progrès dans la foi, parce qu'il y aura unité parmi les ouvrier de Jésus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu.

- Cette paix parmi les hommes ne sera pas longue; vingt-cinq ans d'abondantes récoltes leur feront oublier que les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre.

L'ANTECHRIST

Un avant-coureur de l'antéchrist, avec ses troupes de plusieurs nations combattra contre le vrai Christ, le seul Sauveur du monde; il répandra beaucoup de sang et voudra anéantir le culte de Dieu pour se faire regarder comme un dieu.

- La terre sera frappée de toutes sortes de plaies (outre la peste et la famine, qui seront générales); il y aura des guerres jusqu'à la dernière guerre qui sera alors faite par les dix rois de l'antéchrist, lesquels rois auront tous un même dessein et seront les seuls qui gouverneront le monde.

- Avant que ceci arrive, il y aura une espèce de fausse paix dans le monde; on ne pensera qu'à se divertir; les méchants se livreront à toutes sortes de pêchés; mais les enfants de la Sainte Eglise, les enfants de la foi, mes vrais imitateurs croîtrons dans l'amour de Dieu et dans les vertus qui me sont les plus chères.

- Heureuses les âmes humbles, conduites par l'Esprit-Saint! Je combattrai avec elles jusqu'à ce qu'elles arrivent à la plénitude de l'âge.

- La nature demande vengeance pour les hommes, et elle frémit d'épouvante dans l'attente de ce qui doit arriver à la terre souillée de crimes.

- Tremblez, terre, et vous qui faites profession de servir Jésus-Christ et qui, au-dedans, vous adorez vous-même; tremblez, car Dieu va vous livrer à son ennemi, parce que les lieux saints sont dans la corruption; beaucoup de couvents ne sont plus les maisons de Dieu, mais les pâturages d'Asmodée et des siens.

- Ce sera pendant ce temps que naîtra l'antéchrist, d'une religieuse hébraïque, d'une fausse vierge qui aura communication avec le vieux serpent, le maître de l'impureté; son père sera évêque. En naissant, il vomira des blasphèmes, il aura des dents; en un mot, ce sera le diable incarné; il poussera des cris effrayants, il fera des prodiges, il ne se nourrira que d'impuretés.

- Il aura des frères qui, quoiqu'ils ne soient pas comme lui des démons incarnés, seront des enfants de mal; à douze ans, ils se feront remarquer par leurs vaillantes victoires qu'ils remporteront; bientôt, ils seront chacun à la tête des armées, assistés par des légions de l'enfer.

- Les saisons seront changées, la terre ne produira que de mauvais fruits, les astres perdront leurs mouvements réguliers, la lune ne reflétera qu'une faible lumière rougeâtre; l'eau et le feu donneront au globe de la terre des mouvements convulsifs et d'horribles tremblements de terre qui feront engloutir des montagnes, des villes, etc...

Rome perdra la foi et deviendra le siège de l'antéchrist.

- Les démons de l'air avec l'antéchrist feront de grands prodiges sur la terre et dans les airs et les hommes se pervertiront de plus en plus.

- Dieu aura soin de ses fidèles serviteurs et des hommes de bonne volonté; l'Evangile sera prêché partout; tous les peuples et toutes les nations auront connaissance de la vérité!

- J'adresse un pressant appel à la terre; j'appelle les vrais disciples du Dieu vivant et régnant dans les cieux; j'appelle les vrais imitateurs du Christ fait homme, le seul et vrai Sauveur des hommes; j'appelle mes enfants, mes vrais dévots, ceux qui se sont donnés à moi pour que je les conduise à mon divin Fils, ceux que je porte pour ainsi dire dans mes bras, ceux qui ont vécu de mon esprit.

Enfin, j'appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d'eux-mêmes, dans la pauvreté et dans l'humilité, dans le mépris et le silence, dans l'oraison et dans la mortification, dans la chasteté et dans l'union avec Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde.

Il est temps qu'ils sortent et vienne éclairer la terre. Allez et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous en vous pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs.

Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l'honneur de Jésus-Christ.

- Combattez, enfants de lumière, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins.

- L'Eglise sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. Mais voilà Enoch et Elie remplis de l'Esprit de Dieu; ils prêcheront avec la force de Dieu et les hommes de bonne volonté croiront en Dieu, et beaucoup d'âmes seront consolées; ils feront de grands progrès par la vertu du Saint-Esprit et condamneront les erreurs diaboliques de l'antéchrist.

- Malheur aux habitants de la terre! il y aura des guerres sanglantes et des famines, des pestes et des maladies contagieuses; il y aura des pluies d'une grêle effroyable; des tonnerres qui ébranleront des villes; des tremblements de terre qui engloutiront des pays; on entendra des voix dans les aires; les hommes se battront la tête contre les murailles; ils appelleront la mort et, d'un autre côté, la mort sera leur supplice; le sang coulera de tous côtés.

- Qui pourra vaincre, si Dieu ne diminue le temps de l'épreuve?

- Par le sang, les larmes et les prières des justes, Dieu se laissera fléchir; Enoch et Elie seront mis à mort; Rome païenne disparaîtra; le feu du Ciel tombera et consumera trois villes; tout l'univers sera frappé de terreur, et beaucoup se laisseront séduire parce qu'ils n'ont pas adoré le vrai Christ vivant parmi eux.

- Il est temps; le soleil s'obscurcit; la foi seule vivra.

- Voici le temps; l'abîme s'ouvre.

- Voici le roi des rois des ténèbres.

- Voici la bête avec ses sujets, se disant le sauveur du monde.

- Il s'élèvera avec orgueil dans les airs pour aller jusqu'au Ciel; il sera étouffé par le souffle de Saint Michel Archange. Il tombera, et la terre qui, depuis trois jours, sera en de continuelles évolutions, ouvrira son sein plein de feu; il sera plongé pour jamais avec tous les siens dans les gouffres éternels de l'enfer.

- Alors, l'eau et le feu purifieront la terre et consumeront toutes les oeuvres de l'orgueil de l'homme, et tout sera renouvelé:

"Dieu sera servi et glorifié".
Related Posts with Thumbnails
Accueil

Un article vous à plu ?
Soutenez l'évangélisation gratuite sur ce blog !
Commandez des articles similaires :
- par téléphone au 0(033)5 65 78 01 95
- par courrier : glissez votre chèque + forfait de 6,50€ port dans une enveloppe timbrée à Chrétiens Magazine, 14 rue des écoliers, 22200 PLOUISY - FRANCE
- par internet : www.asonimage.fr
Contact mail : chretiensmagazine@gmail.com

Abonnez-vous à la revue :
14 rue des écoliers,
22200 PLOUISY - FRANCE
tel : 0(033)5 65 78 01 95
Abonnement 1 an: 35€ (10 parutions)
Dom, Tom et étranger: 48€

Que Dieu vous bénisse !

Articles les plus consultés