Une excellente publication, qui tombe bien.
Émission de Louis Daufresne, le grand témoin.

Aidez-nous à diffuser "L’Évangile tel qu’il m’a été révélé" de Maria Valtorta adapté pour les enfants !

Grande souscription 

« Cette édition ne se terminera pas sans votre soutien ! »

Chers lecteurs,
au paragraphe 18 de Dei Verbum (Vatican II), nous pouvons lire qu'il n'échappe à personne que parmi les livres les plus importants figurent les saints évangiles « parce qu'il parlent des paroles et des gestes du Verbe Incarné ». L’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta est une des sources les plus fructueuses.
Voici maintenant cette oeuvre adaptée par Luc Borza pour permettre aux enfants de connaître plus précisément Jésus et Marie afin de les suivre plus parfaitement.
L’enjeu est important :
S’il vous plaît, soutenez notre initiative par une commande !
Nous avons besoin de l’aide de tous les lecteurs pour aller au bout de cette édition.
Bruno Perrinet,
Rassemblement à Son Image, éditions.
* * *
Les enfants et les adultes qui l’ont testé l’ont dévoré et attendent la suite. Aidez-nous à éditer l’oeuvre complète pour les enfants et ceux qui leur ressemblent !

« Maman, j’ai fini le premier tome :
alors, c’est pour quand la suite ? »
Tiphaine, 11 ans.

« Je n’avais jamais réussi à me plonger dans l’oeuvre et voilà que je dévore l’adaptation de Luc Borza pour les enfants ... »
Muriel, 42 ans, mère de famille.

Mars 2015 : avant de s’endormir, Jeanne peut désormais lire l’Évangile tel qu’il m’a été révélé. Le premier volume est adapté pour les enfants à partir de 9 ans.

Téléchargez le bulletin,
ou contactez-nous :
Rassemblement à Son Image éditions,
40 Place des Fontaines, Capelle,
12 850 ONET LE CHÂTEAU
Tél. : 05 65 78 01 95

« J'ai traduit le tome 1 "L'étoile du matin". Je suis émerveillée. Un très beau livret et une très bonne lecture pour les adultes. Ce livret m'a permis de me sentir enfant de Dieu et croire qu'avec Dieu tout est possible. Conseillez ce livret aux adultes. » Natallia (Biélorussie).

Veni Creator Spiritus - Hymne de la Pentecôte

Gregorian chant notation from the Liber Usualis (1961), p. 885. 
Latin lyrics sung by the Schola Cantorum of Amsterdam Students.

Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.

Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.

Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.

Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.

Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.

Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.

Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.
* * *
Viens, Esprit Créateur,
Visite la pensée de tes fidèles,
Emplis de la grâce d'En-Haut
Les cœurs que tu as créés.

Toi qu'on nomme le Consolateur,
Le don du Dieu très-Haut,
La source vivante, le Feu, la Charité,
L'Onction spirituelle.

Tu es l'Esprit à la septuple forme,
Le doigt de la droite du Père,
Tu es sa solennelle promesse,
Enrichissant notre gorge par la parole.

Fais jaillir la lumière dans notre intelligence,
Répands l'amour dans notre cœur,
Soutiens la faiblesse de notre corps
Par ton éternelle vigueur !

Repousse au loin l'Ennemi,
Donne-nous la paix sans délai ;
Que sous ta conduite qui nous ouvre la voie,
nous évitions toute nuisance.

Fais que par toi nous connaissions le Père
Et découvrions le Fils,
Et qu'en toi, leur commun Esprit,
Nous croyions en tout temps.

Gloire soit à Dieu le Père,
Au Fils ressuscité des morts,
À l'Esprit Saint Consolateur,
Dans les siècles des siècles.

Amen.

L'église Saint Symphorien à Versailles vue d'un drone

Dans un monde déboussolé, où beaucoup pensent trouver le bonheur dans la possession et la jouissance des biens matériels, l’église est un point de repère. Avec son clocher, elle est un témoignage silencieux, un doigt dressé vers le Ciel, la proclamation que l’homme ne peut pas délaisser une dimension essentielle de sa vie : la dimension verticale.

En France, notre pays est couvert d’un blanc manteau d’églises qui nous rappelle son identité et ses racines chrétiennes.

C’est le message proclamé par ces images (réalisé par la société Wefly) :

L’Église s'élève contre le contrat civil de mariage dit "Mariage pour tous"

Dans une DÉCLARATION HISTORIQUE adressée à la Conférence des évêques de France, le CLERGÉ DE FRANCE et le CLERGÉ UNIVERSEL, rappelant les préceptes de la loi naturelle et l’enseignement de l’Eglise, CONDAMNENT la célébration civile du mariage suivant la nouvelle législation française et S’ENGAGENT à ne plus célébrer le mariage chrétien des couples civilement mariés.

LES EVÊQUES, PRÊTRES ET DIACRES, DE FRANCE OU D'AUTRES PAYS, SONT TOUS INVITES A SIGNER LA DECLARATION ICI :

http://petitionauparlement.blogspot.com/2015/05/declaration-du-clerge-de-france-et-du.html

http://goo.gl/forms/4hXWsl3bp7

La liste des signataires peut être consultée à l'adresse suivante :

https://docs.google.com/spreadsheets/d/1FJy3AlgRRYYN3ujWPwZat7TflEy8nDdCVk9wXHg4JVM

MERCI A TOUS DE FAIRE CIRCULER CE MESSAGE : LE PEUPLE DE FRANCE COMPTE SUR VOUS

Vision du Christ qu'a reçu l'évêque Oliver Dashe Doeme du Nigéria - Vidéo

Voici une vidéo tout à fait singulière qui nous offre un témoignage qui ne l’est pas moins… Mgr Oliver Dashe Doeme, évêque de Maiduguri depuis le 6 juin 2009, capitale de l’État de Borno, au nord-est du Nigéria, où fut fondé Boko Haram en 2002. Il déclare à Catholic News Agency (États-Unis) que vers la fin de l’année dernière il fut gratifié d’une apparition et d’un message relatif à Boko Haram. Cela vaut vraiment la peine d’être découvert…




Création de l'Institut Charles 1er de Habsbourg-Lorraine

Avec pour objectif de bâtir « une véritable doctrine politique catholique pour notre temps », l’Institut Charles Ier de Habsbourg-Lorraine annonce sa création. Fondamentalement catholique, enraciné et cherchant la divine transcendance : telle semble être son identité.

Voici le communiqué portant création de l’institut Charles 1er de Habsbourg-Lorraine :

« France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême  ? »

Chers amis,
C’est avec une immense joie que nous vous annonçons la création d’un institut de réflexion politique majeur placé sous le patronage de Charles Ier de Habsbourg-Lorraine. Le groupe de travail, qui a vocation a fédérer les intelligences et toutes les bonnes volontés, se compose déjà pour le moment d’universitaires de renom, de hauts fonctionnaires européens, de jeunes cadres d’entreprise, de juristes et autres professions libérales, mais aussi de jeunes étudiants et d’un prêtre.
Apporter un nouveau souffle, plus authentique, et donner une âme profondément catholique à un mouvement organisé pour la restauration de la chrétienté en France et en Europe ; telle est la pleine mesure de notre ambition. Le règne social de Notre Seigneur Jésus aspire à s’étendre sur la France, fille aînée de l’Église et « éducatrice des peuples  » – selon les mots du Pape Jean-Paul II –, et par elle, sur le reste du monde.
Afin de bâtir une véritable doctrine politique catholique pour notre temps, notre pensée s’appuie sur le réalisme politique d’Aristote et est nourrie par la philosophie de Saint Thomas d’Aquin. Nous voulons œuvrer en parfaite conformité avec la doctrine sociale de l’Église et l’enseignement traditionnel du Magistère. Notre action a pour objectif le bien commun, la défense de la loi naturelle ainsi que la promotion d’un ordre temporel catholique traditionnel sans compromission d’aucune sorte avec le paganisme culturel et le naturalisme politique.
Dans cette heureuse perspective, le Bienheureux Charles Ier d’Autriche est une figure hautement symbolique pour notre temps. Dernier rempart de la monarchie chrétienne en Europe, nous avons souhaité placer cette grande entreprise sous sa bienveillante protection.
Pour permettre l’économie de cette profonde réflexion politique, économique, culturelle et sociale, et l’organisation de nos différentes manifestations en région, nous souhaitons acquérir l’ancien prieuré Saint-Nicolas et en faire le siège social de l’institut. Situé à Pierre-la-Treiche (54), la bâtisse est classée au monument historique. Véritable bijou de la renaissance en Lorraine, bastion notoire de la contre-réforme catholique au XVIè siècle, nous voulons en faire le siège de la contre-révolution catholique que nous poursuivrons demain.
Pour nous soutenir dans ce projet, vous pouvez nous écrire et envoyer vos dons (Un reçu fiscal vous sera délivré sur demande) :
par chèque à l’ordre de l’Institut Charles 1er de Habsbourg-Lorraine au siège actuel sis 11, Rue du Moulin, 88460 Charmois-devant-Bruyères.
Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent cet appel à la mobilisation générale. C’est par le feu de l’amour de Dieu qui nous dévore que nous voulons embraser le monde. Il nous appartient d’agir et de combattre « et s’il plaît à Dieu, il nous donnera la victoire ! »
Ad majorem Dei gloriam,
Le haut conseil de l’Institut Charles 1er de Habsbourg-Lorraine.

Prière Communautaire Pour les Malades - Père Émilien Tardif

Père Émilien Tardif
"Seigneur Jésus, nous t’adorons et nous croyons que Tu es réellement présent dans cette hostie consacrée.
Tu es le Pain Vivant descendu du ciel.
Tu es le même Jésus qui est apparu au milieu des disciples d’Emmaüs lorsqu’ils étaient découragés. Et parce qu’ils étaient blessés, leurs yeux étaient incapables de te reconnaître. Mais Toi, Tu as célébré l’Eucharistie avec eux. Tu as pris le Pain ; Tu l’as rompu. Et Tu leur donnas ton corps et ton sang et leurs yeux s’ouvrirent. Tu es le même Jésus qui a guéri cet aveugle de Tahiti au moment de l’élévation de l’hostie sainte.
Tu es le même Jésus qui a guéri dans l’histoire de l’Eglise des milliers et des milliers de malades, et ta puissance n’a pas diminué, et  ta compassion est toujours le même, ta bonté est infinie.
Aujourd’hui Jésus nous voulons déposer à tes pieds tous ces malades qui sont ici présents. Il y en a qui sont venus de très loin avec de grands sacrifices. Ils sont venus te rencontrer comme le peuple de Galilée, le soir tombant, allait te conduire ces malades là-bas à Capharnaüms. Devant la maison de Saint Pierre, il déposait ces malades. Et Toi Tu guérissais beaucoup de malades. Et tu es toujours le même Jésus. Tu es toujours le Bon Pasteur. Et nous sommes tous des petites brebis de ton royaume. Oh Jésus, ne regarde pas nos péchés, mais la foi de ton Eglise. Eh bien ! manifester ta compassion et ta bonté parmi ces malades. Comment Jésus dans ta bonté a guéri ceux qui souffrent dans leurs cœurs parce qu’ils ont été blessés par les injustices de la vie. Guéris ces blessures émotionnelles de leurs cœurs, qui seront pour eux le début d’une grande transformation intérieure comme Tu as guéri les disciples d’Emmaüs de leurs blessures émotionnelles. Guéris Jésus, ceux qui souffrent dans leurs corps. Ils sont nombreux les malades qui sont ici présent et qui souffrent de toutes sortes de maladies. Et Toi Jésus, Tu es le Maître de l’impossible. Pour Toi, il n’y a aucune maladie difficile à guérir. Avec Toi, les aveugles voient, les boiteux marchent, les sourds entendent, les lépreux sont guéris, les pauvres sont évangélisés. Avec Toi Jésus, les cancéreux retrouvent la santé. Ils sont très nombreux les cancéreux qui ont été guéris dans la prière par l’amour de Jésus. Avec Toi Jésus ceux qui souffrent d’asthme, d’hémiplégie, de n’importe quelle maladie peuvent s’approcher en toute confiance parce que Tu es la résurrection et la vie. Et Tu as dit : « Venez à moi, vous tous qui souffrez. Et je vous soulagerai. » Nous croyons que ta Parole est vérité. Nous te demandons par la puissance de tes saintes plaies, par ta sainte croix et ton sang précieux versé pour nous, de commencer à guérir nos frères, nos sœurs malades. Visite aussi les malades que nous portons dans nos cœurs, et qui nous ont demandé de prier pour eux.
Pour Toi ! Jésus, il n’y a pas de distance. Tu es présent partout. Visite les malades dans leurs maisons, dans les hôpitaux, tous ceux qui sont unis avec nous dans cette prière du Congrès, qui nous ont demandé de prier pour eux. Tu  les connais Seigneur Jésus. Nous les déposons à tes pieds. Nous te demandons d’avoir compassion d’eux, comme Tu as guéri tant de malades à distance. Alors que pour nous ça semblait une guérison à distance. Pour Toi ce n’était pas à distance. Car Tu étais présent avec eux. Et dans une eucharistie au Paraguay-Assomption alors que nous étions en train de prier pour les malades, et toutes ces prières de guérison passaient par la télévision nationale. Une paralytique qui était dans son lit, et qui suivait l’eucharistie par la télévision nationale a senti tout à coup dans son corps, cette force qui lui redonnait toute sa vitalité. Elle a pu s’asseoir. Et dans son foyer, elle a pu commencer à marcher. Parce que Tu veux nous faire découvrir l’importance de tous ces moyens de communication pour que tout ton peuple te connaisse.
Seigneur Jésus, visite les malades qui sont dans nos foyers, les malades qui auront l’occasion de suivre cette prière au moyen de la télévision. Tu es présent partout. Tu es le Dieu du temps et de l’histoire. Tu es le Maître de l’histoire. Pour toi, il n’y a pas de difficulté à les visiter, à les guérir. Nous les déposons à tes pieds Jésus ! Et nous te demandons par l’intercession de Marie, la mère des affligés, la vierge des douleurs, celle qui peut avoir la compassion pour tous ces malades, beaucoup plus que nous. Nous te demandons Jésus pour la gloire de ton Nom, la gloire de Dieu, de guérir plusieurs malades dès ce matin, et tout au long de ce congrès. Et nous sommes tellement sûrs de ta bonté, de ta puissance, de ta compassion qu’avant même de connaître le résultat de nos demandes, nous te disons dans la foi, merci Seigneur Jésus pour les malades que tu commences à guérir en ce moment ci. Gloire et Louange à Toi Seigneur !
Laissons l’Esprit Saint prier en nous, et chanter en nous les gloires de Dieu, notre Père."

Prière extraite du DVD foi et guérison

"Si vous prenez l’habitude de vivre en permanence avec Jésus" - La Vierge Marie à Catherine


"Mes enfants,
À force de côtoyer une même personne, vous finissez par absorber des traits de caractère, des façons d’être ou de vivre, et se produit en vous un changement, une transformation.
Si vous devez subir un caractère difficile, alors vous risquez vous aussi de devenir, moins patient, moins doux, plus exigeant, et surtout d’emmagasiner dans vos cœurs le besoin de laisser s’échapper tout ce que vous avez reçu.

Si vous prenez l’habitude de vivre en permanence avec Jésus, alors peu à peu vous vous habituerez à devenir comme Lui.
À regarder comme Lui.
À aimer comme Lui.
À répondre comme Lui.
À vous offrir comme Lui.

Pour cela, Jésus doit faire partie de votre vie, non pas par épisodes, non pas lorsque cela semble vous arranger, non pas lorsque vous avez besoin de Lui, mais à tout moment, comme l’on vit avec une personne épousée.
Jésus est l’Époux des âmes, si vous L’accueillez, alors Il ne comprend pas que vous Le rejetiez, car Jésus est un Époux éternel ne sachant qu’aimer et souffrir des manques d’amour.

Il est venu auprès de vous sur la Terre, pour vous montrer combien il était possible, à travers votre humanité, de L’accueillir au point d’être semblable à ce qu’Il est, de L’accueillir au point de pouvoir vivre en communion avec Lui, de pouvoir vivre, au point d’absorber en vous tout ce qui vient de Lui.

Si votre « oui » est sincère, si votre « oui » est donné avec le cœur et la conviction, que ce « oui » déjà ne vous appartient plus, mais appartient à Dieu, alors Jésus Lui-même viendra prendre toute la place nécessaire en vous afin que peu à peu Sa vie à travers vous devienne naturellement sensible, naturellement présente, naturellement évidente.
Amen

Mes enfants, je vous bénis. Lorsque le cœur parle, Jésus entend, et lorsque Jésus entend, de grandes choses se produisent.
Laissez parler votre cœur."
Amen

Merci Marie

Ce message à été donné à Catherine du Lys de Marie
Association « Le Lys de Marie pour les Cœurs Unis »


© 2010 http://www.lescoeursunis.net/

La France gouvernera la Syrie ! - Prophéties de Maryam la petite arabe (entre Pau en France et Bethléem)

Sainte Maryam Baouardy (en religion sœur Marie de Jésus Crucifié)
a été canonisée le 17 mai 2015.

Mariam de Bethléem

Mariam (ou Maryam) Baouardy, surnommée « La Petite Arabe », est née à Abellin, un petit village situé entre Nazareth et le Mont Carmel le 5 janvier 1845. Elle est née galiléenne comme Jésus. La famille Baouardy était gréco-catholique, de rite melkite et d'origine libanaise. Ses parents virent leurs douze garçons mourir en bas âge. Ils décidèrent de faire un pèlerinage de 170 km jusqu'à Bethléem pour prier Dieu de leur accorder une fille par l'intercession de la Vierge Marie. Mariam naquit neuf mois plus tard et on lui donna naturellement le nom de Marie : Mariam. Elle fut baptisée et confirmée suivant le rite grec melkite catholique. L'année d'après, un garçon, Boulos, vint agrandir la famille. Orpheline à trois ans, elle fut séparée de son frère et ne le reverra plus. Mariam fut recueillie par son oncle paternel.

Alors qu’elle n'était encore qu'une enfant, elle décida de laver deux petits oiseaux, qui en moururent. Toute attristée, elle entendit une voix intérieure « C’est ainsi que tout passe, si tu veux me donner ton cœur, Je te resterai toujours. » A 8 ans, elle fit sa première communion, et peu de temps après toute la famille partit s’installer en Egypte.

A 14 ans, son oncle voulut la marier, mais elle refusait et fit le vœu de se donner totalement au Seigneur. Dans une impulsion, Mariam se coupa les cheveux. Alors que la coutume voulait qu'elle se pare de ses plus beaux bijoux et se montre à son avantage pour servir au repas des fiancailles, elle se présenta avec un plateau sur lequel se trouvait sa chevelure et ses bijoux. Son oncle la gifla violemment. La fureur de son oncle éclata en mauvais traitements de toutes sortes. Les domestiques reçurent l'ordre de la commander et de ne rien lui épargner.

Au bout de trois mois, Mariam ressentit le besoin de renouer avec son frère et lui écrivit. Le soir du 8 septembre 1859, elle porta la lettre à un ancien domestique turc de la famille, qui partait pour Nazareth. Invitée à table, elle exposa sa situation malheureuse. Le domestique lui suggèra alors de passer à l’Islam, Mariam refusa en réaffirmant sa foi chrétienne alors que celui-ci parlait en termes injurieux de l'Evangile. Elle lui répondit : "Je suis fille de l'église catholique, apostolique et romaine; avec la grâce de Dieu, j'espère persévérer jusqu'à la fin dans une religion qui est la vraie." N'y tenant plus, il la jetta alors à terre, puis, saisissant son cimetterre (sorte de couteau), lui trancha une partie de la gorge. Elle en gardera toute sa vie une trace impressionnante. Son agresseur la croyait morte, il l’enveloppa dans un voile et la déposa dans un bois derrière la maison, tandis que la nuit camouflait son crime. Elle ne se souvenait de rien, si ce n'est d'avoir cru mourir et voir son âme séparée de son corps.

Elle aurait aperçu alors Notre Sauveur, sa Mère, des Saints et des Anges. Elle raconte : "Il n'y avait ni soleil ni lampe, et pourtant tout y resplendissait d'une manière divine." Puis Notre Seigneur lui aurait dit : " Votre page n'est pas encore finie, vos labeurs ne sont pas terminés. Il vous faut retourner sur la terre." Aprés quoi la vision se serait évanouie.

Mariam se réveilla dans une grotte où une Soeur vêtue en bleu la soigna pendant plusieurs mois. Mariam racontera plus tard (à ses collègues religieuses) avoir reconnue en cette femme la Vierge Marie. Sa protectrice lui pansa sa blessure, l’enseigna puis l'emmena dans une Eglise d’Alexandrie. Alors que Miriam se confessait, Elle disparut.

A cette époque-là, Mariam étant seule au monde, travailla comme servante là où le destin la conduisait: Alexandrie, Jérusalem, Beyrouth, puis elle aboutit à Marseille. À 19 ans, elle entra comme novice chez les Soeurs de Saint Jospeh de l'Apparition à Marseille. Elle ne savait ni lire ni écrire, et ne parlait pas bien le français. Elle était heureuse de se consacrer à Dieu, et elle faisait la lessive et la cuisine. Mais elle avait une mauvaise santé, deux jours par semaine, elle revivait la passion du Christ et reçut les stigmates... Dans sa simplicité, elle croyait que c’était une maladie, ce qui déconcerta énormément les sœurs.

Au bout de deux ans, elle ne fut pas admise à prononcer ses premiers voeux. Sa maitresse des novices, Mère Véronique de la Passion l'orienta vers un autre ordre religieux : le Carmel. Elle entra en religion au Carmel de Pau et devint carmélite converse sous le nom de Sœur Marie de Jésus Crucifié. Elle avait 21 ans, mais on ne lui en donnait pas plus de douze. Ses compagnes religieuses l’appellaient affectueusement « la petite sœur ». Trois ans plus tard, en 1870, Mariam fit partie d'un petit groupe qui partait fonder le premier Carmel en Inde, à Mangalore. Elle prononça ses Voeux perpétuels à Mangalore le 21 novembre 1871, après un noviciat très long, à cause de ses stigmates.

Une persécution éclata contre elle, à cause de ses dons, on l’accusait d’être possédée par le démon, et on lui dit que sa profession était invalide.  En 1872, elle fut renvoyée au Carmel de Pau en France par l'évêque de Mangalore.

C’est au Carmel de Pau, que Mariam appellait « sa maison paternelle», qu’elle fera la majeure partie de ses prédictions.

Elle était toujours stigmatisée et favorisée de révélations de la Sainte Vierge et de notre Seigneur. Pour elle, le surnaturel était devenu naturel, elle restait humble, obéissante, dévouée. Les religieuses du couvent étaient témoins de ses possessions diaboliques, possessions angéliques, de ses extases, lévitations, stigmates, bilocations, apparitions, prophéties. Le 24 mai 1868, Mariam fut l’objet d’une transverbération du cœur, ce terme désigne le transpercement du cœur par un trait enflammé d’amour. C’est très rare, car on ne dénombre qu’un petit nombre de ce cas : Padre Pio, Sainte Thérèse d’Avila, Ursula Macaela Morata et enfin Mariam Baouardy. La personne qui en est victime voit un personnage (soit Jésus Christ, soit l'Esprit Saint, soit un ange) armé d'une lance flamboyante lui percer le flanc, comme le cœur de Jésus fut percé alors qu'Il agonisait sur la croix. Le cœur est touché et saigne de manière ininterrompue, plus particulièrement à certaines dates particulières, telle le vendredi saint. Il s'agit du prélude à l'union du "Verbe" et d'une âme, sous forme de noces ou mariage mystique. Thérèse d'Avila qui raconte cette scène, parle d'un "dard enflammé" qui la laisse "enflammée de l'amour de Dieu".

Elle avait connaissance de choses qui lui sont cachées, comme lorsque dans une de ses visions, elle a pu contribuer à l’identification du lieu saint d’'Emmaüs. Mariam prédit la mort de Pie IX, et assista en esprit à l’élection de son successeur, le Pape Léon XIII. Elle prononça à l’avance à ses compagnes de religion le nom du Cardinal Pecci. Mariam pénètra à distance les sentiments les plus intimes du nouvel élu. A diverses reprises, Mariam fit parvenir au Saint Siège d’importantes communications les intérêts de l’Eglise. Sa renommée la précèdait, et très vite des religieux, des intellectuels et des paysans voisins venaient la consulter. Pour tous, elle avait une parole ou un conseil très simple à donner. Ils repartaient éclairés et fortifiés de l’avoir rencontré.

A Pau, Mariam fut victime une possession diabolique qui dura 40 jours. Elle l’avait annoncé « Jésus va donner à Satan le pouvoir de me tourmenter pendant 40 jours ; je souffrirai beaucoup. Le démon n’aura de puissance que sur mon corps, mon âme sera cachée, Jésus m’a promis de l’enfermer dans une boite, où Satan ne saurait l’atteindre. Le démon me fera commettre beaucoup de fautes extérieures sans que je pèche ; ma volonté n’y sera pour rien. »

Dans une vision la Sainte Vierge dit à Mariam « L'âme ne doit pas dire : ‘’Je voudrais souffrir ; je désirerais telle croix, telle privation, telle humiliation’’, parce que la volonté propre gâte tout. Il vaut mieux avoir moins de privations, moins de souffrances, moins d'humiliations par la volonté de Dieu, qu'un très grand nombre par sa propre volonté. L'essentiel est d'accepter, avec amour et avec une entière conformité à sa volonté, tout ce qu'il plaira au Seigneur de nous envoyer. Il y a, dans l'enfer, des âmes qui demandaient à Dieu des Croix, des humiliations. Dieu les a exaucées, mais elles n'ont pas su profiter de ces grâces : l'orgueil les a perdues. Sans rien demander, acceptez avec reconnaissance tout ce que le Bon Dieu vous enverra».

«La Vierge me montra ensuite la terre comme dans un souterrain ; elle m'apparaissait.....dirai-je comme une pièce de cinq francs ou comme une pomme ? Je ne sais pas l'exprimer. Ce que je sais, c'est que l'univers tout entier était renfermé dans ce petit rond. Oh ! Que les hommes s'égarent ! S'ils songeaient qu'ils ne sont que des voyageurs sur cette terre, et que, à chaque instant, ils peuvent être cités au tribunal de Dieu !» « Le Seigneur dit : ‘’Quiconque cherchera à donner la lumière de ce dont il n’est pas cherché n’aura que ténèbres et angoisses. » «Ce n'est pas Jésus qui condamnera le pécheur quand il paraitra devant lui, c'est l'âme elle-même. Le soleil, la lune, les étoiles, l'air, tout ce qu'il aura foulé se tournera contre lui ; et quand il verra Dieu, sa bonté, son amour, il ne pourra le supporter et il se précipitera lui-même dans l'abime. Mais Dieu présente à l'âme fidèle, quand elle parait devant lui, son amour, sa bonté, sa miséricorde et elle en est toute confuse, et elle se perd comme une goutte d'eau dans le sein de Dieu».

Elle possédait un charisme inattendu chez une illettrée. Elle avait un talent pour la poésie, quelle perfectionnait avec des couleurs orientales et des senteurs bibliques. Les personnes qui l'avaient connues témoignaient que même à la fin de sa vie Mariam ne savait pas lire ni écrire le français correctement, qu'elle le parlait avec des fautes grammaticales, mais néanmoins, elle est l'auteur de poèmes qui impressionnent par leur qualité.

En 1875, elle fit partie du groupe de 10 carmélites dirigées par Mère Véronique de la Passion, qui quittèrent Pau pour fonder un nouveau Carmel à Bethléem, en terre Sainte. Elle s'occupait particulièrement des travaux de construction du nouveau couvent dont elle avait inspiré les plans, étant la seule à parler l'arabe.

Elle mourut le 26 août 1878, à 33 ans comme le Christ, à la suite d'une chute et d'une fracture du bras tandis qu’elle apportait à boire aux ouvriers (qui a entrainé une gangrène). Le 26 août 1878, à la mort de Sœur Marie de Jésus Crucifié au Carmel de Béthléem, on procéda à l’extraction de son cœur en présence de témoins qualifiés. Elle avait voulu que son cœur fût envoyé au Carmel de Pau. Un chirurgien de Jérusalem Mr Carpani, vint le matin du décès pour procéder à l’opération.

Tous les témoins purent constater que le cœur portait la cicatrice d’une blessure qu’on aurait dite produite par une large pointe de fer. Les docteurs Aris et Ecot déclarent qu’il « est difficile de donner une explication scientifique », les deux lèvres de la plaie étaient desséchées, signes de l’ancienneté de la blessure. Le cœur placé dans un plat, passait de main en main et tous les prêtres et religieux présents ont pu le constater. Ce cœur fut volé dans les années 1990, à la chapelle de l’ancien Carmel de Pau. C’est un homme, catholique pratiquant, paraissant normal au premier abord, qui ne supportait pas que l’on puisse vénérer un morceau de cadavre. Après l’avoir volé, il emporta le reliquaire dans un cimetière voisin, certainement pour enterrer le cœur, mais il fut dérangé et abandonna là le reliquaire ouvert et vide.

Sainte Sœur Marie Jésus Crucifié fut béatifiée 13 novembre 1983 par le Pape Jean Paul II, et elle est célébrée le 26 août.

Mariam écrit :

"Où est la charité, Dieu est aussi.
Si vous pensez à faire le bien pour votre frère, Dieu pensera à vous. Si vous faites un trou pour votre frère, vous y tomberez ; il sera pour vous.
Mais, si vous faites un ciel pour votre frère, il sera pour vous. "
"Tout le monde dort. Et Dieu, si rempli de bonté, si grand, si digne de louanges, on l’oublie !…
Personne ne pense à lui !… Vois, la nature le loue ; le ciel, les étoiles, les arbres, les herbes, tout le loue ; et l’homme, qui connaît ses bienfaits, qui devrait les louer, il dort !…
Allons, allons réveiller l’univers !"
« Il n’y a que l’amour qui peut remplir le cœur de l’homme.
Le juste avec l’amour et une pincée de terre est rassasié ; mais le mauvais, avec tous les plaisirs, les honneurs, les richesses a toujours faim, toujours soif.
Il n’est jamais rassasié. »
« Ceux qui suivent Jésus doivent mettre la tête dans la poussière.»
« Regardez Jésus, Lui, le Maître du tonnerre écrasera tout le moment venu.»
« Chaque bonne action, c’est une âme gagnée à Dieu… Si vous saviez!
Vous demanderiez à Dieu des occasions… C’est au moment où la nature se révolte qu’il faut se vaincre : si vous perdez l’occasion, l’âme est perdue.»
« Ne Jugez pas, c’est Dieu qui juge ».
« Dieu seul voit tout… Il a toute l’éternité pour juger. Et l’homme, qui n’a qu’une minute à vivre, veut juger!»

Prophéties

Dans les notes prises au jour le jour par les Carmélites de Pau et de Béthléem, on recueillerait sans peine des centaines prophéties réalisées. La petite Sœur aimait la France avec tendresse, dans ses visions, la France est le rosier et l’Eglise est l’Olivier.
« Le rosier est malade, mais il n’est point mort.
Le Jardinier s’apprête à l’émonder vigoureusement pour lui communiquer une vie nouvelle, et elle voyait déjà le rosier s’épanouir en une multitude de belles roses parfumées… »

La vision du 26 mai 1873 :
« J’ai vu la France comme un champ arrosé par la pluie, éclairé et échauffé par le soleil.
Mais la terre était couverte de mauvaise herbe, parmi lesquelles, pourtant, il y en avait quelques unes de bonnes.
J’ai dit à Jésus « Seigneur, pourquoi faites-vous ces mauvaises herbes ? »
« Je les laisse, m’a répondu le divin Maître, parce que les bonnes sont encore trop faibles.
Elles ont leurs racines liées avec les mauvaises.
Si J’arrache les mauvaises, les bonnes seront endommagées et elles se flétriront.
Quand les bonnes seront plus fortes, J’arracherai tout ce qu’il y a de mauvais. (…)
Maintenant, c’est la paix bâtie sur le sable.
Plus tard, J’établirai la paix bâtie sur le rocher ferme et rien ne pourra l’ébranler. La France est le centre de mon Cœur.»

Le 16 Février 1874 : « Hier, Je me sentais devant Dieu, et je priai pour notre Mère la Sainte Eglise et pour la France. »
Mariam entend : « Oui, Je ferai mes délices dans le sein de la France ; elle sera encore la reine de tous les royaumes.
Mais avant, il faut que la France soit tout à fait rien que Je sois à la tête des armées, afin que toutes les nations disent entre elles, de génération en génération :
"Vraiment, c’est le Très Haut qui est à la tête de la France". Toutes les nations le crieront d’une même bouche, d’une même voix, sur le même ton, même les impies. »"

Toutes ses prophéties développent sur une même ligne : d’abord l’épreuve par des guerres sanglantes, puis la victoire et les suites du triomphe.

Elle fut le témoin de guerres épouvantables qui bouleversaient tous les Etats ; et elle disait que lorsque les guerres seraient terminées et après les « trois jours de ténèbres », ténèbres pestilentielles durant lesquelles, les hommes adonnés au vice mourront, de sorte qu’il ne restera debout que le quart des hommes, les autres ayant péri dans la lutte.

« Petits agneaux, n’ayez pas peur de Dieu.
Il va frapper la terre, il y aura des tremblements de terre ; ne craignez rien ; recourez à Dieu seul, restez en lui, confiez-vous en Lui et ne craignez rien ; sa miséricorde est immense.
Il voudra la répandre sur les hommes mais la justice bouche la miséricorde… »

A plusieurs reprises, depuis 1873, elle annonça une guerre qui ferait verser des « fleuves de sang » :

« Elle demandait dans une extase du mois de mai 1873: "Quand finira cette guerre ?"

Après un temps de silence, elle transmettait la terrible réponse :
"Ah ! Elle sera longue, parce qu’il faut que tout le monde y passe, petits et grands : nous sommes tous corrompus !"

Cette extase particulièrement douloureuse semblait lui mettre sous les yeux les efforts de deux armées immenses s’acharnant l’une contre l’autre.
Elle voyait deux citernes, l’une déjà remplie de sang, l’autre encore vide, mais si grande que le sang des trois quart des hommes ne paraissait pas pouvoir la remplir, et la voix lui disait : « Vous voyez, il faut que cette citerne soit remplie pour calmer la justice de Dieu… »

Le 14 août 1874 :

« Ce sera un massacre terrible. On marchera dans le sang jusqu’aux genoux.
Je pense que, dans cette grande guerre qui va venir, on prendra tous les prêtres pour combattre…
Je ne sais si c’est de cette manière que les prêtres périront, car il doit en rester très peu après l’Epreuve, et il me semble qu’on les mettra devant, au plus gros du danger. »

En 1878, Mariam dit au père Prosper Chirou :

 « Il y aura un mauvais gouvernement en France. Les religieux seront chassés.
Il faudra faire des lieues pour se confesser.
Les Allemands reviendront en France, mais ils seront écrasés.
On sera forcé de dire « le doigt de Dieu est là.
Oui, Oui, bientôt la France triomphera, bientôt, elle sera la reine des royaumes.
Elle a fait trop de bien dans les missions pour que Dieu l’abandonne. »

Le 16 Juillet 1876 : « Ô cher rosier, tu fais la joie de mon cœur ! On y bâtira un grand salon pour le Maître, et le Seigneur dit : "Je viendrais y habiter avec ma lumière, avec le soleil en plein jour" ; mais avant, on brûlera les épines ; Oh ! Qu’il est beau le rosier !

On sème sur la terre du rosier beaucoup d’épines, parce qu’il y a beaucoup de petits vers qui mangent le suc des bonnes plantes.

Et le Seigneur nous a dit « S’il y a de bonnes plantes, mettez-les dans un trou et cachez les.

Plantez des arbres épineux ; comme il y a beaucoup de moucherons, ils viendront se cacher dans les épines.

Alors on y mettra le feu, et les voilà tous brûlés.

Et le cher beau rosier qui semblait sur le point de mourir ! Attendez encore un peu, et vous verrez comme il sera beau !

Mais ce sera long : il faut encore un peu de temps… »

Le 4 Juillet 1875 :

« Consolez-vous, viendra un temps à venir, c’est loin d’ici, où la France deviendra reine.
Mais avant, il faut qu’elle subisse beaucoup d’humiliations, plus encore qu’elle n’en a jamais eue.
Après le Seigneur triomphera et sera à la tête du royaume.
Viendra un temps, qui parait loin, très loin aux yeux de l’homme, mais aux yeux de Dieu ce n’est pas loin, où la France sera Reine aussi.
Elle gouvernera la Syrie… »

 Le 5 Juillet, joyeuse, Mariam dit :
« Oh ce qui réjouit mon cœur, c’est que la Syrie appartiendra à la France. »
cet événement ne doit avoir lieu que lorsque "la France sera Reine."

Le 25 Mai 1876 : « le Seigneur m’a fait beaucoup de promesses : mon âme est contente, mon cœur fond. On ne sait que faire pour le contenter… Le Seigneur m’a promis : il ne nous arrivera rien à nous. »

« Ou sera ton corps, tout sera gardé : la maison mère (Carmel de Béthléem) sera gardée. »

Le 31 août 1876 : « Je vis des nuages, des tempêtes, des pluies de toutes choses, tomber sur la terre, et rien n’arrivait à cette maison. »

« Toutes les nations seront secouées par la guerre et la révolution.

Au cours des ténèbres, durant trois jours, les disciples du mal seront annihilés, si bien qu’un quart de l’humanité seulement survivra.

A cette époque, le clergé sera bien diminué, car la plupart des prêtres seront morts pour la défense de la foi ou pour leur patrie.

La cause des terribles désastres qui vont fondre sur la France, la voici : on commettra des péchés et des outrages envers le Saint Sacrement, et l’Incarnation sera considérée comme une fable ».
« La puissance de l’ennemi ne durera pas toujours. L’église revivra et fleurira éternellement. »
« Heureux l’homme qui persévère malgré tout ! Et malheur à celui qui faiblit au premier obstacle ! »
« Petit troupeau, ne craignez rien, soyez petit. Ne craignez ni le tonnerre, ni la pluie, ni les montagnes, rien ne pourra toucher aux élus du Seigneur !
Marchez sous terre. Si vous voulez être grands, soyez petits.
Ne cherchez pas la grandeur de la créature ; celui qui vous élève aujourd’hui vous abaissera demain. »

Le 2 décembre 1877 : « Le Seigneur m’a montré tout ! J’ai vu la colombe de feu ! Adressez vous à la colombe de feu, à l’Esprit-Saint qui inspire tout.

On m’a dit : « Suis-moi ». J’ai vu tous les arbres et les montagnes tressaillir. La paix est mon partage.

La paix et la croix sont mon partage, mais la croix et le découragement sont le partage de l’ennemi et de ceux qui écoutent l’ennemi ».

Sources :
Mariam, la petite arabe, Amédée Brunot Paris, Salvator, 1981 (1re édition), 2000 (8e édition)
A Strange destiny, Sister M. Carol AC, Bangalore, 1989.
Recueil de pensées de la Bienheureuse Marie de Jésus crucifié, Éditions du Serviteur, Ourscamp, 1993.
Mariam sainte palestinienne, ou la vie de Marie de Jésus crucifié, Père Estrate, Téqui, 1999, 2005.
Homélie pour la béatification de la carmélite Mariam Baouardy (13 novembre) prononcé par Jean Paul II, La documentation catholique, 1983, vol. 80, n°1864, Discours du Pape pour la béatification.
Prier 15 jours avec Marie Jésus Crucifié, Mariam « la petite arabe », William Marie Merchat, Edition Nouvelle Cité.
Encyclopédie des phénomènes extraordinaires dans la vie mystique, Joachim Boufflet, Le Jardin des Livres, 2003.
Lettres de la bienheureuse Marie de Jésus Crucifié, 215 lettres dictées par Mariam Baouardy, Edition du Carmel, Collection Carmel Vivant, mars 2011.
Le monde de demain, vu par les prophètes d'aujourd'hui, Albert Marty, Nouvelles Rditions Latines, 1962.

source de l'article

émission "Vivante Eglise" de Radio Présence le 4 juin 2015.

Sainte Mariam de Jésus Crucifié, la première sainte palestinienne.
Avec les témoignages de Soeur Anne-Françoise Debelmas, prieure du Carmel de Bethléem, Soeur Emmanuel Maillard, soeur des Béatitudes à Medjugorje, Soeur Marie-Edmée Schall, auteur d'un livre sur Sainte Mariam.

L’Ancien Testament est-il vraiment cruel ?


Immergés comme nous le sommes tous dans le monde qui nous entoure il est difficile, surtout pour les jeunes gens, de se rendre compte à quel point ce monde a versé dans une situation anormale.
Jamais dans toute l’histoire humaine Dieu n’a été aussi discrédité, nié, et effectivement éliminé de la vie des hommes. Et puisque tout péché est en premier lieu une offense contre Dieu, alors dans la mesure où les hommes perdent tout sens de Dieu, ils perdent par là même tout sens du péché.
Et donc les hommes ont toujours raison et « Dieu », qui qu’il puisse être, a toujours tort, de telle sorte que chaque fois que les choses vont mal « il » peut toujours être rappelé, mais pas plus longtemps que pour lui en attribuer la faute et la responsabilité.
Cette attitude largement répandue fait qu’il est devenu virtuellement impossible de comprendre l’apparente sévérité de Dieu dans l’Ancien Testament, où on Le voit ordonner aux Israélites d’exterminer des peuples entiers, comme dans le livre de Josué.
Mais les commentateurs catholiques de l’Ecriture qui n’ont pas perdu le sens du vrai Dieu qui ne change pas, replacent les choses dans leur vraie perspective. Voici par exemple le résumé d’un commentaire du Bénédictin contemporain, Dom Jean de Monléon (1890–1981), au sujet du massacre des Cananéens par les Israélites sous les ordres de leur chef Josué :
En ce qui concerne Josué lui-même, il agissait non pas par haine, racisme, convoitise, ambition ou quoique ce soit, mais sous les ordres stricts, précis et répétés de Dieu Lui-Même. Saint Jean Chrysostome dit que Josué personnellement aurait préféré peut-être une solution moins sanglante, mais que certainement Dieu avait ses raisons à Lui.
Celles-ci nous ne pouvons les connaître avec certitude, mais nous pouvons raisonnablement les deviner. D’abord, tous les êtres humains, de par notre péché originel (« Qu’est-ce que cela ? » s’écrie l’homme moderne), nous devons payer la dette de la mort au moment, à l’endroit et de la manière qui ont été décidés par le Maître de la Vie et de la Mort, qui est Dieu. Pour des pécheurs tels que les Cananéens, mourir plutôt tôt que tard pouvait représenter un acte de la divine miséricorde, surtout si la manière de mourir leur donnait le temps de se repentir et de sauver ainsi leur âme pour l’éternité.
D’ailleurs, les Cananéens étaient vraiment de grands pécheurs, plongés dans la perpétration d’horribles crimes, et comme l’humanité avant le Déluge, comme les habitants de Sodome et Gomorrhe, ils avaient rempli à ras bord jusqu’à la faire déborder la coupe de la colère de Dieu : prostitution de tout genre, bestialité, inceste, sorcellerie et en particulier le meurtre rituel des enfants, prouvé par de multiples excavations archéologiques en Palestine où de minuscules squelettes ont été découverts entourés d’objets qui les identifient clairement comme des victimes de sacrifices, etc.
En outre si on avait permis la survie des Cananéens, ils auraient représenté un grave danger de corruption pour les Israéliens, ainsi que l’Histoire, par la suite, n’allait que trop le prouver.
Dans une époque plus récente, il y a quelque 400 ans (mais encore avant l’apparition du libéralisme !) les premiers missionnaires au Canada furent obligés de conclure que l’unique façon de traiter avec une certaine tribu était de l’exterminer. Une Sainte canonisée a dit : « Après des expériences répétées de leurs trahisons, soit pour la paix, soit pour la Foi, il n’y a plus rien à espérer d’eux ». ( fin de Dom de Monléon)
Cela choque encore les susceptibilités modernes, mais ne s’agit-il pas simplement d’une peine capitale à l’échelle de la tribu au lieu de l’individu ? Le principe qui justifie la peine capitale, c’est qu’il y a des crimes antisociaux tels que, par exemple, l’idolâtrie, l’assassinat, la trahison, la production de fausse monnaie, l’homosexualité, etc., en commettant lesquels les hommes se rendent indignes de vivre dorénavant en société, de telle sorte que l’autorité légitime de la société a le droit de leur retirer la vie (on pourrait objecter que ce ne sont pas tous les individus d’une tribu qui seront également coupables, mais il devrait aller sans dire que Dieu Tout-Puissant peut faire et fera toutes les distinctions nécessaires).
Tout le problème vient du fait qu’on ne croit plus en la grandeur et en la bonté de Dieu, mais limitons-nous ici à dire que l’Ancien Testament n’est ni aussi cruel ni aussi dépassé qu’on le fait souvent apparaître.
Kyrie eleison.
Mgr Williamson - 17/05/2015 source

Hommage à Jeanne d'Arc - Discours de l'abbé Beauvais - Vidéo





Le Roman de Saint Louis, interview de Philippe de Villiers - Vidéo




Entretien avec Philippe de Villiers. Saint Louis roi chrétien, bénédiction pour la France et l’Europe.

M. de Villiers y développe l’inspiration chrétienne du saint roi : saint Louis roi chrétien. Son rôle dans l’histoire de la France. La leçon reçue de son grand-père maternel, Alphonse VIII de Castille, le premier espagnol a avoir fait reculer les Maures : « Partout où l’islam est, il est conquérant ». Celle qu’il tient de son grand-père paternel, Philippe-Auguste : « Protège les pauvres, ils te protégeront ». La véritable nature des Croisades, ni guerres de conquête ou d’agression mais de reconquête, prédication et conversion. La nécessité de rouvrir la route du saint Sépulcre. Les liens entre la France et la Terre Sainte et ses communautés chrétiennes. Son règne qui marque l’apogée de la France avec saint Thomas, Albert le Grand, la construction des cathédrales et les Croisades. Ses soixante-sept miracles et sa canonisation rapide : un roi éternel.

Un entretien d’une hauteur de vue exceptionnelle qui fait participer à la grâce d’un pouvoir chrétien et d’un roi saint.

Pourquoi le mois d’août est dédié à DIEU le PÈRE ?

Messages donnés à mère Eugénia en 1932 et à Sulema en août 2011 et août 2012

1er Août 2011 - Jésus parle à Sulema : " En ce premier Jour du mois d' août, JE vous demande de prier d'une façon très spéciale Dieu mon Père , pour que ce mois lui soit dédié. JE veux faire revivre dans chacun de vos cœurs une dévotion toute particulière au Père de la Miséricorde, au Père de l' amour. Oui, Mes Enfants, priez-LE avec tout votre cœur et avec toutes vos forces. Priez pour vos frères et vos sœurs qui sont dans le péché, les incroyants... ils ont besoin de vos prières, surtout de la récitation de mon chapelet de la Divine Miséricorde ... Il s'agit de votre dernière occasion pour aider à sauver ces âmes, ces âmes perdues, car le jour de l ' avertissement approche à grands pas. Ne dites pas , mes enfants, qu'on l'annonce depuis longtemps... et il n'arrive pas ... il est là et vous serez très surpris. Ce n'est pas pour rien ni pour plaisanter que JE vous demande de PRIER  PENDANT CE MOIS  d'une façon très fervente le Père Tout-Puissant. Prenez mes Paroles au sérieux ... l'heure est grave ... "

1er Août 2012 - Marie Reine de la Paix parle à Sulema  : " Voici commencé le mois que Mon Fils Jésus a voulu voir dédié à Dieu le Père, pour que  Ses Enfants le reconnaissent comme le vrai Père, leur Créateur, Celui qui les a tant aimés qu' IL leur a donné Son Fils Unique pour réaliser leur Rédemption . Ce Père n'est qu' Amour pour ses enfants de la terre.  Regardez autour de vous toute la Création, l'Univers, Tout, mes enfants; IL l'a crée pour vous, pour que vous soyez heureux, dans la paix, libres de tout souci, pour que vous ayez la vie en abondance. Hélas, l'homme s'est laissé séduire par le mal et le mal est entré dans son cœur. Les siècles ont passé et on a oublié comment le Seigneur est bon . On est allé jusqu'à déformer sa Parole, à LE présenter comme un Dieu vengeur qui aime punir sa création, qui est un Dieu lointain et pire encore, on est allé jusqu'à nier son existence. On se moque de Lui, on ne veut pas   de LUI, on LE ridiculise ouvertement, car il n'y a aucun respect pour LUI dans les cœurs des enfants de ce monde. Alors, mon doux Jésus vous a demandé, à vous, mes enfants de Lumière, d'  Honorer votre cher Papa des Cieux par la prière, l'adoration et la louange PENDANT CE  MOIS d' une façon  particulière, d'intercéder pour vos frères et sœurs du monde entier, pour que leurs cœurs s'ouvrent à la grâce et qu'ils reviennent à LUI.
C'est vous, mes enfants, vous qui Me lisez, que Mon Fils a choisi. IL a mis chacun et chacune à sa place afin que vous donniez des fruits pour le Royaume ... "

JE SUIS VOTRE  PÈRE - messages donnés à Mère Eugénia

1er juillet 1932 - fête du Précieux Sang  " J' AI l'intention de pétrir dans ce Sang l' Oeuvre que JE viens de commencer pour qu'elle porte de grands fruits dans l' humanité entière " dit le Père Éternel
" Si vous M' aimez et si vous M'appelez avec confiance de ce doux nom de Père, vous commencez dès ici-bas l'amour et la confiance qui feront  votre bonheur dans l'éternité... JE désire donc que l'homme se souvienne souvent que JE suis là où il est. Qu'il ne pourrait pas vivre si JE n'étais pas avec lui, vivant comme lui. Malgré son incrédulité, JE ne cesse jamais d'être auprès de lui... JE voudrais voir s'établir une grande confiance entre l'homme et Son Père des Cieux, un véritable esprit de familiarité et de délicatesse en même temps ... Oh vous, qui spécialement avez besoin de quelqu'un qui vous garde dans la vie, pour que vous puissiez éviter le mal, venez à MOI! JE suis votre Père qui vous aime plus que toute autre créature ne vous aimera jamais ! Réfugiez-vous tout près de MOI, confiez-MOI vos pensées et vos désirs. MOI, JE vous aimerai tendrement.  JE vous donnerai des grâces pour le présent et JE bénirai votre avenir. Soyez certains que JE ne vous oublie pas ...Venez! JE vois que vous avez  grand besoin d'un Père doux et infiniment bon tel que MOI.
Pour être connu , aimé et honoré d'un culte spécial, JE ne demande rien d'extraordinaire. Ce que JE désire seulement le voici :
1°  Qu' un jour ou du moins un dimanche soit consacré à M'honorer, tout particulièrement sous le Nom de Père de l' Humanité toute entière. JE voudrais pour cette fête , une Messe et un Office Propres. Il n'est pas difficile  d'en trouver  les textes dans l' Ecriture Sainte.  Si vous préférez ME rendre ce Culte Spécial un dimanche, JE choisis le premier dimanche d' août, si vous prenez un jour de la semaine, JE préfère que ce soit toujours le 7 de ce même mois.... Certes, il faudra du temps pour arriver à une complète réalisation de ces désirs que J'ai conçus sur l'humanité et que JE t'ai faits connaitre ! Mais un jour avec les prières et les sacrifices des âmes généreuses qui s'immoleront pour cette Oeuvre de mon Amour, oui un jour, JE serai satisfait.... "

" Élevez-vous tous vers cette dignité d'enfants de Dieu et sachez respecter votre grandeur; et MOI JE serai plus que jamais votre Père le plus aimant et le plus Miséricordieux. JE suis venu pour apporter la Paix avec cette Oeuvre d' Amour.  Si quelqu'un M'honore et se confie en Moi, JE ferai descendre sur lui un rayon de Paix dans toutes ses adversités, dans tous ses troubles, ses souffrances et ses afflictions de toutes sortes : surtout s'il M'invoque et M'aime comme son Père... Voulez-vous avoir la victoire sur votre ennemi ? invoquez-MOI  et vous triompherez victorieusement sur lui.  Enfin, vous savez que JE peux tout par ma Puissance. Eh bien ! cette Puissance JE vous l'offre à tous, pour que vous vous en serviez pour le temps et pour l'Éternité. JE ME montrerai toujours votre Père , pourvu que vous vous montriez Mes enfants. Qu'est-ce que JE désire par cette Oeuvre d' Amour ? si ce n'est de trouver des cœurs qui puissent ME comprendre?  JE  suis la Sainteté dont JE possède la perfection et la plénitude et cette sainteté dont JE suis  l' Auteur, JE vous  la donne par mon Esprit Saint, et par les mérites de mon Fils. JE la restaure dans vos âmes...  avec le temps, quand la communication de ces pages aura été acceptée par les hommes, mes enfants, en lisant ce Message avec attention et Amour, ils trouveront ce que MOI , leur Père, JE veux leur dire ;  c'est là que JE leur communiquerai Moi-Même, ma Présence Divine et réelle qui les rendra heureux et sûrs de leur Père; et cela se réalisera encore plus, quand le Représentant de mon Fils sur la terre aura accédé à mes désirs.... (message du 12 août 1932 - Mère Eugénia) 

La neuvaine à "Marie qui défait les noeuds"

Prière :
Vierge Marie, Mère du bel Amour, Mère qui n'avez jamais abandonné un enfant qui crie au secours, Mère dont les mains travaillent sans cesse pour vos enfants bien aimés, car elles sont poussées par l'Amour divin et l'infinie Miséricorde qui déborde de votre cœur, tournez votre regard plein de compassion vers moi. Voyez le paquet de « nœuds » qui étouffent ma vie. Vous connaissez mon désespoir et ma douleur. Vous savez combien ces nœuds me paralysent. Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de vos enfants, je dépose le ruban de ma vie dans vos mains. Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à votre aide miséricordieuse.

Dans vos mains, il n'y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait. Mère toute puissante, par votre grâce et par votre pouvoir d'intercession auprès de votre Fils Jésus, Mon Libérateur, recevez aujourd'hui ce « nœud »...... (le nommer, si possible). Pour la gloire de Dieu, je vous demande de le défaire et de le défaire pour toujours. J'espère en Vous. Vous êtes l'unique Consolatrice que Dieu m'a donnée, vous êtes la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m ‘empêche d'être avec le Christ. Accueillez mon appel. Gardez-moi, guidez-moi, protégez-moi. Vous êtes mon refuge assuré.
Marie, Vous qui défaites les nœuds, priez pour nous.

Neuvaine à « Marie qui défait les nœuds »

1) Faire le signe de croix

2) Réciter l'acte de contrition. Demander pardon pour ses péchés et, surtout, prendre la ferme résolution de ne plus jamais les commettre.

Acte de contrition

Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé
Parce que Vous êtes infiniment bon
Et que le péché Vous déplaît.
Je prends la ferme résolution,
Avec le secours de Votre Sainte Grâce,
De ne plus Vous offenser et de faire pénitence.

3) Réciter les trois premières dizaines du chapelet.

4) Lire la méditation propre à chaque jour de neuvaine (du premier au neuvième jour).

5) Réciter ensuite les deux dernières dizaines de chapelet.

6) Terminer avec la « Prière à Marie qui défait les nœuds ».

7) Faire le signe de croix.

Méditation

Premier jour

Sainte Mère bien aimée, très Sainte Marie, Vous qui défaites les « nœuds » qui étouffent vos enfants, étendez vos mains miséricordieuses vers moi. Je vous remets aujourd'hui ce « nœud » ... (le nommer, si possible) et toutes les conséquences négatives qu'il entraîne dans ma vie. Je vous donne ce « nœud » qui me tourmente, me rend malheureux(se) et m'empêche de m'unir à Vous et à Votre Fils Jésus, mon Sauveur. J'ai recours à Vous, « Marie qui défaites les nœuds » car j'ai confiance en vous et je sais que vous n'avez jamais dédaigné un enfant pécheur qui vous supplie de l'aider. Je crois que vous pouvez défaire ce « nœud » car Jésus vous donne tout pouvoir. J'ai confiance que vous accepterez de défaire ce nœud, car vous êtes ma Mère. Je sais que vous le ferez parce que vous m'aimez de l'amour même de Dieu. Merci ma Mère bien-aimée. « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
Qui recherche une grâce, la trouvera dans les mains de Marie.

Deuxième jour

Marie, Mère très aimée, source de toutes les grâces, mon cœur se tourne vers Vous aujourd'hui. Je reconnais que je suis pécheur (pécheresse) et que j'ai besoin de votre aide. A cause de mes égoïsmes, de mes rancunes, de mes manques de générosité et de mes manques d'humilité, j'ai négligé très souvent les grâces que vous m'obtenez. Je me tourne vers Vous aujourd'hui, « Marie qui défaites les nœuds », afin que vous demandiez, pour moi, à votre Fils Jésus la pureté du cœur, le détachement, l'humilité et la confiance. Je vivrai cette journée en pratiquant ces vertus. Je vous les offrirai comme preuve de mon amour pour Vous. Je remets dans Vos mains ce « nœud »... (le nommer, si possible), qui m'empêche de refléter la gloire de Dieu. « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
Marie offrit à Dieu chaque instant de sa journée.

Troisième jour

Mère Médiatrice, Reine du Ciel, Vous dont les mains reçoivent et distribuent toutes les richesses du Roi, tournez vers moi vos yeux miséricordieux. Je dépose dans vos mains saintes ce « nœud » de ma vie ..., toute la rancune, tout le ressentiment dont il est la source. Je vous demande pardon, Dieu Père, pour mes fautes. Aidez-moi maintenant à pardonner à toutes les personnes qui, consciemment ou inconsciemment, ont provoqué ce « nœud ». C'est dans la mesure de mon abandon que Vous pourrez le défaire. Devant Vous, Mère bien-aimée, et au nom de Votre Fils Jésus, mon Sauveur, qui a été si offensé, et qui a su pardonner, je pardonne maintenant à ces personnes ..., et je me pardonne aussi, pour toujours. Merci, « Marie qui défaites les nœuds » de défaire dans mon cœur le nœud de la rancune et le nœud que je vous présente maintenant. « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
Celui qui veut des grâces se tourne vers Marie.

Quatrième jour

Sainte Mère bien-aimée, accueillante pour tous ceux qui vous cherchent, ayez pitié de moi. Je dépose dans vos mains ce « nœud » ... Il m'empêche d'être en paix, il paralyse mon âme, m'empêche de marcher jusqu'à mon Seigneur et de mettre ma vie à Son service. Défaites ce « nœud » de ma vie, ô ma Mère. Demandez à Jésus la guérison de ma foi paralysée qui se laisse abattre par les pierres du chemin. Marchez avec moi, Mère bien-aimée, pour que je prenne
conscience que ces pierres sont en fait des amies, que je cesse de murmurer et que j'apprenne à rendre grâce à tout instant et à sourire , confiant dans votre pouvoir. « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
Marie est le soleil et tout le monde bénéficie de sa chaleur.

Cinquième jour

« Mère qui défaites les nœuds », généreuse et pleine de compassion, je me tourne vers vous pour remettre, une fois de plus, ce « nœud » entre vos mains... Je vous demande la sagesse de Dieu, pour que j'agisse sous la lumière du l'Esprit Saint pour dénouer toutes ces difficultés. Personne ne vous a jamais vu en colère ; au contraire, vos paroles étaient tellement pleines de douceur que l'on voyait en vous le cœur de Dieu. Délivrez-moi de l'amertume, de la colère et de la haine que ce « nœud » a fait naître en moi. Mère bien-aimée, donnez-moi votre douceur et votre sagesse et que j'apprenne à tout méditer en silence dans mon cœur. Et, comme vous le fîtes à la Pentecôte, intercédez auprès de Jésus pour que je reçoive dans ma vie une nouvelle effusion de l'Esprit Saint. Esprit de Dieu, venez sur moi ! « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
Marie est riche en puissance auprès de Dieu.

Sixième jour

Reine de Miséricorde, je vous remets ce « nœud » de ma vie ... et je vous demande de me donner un cœur qui sache être patient tandis que vous défaites ce « nœud » Apprenez-moi à persévérer à l'écoute de la Parole de votre Fils, à me confesser, à communier, enfin, restez avec moi. Préparez mon cœur pour fêter avec les anges la grâce que vous êtes en train de m'obtenir. « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
Vous êtes toute belle, Marie et aucune tâche ne vous a souillée.

Septième jour

Mère très Pure, je me tourne vers vous aujourd'hui : je vous supplie de défaire ce « nœud » dans ma vie ...... et de me libérer des emprises du Mal. Dieu vous a concédé un grand pouvoir sur tous les démons. Je renonce aujourd'hui aux démons et à tous les liens que j'ai eus avec eux. Je proclame que Jésus est mon unique Sauveur, mon unique Seigneur. Ô « Marie qui défaites les nœuds », écrasez la tête du Malin. Détruisez les pièges qui ont provoqué ces nœuds dans ma vie. Merci, Mère très aimée. Saigneur, libérez-moi par votre précieux Sang ! « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
« Vous êtes la gloire de Jérusalem, vous êtes l'honneur de notre peuple »

Huitième jour

Vierge Mère de Dieu, riche en Miséricorde, ayez pitié de votre enfant et défaites ce « nœud » ...... dans ma vie. J'ai besoin que vous me visitiez, tout comme vous avez visité Elisabeth. Apportez-moi Jésus pour qu'Il m'apporte l'Esprit Saint. Enseignez-moi à pratiquer les vertus de courage, de joie, d'humilité, de foi, et, comme Elisabeth, obtenez-moi d'être rempli de l' Esprit Saint. Je veux que vous soyez ma Mère, ma Reine et mon amie. Je vous donne mon cœur et tout ce qui m'appartient : ma maison, ma famille, mes biens extérieurs et intérieurs. Je vous appartiens pour toujours. Mettez en moi Votre cœur pour que je puisse faire tout ce que Jésus me dit de faire. « Marie qui défaites les nœuds », priez pour moi.
Marchons alors, pleins de confiance, vers le trône de la grâce.

Neuvième jour

Mère très Sainte, notre Avocate, Vous « qui défaites les nœuds », je viens aujourd'hui vous remercier de bien vouloir défaire ce « nœud » dans ma vie. Vous savez la douleur qu'il me cause. Merci, ô ma Mère, de sécher dans votre Miséricorde, les larmes de mes yeux. Merci de m'accueillir dans vos bras et de me permettre de recevoir une autre grâce de Dieu. « Marie qui défaites les nœuds », ô ma Mère bien aimée, je vous remercie de défaire les « nœuds » de ma vie. Enveloppez-moi de votre manteau d'amour, gardez-moi sous votre protection, illuminez-moi de votre paix. « Marie qui défaites les nœuds », priez pour nous.

Marie Julie Jahenny

Une pauvre petite bergère au sommet de la mystique

Quelle destinée étonnante que fut celle d’une pauvre petite bergère bretonne : Marie-Julie Jahenny (1850-1941). Une aventurière du surnaturel. La récipiendaire d’une multitude de dons à décontenancer le plus féru des théologiens. Une foi rayonnante à convertir le diable, ou presque ! De telles dispositions extraordinaires, ne procurent pas que des amis. Toute sa vie elle a eu à porter de nombreuses souffrances à cause de la crédulité des hommes.

Les quelques photos de Marie Julie qui nous sont parvenues,
la représentent toujours avec sa ciffe bretonne "à la mode de Blain".

Marie-Julie Jahenny a été connue grâce à l’œuvre d’un curé de campagne : l’abbé Pierre Roberdel qui a publié quatre livres sur la pieuse fille, aux Éditions Résiac. À la demande de Monsieur Kayser, l’éditeur, j’ai rencontré en 1984 l’abbé Roberdel, pour réaliser une cassette sur Marie-Julie. C’était devenu un ami. À 90 ans, il avait gardé une vivacité d’esprit qui me surprenait à chaque fois que je lui rendais visite.
Un jour je lui rendais visite en compagnie de Monseigneur Onfroy.Ils ne s’étaient pas revus depuis 15 ans. Après les amabilités d’usage :« Mais quel âge avez-vous donc bon Père ?- Soixante-quinze ans abbé Roberdel.- Ah mais vous êtes un jeune homme ! »
Cet humour, cette repartie qui fleure la bonne humeur, c’était tout le Père Roberdel. J’avais toujours été fasciné par « sa voix ». La voix d’un conteur né qui lui était particulière, et une rhétorique élégante, colorée et savoureuse que l’on retrouve dans ses écrits.
Il soutenait que c’était « la Providence » qui a tout organisé pour qu’il fasse connaître au monde Marie-Julie. On peut le croire, jugez-en.
Après l’ordination, il a été vicaire instituteur, puis 5 ans de captivité en Allemagne ; à son retour : curé de Mouzillon, puis du Pouliguen. La retraite approchant, il est nommé aumônier de l’école libre de Saint Marc qui ferme la même année. Il se retrouve seul avec la petite communauté de sœurs Jeanne Lanoue : « L’évêché a dû m’oublier » dit-il, et il ajoute : « j’ai fait un travail exceptionnel d’évangélisation, et j’ai pu travailler en toute liberté sur le dossier Marie-Julie ». Le Marquis de La Franquerie, historien et écrivain bien connu, a été l’un des instruments de la Providence, en lui demandant d’écrire la biographie de la stigmatisée de Blain, lui donnant ainsi accès à un gigantesque dossier de plus de 60 000 documents !

L'une des qualités qui donnent toute sa valeur à l'oeuvre de l'abbé Roberdel sur Marie Julie Jahenny, est la rigueur historique : "même quand cela ne lui est pas favorable" dit-il

Marie-Julie avait dit que ce serait un « prêtre de Nantes » qui écrirait sa vie. À notre connaissance, deux prêtres avaient écrit avant-guerre des biographies qui n’ont jamais été éditées. Or, dans le compte rendu d’une extase, le Christ fait voir à Marie-Julie un prêtre au moment où il enlève ses ornements sacerdotaux : « Regarde bien ses traits, car avant de se fermer, tes yeux pourront les reconnaître. » De fait, lorsque Pierre Roberdel a écrit sur Marie-Julie, il était le seul prêtre encore vivant à l’avoir rencontrée.
Un jour, je lui demandais : Rien dans votre caractère, me semble-t-il, ne vous prédisposait à vous intéresser au surnaturel, vous avez plutôt une expression de foi rigoureuse, ne serait-ce que dans vos prônes dominicaux. Et n’avez-vous pas craint que vos confrères ne vous discréditent en parlant de ces "choses-là"?- Un prêtre se doit de savoir discerner « la main de Dieu » dans les événements ; bien sûr ce n’est pas facile, mais notre Seigneur connaît notre petitesse et il insiste, il insiste même lourdement parfois. Quand j’ai été convaincu de devoir faire connaître Marie-Julie, j’ai dit dans ma prière que jamais aucun prêtre ou aucun évêque ne me fasse de réflexion sur mon travail sur la pieuse fille. Ma prière a été exaucée, on ne m’a jamais fait aucune réflexion. Au contraire il y a des témoignages de prêtres favorables.
- J’ai été stupéfait du nombre invraisemblable de prodiges dont Marie-Julie a été le récipiendaire. On ne vous a jamais dit que ça faisait un peu trop ?- Croyez-vous que l’on ait à juger de ces choses-là ? Doit-on dire à Dieu ce qu’il doit faire ? Il n’y a aucune explication humaine aux stigmates, à la bilocation, à la lévitation, à la communion surnaturelle, etc. Marie-Julie a été le récipiendaire de tous ces charismes. Or, tout ceci s’est développé avec beaucoup de délicatesse. C’est bien le Ciel.
- D’accord mais à quoi ça sert ?- Mais vous Christian, vous n’avez pas à être convaincu de la plénitude de Dieu, toute votre vie vous avez pratiqué, vous avez cru, même quand vous étiez en colère contre un ministre de notre Église. Grâce à votre éducation, votre culture, vous n’avez pas mis sur le dos de l’Église le péché de l’homme. D’autres sont interpellés par ces faits surnaturels que la science n’explique pas. Dieu a parlé par la bouche de Marie-Julie au XIXe siècle et au début du XXe, pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui.
- Comment donc ?- Mais ne croyez-vous pas que c’est l’urgence des temps ? Vous avez vu la situation du monde ? Ça craque de toute part. Dieu appelle, les gens ne l’entendent plus. On dirait que depuis 40 ou 50 ans, tout s’est organisé progressivement pour perdre l’humanité. J’ai 90 ans, j’ai vécu tout cela. Croyez-vous qu’un prêtre qui aime l’Église, qui n’a pas douté une seule seconde de sa vocation, puisse voir la désertification des paroisses, l’ignorance totale des choses de Dieu des jeunes générations, sans éprouver une immense douleur ? Ah les sectes pseudo-chrétiennes ont beau jeu ; il y a un grand appel de Dieu chez les Français aujourd’hui, quelle réponse de l’Église ont-ils ? Le renouveau charismatique et les apparitions. À quelques exceptions près, c’est tout ! Quand je dis cela, je pense à l’apostolat auprès des non pratiquants. Nos prêtres en activité ont tellement à faire. Mais il ne faut pas étouffer les bonnes choses de Dieu.
- Vous dites renouveau charismatique, apparitions, le doigt de Dieu…- Mais oui, Dieu aime tellement les hommes qu’Il intervient directement dans notre vie. À la façon de Dieu. Et avec sa délicatesse habituelle, Il nous laisse libres. Il propose, on dispose. L’homme dispose bien peu aujourd’hui, la prospérité l’a rendu égoïste, étroit d’esprit, il se regarde vivre, au lieu de vivre. Il copie l’archétype que lui bombarde la télé jour et nuit. Il est devenu un « enfant de pub » oubliant qu’il est un « enfant de Dieu ». Il ne peut pas se rendre compte que sans Dieu, le monde va à sa perte, à la catastrophe. N’est-il pas notre Créateur ? Le monde créé par Lui, ne peut pas fonctionner sans Lui. Même des savants l’admettent aujourd’hui, comme vous l’avez dit dans Chrétiens Magazine en septembre. Coup de chapeau au passage, je ne sais pas comment vous vous débrouillez pour trouver tous ces articles chaque mois, ils stimulent la foi, font aimer Dieu, on a envie d’être un saint quand on le lit. Et le plus exceptionnel, je retrouve le parfum de la foi de mon enfance dans vos pages, avec les mots d’aujourd’hui.
- Merci, mais je rouspète tous les matins dans ma prière, les nouveaux abonnés ne viennent pas assez vite- Mais mon garçon, c’est que vous avez vingt ans d’avance. Votre engagement radical dans la foi fait peur à certains, plutôt que de comprendre « ils jugent ». Il faut prier pour leur conversion. Vous me dites que vous avez de plus en plus de prêtres et de religieux qui s’abonnent, c’est un bon signe. Et vous me disiez que vous avez un taux exceptionnellement élevé de réabonnements, vos lecteurs sont comme moi, ils ne peuvent plus se passer de leur Chrétiens Magazine, ils l’attendent chaque mois avec impatience. La preuve de tout ça, vous parlez de Marie-Julie ! Vous m’avez dit que c’est une folie, mais Dieu aime les fous, les fous de Lui.- Vous désirez encore écrire sur la stigmatisée de La Fraudais ?- En arrivant ici à la maison de retraite du « Bon Pasteur » j’étais en bien mauvais état. D’ailleurs, je suis arrivé en étant dans le coma, à cause du diabète. Depuis des années je repoussais l’échéance d’y venir. Un malaise, le coma. On m’a transporté ainsi. Quand je me suis réveillé je me suis dit : « J’y suis et bien j’y reste. » Les forces me sont revenues et j’ai ressenti de devoir écrire un certain nombre de choses qui pourraient être publiées après ma mort, pensais-je.
- Comment avez-vous fait pour trouver les forces nécessaires pour écrire ? Ce n’est pas une mince affaire.- Je dors peu la nuit, ça s’écrivait dans ma tête tout au long de la nuit, dans la journée je me mettais à mon bureau et j’écrivais.
- Dites donc cher Père, vous voulez me faire croire que ce n’est pas vous qui avez écrit toutes ces pages !- Et vous jeune homme vous voulez me faire dire, ce que je n’ai pas dit ! (Éclats de rire). Je ris, mais c’est « le doigt de Dieu » dans cette affaire de la Fraudais. Rien de contraire à la Doctrine et aux bonnes mœurs. Donc on a le droit d’en parler. Et que ceux qui veulent l’étouffer, qu’ils commencent par s’interroger sur les « diseurs de bonne aventure » et autres « marabouts » qui parlent à la radio et qui tirent les cartes par téléphone ou font des horoscopes par Internet. Dieu l’a interdit dans les Évangiles, ça !
- Je n’ai toujours pas compris pourquoi écrire à nouveau, maintenant ?- Le « temps de Marie-Julie » est arrivé.
- Diantre, vous y allez fort Père.- Ce sont les prophéties qui m’ont amené à le comprendre. Depuis des mois je les ressassais et tout à coup, «j’ai tout compris ». Jusqu’alors on piétinait, on les embrouillait, elles sont tellement nombreuses. Elles se superposent continuellement. D’ailleurs le Christ nous a prévenus dans l’une de ces milliers d’extases qu’a eues Marie-Julie : « vous ne comprendrez que quand vous aurez le nez dessus ». Je crois qu’on a le nez dessus. Jusqu’alors on s’était bien trompé !
- Mais pourquoi Dieu voudrait-il nous faire peur ?- Dans ces extases, une multitude de fois, il est dit comme à Fatima : « voilà ce qui va se passer, si vous ne vous convertissez pas ». Vous êtes le seul journal au monde à avoir écrit, sous la plume de René Laurentin, que la conversion de la Russie était l’Œuvre de la Sainte Vierge, d’autres journaux commencent à le dire timidement. Des livres sortent aussi. C’est ça la foi, on est devenu tellement timide qu’on n’osait plus le dire. Cette timidité est l’œuvre du « terrorisme intellectuel ». Il faut que la contre-offensive de l’Amour et de la Vérité se lève !
- Mais les terribles épreuves qu’annonce Marie-Julie pour la France ?- Croyez-vous que les Français se convertissent ? Quelques-uns, mais le nombre est bien petit. Alors c’est le moment de relire les prophéties de La Fraudais les plus marquantes, les étapes. N’oublions pas que la durée de chaque étape n’est pas donnée. Je vous le répète : on a le nez dessus !
- On aura toujours le temps de voir venir.- Réfléchissez avec moi, le Seigneur nous a prévenus qu’elles se répandront partout ces prophéties, ces événements clés qui auront été annoncés d’avance, ne croyez-vous pas que cela fera réfléchir les gens, si par malheur elles s’accomplissaient ? Or, ces milliers d’extases qui ont été recueillies, c’est aussi un catéchisme, par Dieu et la Sainte Vierge eux-mêmes ! Ça ne s’adresse pas aux théologiens, aux exégètes, le catéchisme. Il est fait pour le bon peuple qui se désespère de nos jours du mal qui a tout envahi, d’une société égoïste, de la généralisation de la violence, d’une génération qui casse toute l’œuvre du Créateur. L’œuvre de Marie-Julie c’est un appel à la prière, aux sacrements, au retour à l’Église, celle instituée par Dieu lui-même. Hors de l’Église pas de salut. Le temps des « minauderies » est terminé. Il faut que les catholiques se lèvent, sortent de leur timidité, crient au monde leur confiance absolue en la grâce distribuée gratuitement par le Ciel. C’est ça « croire ». Qu’ils prennent pour exemple cette pauvre petite vieille à la foi bouleversante. Dieu se sert souvent des « petits » pour faire comprendre sa volonté. Je suis fatigué. Vous êtes très bavard Christian (sic !) Contentez-vous de suggérer à vos lecteurs de lire ces prophéties, ils comprendront. Et ils le recommanderont autour d’eux. Que notre Seigneur les bénisse tous.
En quittant l’abbé Roberdel, il m’a assuré de sa prière pendant ma route : « Un chapelet, chaque dizaine dans une langue différente, dont le grec et le latin. » Il était comme ça le Père Roberdel ! Nul doute qu’il est au paradis et pris pour nous.
Christian Ravaz

Marie Julie devant sa chaumière, en compagnie d'amis, en juillet 1931.

QUELQUES PROPHÉTIE DE LA FAUDRAIS

« Mon peuple semble rentrer dans l’incrédulité… La religion, chaque jour, s’affaiblit. Bientôt elle sera désertée presque par toute la terre, mais elle régnera dans des âmes isolées… » 10 juillet 1879
« Te rappelles-tu, France ingrate, que tu avais Promis à mon divin Fils, de lui donner ton cœur ! » 18 septembre 1877
« La Mère de Dieu, poussée par l’amour de son cœur, va redescendre sur la terre, apparaissant à son peuple d’une façon qui sera sans mesure. » 15 mai 1882
« Un appel prochain va jeter la consternation dans les cœurs où règne encore la foi. On veut briser l’unité entre le Saint-Père et les prêtres de l’Univers, les séparer du Chef de l’Église, afin que chacun demeure libre de soi, et sans aucune surveillance. » 7 novembre 1882
« Attendez-vous à tout… sans frayeur, ni abattement, ni dégradation de la Foi » 29 septembre 1879
« O France, on apportera, jusque dans tes lieux, la poussière de l’étranger. Tu ne pourras renvoyer ces étrangers. Ta noblesse sera perdue. » 30 novembre 1880
« Beaucoup de coureurs appellent les ouvriers à la révolte à cause du manque de travail qui est leur pain de chaque jour. » 23 novembre 1882
« Parmi les suppôts qui doivent traverser notre Bretagne, il en est qui sont du dehors de la France, mais les plus nombreux seront de notre royaume. Ceux du dehors seront de la dernière qualité. Quand tout sera donné à la liberté, toute prison se videra, tout sera libre, jusqu’aux condamnés… » 12 avril 1880
« À cette époque, le monde et l’enfer auront épuisé toute leur rage. Il n’y a pas loin à attendre l’heure qui marquera le renversement et le fatal châtiment de la France… ou plutôt l’heure de cette grande révolution universelle. Le commencement en sortira d’abord de la France : c’est elle qui la première marchera à l’abîme et, aussi, à la résurrection. » 9 mai 1882
« La terre aura reçu… la mer immense du sang chrétien, mêlé à celui de beaucoup de ces étrangers qui seront entrés dans cette patrie pour s’unir à ceux qui dévastent tout et répandent la ruine la plus complète. » 9 mai 1882 « Notre Seigneur dit que la terre des Arabes triomphera des pauvres armées françaises. Ils vont faire expulser de France les soldats français. Une grande partie va retomber dans ces lieux où ils ont tant souffert, où ils ont été réduits à la misère. » (En Allemagne). 28 septembre 1904
« Archange (dit le Seigneur), ils vont diviser le royaume en deux parties. Ceux qui sont nouvellement entrés vont résider au Centre ; l’autre partie sera donnée, comme commencement de conquête, à celui dont le nom sortira bientôt pour être proclamé roi des Français. » 28 septembre 1882
« Ce sera lors de cette division que la France entrera dans les coupables desseins de ses ennemis par l’apostasie et la violence complète. Ce seront jusqu’aux lois les plus faibles (les moins importantes ?) qui seront dénaturées. » 28 septembre 1882
« Mes enfants (dit Marie) la France complote avec ces infâmes perturbateurs qui ont ruiné son cœur noble et généreux. Avec eux, elle s’insurge contre mon divin Fils, contre les lois les plus saintes, contre la religion. Avec eux elle s’engage à fouler aux pieds la religion et à en lever une autre que celle que Dieu a faite. » 28 décembre 1877
(Les autorités impies parlent) « Nous te permettrons encore cette chose… mais hors de la manière et hors de la maison (église) où tes folies ont habitué les dévots à se rendre. »« Nous te donnerons un morceau de pain et quelques gouttes d’eau. Tu pourras faire tout ce que tu faisais quand tu étais au Christ. » (Pour célébrer l’Eucharistie pas de vin, interdît par l’islam intégriste !) 30 juin 1880
« Pendant que j’aurai placé à l’abri du danger mes serviteurs et les familles bénies, tant que le flambeau (le Roi-sauveur) ne sera point apparu, d’ici cette heure, mon peuple présent, tu ne bougeras pas du lieu de repos où je t’aurai placé. » 9 février 1882
« Un peu plus tard, sous une belle aurore d’un matin plein d’espérance, sortira un (Roi) Sauveur qui sera choisi par moi pour rendre la paix à mes enfants exilés. Il bénira mes œuvres ; il favorisera mes desseins ; il sera l’ami de Dieu. » 1er décembre 1896
« Je peuplerai la terre de France de fleurs, c’est-à-dire de cœurs purs, repentants, qui aimeront la sainte Église, le Saint-Père et la France, une génération nouvelle. » 1er décembre 1876
« Vous ne devez pas en vouloir à ceux qui ne veulent pas croire, car ils ne savent pas ce qu’ils font. Mais malheur à ceux qui se permettent de juger avant de s’être informés. » (non datée, a dû être délivrée peu avant 1938)
Pour en savoir plus : Ecoutez les conférences de Fabienne Guerrero sur les prophéties de "La Fraudais" - Disponibles ici -

"Ne redoutez pas la Tempête qui approche" - Notre-Dame d'Emmitsburg à Gianna Talone-Sullivan


Message Public de Notre Dame d'Emmitsburg

Petits enfants, Loué soit Jésus!
Petits, je voudrais que vous puissiez voir la joie que Dieu a quand il regarde dans vos âmes et voit la beauté et la tranquillité là, et quand il reçoit les louanges que vous donnez au Dieu trin.

Même au milieu de votre agitation, chers petits, les choses insignifiantes que vous rendez plus grandes que ce que celles-ci sont vraiment aux yeux de Dieu. Dieu regarde dans vos cœurs et âmes et toutes vos bonnes actions, vos intentions, vos prières et vos incitations. Alors, soyez en paix, et sachez que vous êtes bénis par la main de Dieu. Toutes vos intentions sont prises par moi et déposées au pied de la Croix de mon Fils, où ensuite dans Son Seul Acte Salvifique Il les présente à Son Père.

Avec toute la douleur qui a eu lieu à travers les événements dans le monde, pourtant il n'y a rien qui n'ait été préalablement annoncé.

«J'ai mis en garde et ai invité tous à être préparés
de sorte que lorsque ces choses adviendraient,
tous seraient dans la disposition d'esprit appropriée,
de préparation, et avec leur cœur en paix.
La prophétie de mon fils, Saint Don Bosco.
se déroule actuellement
, et vous qui vivez dans
cette période de temps, êtes témoins de sa Vérité,
avec vos propres yeux.
Au sein de ce dévoilement, vous allez voir aussi le
déroulement de la prophétie des précieuses paroles
de mon très bienheureux saint Antoine ...
« Fuyez, vous esprits ennemis !
Le Lion de la Tribu de Juda,
la Racine de David a vaincu. »
Tous les méchants doivent être réduits au silence
et jetés dans la gueule du Lion.»

Notre-Dame d'Emmitsburg Message au monde
31 Janvier 2005,
La fête de Saint Don Bosco

source : http://www.prourladyofemmitsburg.org/
traduction : Trinité Sainte et Marie ma mère



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Une heure de préparation à la mort - Jésus à Maria Valtorta

Clouée au lit depuis de nombreuses années déjà, Maria Valtorta reçoit, au plus sombre de la 2ème guerre mondiale, la vision complète des scènes de l'Évangile. Cette vie de Jésus étonnante de précisions a été lue, à titre personnel, par trois papes, des théologiens et biblistes et rencontre un succès populaire ininterrompu depuis 60 ans. (Voir la sélection Maria Valtorta)
Jésus lui a donné d'autres dictées comme ce magnifique texte présenté ici : "Une heure de préparation à la mort".
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14 juillet 1946 - Jésus nous apprend à mourir.

Jésus dit :
« J'ai dicté une heure sainte pour ceux qui la désiraient. J'ai dévoilé mon heure d'agonie du Gethsémani pour te donner une grande récompense, car il n'y a pas d'acte de confiance plus grand entre amis que celui de dévoiler à l'ami sa propre douleur. Ce n'est pas le rire ni le baiser qui sont le témoignage suprême de l'amour, mais les larmes et la douleur dévoilées à l'ami. Toi, mon amie, tu en as été témoin lorsque tu étais au Gethsémani. Maintenant tu es sur la Croix, et tu ressens des peines mortelles. Appuie-toi sur ton Sauveur, alors qu'Il te donne une heure de préparation à la mort. »

I. « Père, si cela est possible, que ce calice s'éloigne de moi. »

Ce n'est pas une des sept Paroles du Christ de la Croix. Mais elle est déjà parole de passion. C'est le premier acte de la Passion qui commence. C'est la préparation nécessaire aux autres phases de l'holocauste. C'est invoquer Celui qui donne la vie ; c'est se résigner avec humilité, c'est prier. Dans cette prière se croisent, pendant que la chair s'ennoblit et que l'âme se perfectionne, la volonté de l'esprit et la fragilité de la créature qui répugnent à l'idée de la mort.
« Père !... » Oh ! c'est l'heure dans laquelle le monde s'éloigne des sens et de la pensée, cependant qu'approche, comme un météore qui descend, la pensée de l'autre vie, la pensée de l'inconnu, du jugement. Et l'homme, toujours enfant même centenaire, comme un bébé effrayé qui se retrouve seul, cherche le sein de Dieu.
Mari, épouse, frères, fils, parents, amis... Ils étaient tout tant que la vie était loin de la mort, tant que la mort n'était qu'une pensée cachée sous des brumes lointaines.
Mais maintenant que la mort sort de dessous son voile et avance, voilà que, par un renversement de la situation, ce sont les parents, les fils, les amis, les frères, le mari, l'épouse qui perdent leurs traits saillants, leur valeur affective et, devant l'imminente approche de la mort, s'éloignent comme dans une brume. Comme des voix affaiblies par la distance, les choses de la terre perdent leur vigueur, tandis qu'en acquiert davantage ce qui se trouve dans l'au-delà et qui, jusqu'à hier, paraissait si lointain... Voici qu'un mouvement de peur frappe la créature.
Si la mort n'était pas pénible et redoutable, elle ne serait pas le châtiment dernier et l'extrême moyen accordé à l'homme pour expier. Tant qu'il n'y eut pas la Faute, la mort ne fut pas une mort mais une dormition. Et là où il n'y eut pas de faute, il n'y eut pas de mort, comme pour la Très Sainte Vierge Marie.
Moi Je suis mort, parce que sur Moi était tout le Péché, et J'ai donc connu le dégoût de mourir.
« Père ! » Oh ! ce Dieu tant de fois mal aimé, ou aimé le dernier, après que le coeur eut aimé parents et amis, ou après avoir eu des amours plus indignes pour des créatures de vice, ou avoir aimé les choses comme si elles étaient des dieux, ce Dieu si souvent oublié, acceptant qu'on L'oublie, qui nous a laissés libres de L'oublier, qui a laissé faire, qui parfois a été tourné en dérision, tantôt maudit, tantôt nié, voilà qu'Il resurgit dans la pensée de l'homme et qu'Il reprend ses droits. Il tonne : « C'est Moi ! » et pour éviter que nous ne mourions d'épouvante face à la révélation de sa puissance, Il assouplit ce puissant « C'est Moi » avec un mot suave : « ton Père ».
« C'est Moi, ton Père ! » Ce n'est plus la terreur. Le sentiment qui se dégage de cette parole, c'est de l'abandon.
Moi, Moi qui devais mourir et qui comprenais ce que c'est que mourir, après avoir enseigné aux hommes à vivre en appelant « Père » le Très-Haut, voilà que Je vous ai appris à mourir sans frayeur, en appelant « Père » le Dieu qui, au milieu des spasmes de l'agonie, resurgit ou devient plus présent à l'esprit du moribond.
« Père ! » N'ayez pas de crainte ! Ne craignez pas, vous qui mourez, ce Dieu qui est Père ! Il n'avance pas en justicier armé d'une matraque et exposant des comptes. Il n'avance pas, vous arrachant cyniquement à la vie et à vos affections. Il vient ouvrant les bras et disant : « Reviens chez toi. Viens te reposer. Je te dédommagerai abondamment pour tout ce que tu quittes ici-bas. Aussi, Je te le promets, en Mon sein tu seras plus actif pour ceux que tu quittes, plus efficace que si tu demeurais ici-bas à lutter fiévreusement et, le plus souvent, sans récompense ».
Mais la mort est toujours douleur, douleur par la souffrance physique, douleur par la souffrance morale, douleur par la souffrance spirituelle.
Elle doit être douleur pour être moyen d'expiation ultime dans le temps. Je l'ai déjà dit.
Et dans un va-et-vient de brumes, qui tour à tour offusquent et dévoilent ce qu'on a aimé dans la vie et ce que l'on craint de l'au-delà, l'âme, la raison, le coeur, comme un navire pris dans une grande tempête, quittent des zones calmes - déjà plongées dans la paix du port désormais proche, visible, serein à un tel point qu'il donne déjà une quiétude béatifique et un sentiment de repos semblable au repos de celui qui, ayant presque terminé un dur travail, goûte la joie du repos imminent - et passent à des zones où la tempête les secoue, les frappe, les fait souffrir, craindre, gémir. C'est à nouveau le monde, le monde agité avec tous ses tentacules : la famille, les affaires, c'est l'angoisse de l'agonie, c'est l'effroi du dernier pas... Et après ? Et après ?... L'obscurité enveloppe la lumière, l'étouffe, siffle ses frayeurs. Le Ciel, où est-il désormais ? Pourquoi mourir ? Pourquoi être obligé de mourir ? Et déjà gazouille dans notre gorge le cri : « Je ne veux pas mourir ! »
Non, mes frères mourants... Mourir est chose juste et sainte, étant voulue par Dieu. Non. Ne criez pas ainsi ! Ce cri-là ne vient pas de votre âme. C'est l'Adversaire qui aiguillonne votre faiblesse pour vous pousser à le dire.
Changez ce cri rebelle et vil en un cri d'amour et de confiance : « Père, que ce calice s'éloigne de moi si possible ». Comme l'arc-en-ciel après l'orage, voilà que ce cri ramène la lumière, la tranquillité. Vous voyez à nouveau le Ciel, les raisons saintes de la mort, la récompense que constitue le décès, c'est-à-dire le retour au Père. Vous comprenez que même l'esprit a des droits, voire même que les droits de l'esprit dépassent ceux de la chair étant donné que l'esprit est immortel et de nature surnaturelle et que par conséquent il a priorité sur la chair. Dites alors la parole qui est absolution à tous vos péchés de refus : « Toutefois que ta volonté soit faite et non la mienne ». Voilà la paix, voilà la victoire. L'ange de Dieu se serre contre vous et vous réconforte puisque vous avez gagné la bataille, celle qui vous prépare à faire de votre mort un triomphe.

II. « Père, pardonne-leur ! »

C'est le moment de se dépouiller de tout ce qui constitue un poids, afin de voler plus joyeusement vers Dieu. Vous ne pouvez porter avec vous ni affections, ni richesses qui ne soient spirituelles et bonnes. Et il n'y a pas un seul homme qui meure sans avoir quelque chose à pardonner à l'un de ses semblables ou à plusieurs d'entre eux, et dans beaucoup de domaines, pour bien des raisons.
Quel est l'homme qui parvient à mourir sans avoir jamais souffert l'âpreté d'une trahison, d'une désaffection, d'un mensonge, d'une usure, d'un dommage quelconque de la part de ses amis, des membres de sa famille ou de sa parenté ? Eh bien ! c'est le moment de pardonner, afin d'être pardonné. Pardonner complètement, en laissant tomber non seulement la rancune, non seulement le souvenir, mais même la persuasion que notre courroux était fondé. C'est l'heure de la mort. Le temps, la terre, les affaires, les affections touchent à leur fin, deviennent « rien ». Désormais, il n'existe qu'une vérité : Dieu. A quoi bon donc porter au-delà du seuil ce qui appartient à ce côté-ci ?

Pardonner. Et puisqu'il est très difficile, trop difficile pour l'homme d'arriver à la perfection d'amour et de pardon qui est de ne dire même plus : « Pourtant moi j'avais bien raison », voilà que cette tâche de pardonner pour nous est transférée au Père. C'est à Lui que votre pardon est confié. Lui qui n'est pas homme, qui est parfait, qui est bon, qui est père, afin qu'il le purifie dans son Feu et le donne, rendu parfait, à celui qui mérite le pardon.

Pardonner, aux vivants et aux trépassés. Oui. Même aux trépassés qui pour nous ont été source de douleur. Leur mort a enlevé beaucoup d'aspérités au courroux des offensés. Parfois elle les a toutes enlevées. Mais le souvenir persiste. Ils ont fait souffrir, et on se souvient qu'ils ont fait souffrir. Ce souvenir est toujours une limite à notre pardon. Non. Plus maintenant. Maintenant la mort est sur le point d'enlever toute limite à l'esprit.
On fait son entrée dans l'infini. Enlever pour cela même ce souvenir qui limite le pardon. Pardonner, pardonner afin que l'âme n'ait ni poids, ni tourment de souvenirs, et puisse être en paix avec tous ses frères vivants ou pas, avant de rencontrer le Pacifique.
« Père, pardonne-leur ». Sainte humilité, doux amour du pardon donné, qui sous-entend le pardon demandé à Dieu pour les dettes contractées par nous-mêmes envers Lui et envers notre prochain, voilà l'attitude de celui qui demande pardon pour ses frères. Acte d'amour. Mourir dans un acte d'amour, c'est avoir l'indulgence de l'amour. Bienheureux ceux qui savent pardonner en réparation de toutes les duretés de leur cœur et de toutes leurs colères.

III. « Voici ton fils ! »

Voici ton fils ! Céder ce qui vous tient à cœur, le faire dans une sainte et prévoyante pensée. Céder ses affections, et se livrer à Dieu sans résistance. Ne pas envier ceux qui possèdent ce que nous quittons. Avec cette phrase, vous pouvez confier à Dieu tout ce que vous chérissez et que vous abandonnez, et tout ce qui vous inquiète, votre esprit même.

Rappeler au Père qu'il est Père. Mettre entre Ses mains l'esprit qui revient à sa Source. Dire : « Me voilà. C'est moi. Prends-moi avec Toi, car je me donne. Je me donne non par contrainte. Je me donne parce que je t'aime comme un fils qui revient à son père ».
Et dire : « Ceux qui me sont chers, les voici, je Te les donne. Mes affaires, les voici, ces mêmes affaires qui parfois m'ont poussé à être injuste, jaloux du prochain, et qui m'ont donné de T'oublier dans l'idée qu'elles étaient importantes - elles l'étaient, oui, mais moi je leur accordais une importance bien trop grande -, dans l'idée que cette importance était vitale pour le bien-être des miens, pour l'honneur et pour l'estime qu'elles me procuraient. J'ai cru ainsi que moi seul étais capable de les protéger. J'ai cru que j'étais nécessaire à leur accomplissement. Je vois maintenant... Je n'étais qu'un mécanisme infiniment petit dans l'organisme parfait de Ta Providence, et bien des fois un mécanisme imparfait qui gâchait le travail de l'organisme parfait. Maintenant que les lumières et les voix de la terre s'estompent et que le tout s'éloigne, je vois... j'entends... à quel point mes œuvres étaient insuffisantes, frustes, incomplètes ! A quel point elles étaient loin d'exprimer l'harmonie du Bien ! J'ai eu la présomption de penser que j'étais 'quelqu'un' de grand. C'était Toi - prévoyant, pourvoyant, saint - qui corrigeais providentiellement mes travaux et faisais en sorte qu'ils soient encore utiles. J'ai connu la présomption. Parfois j'ai même dit que Tu ne m'aimais pas, parce que je ne réussissais pas à obtenir ce que je voulais, pour être comme d'autres que j'enviais. Je vois maintenant. Pitié de moi ! »
Humble abandon, sentiment de gratitude envers la Providence, afin d'offrir réparation pour vos présomptions, vos avidités, vos jalousies, et pour avoir remplacé Dieu par les pauvres choses de la terre et avec la gourmandise des diverses richesses.

IV. « Souviens-Toi de moi ! »

Vous avez accepté le calice de la mort, vous avez pardonné, vous avez abandonné ce qui vous appartenait, et même votre propre personne. Vous avez mortifié beaucoup le moi de l'homme, vous avez énormément dégagé votre âme de ce qui déplaît à Dieu : esprit de rébellion, esprit de rancune, esprit d'avidité. Vous avez cédé votre vie, votre justice, vos propriétés, cette pauvre vie, cette plus pauvre justice, ces trois fois pauvres propriétés humaines, au Seigneur. Comme de nouveaux Jobs, vous gisez, languissants et dépouillés, devant Dieu. Vous pouvez dire alors : « Souviens-Toi de moi ».
Vous n'êtes plus rien. Vous n'êtes pas la santé, l'orgueil, la richesse. Désormais vous ne possédez même plus votre propre personne. Vous êtes chenille qui peut devenir papillon ou bien pourrir dans la prison de votre corps en infligeant une extrême et fatale blessure à votre esprit. Vous êtes de la boue qui redevient boue, ou bien de la boue qui se transforme en étoile, selon que vous préférez descendre dans le cloaque de l'Adversaire ou bien monter dans le tourbillon de Dieu. Votre dernière heure décide de votre vie éternelle. Ne l'oubliez pas. Et criez : « Souviens-Toi de moi ! »
Dieu attend ce cri de la part du pauvre Job pour le combler de biens dans son Royaume. Il est doux pour un Père de pardonner, intervenir, consoler. Il n'attend que ce cri pour vous dire : « Je suis avec toi, Mon fils. Ne crains rien ». Dites-la cette parole, comme réparation, pour toutes les fois qu'il vous est arrivé d'oublier le Père ou d'être trop orgueilleux.

V. « Mon Dieu, pourquoi m'as-Tu abandonné ? »

Parfois on a l'impression que le Père nous abandonne. Il n'a fait que Se cacher pour favoriser l'expiation et pardonner davantage. Est-ce que l'homme peut se plaindre en tempêtant pour cela, lui qui a tourné le dos à son Dieu un nombre infini de fois ? Et doit-il désespérer, parce que Dieu lui envoie des épreuves ?
Combien de choses vous avez mises dans votre cœur, qui n'étaient pas Dieu ! Combien de fois vous L'avez payé avec votre inertie ! Avec combien de choses vous L'avez refoulé et chassé ! Vous avez rempli votre cœur avec tout. Vous l'avez ensuite pourvu de ferrures pour mieux le barrer de l'intérieur de peur que Dieu, en y entrant, ne dérange votre paresseux quiétisme, ne purifie son temple en chassant dehors les usurpateurs. Tant que vous étiez dans le bonheur, quelle importance pour vous d'être avec Dieu ? Vous disiez : « J'ai tout déjà puisque je l'ai mérité ». Et lorsque le bonheur disparut, n'avez-vous jamais fui loin de Dieu en Lui attribuant la responsabilité de tous vos malheurs ?
Oh ! Mes injustes fils qui buvez le poison, et entrez dans les labyrinthes, et vous précipitez dans les crevasses et dans les nids des serpents et autres bêtes sauvages, et qui dites ensuite : « C'est Dieu le coupable ! ». Si Dieu n'était pas Père et Père très Saint, quelle réponse devrait-Il donner à la plainte de vos heures douloureuses si dans les heures de bonheur vous l'avez oublié ? Oh ! Fils injustes, qui auriez la prétention, coupables comme vous êtes, d'être traités comme le Fils de Dieu ne fut pas traité à l'heure de l'holocauste, dites, qui a été le plus délaissé ? N'est-ce pas le Christ, l'Innocent, Celui qui, pour sauver, a accepté l'abandon absolu de la part de Dieu, après L'avoir aimé activement et toujours ? Et vous, n'avez-vous pas ce nom de « chrétiens » ? Et n'avez-vous pas le devoir de vous sauver au moins vous-mêmes ? Il n'y a pas de salut dans la paresse trouble et auto-satisfaite qui craint de se faire déranger si elle accueille l'Actif par excellence.
Imitez alors le Christ, en lançant ce cri au moment de l'angoisse la plus forte. Mais veillez à ce que la note de votre cri soit une note de mansuétude et d'humilité, non un ton de blasphème et de reproche. « Pourquoi m'as-Tu abandonné, Toi qui sais que sans Toi je ne peux rien ? Viens, ô Père, viens me sauver, viens me donner la force de me sauver moi-même, car les étreintes de la mort sont horrifiantes, et l'Adversaire en augmente à dessein la puissance, me siffle que Tu ne m'aimes plus. Fais que je puisse t'entendre, ô Père, non pour mes mérites mais en raison même du fait que je n'en ai pas, que je suis un rien, quelqu'un qui ne sait pas vaincre s'il est seul, et qui comprend, maintenant, que la vie c'était du travail pour le Ciel. »
Malheur aux gens seuls, est-il dit. Malheur à celui qui est seul à l'heure de la mort, seul avec soi-même contre Satan et sa propre chair ! Mais n'ayez pas peur. Si vous appelez le Père, Il viendra. Et ces humbles invocations auront un effet expiatoire pour ces torpeurs coupables, pour ces actes de fausse piété, pour cet amour déréglé de soi, générateur de passivité.

VI. « J'ai soif ! »

Oui, vraiment, lorsqu'on est parvenu à comprendre la vraie valeur de la vie éternelle comparée au clinquant de la vie terrestre, quand la purification engendrée par la douleur et la mort est acceptée comme une sainte obéissance, et que l'on a grandi en sagesse et en grâce auprès de Dieu en quelques heures, parfois en quelques minutes, plus que nous n'ayons su le faire en plusieurs années de notre vie, une soif intense d'eau spirituelle et de choses célestes nous envahit. Les convoitises engendrées par toutes les soifs humaines sont vaincues. C'est la soif surnaturelle de la possession de Dieu qui nous prend. La soif de l'amour. L'âme aspire ardemment vers l'Amour pour le boire et pour en être bue. Comme une pluie tombée sur la terre et qui ne veut pas devenir de la boue mais redevenir nuage, l'âme aspire maintenant à remonter là d'où elle est descendue. La coquille de la chair étant presque brisée, la prisonnière sent le parfum de l'air de son Lieu d'origine et elle y tend de toutes ses forces.
Quel est ce pèlerin épuisé qui, après bien des années, apercevant tout proches les lieux de sa naissance, ne ramène à soi ses forces et ne poursuit son chemin avec empressement et ténacité, insouciant de tout sauf d'arriver là d'où il était parti un jour, en y laissant tout son bien véritable, sachant maintenant avec certitude qu'il le retrouvera et l'appréciera encore davantage, ayant fait l'expérience du bien périssable, qui ne rassasie pas, trouvé dans les régions de l'exil ?
« J'ai soif. » Soif de Toi, mon Dieu. Soif de T'avoir. Soif de Te posséder. Soif de Te donner. Parce que, parvenu aux limites qui séparent la terre et le Ciel, déjà on sait comprendre l'amour du prochain comme il doit l'être et l'on est saisi par un désir d'action dans le but de donner Dieu aux proches que l'on quitte. Vénérable labeur des saints qui deviennent des épis pour avoir accepté de mourir. Ces saints se transforment en amour pour donner de l'amour et pour faire aimer Dieu par ceux qui demeurent sur la terre à lutter.
« J'ai soif. » Il ne reste plus qu'une sorte d'eau capable de désaltérer l'âme parvenue au seuil de la Vie : l'Eau vive, Dieu Lui-même, l'Amour vrai : Dieu Lui-même, l'Amour qui s'oppose à l'égoïsme.
L'égoïsme chez les justes est mort avant la chair, et c'est l'amour qui règne. Et l'amour crie : « J'ai soif de Toi et soif d'âmes. Sauver. Aimer. Mourir pour être libre d'aimer et de sauver. Mourir pour naître. Tout laisser pour tout posséder. Renoncer à toute douceur, à tout confort parce que tout est vanité ici-bas, et l'âme n'aspire plus qu'à s'immerger dans le fleuve, dans l'océan de la Divinité, à boire à cette Source, à être dans cette Source, assouvie pour toujours parce que la Source de la Vie l'aura accueillie ». Avoir cette soif pour réparer les manques d'amour et les actes de luxure.

VII. « Tout est consommé ! »

Tous les renoncements, toutes les souffrances, toutes les épreuves, les luttes, les victoires, les actes d'offrande : tout. Désormais, il ne reste plus qu'à se présenter devant Dieu. Le temps accordé à la créature pour devenir un dieu, et à Satan pour l'induire en tentation, est parvenu à son terme. Cesse la douleur, cesse l'épreuve, cesse la lutte. Il ne reste que le jugement, suivi de l'amoureuse purification ou bien de l'immédiate et extrême béatitude du Ciel. Mais tout ce qui est la terre, tout ce qui est volonté humaine, prend fin. Tout est consommé ! C'est la parole de la totale résignation ou de la joyeuse constatation que l'épreuve est terminée et l'holocauste consommé.
Je ne prends pas en considération ceux qui meurent en état de péché mortel et qui ne disent pas, eux, « tout est consommé » ; mais le disent pour eux, avec un cri de victoire d'un côté et avec des larmes de douleur de l'autre, l'ange des ténèbres, victorieux, et l'ange gardien, vaincu.
Moi, je m'adresse plutôt aux pécheurs repentis, aux bons chrétiens ou aux héros de la vertu. Ceux-là, toujours plus vivants dans leur esprit au fur et à mesure que la mort gagne leur chair, murmurent ou crient, résignés ou joyeux : « Tout est consommé. Le sacrifice est à sa fin. Prends-le en guise d'expiation ! Prends-le comme expression de mon amour ! » C'est ainsi que les esprits s'expriment dans leur avant-dernière locution, selon ce que la mort représente pour eux : une loi générale ou bien une occasion de s'offrir comme âmes victimes, en un sacrifice volontaire.
Mais aussi bien les uns que les autres, étant désormais parvenus à se libérer de la matière, laissent aller leur esprit dans le cœur de Dieu en disant : « Père, entre Tes mains je remets mon esprit ».
« Maria, sais-tu ce que c'est que mourir avec des sentiments de cette élévation dans le cœur ? C'est s'éteindre dans le baiser de Dieu. Des prières de préparation à la mort, il y en a plusieurs. Mais crois-Moi, celle-ci, sur Mes paroles, dans sa simplicité, elle est la plus sainte. »
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