Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
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Les prophéties du vénérable abbé Souffrant, curé de Maumusson, en Bretagne

Vénérable abbé Souffrant (1755-1828) 

I. Différentes copies de ses prophéties. - II. De la chute de Napoléon Ier à celle de Napoléon III. - III. Grandes calamités qui précéderont la véritable Restauration. - IV. Le Grand-Monarque. - V. La guerre qui le précédera.

I. - Le vénérable abbé Souffrant, curé de Maumusson, près Ancenis, au diocèse de Nantes, où il est mort en 1828, est demeuré célèbre dans tout l'ouest de la France par ses prophéties. Malheureusement elles n'ont pas été mises par écrit de sa main, en sorte qu'elles partagent le sort des prédictions de la sœur Marianne de Blois par les nombreuses variantes des copies qui en existent.
D'après une note laissée dans les registres de la paroisse de Maumusson par son successeur, M. Siché l'abbé Souffrant mérite notre confiance.
«L'an 1821, écrit M. Siché, j'arrivai comme vicaire chez le vénérable M. Souffrant, alors âgé de soixante-six ans, et avec qui j'ai passé six ans. Combien sa société était douce et agréable ! A cette époque il parlait souvent encore de prophéties, et l'on venait de fort loin pour l'entendre. J'ai vu chez lui plusieurs grands personnages qui passaient avec lui des jours et des nuits pour prendre des notes. Ce qui me surprenait le plus, c'était de voir en M. Souffrant deux personnages dans le même homme. Parlait-il de son ministère, il le faisait toujours avec calme et modération. S'agissait-il de prophéties, il s'animait beaucoup plus et paraissait intimement convaincu de ce qu'il disait. Combien je regrette de n'avoir pas écouté et copié ! Mais, je l’avoue, je ne pouvais croire. Il n'y a que les événements qui ont triomphé de mon incrédulité ».
On sait que l'abbé Souffrant avait prédit, plusieurs années d'avance, l'apparition de la Croix de Migné ; il donnait la réalisation de cette prophétie en preuve de la vérité de ses autres prédictions. Celles-ci n'ont jamais été imprimées dans toute leur étendue. Elles présentent plusieurs particularités qui rappellent les révélations du laboureur Martin à Louis XVIII, en 1816, qu'on a surtout soigneusement éliminées des documents livrés jusqu'ici à l'impression. Ni le Supplément à l’Avenir dévoilé, ni la Décentralisation de Lyon dans son n° du 27 octobre 1870, ni d'autres feuilles ou recueils n'ont donné de textes complets. Pour nous, nous en avons sous les yeux quatre copies manuscrites, chacune de source différente. La première de ces copies porte le titre de Prédictions de l'abbé Mathay, mais elle nous paraît être évidemment un résumé fidèle des prophéties de l'abbé Souffrant ; la seconde nous vient d'un prêtre du diocèse de Rouen et met surtout en évidence les détails relatifs à la politique, mais il n'entre pas dans notre plan de la donner, vu que d'ailleurs la divulgation de certaines particularités en serait prématurée. Les deux autres sont, à quelques variantes près, conformes au texte publié par le Supplément à l'Avenir. Nous allons en donner le texte, tel qu'il nous a été communiqué par un Père Lazariste, comme le meilleur extrait que nous connaissions des prophéties de l'abbé Souffrant.

II. - « Celui-ci avait annoncé les événements, arrivés en 1814 et 1815, à ses amis MM. de Charette. Interrogé par eux, en 1817, sur ce qu'il entrevoyait dans l'avenir, voici ce qu'il répondit :
« Ne vous réjouissez pas trop de la Restauration, car votre joie ne sera pas de longue durée. La branche aînée des Bourbons quittera encore la France. Ce moment sera proche lorsque l'on réparera les chemins vicinaux et lorsque l'on fera la guerre aux Turcs - (prise d'Alger).
« Sous le règne de l'usurpateur un mouvement sera tenté dans la Vendée, mais ce sera peu de chose. L’usurpateur sera chassé à son tour. Le moment sera proche lorsqu'on voyagera avec la plus grande vitesse. Je ne sais comment ces voyages se feront, mais je sais qu'on ira avec la vitesse des oiseaux (les chemins de fer). La chute de l'usurpateur sera aussi précédée de mouvements en Italie.
« La République sera alors proclamée, mais elle durera peu. Vous entendrez alors plusieurs cris ; les trois qui domineront seront Vive la République, Vive Napoléon et le dernier de tous sera Vive le Grand-Monarque que Dieu nous garde ».

III. - « La venue de ce Grand-Monarque sera très proche lorsque le nombre des légitimistes restés vraiment fidèles sera tellement petit qu'à vrai dire on les comptera.
« Avant le Grand-Monarque, des malheurs terribles doivent arriver. Le sang coulera par torrents, dans le nord et le midi : l'ouest sera épargné à cause de sa foi. Mais le sang coulera tellement au nord et au midi, que je le vois couler comme la pluie dans un jour de grand orage, et je vois les chevaux ayant du sang jusqu'aux sangles. Paris sera détruit, tellement détruit que la charrue y passera.
« Alors entre le cri "tout est perdu" et "tout est sauvé", il n'y aura pour ainsi dire pas d'intervalle. Dans ces événements, les bons n'auront rien à faire, car ce seront les Républicains qui se dévoreront entre eux ».

IV. – « Le Grand-Monarque fera des choses si étonnantes et si merveilleuses, que les plus incrédules seront forcés de reconnaître le doigt de Dieu. Sous son règne toute justice sera rendue.
« Les malheurs prédits plus haut seront la suite de nos crimes. Si, comme Dieu le désire, nous rentrons dans ses voies et celles de l'Église, nos maux seront allégés. C'est à cause de cela que l'Ouest a trouvé grâce devant Dieu, en vue de sa foi : aussi sera-t-il épargné dans ces événements.
« Dieu se servira du Grand-Monarque pour exterminer toutes les sectes hérétiques, toutes les superstitions des gentils et répandre, de concert avec le Pontife saint, la Religion catholique dans tout l'univers, excepté dans la Palestine, pays de malédiction.
« Après la crise, il y aura un Concile général, malgré quelques oppositions faites par le clergé lui-même. Ensuite il n'y aura qu'un seul troupeau et qu'un seul pasteur, parce que tous les infidèles et les hérétiques, mais pas les juifs dont la masse ne se convertira qu'après la mort de la Bête, entreront dans l'Eglise latine, dont le triomphe se continuera jusqu'à la destruction (persécution) de l'Antéchrist ».

V. - Nous nous contenterons d'ajouter ici quelques traits de la copie Mathay :
« Vers la fin du règne de l'usurpateur, le Pape mourra et il aura pour successeur un jeune Pape, et ce sera sous lui que la restauration aura lieu.
« Quelque temps avant cette restauration, il faudra soutenir une guerre étrangère ; pour cela on fera une grande levée d'hommes, tous ceux de 18 à 30 ans partiront.
« Toutes les forces du gouvernement étant prises par cette puissance étrangère, l'intérieur de la France se révoltera. La crise civile sera dirigée surtout contre la Religion... Le choc sera terrible. On se battra du midi au nord pendant plusieurs semaines, et les quinze derniers jours, jour et nuit. Cependant la crise ne sera pas longue, mais il périra plus d'hommes en ce peu de temps qu'en 93.... Elle se fera sentir surtout dans les grandes villes.
« Les puissances, voyant ce désordre en France, s'armeront non en faveur de la légitimité, mais dans le but de se partager la France, car l'Angleterre trahira.
« L'empereur de Russie viendra jusqu'au Rhin ; là une main invisible l'arrêtera ; il reconnaîtra le doigt de Dieu, il se fera catholique.
« A ce moment on croira tout perdu, et tout sera gagné, car on se tournera du côté de Dieu, n'attendant le secours que de lui seul.
« Le Ciel se déclarera en faveur de la France ; elle remportera la victoire, mais celle-ci sera attribuée au Seigneur et non aux hommes. La chose sera tellement surprenante que le plus vulgaire criera au miracle. Et alors aura lieu la Restauration…

Ch. XI, tome II, p. 281-286 de Voix Prophétiques, par l’abbé Curicque, 1872, 4e édition
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