Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
S.O.S TOUT-PETITS - HALTE AU MASSACRE DES INNOCENTS
Prière publique de réparation, d’intercession et de conversion à PARIS à la maternité Port Royal à 14h30 le samedi 26 mai 2018 (Au croisement du boulevard Montparnasse et du boulevard Saint-Michel - 6e arrondissement - Manifestation statique - fin à 16h30) - www.sos-tout-petits.org

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L'assaut contre l'église catholique, forteresse spirituelle - H. Le Caron

L'Archange saint Michel frappant Satan 
La lutte engagée par le « mystère d'iniquité » contre les monarchies chrétiennes, glaives temporels de la Chrétienté, devait bien entendu s'accompagner d'une lutte sans merci contre l'Eglise catholique, corps mystique du Christ.
On doit cependant souligner une différence capitale. Seule la Sainte Eglise a reçu de Notre Seigneur des promesses d'Eternité et les promesses de celui-ci sont sans repentance. L'Eglise peut être attaquée, blessée ou martyrisée dans ses membres, elle ne périra jamais (mais cela, les ennemis de Dieu ne le croient pas).
L'offensive de la Contre-Eglise s'est exercée sur deux plans différents afin de réaliser l'apostasie générale des nations qui, d'après la prophétie de saint Paul, est la condition nécessaire au gouvernement mondial et au règne de l'antéchrist.
L’attaque s'est développée sur le terrain extérieur et aussi au sein même de l'Eglise.

Sur le terrain extérieur (1ère partie)

Sur ce plan-là, il semble qu'il y ait eu une certaine accalmie après les bouleversements sanglants de la Révolution et les guerres de l'Empire qui ont permis de répandre les idées révolutionnaires à travers toute l'Europe. Elle a duré jusqu'à l'année 1864, date fixée par la Très Sainte Vierge à la Salette (1846) comme étant celle « où Lucifer, avec un grand nombre de démons, seront détachés de l'enfer ; ils aboliront la foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu » (il y a très peu de dates précises dans les messages de la Mère de Dieu). Or, la première Internationale, premier mouvement organisé dont le but était d'instaurer le communisme dans le monde, fut fondée par Karl Marx à Londres le 28 septembre 1864.
A la Salette, la Très Sainte Vierge avait annoncé aussi :
« Les gouvernements civils auront tous un même dessein, d'abolir et de faire disparaître tout principe religieux pour faire place au matérialisme, à l'athéisme, au spiritisme et à toutes sortes de vices». 
Ce qui engendrera l'apostasie des nations.
Mais n'anticipons pas.
Napoléon I°' qui était un ambitieux réaliste avait signé le 15 août 1801 un concordat qui reconnaissait que « la religion catholique, apostolique et romaine est la religion de la grande majorité des Français ». Ce concordat a réglé les rapports entre l'Eglise et l'Etat pendant un peu plus d'un siècle (il fut rompu en 1905) et permit aux enfants de France d'être instruits dans toutes les écoles des vérités de la foi.
Le Concordat assura à la France cent années d'une relative stabilité. Le franc ne se dévalua pas d'un centime pendant cette période. Il est vrai que jusqu'à 1905 était frappé sur les louis d'or : "Dieu protège la France" (mots qui furent remplacés en 1905 par la formule "Liberté, Egalité, Fraternité").
Mais les ennemis de Dieu attendaient leur heure. Crétineau-Joly a écrit :
« Dans la lutte maintenant engagée entre le despotisme sacerdotal ou monarchique et le principe de liberté, lisons-nous dans un document émané de la Secte à la date du 20 octobre 1821, il y a des conséquences qu'il faut subir, des principes qu'avant tout il importe de faire triompher. Un échec était dans les événements prévus ; nous ne devons pas nous en attrister plus que de mesure ; mais si cet échec ne décourage personne, il devra, dans un temps donné, nous faciliter les moyens pour attaquer le fanatisme (fanatisme au sens maçonnique signifie la religion et plus spécialement le catholicisme) avec plus de fruit... Nous ne pouvons plus marcher à l'ennemi avec l'audace de nos pères de 1793... mais avec le temps il nous sera permis peut-être d'atteindre le but qu'ils ont manqué... C'est d'insuccès en insuccès qu'on arrive à la victoire» (Tome II, page 18).
On ne peut multiplier les citations dans une synthèse alors que les documents abondent. La difficulté est de faire un choix entre les textes.
On ne s'étonnera pas que la Restauration et le Second Empire ne soient pas revenus aux principes chrétiens de l'ancien régime si l'on examine l'entourage de ces monarques.
Fouché, Oratorien, apostat, régicide, devenu duc d'Otrante sous le premier Empire, fut ministre de la Police dans les débuts du règne de Louis XVIII. Talleyrand, ancien Evêque d'Autun, défroqué qui avait appartenu à la secte des Illuminés, après avoir « mangé à tous les râteliers », négocia le retour des Bourbons. Louis XVIII le nomma ministre des Affaires étrangères le 13 mai 1814, puis, après Waterloo, Président du Conseil.
Le duc Decazes, dont Louis Blanc a dit qu'il était un « Fouché amoindri » était Commandeur du Suprême Conseil du 33e degré de l'Ecossisme.
On ne peut s'étonner, dans ces conditions, que Thiers ait dit en 1873, dans un discours prononcé devant le Corps Législatif : « La Constitution de 1814 est sortie des entrailles mêmes de la Révolution ».
Avec Louis-Philippe, « le meilleur des hommes méchants, (Crétineau-Joly) qui se vantait d'être le dernier voltairien de son siècle, ce fut pire encore. Ce roi des Français, libéral, était entouré de francs-maçons : Decazes, La Fayette, Dupont de l'Eure, Talleyrand, Teste, etc. Un des premiers actes du gouvernement fut de placer le judaïsme au rang des communions chrétiennes. Contrairement à l'article VII de la Charte de 1830, les rabbins furent, dès l'année suivante, inscrits au budget (Pour qu'Il Règne, p. 235).
Après la chute de Louis-Philippe, la Révolution, n'ayant pu se maintenir sous la forme républicaine, eut de nouveau recours à l'Empire en la personne d'un Carbonaro1. Cela explique en partie la guerre que Napoléon III fit à l'Autriche pour promouvoir l'unité italienne (1859). L'attentat manqué d'Orsini (14 janvier 1858) constitua sans doute un rappel à l'ordre.
Le meilleur jugement sur cette période a été porté par le Cardinal Pie dans la réponse célèbre qu'il fit à Napoléon III :
« Ni la Restauration, ni vous, Sire, n'avez fait pour Dieu ce qu'il fallait faire, parce que ni l'un ni l'autre vous n'avez renié les principes de la Révolution dont vous combattez cependant les conséquences pratiques, parce que l’Évangile social dont s'inspire l'Etat est encore la Déclaration des Droits de l'Homme, laquelle n'est autre chose, Sire, que la négation formelle des Droits de Dieu».
Puis, dans ce même entretien, à propos du droit public qui, tout en reconnaissant que la religion catholique était celle de la majorité des Français, affirmait aussi que les autres cultes ont droit d une pareille protection, le grand Cardinal précisait :
« N'est-ce pas proclamer équivalemment que la Constitution protège pareillement la vérité et l'erreur ? Eh bien ! Sire, savez-vous ce que Jésus-Christ répond aux gouvernements qui se rendent coupables d'une telle contradiction ? Jésus-Christ, Roi du Ciel et de la terre, leur répond : « Et moi aussi, gouvernements qui vous succédez en vous renversant les uns les autres, moi aussi je vous accorde une égale protection. J'ai accordé cette protection à l'Empereur votre oncle ; j'ai accordé la même protection aux Bourbons, la même protection à Louis-Philippe, la même protection à la République ; et à vous aussi la même protection vous sera accordée » (le Second Empire s'écroula en 1870).
Ce fut aussi pendant cette période que prit naissance une classe d'hommes misérables que l'on a appelée le prolétariat. Ces pauvres gens, déracinés de nos campagnes, qui avaient cru trouver à la ville, dans les fabriques récemment créées, une situation meilleure, sont devenus les victimes des lois de la concurrence d'un capitalisme sauvage. La loi Le Chapelier (juin 1791), qui avait aboli les corporations de l'ancien régime, avait interdit aux ouvriers de se regrouper en syndicats ou autres groupements professionnels (les syndicats ne furent reconnus qu'en 1884). Ils allaient constituer très vite une proie pour les dirigeants socialistes et communistes. Le démon tire toujours sa force de l'injustice humaine. L'Eglise, qui n'était pas directement concernée par cette question (il appartenait au Pouvoir temporel de la régler), a pris conscience trop tardivement de sa gravité (l'Encyclique de Léon XIII, Rerum Novarum, date seulement du 15 mai 1891).
Mais nous arrivons au tournant de l'année 1864, indiquée par la Très Sainte Vierge à la Salette comme étant celle où Lucifer et les démons détachés de l'enfer prendraient de nouveau l'offensive pour détruire la foi dans le monde.
L'humanité a connu alors une série de guerres qui étaient une préfiguration des grands conflits qui l'endeuilleraient au siècle suivant : la guerre austro-prus­sienne (1866) ; la guerre franco-prussienne qui consacra l'hégémonie de l'Allemagne (1870). Aux Etats-Unis, la guerre de Sécession ne se termina qu'en 1865.
Les guerres de conquête, d'hégémonie, fondées sur des rivalités d'intérêts, ne sont jamais des guerres justes et constituent des châtiments pour les peuples. Elles favorisent, le plus souvent, l'expansion de la Révolution.
Le Cardinal Manning a écrit le 1er octobre 1877 (Archevêque de Westminster, 1808-1892, Pour qu'Il Règne, p. 242) :
« Ce ne sont ni les empereurs, ni les rois, ni les princes qui dirigent le cours des événements. Il y a quelque chose au-dessus d'eux et derrière eux, et ce quelque chose, plus puissant qu'eux tous, se fera sentir quand l'heure sera venue, le jour où toutes les armées de l'Europe seront engagées dans un immense conflit ; alors, ce jour-là, la Révolution qui jusqu'à présent travaille sous terre secrètement, aura trouvé l'heure favorable pour se montrer au grand jour».
Et effectivement, c'est en 1917, au milieu du premier conflit mondial, que le satanique Lénine a pris le pouvoir en Russie et créé un Etat communiste qui menaçait le monde.
Le déchaînement des forces sataniques a concerné toutes les parties du monde. C'est au cours de ces mêmes années (1864-1917) que l'« intelligentzia russe », avec l'épanouissement du populisme et l'éclosion du nihilisme, passa à l'action. De nombreux attentats terroristes eurent lieu contre le Tsar et contre ses ministres. Le 13 mars 1881, le Tsar Alexandre était assassiné au moment où il venait de donner son assentiment au projet d'instauration d'un régime représentatif.
Mais retournons à la France, fille aînée de l'Eglise, qui est une lumière pour le monde quand elle est fidèle à sa mission catholique ; et durement châtiée lorsqu'elle lui est infidèle (saint Remy).
Après le désastre de 1870, après la Commune, on comprend mal pour quelles raisons une chambre monarchiste n'a pu restaurer la monarchie en 12 personne de Monsieur le Comte de Chambord.
Ce prince avait été très bien formé et le pape Pie IX disait de lui : « Tout ce qu'il dit est bien dit ; tout ce qu'il fait est bien fait ».
Le Comte de Chambord proclamait devant son entourage :
« Pour que la France soit sauvée, il faut que Dieu y rentre en maître, pour que j'y puisse régner en Roi ! » (au comte de Mun, le 20 novembre 1878).
« On dit que l'indépendance de la Papauté m'est chère et que je suis résolu à lui obtenir d'efficaces garanties. On dit vrai. La liberté de l'Eglise est la première condition de la paix des esprits et de l'ordre dans le monde » (à M. de Carayon-Latour, le 8 mai 1871) et ailleurs :
« La Vérité nous sauvera, mais la Vérité tout entière. Oui, l'avenir est aux hommes de foi, mais à la condition d'être en même temps des hommes de courage ne craignant pas de dire en face à la révolution triomphante ce qu'elle est dans son essence, et à la contre-révolution ce qu'elle doit être dans son œuvre de réparation et d'apaisement ».
La pensée de ce prince était en opposition complète avec celle du Pouvoir occulte. La Franc-Maçonnerie aurait consenti, à contrecœur sans doute, à une restauration monarchique si cette monarchie n'avait pas été catholique ; mais elle ne pouvait accepter un régime fondé sur « Dieu premier servi » et qui aurait facilité la mission de l'Eglise.
Les monarchistes de l'Assemblée ne désiraient pas (du moins la plupart) que l'on revienne à ces anciens principes (parmi les monarchistes, il y avait les Orléanistes) et les républicains, en minorité, y étaient bien entendu totalement opposés.
Ils trouvèrent un allié en la personne du Prince de Bismarck, chancelier de Guillaume II, qui venait de triompher de la France. Bismarck était, en Allemagne, un des dirigeants de la Secte. Il eut des entretiens secrets avec Gambetta qui appartenait, lui aussi, à la Franc-Maçonnerie. Bismarck qui était le grand ennemi de la France, fit pression pour le maintien de la république dans notre pays. Il envoya les instructions suivantes à l'Ambassadeur d'Allemagne à Paris, le Comte d'Arnim (voir J. BAINVILLE, Bismarck et la France. « Correspondance du Comte d'Arnim et de Bismarck») :
« Nous devons enfin désirer le maintien de la république en France pour une dernière raison qui est majeure : la France monarchique était et sera toujours catholique, sa politique lui donnait une grande influence en Europe, en Orient et jusque dans l'Extrême-Orient. Un moyen de contrecarrer son influence au profit de la nôtre, c'est d'abaisser le catholicisme et la Papauté qui en est la tête. Si nous pouvons atteindre ce but, la France est à jamais annihilée. La monarchie nous entraverait dans cette tentative ; la république nous aidera.
« J'entreprends contre l'Eglise catholique une guerre qui sera longue et peut-être terrible... on m'accusera de persécution et j'y serai peut-être conduit ; mais il le faut pour achever d'abaisser la France et établir notre suprématie religieuse et diplomatique, comme notre suprématie militaire... »
Une fois le Comte de Chambord écarté, la démocratie laïque eut le champ libre pour poursuivre « le grand œuvre » entrepris en 1789.
Dans cette vaste société anonyme transposée sur le terrain politique que constitue la République démocratique, fondée sur le suffrage universel, ce ne sont pas les hommes placés sur le devant de la scène qui détiennent le Pouvoir véritable. Les vrais détenteurs du Pouvoir, ceux qui tirent les ficelles, vivent dans l'ombre, à l'arrière de la scène. On comprend pourquoi il s'agit d'un système idéal pour le Pouvoir Occulte, spécialement pour la Secte qui a des hommes à elle dans tous les partis, à gauche comme à droite.
Léon XIII avait voulu se rapprocher de la République pour obtenir une détente dans la guerre antireligieuse. Il y avait été poussé par son Secrétaire d'Etat, le Cardinal Rampolla, alors que l'on ignorait encore que ce dernier était franc-maçon - on ne l'apprit qu'après sa mort. Mais on peut affirmer, je crois, sans se tromper, que le ralliement de l'Eglise à la République démocratique et laïque (1892) fut une erreur. On dit que lorsqu'on soupe avec le diable, il faut se munir d'une grande cuiller. Dans ce cas précis, la cuiller était trop courte. Léon XIII reconnut, à la fin de sa vie, qu'il avait été dupé et déclara en 1902, parlant des républicains : « Puisqu'ils sont inconvertissables, il n'y a qu'à les renverser ». Et le 21 avril 1903 il ajoutait :
« La France reviendra aux traditions de Saint Louis ou elle périra dans la honte et la ruine ».
Saint Pie X, qui était d'une origine paysanne modeste, avait immédiatement compris, avec son regard d'aigle, ce qu'il en était de la République laïque.
En 1909, il disait à l'ancien ministre français, Emile Flourens :
« Croyez-moi, je connais vos Français ; ils sont naturellement catholiques et monarchistes. Ils le redeviendront tôt ou tard » (LA FRANQUERIE : Le caractère sacré et divin de la Royauté en France, p. 79).
Lors de son ordination, il déclarait à Dom de Saint Avit :
« Je ne conçois pas qu'un catholique français puisse être républicain » (LA FRANQUERIE, op. cit. Certains de ces catholiques républicains ont engendré le modernisme).
Ce que nul ne peut nier, ce qui est indubitable, c'est que la Troisième République a été une « grenouillère maçonnique », ennemie acharnée de l'Eglise.
Comme l'a noté Alexandre Zévaes (Histoire de six ans, N.R.C. Paris, p. 184).
« Sauf quelques rares exceptions, le plus grand nombre des hommes d'Etat, des militants, des journalistes de la 3e République appartiendront à la Franc-Maçonnerie : Gambetta, Jules Ferry, Etienne Arago, Floquet, Rochefort, Clemenceau, Méline, Sarrien, Henri Buisson, Alfred Naquet, Jules Claretie, Antonin Dubost, Fallières, Paul Bert, Eugène Pelletan, Camille Pelletan, Tony Révillon, Constans, Etienne, Félix Faure, Léon Bourgeois, Millerand, Gaston Doumergue, Paul Doumer, Henri Bérenger, Camille Chautemps, et parmi les socialistes Jules Vallès, Eugène Pottier (l'auteur de l'Internationale), Lissagaray, Marcel Sembat, René Viviani, Arthur Groussier, Chauvière, etc. ».
On comprend que Mgr Gouthe-Soulard, l'Archevêque d'Aix-en-Provence, ait pu s'écrier alors :
« Nous ne sommes pas en République, mais en Franc-Maçonnerie».
Toute cette clique ne devait pas tarder à passer à l'action.
Dès 1867 fut fondée par Jean Macé « la Ligue française de l'Enseignement » qui devait jouer un rôle fondamental dans la déchristianisation des enfants de France.
Puis ce fut la longue suite des lois scélérates dont l'objet était de chasser Jésus-Christ de la vie sociale des Français.
1879 — Exclusion du clergé des commissions administratives des hôpitaux et des bureaux de bienfaisance.
1880 — Suppression des aumôniers militaires. Suppression de l'enseignement religieux dans les examens.
1881 — Suppression de l'enseignement religieux dans les écoles maternelles.
1882 — Crucifix enlevé des écoles. Suppression des aumôniers de lycées. Enseignement religieux interdit aux écoles primaires.
1883 — Interdiction aux troupes de paraître en corps aux cérémonies religieuses.
1884 — Suppression des prières à la rentrée du Parlement. Suppression des aumôniers dans les hôpitaux et de l'immunité des clercs par rapport au service militaire.
1886 — Exclusion des Congréganistes de l'enseignement public. Organisation de l'école laïque.
De 1901 à 1904 — Dissolution et spoliation des ordres religieux. Suppression du crucifix dans les tribunaux. Suppression aux Congréganistes de tout, droit d'enseigner.
Le 9 décembre 1905 — Séparation de l'Eglise et de l'Etat.
1907 — Suppression des aumôniers de la marine et de la formule « Dieu protège la France » inscrite jusqu'alors sur les monnaies.
La Fédération Nationale Catholique a publié avant-guerre le tableau des vœux antireligieux émis par les convents annuels et celui de leur accomplissement par voie législative. Ces vœux des Loges maçonniques et leur réalisation au Parlement correspondent d'une manière si parfaite que le Frère G. Martin a pu à juste titre qualifier la Franc-Maçonnerie de « Comité consultatif de la République ».
J'ai rappelé ces événements que mes parents ont vécus avant la guerre de 1914 parce que, pour nos enfants, ce sont déjà des événements lointains.
Il faudrait leur rappeler aussi les "inventaires" auxquels l'autorité laïque procédait en se faisant accompagner de forces de police ou, pis encore, de forces militaires (beaucoup d'officiers catholiques démissionnèrent à ce moment-là), et les groupes de fidèles rassemblés aux portes des églises pour s'y opposer. Il faut aussi leur dire qu'à cette époque de lutte religieuse les officiers attachés à leur religion étaient "fichés" comme on fiche à présent des criminels de droit commun (mon père avait appris par qui il avait été "fiché").
J'ai passé volontairement sur les déclarations blasphématoires de ces misérables parce que ce serait leur faire trop d'honneur que de les rappeler. Leur haine de Dieu et de la Sainte Eglise n'ayant d'égale que leur médiocrité.
Il vaut beaucoup mieux relire les encycliques du pape Pie X sur les affaires de France, qui parurent toutes les deux en 1906, l'encyclique Vehementer, le 11 février 1906 et l'encyclique Gravissimo Officii, le 10 août 1906.
Dans Vehementer, le Pape, après avoir rappelé la liste des lois scélérates dont nous venons de parler, déclarait qu'il allait juger la loi de Séparation elle-même.
« Qu'il faille séparer l'Etat de l'Eglise », disait-il, « c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur... Cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel. Elle limite l'action de l'Etat à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie qui n'est que la raison prochaine des sociétés politiques, et elle ne s'occupe en aucune façon... de leur raison dernière qui est la béatitude éternelle, proposée à l'homme quand cette vie si courte aura pris fin... ». « Cette thèse bouleverse également l'ordre établi par Dieu dans le monde, ordre qui exige une harmonieuse concorde entre les deux sociétés... »

On ne se moque pas de Dieu impunément. La France a été durement châtiée neuf ans plus tard. Les un million sept cent mille jeunes Français qui ont péri, sur les champs de bataille entre mil neuf cent quatorze et mil neuf cent dix-huit, ont été les victimes de l'apostasie nationale ; comme l'avaient été avant eux les fils des révolutionnaires de 1789 que l'Empereur issu de la Révolution entraîna et fit périr dans toute l'Europe pour satisfaire ses ambitions personnelles.
La leçon n'a d'ailleurs pas été suffisante puisque vingt ans après la première guerre mondiale, a éclaté la seconde. La France apostate a été de nouveau châtiée durement puisqu'elle a été entièrement occupée et qu'ensuite elle a perdu son Empire colonial.
Mais, nous l'avons dit, c'est en 1917 qu'a surgi pour la France comme pour les autres nations un péril plus grave encore, celui de la révolution communiste dont l'expansion apparaît à l'heure actuelle, si redoutable.

Ce péril est si grand que la Mère de Dieu est venue elle-même nous mettre en garde à Fatima l'année où le satanique Lénine prenait le pouvoir en Russie. Aucun homme politique, aucun diplomate ne pouvait prévoir ce que la Très Sainte Vierge annonçait : que la Russie, si l'humanité ne faisait pas pénitence, allait répandre ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des révolutions. Là encore, elle fixait une date comme étant celle où devait débuter le cataclysme. « Sous le Pontificat de Pie XI », disait-elle (la guerre d'Espagne a commencé sous le Pontificat de Pie XI)
Pourquoi n'avons-nous pas écouté ses avertissements ? Quel mauvais génie a empêché l'Eglise d'utiliser les remèdes énoncés par la Vierge Marie pour enrayer et refouler la marée des forces du mal ? Pourquoi a-t-elle tant attendu ? Pourquoi a-t-elle procédé à la consécration demandée d'une manière si incomplète ?


Extrait de : Le Plan de domination mondiale de la contre-église : L'Apostasie des nations et le gouvernement mondial par monsieur Hubert Le Caron.
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