Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
S.O.S TOUT-PETITS - HALTE AU MASSACRE DES INNOCENTS
Prière publique de réparation, d’intercession et de conversion à PARIS à la maternité Port Royal à 14h30 le samedi 26 mai 2018 (Au croisement du boulevard Montparnasse et du boulevard Saint-Michel - 6e arrondissement - Manifestation statique - fin à 16h30) - www.sos-tout-petits.org

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L'assaut contre l'église catholique, l'attaque au sein même de l'Eglise - H. Le Caron

...c'est elle qui doit écraser la tête du serpent

L'attaque au sein même de l'Église (2ème partie)

Nous ne nous étendrons pas sur cette question qui a été traitée par les meilleurs auteurs.

Il s'agit d'un même courant de pensée que saint Pie X a dénoncé en quelques mots : « Le souffle de la Révolution a passé par là... »

En enseignant que « la Révolution donna au Catholicisme une seconde naissance », Lamennais faisait pénétrer dans l'Église ce virus qui devait corrompre les générations suivantes, de Marc Sangnier jusqu'aux théologiens de Vatican II, les Congar, Cardonnel, Hans Kung, Karl Rahner, Schillebeeckx et autres.

Il s'agit toujours du même courant, de la même hérésie, sans cesse renaissante et inlassablement condamnée. Lamennais et l'Avenir, ont été condamnés par Grégoire XVI dès 1831 ; les catholiques libéraux l'ont été par Pie IX ; l'américanisme par Léon XIII ; le modernisme et le Sillon de Marc Sangnier par saint Pie X ; le modernisme juridique et social par Pie XI. Il suffit de relire les textes de ces condamnations, même seulement l'encyclique Pascendi, pour comprendre quelle est l'essence de cette hérésie et où elle conduit. Malheureusement pour la sainte Église, elle a triomphé en partie au moment du Concile Vatican II. Les conséquences détestables que dénonce actuellement le Cardinal Ratzinger (1985) étaient déjà en germe dans ce concile.

Le Cardinal Billot a défini en quelques lignes, à propos du Sillon, la source du mal :
« Le christianisme du Sillon est toujours fonction de son démocratisme et ce démocratisme chrétien est une déformation dans l'idéologie révolutionnaire ».
Il s'agit là d'une confusion entre le plan surnaturel et le plan naturel, d'une confusion entre la vertu de charité, vertu théologale qui accompagne la grâce sanctifiante, et la qualité humanitaire de bienfaisance qui existe sur le plan de la nature dans tout homme doué de raison.

Si vous retirez à Jésus-Christ sa dimension surnaturelle, si vous faites abstraction de l'amour de Dieu, vous pouvez facilement, sur le plan de la vie naturelle, le transformer en un libérateur révolutionnaire précurseur de Fidel Castro et de Che Guevara. Toute la théologie dite de la Libération, qui inquiète à juste titre le Saint Siège, découle de cette confusion, comme en découle d'ailleurs la religion sociale que le progressisme triomphant cherche à nous imposer. On retrouve là le même péché de Satan qui, « contre l'étendard de la grâce, leva le drapeau de la nature » (texte du Cardinal Pie cité au début de cette étude).

« Évangile interprété à leur manière... un Christ défiguré et diminué », précisait saint Pie X en s'élevant contre ces rapprochements blasphématoires.

Et, du haut de la chaire de Notre-Dame de Paris, le 13 juillet 1937, le Cardinal Pacelli, futur Pie XII, mettait en garde le peuple chrétien contre cette hérésie que Jean-Paul II dénonce à présent sous le nom de Théologie de la Libération.

« Vigilate !... Ce n'est pas seulement aux seuls insouciants que cet appel s'adresse. Il s'adresse aussi à ces esprits ardents, à ces cœurs généreux et sincères, mais dont le zèle ne s'éclaire pas aux lumières de la prudence et de la sagesse chrétienne. Dans l'impétueuse fougue de leurs préoccupations sociales, ils risquent de méconnaître les frontières au-delà desquelles la vérité cède à l'erreur, le zèle devient fanatisme et la réforme opportune passe à la révolution... Malheur à qui prétendrait faire pactiser la justice et l'iniquité, concilier les ténèbres avec la lumière ! »

C'est à juste titre que saint Pie X a appelé le modernisme « l'égout collecteur de toutes les hérésies ». Comme il l'a dit dans Pascendi, le modernisme ne diffère guère de la libre pensée absolue que par sa prétention de demeurer catholique. Il a réellement tout nié, sauf le petit sentiment obscur, l'aspiration vers l'idéal qu'il continue de nommer religion. Tout ce que nous avons constaté dans ce qu'on nomme l'Après-Concile : la destruction de la liturgie, les falsifications du catéchisme, la variation substantielle des dogmes, étaient en germe dans le modernisme dénoncé par Pascendi. Elles sont l'œuvre de « ces ennemis de l'Église qui n'en a pas de pires », déclarait ce saint Pape. « Ce n'est pas du dehors, en effet, mais du dedans qu'ils trament sa ruine ; le danger (et on l'a vu depuis) est aujourd'hui presque aux entrailles et aux veines de l'Église : leurs coups sont d'autant plus sûrs qu'ils savent mieux où la frapper... »

Mais ne nous écartons pas de notre sujet. Cette tentative de corruption interne de l'Église Catholique qui doit entraîner l'apostasie des nations avant le règne de l'Antéchrist a été voulue et préparée de longue date par la Secte.

L'Église, dans l'optique des ennemis de Dieu, cessera de présenter un danger quand elle aura renoncé à sa mission qui est d'enseigner les vérités révélées, quand elle aura renié ses dogmes, quand elle ne prétendra plus être seule « maîtresse de vérité ». Elle pourra alors se fondre dans un ensemble de religions humanitaires qui rendront un culte à l'homme déifié avant de le rendre à l'Antéchrist lui-même.

Pour bien le comprendre, il faut relire les textes des démoniaques du dix-neuvième siècle et du début du vingtième siècle, comme Saint-Yves d'Alveydre, l'ex-abbé Roca, Stanislas de Guaîta, Papus (le docteur Encausse), Oswald Wirth, Péladan et autres. Ces gens avaient certainement des lumières qu'on obtient, je pense, au cours des hautes initiations.

L'ex-abbé Roca annonçait l'anarchie liturgique au nom d'un retour au Christianisme. Il précisait :

« Je crois que le culte divin tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l'Église romaine, subira prochainement dans un Concile œcuménique une transformation qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité de l'âge d'or apostolique, le mettra en harmonie avec l'état de la conscience et de la civilisation modernes » (L'Abbé Gabriel et sa fiancée).

Il disait encore :
« Une immolation se prépare qui expiera solennellement... La Papauté succombera. Elle mourra sous le couteau sacré que forgeront les Pères du dernier Concile. Le César papal est l'hostie couronnée pour le sacrifice » (Glorieux centenaire). 
« Ce que veut bâtir la chrétienté... c'est un culte universel où tous les cultes seront englobés » (Fin de l'ancien monde, p. 373).
Roca annonce :
« Il y aura une religion nouvelle ; il y aura un dogme nouveau, un rituel nouveau, un sacerdoce nouveau dont le rapport avec l'Église qui tombe sera exactement ce que fut le rapport de l'Église catholique avec l'Église mosaïque, sa défunte mère » (Fin de l'ancien monde, p. 373)
Roca désignait les nouveaux prêtres sous le nom de progressistes (Glorieux centenaire, p. 447), préconisait la suppression de la soutane, ainsi que le mariage des prêtres (Le Christ, le Pape et la Démocratie, pp. 103, 105 et 107). Il annonçait aussi les syndicats de prêtres (Glorieux centenaire, p. 452).

Pour Roca, devait ressortir « une chose qui fera la stupéfaction du monde et qui jettera le monde à genoux devant son Rédempteur. Cette Chose sera la démonstration de l'accord parfait entre l'idéalité de la civilisation moderne et l'idéalité du Christ et de son Evangile. Ce sera la Consécration du nouvel ordre social et le baptême solennel de la civilisation moderne » (Roca, opus cit., p. 282).

L'œcuménisme mal compris qui est continuellement prôné par nos progressistes doit retenir spécialement notre attention. Il va dans le sens du syncrétisme religieux qui constitue le dessein majeur de la Contre-Église.

Il faudra bien entendu, dans cette optique, que l'Église catholique fasse des concessions doctrinales importantes aux autres religions si elle veut parvenir à une union. Parmi celles-là, il faudra sans doute minimiser le rôle de la Vierge Marie pour se concilier les protestants.

Or, précisément, nous autres Catholiques le savons : la Mère de Dieu est puissante comme une armée rangée en bataille et c'est elle qui doit écraser la tête du serpent.


Extrait de : Le Plan de domination mondiale de la contre-église : L'Apostasie des nations et le gouvernement mondial par monsieur Hubert Le Caron.
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