Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il

Sous prétexte de lutter contre l’islamisme, c’est le catholicisme que l’on place sous surveillance « républicaine »



On ne sait pas encore ce que va dire le président de la République dans son grand discours sur la laïcité (juin 2018), toujours annoncé, sans cesse remis. Il a déjà précisé quel était son ordre du jour : promouvoir un « islam à la française », son financement, la formation des imams, la construction des mosquées, suggérant qu’il faudrait sans doute adapter la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise de l’Etat.

En attendant, dans l’espoir d’influencer le chef de l’Etat, certains avancent leurs propres propositions.

Parmi celles-là, on trouve celles de deux sénateurs, une centriste, Nathalie Goulet , et un Républicain, André Reichardt. Sans doute leur notoriété est-elle modeste et semblent-ils solitaires, mais ce sont des « poissons-pilotes » qui doivent mettre en avant des suggestions avant d’être rejoints par d’autres politiques.

Dans un premier temps, il s’agit, dit Nathalie Goulet, de « déclencher un débat sur la formation des imams en France ». La visée ultime étant de lutter contre l’islamisme, le salafisme et le terrorisme.  Objectif qu’on ne saurait évidemment désapprouver. Mais cela postule que ces maux, qui frappent notre pays et le nombre toujours plus important de jeunes musulmans qui s’enrôlent sous la bannière de Daech, viennent d’un manque de formation des imams. Qu’on leur donne de bons bergers et ils ne suivront pas les mauvais pasteurs qui les égarent !

Or, la plupart des jeunes musulmans, le plus souvent convertis, ne fréquentent les mosquées installées et les imams dits « modérés » que très peu de temps. Après, ils suivent les prêches enflammés des prédicateurs sur Internet les appelant au djihad. Lesquels sont relayés sur le sol français par des salafistes djihadistes qui les endoctrinent rarement dans des mosquées mais dans des appartements privés, des caves et autres lieux aussi discrets que précaires. Ceux qui sont ainsi enrôlés apprennent aussi à rejeter les imams «modérés » qui sont pires, disent leurs mentors, que les « mécréants » qui, eux au moins, ne se réclament pas de l’islam.

La proposition des sénateurs prévoit une « formation civique obligatoire » pour les « ministres du culte ».

Comme si l’islamisme procédait d’un manque de civisme et non pas d’une interprétation littérale du Coran ! Cette obligation se heurte à un problème de constitutionnalité. Pour la justifier, ils invoquent la notion « d’intérêt de l’ordre public ».

Or, le lien entre l’ordre public et la formation des ministres du culte n’est pas évident ! D’autant, et c’est là que le bât nous blesse, que Nathalie Goulet précise : « Notre proposition de loi touche tous les cultes » bien que tout le monde sache que cela vise le seul islam mais il serait inconstitutionnel de le préciser dans la loi.

En conséquence, les prêtres catholiques devraient eux aussi recevoir cette formation civique. Par-là nos législateurs, comme d’ailleurs le gouvernement, entendent l’ enseignement des sacro-saintes « valeurs de la République » qui impliquent notamment de refuser de mettre la morale religieuse au-dessus de la loi républicaine. Ainsi, si une telle loi était adoptée, on pourrait mettre au pas les séminaires et les séminaristes, du moins ceux qui continuent de professeur une morale catholique s’opposant aux « lois républicaines » que sont la loi Veil sur l’avortement et celle sur le « mariage » des homosexuels. En somme, pour être prêtre, il faudrait jurer fidélité à toutes les lois de la République , y compris celles qui violent la loi naturelle et par là la conscience morale !

Une fois de plus, sous prétexte de lutter contre l’islamisme, on infligerait des dégâts collatéraux aux catholiques.

C’est déjà le cas depuis 1er octobre 2017 : les aumôniers militaires, hospitaliers et pénitentiaires doivent obtenir un diplôme après le suivi d’une formation civile et civique agréée, comprenant un enseignement sur les grandes valeurs de la République.

Là aussi c’étaient les musulmans qui étaient visés, mais cela a été étendu à toutes les autres confessions.

De même, pour contrôler l’enseignement dans des écoles musulmanes hors contrat, une autre élue du Sénat, Françoise Gatel, a déposé une proposition de loi étendant un contrôle accru à toutes les écoles hors contrat, dont 90% sont d’inspiration catholique.

Ainsi, sous prétexte de lutter contre l’islamisme, c’est le catholicisme que l’on place sous surveillance « républicaine ».

P.R
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