Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il

La liberté humaine, pourquoi, et pour quoi faire ?




« Je fais ce que je veux », « de toute façon chacun pense ce qu’il veut ». Chacun a déjà entendu, ou prononcé ces phrases. A y réfléchir, chacun pressent pourtant bien que la vie de famille ou de voisinage serait invivable si l’on pouvait impunément agir ou penser à sa guise. Suffit-il de poser des limites à la liberté, et de poser en règle comme le font certains que la liberté des uns cesse où commence celle des autres, pour que la paix des familles et des pays soit assurée ? Pas si sûr, car dans le cadre d’une famille, ce sont les parents qui fixent les limites. Il se peut qu’elles soient mal posées, de manière trop large ou trop stricte. Dans le cadre d’un pays, c’est le gouvernant qui édicte les lois, avec le même risque d’erreur. Il faut donc à un moment se demander à quoi sert la liberté. Pourquoi Dieu a-t-il voulu que l’homme soit libre ?

La réponse se trouve dans le catéchisme, qui nous indique que Dieu nous aime. S’il nous aime, il ne peut donc nous traiter comme des robots, faisant faire le mal aux uns, les punissant après par le peine du purgatoire ou de l’enfer. C’est ainsi qu’il en va, dans certaines fausses religions, telles l’islam où le Coran nous dit qu’Allah est celui qui rend les hommes « mécréants » et qu’ensuite il les punit dans l’au-delà.

Un être qui prend plaisir à faire tomber les autres pour les punir ensuite est cruel et ne peut être Dieu, et ceux qui le vénèrent comme tel, et appliquent ses préceptes (tuer les non musulmans par exemple) ne peuvent qu’avilir leur âme et se damner.

Dieu donc, puisqu'il est bon, ne nous considère pas comme ses jouets. Cela contredirait sa gloire, qui réside dans le fait que certains, sans y être forcés, renoncent à eux-mêmes, portent avec Jésus la Croix qu’Il nous envoie, et le suivent. A défaut, Dieu ne serait pas glorifié dans ses œuvres.

Ainsi donc la liberté nous est donnée pour que Dieu soit glorifié, chose qui ne pourrait arriver si nous n’étions pas créés libres. Ceux qui iraient au Ciel n’auraient aucun mérite, et ceux qui se damneraient n’en seraient pas responsables.

Est-ce une réponse suffisante ? Pas tout à fait, car pour que Dieu soit glorifié, il faut non seulement qu’il nous crée libres, mais aussi que nous fassions ce qu’il faut, au quotidien, pour aller au Ciel.

Or, tout le monde n’y va pas. Non pas que Dieu ne le veuille pas, mais que ce ne soit tout simplement pas possible. En effet, Dieu est infiniment bon mais aussi infiniment juste. Il ne peut donc appeler auprès de Lui ceux qui l’ont aimé, adoré et servi, et récompenser de la même façon ceux qui l’ont rejeté et ont refusé la Grâce qu’Il leur envoyait.

Certains soutiennent le contraire, par exemple les protestants, mais la même chose pourrait être dite des musulmans. Les protestants, par exemple affirment qu’il suffit de croire à la miséricorde divine, pour être sauvés, et qu’on peut donc pécher « sans scrupules » comme disait Luther, qui ajoutait dans une lettre à Mélanchton, un de ses amis et disciples
« Pèche fortement, mais crois plus fortement encore ! » 
A un autre ami, Jérôme Weller, Luther écrira :
« Toutes les fois que le démon te tourmentera par ces pensées de tristesse, recherche aussitôt la société de tes semblables, ou mets-toi à boire ou à jouer, dis des gaudrioles, cherche à te divertir. Il faut même quelque fois faire un péché par haine et par mépris pour le diable, afin de ne pas lui laisser l’occasion de nous créer des scrupules pour rien… » 
De tels préceptes sont la source de la ruine pour de nombreuses âmes. 

L’enfer, dont on ne parle plus guère aujourd'hui et dont certains, y compris des hommes d’Église pensent voire même enseignent tristement qu’il est vide et que les âmes « damnées » disparaissent après leur mort, est, disait-on autrefois « pavé de bonnes intentions ». C’est-à-dire qu’il est empli de gens qui devenus esclaves de leurs caprices, ont fini par remplacer la Loi de Dieu par celle qui leur plaisait, au gré des situations, dans le souci de se donner « bonne conscience ».

La conscience droite, ne cherche pas à se complaire dans ses fautes, ni à prétendre « je pense ce que je veux », « je fais ce que je veux ». Elle cherche en toutes circonstances à faire la volonté de Dieu, en se gardant du péché et en faisant le bien.

Cependant, pourrait on répondre : certes dans les rapports avec Dieu l’homme ne peut user de sa liberté que pour faire le bien et éviter le mal, puisque c’est pour cette raison que Dieu l’a fait libre, mais dans l’ordre des relations sociales, Dieu n’a-t-il pas voulu qu’il ait un droit, opposable aux autres hommes, d’agir à sa guise, dans de justes limites. C’est là une objection, qui mérite d’être traitée séparément.

Augustin J.


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