Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
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Sociétés humaines et liberté chrétienne ?



Au terme d’un précédent article, nous avons vu que l’homme avait été créé libre, parce que Dieu ne pouvait pas être glorifié par des créatures agissant comme des robots. Il nous aime et veut nous faire participer à sa vie divine, récompense que nous ne pouvons obtenir qu’en répondant à son amour librement par le renoncement à nous même.

Pour cela il faut suivre la volonté de Dieu. La liberté ne nous a pas été donnée pour faire le mal, et donc il nous est interdit de modifier la loi ou la morale, enseignées par l’Église, et d’y substituer une foi ou une morale de circonstance, plus en phase avec la société, ou avec nos caprices.

Une objection est fréquemment soulevée face à la vision chrétienne de la liberté.

Selon elle, même si l’homme a le devoir moral d’user de sa liberté pour obéir à Dieu, et donc pour faire le bien, Dieu lui-même proscrirait à tout un chacun, et aux États, de contraindre autrui à adhérer à la vérité, et l’empêcher de faire le mal, dans de justes limites.

Peut-on adhérer à cette objection ?

En vérité il est impossible d'y adhérer en bloc.

Il faut en effet prendre en compte la nature de l'homme.

L'homme est avant tout un "animal raisonnable", "politique" et "social".

Rationnel d'abord, car Dieu a voulu que nous adhérions avec notre cœur et notre intelligence au bien qu'il propose. Encore faut il que nous puissions exercer cette faculté.

Dès lors que l'homme est incapable de réfléchir, son consentement ne peut être espéré. Il n'est pas interdit dès lors de le contraindre dans une certaine mesure, à faire le bien, ou à supporter qu'il se produise. Ainsi des parents ont le droit et même le devoir de faire baptiser leurs enfants en bas âge aussitôt que cela est possible. Si l'enfant a atteint l'age adulte, en revanche, il est nécessaire qu'il soit demandeur à cet égard.

L'homme est aussi un animal politique et social. Il s'opère donc une interaction entre lui et la société dans laquelle il vit.

L’homme ne peut donc faire son salut indépendamment de sa nature sociable.

Or, Dieu qui est notre Créateur, sait cela. Etant infiniment logique, il ne peut vouloir une chose et son contraire. Il ne peut notamment donner l'ordre à l'homme de faire le Bien , et en même temps avoir inscrit dans le droit naturel, dont Il est l'auteur, une règle obligeant les souverains ou les Etats, à adopter des règles permissives dont l'effet principal, compte tenu de la faute originelle avec laquelle nous naissons tous, serait la damnation d'un très grand nombre d'hommes.

Il est donc impossible que Dieu veuille que les sociétés humaines et les Etats, adoptent pour règle la liberté d'expression, la liberté de culte de toutes les religions sans distinction, et toutes sortes de libertés néfastes parce profitant naturellement plus au mal qu'au bien.

Compte tenu de cette nature humaine sociable, l’ordre social voulu par Dieu ne peut être qu’un ordre social chrétien, car il est le seul à respecter intégralement la loi naturelle et à permettre au plus grand nombre d’aller au Ciel.

Tout autre forme d’ordre social (laïc, athée, islamique etc…) invite les hommes à agir en contradiction plus ou moins grande avec la loi naturelle et avec la foi chrétienne, et partant à se damner. Ainsi dans un État laïc, il n’est pas interdit de pratiquer de faux cultes, (ce qui incite les gens à penser que nous adorons tous le même Dieu, et constitue en soi une violation de la seule vraie religion avec laquelle Dieu a voulu être honoré). Dans de tels États il est permis aux enseignants qui ne croient pas d’enseigner le peu qu’ils croient savoir sur la religion catholique. Il leur est également recommandé, dans les cours d’éducation sexuelle, d’enseigner des morales perverses aux enfants, etc…

Dans un État dans lequel est appliqué la charia, la conversion au christianisme est un crime passible de mort. Le mariage de nombreux hommes avec plusieurs femmes, ou même avec des gamines est chose courante.

Dans un État athée, par exemple communiste, porter une croix est un délit.

De tels comportements des États contredisent ce que Dieu a voulu pour l’homme.

Celui ou ceux qui gouvernent un pays n’ont aucun droit devant Dieu, et encore moins un devoir, d’instaurer ou de maintenir des législations permissives autorisant ou favorisant la diffusion de telles erreurs.

Le souverain a par nature le devoir de chasser l’erreur, source de division, et ainsi d’empêcher par ses lois et son administration :

- la libre expression d’idéologies mortifères, telles l’individualisme, le communisme, le socialisme, le libéralisme,

- la libre pratique ou d’actes portant atteinte à la santé des âmes (divorce, remariages, faux mariages, vente de pilules contraceptives, avortements, euthanasie, cours d’éducation sexuelle etc…),

- le culte public de fausses religions.

Toutes ces choses portent un grave préjudice à la société, et aux âmes de nombreux sujets, qui finissent par devenir indifférents eux-mêmes par rapport à la vérité, et à se faire leur propre religion à la carte, définissant ainsi au gré de leurs envies, ce qui est bien et ce qui est mal.

L’État n’a donc aucun droit naturel à rester indifférent par rapport à la vérité. Il doit au contraire soutenir à chaque fois qu’il le peut la vraie religion, la vraie morale, et pour cela réprimer par des peines ceux qui les violent.

Ce principe doit bien entendu être tempéré par la prudence, qui permet à un gouvernant ou à un gouvernement de tolérer dans des circonstances particulières de mauvais comportements, ou l’expression de faux cultes, quand cette tolérance est nécessaire pour un plus grand bien ou pour éviter la survenance de maux plus grands que ceux résultant de devoir général de réprimer l’erreur et favoriser la vérité.

Il s’agit là de situations exceptionnelles. Prétendre que Dieu aurait voulu transformer ces actes de prudence en principe général, et que les États seraient toujours et en tout lieu tenus d’accorder les mêmes droits à la vérité et à l’erreur, même dans des limites d’un ordre public non chrétien, c’est faire de Dieu un être illogique. Dieu voudrait en effet notre salut, mais ne voudrait pas que nous jouissions sur cette terre des conditions idéales pour notre salut.

Dieu, ainsi ne serait plus infiniment bon, ni infiniment juste, il serait un Dieu froid, indifférent à notre salut, une sorte de grand architecte de l’Univers, un créateur mais pas un Père. Bref il serait tout le contraire du Dieu chrétien auquel nous croyons, c’est-à-dire à un Dieu qui nous aime tellement et qui veut tellement nous voir le rejoindre au Ciel, qu’Il va jusqu’à donner sa vie pour nous sauver et nous racheter du péché.

Une image sera plus parlante peut être, c’est celle du poisson rouge dans son bocal. Tant qu’il s’y trouve, et qu’on le nourrit comme il convient, il peut survivre. Si on l’en sort, ou qu’on lui donne des aliments nocifs, il meurt. De même avec nos âmes. Dieu qui veille sur elle veut leur bien, et ne peut vouloir en même temps leur mal.

Augustin J.


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