Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il

La fidélité et la confiance en Dieu sont toujours récompensées





Un évêque écossais parcourait à pied les montagnes de son diocèse. La nuit le surprit dans une forêt. Après avoir longtemps marché, totalement perdu, il se recommanda à Marie. À peine faite cette courte prière, il tomba sur un sentier qui brillait de la lueur de la lune. Il le suivit avec peine, angoissé. Tout d'un coup il aperçut une lumière : c'était une chaumière forestière, habitée par une pauvre famille. Ces gens le reçurent sans hésiter, sans savoir qui entrait sous leur toit, car l'évêque était vêtu en civil, vue la terrible et sanglante persécution anticatholique anglaise qui sévissait.
L'évêque, de son côté, ignorait quels étaient ses hôtes. Étaient-ils catholiques ? Étaient-ils protestants ? Aucun indice n'était là pour éclairer ce doute. Après quelques moments d’une mutuelle réserve, l'évêque ne tarda pas à s’apercevoir qu’une grande tristesse accablait ces pauvres gens.

Il leur dit : « Vous êtes bien bons avec moi, mais vous me paraissez bien tristes. » – « Hélas ! oui, répondit aussitôt la femme, oui, nous sommes tristes. Ici, dans la chambre voisine, notre vieux père va mourir. Et ce qui nous afflige le plus c'est qu’il prétend vivre encore et refuse obstinément de se préparer à la mort. » – « Pourrais-je le voir ? » dit l'évêque. – « Volontiers », répondit la femme, avec cette confiance qui est le propre des âmes affligées ; et elle introduisit son hôte dans la chambre du vieil homme.

Le vieillard que l'évêque trouva était réduit à l'extrémité. La mort semblait n’avoir plus qu'un pas à faire pour l'atteindre. À la première allusion que fit l'évêque à ce sujet, le malade répondit avec fermeté : « Non, je ne mourrai pas encore ». Et à toutes les réflexions qu’on lui opposa pour le persuader, ce fut son invariable réponse.

« Mais enfin, lui dit l'évêque, me direz-vous pour quelle raison vous espérez guérir ? ». Le moribond dit alors: « Monsieur, êtes-vous catholique ? »

« Oui, je le suis », répondit l'évêque. – « En ce cas, dit le malade, je vous dirai pourquoi je ne mourrai pas encore. Je suis catholique aussi, Monsieur. Depuis ma première communion jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais manqué de demander chaque jour à la Sainte Vierge la grâce de ne pas mourir en péché mortel ni sans avoir un vrai prêtre à mon lit de mort, et vous croyez que ma Mère Céleste ne pourrait pas m'exaucer ? C'est impossible ! Je ne mourrai pas encore. »

« Mon enfant, s’écria l'évêque, vous êtes exaucé. Celui qui vous parle est plus qu’un prêtre, c’est votre évêque. La Sainte Vierge elle-même vous l'a amené à travers les forêts pour vous donner l'absolution et recueillir votre dernier soupir. »

Et ouvrant son manteau, il montra au vieillard sa croix pastorale. À cette vue, le mourant, transporté de joie, s'écria : « Ô Marie, ô ma bonne Mère ; je vous remercie. » Puis, se tournant vers l'évêque : « Confessez-moi, dit-il : maintenant je peux mourir ». Peu après avoir reçu l'absolution et l'extrême onction, il mourait, plein de joie et de confiance.


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