Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
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Iskander : Dragon de l’Albanie


Enlevé par des musulmans et élevé pour être leur champion, ce héros chrétien est devenu leur pire cauchemar ...

George Kastrioti Skanderbeg (6 mai 1405 - 17 janvier 1467), est également connu sous le nom d'Iskander (Lord Alexander).
"Il était également connu sous le nom de « Dragon de l’Albanie » et il est le héros national de ce pays. Son histoire est longuement racontée dans le nouveau livre Defenders of Christianendom (Défendeurs de la chrétienté).

George était le fils d'un seigneur albanais qui avait été forcé de se soumettre à Murad II, le sultan de l'Empire ottoman. Il était encore un jeune garçon quand lui et ses trois frères ont été remis par ses parents à l'empire musulman dans le cadre de la pratique de devsirme (la pratique par laquelle l'Empire ottoman envoyait des officiers militaires pour emmener des garçons chrétiens âgés de 8 à 18 ans à leurs familles pour être élevées au service de l'Etat, cette «taxe des fils» ou «taxe sur le sang» ne s'appliquait qu'aux sujets chrétiens de l'empire, dans les villages des Balkans et de l'Anatolie. Alors que ses trois frères aînés ont été lentement empoisonnés quand ils ont fermement refusé de se convertir à l'islam, George a été autorisé à vivre, car il était seulement un enfant.

Forcé de se conformer aux pratiques de l'Islam, George fut soumis à un entraînement impitoyable au cours duquel il excella, se révélant à la fois un guerrier physiquement puissant et finalement un brillant commandant de campagne. S'élevant rapidement à travers les rangs, il fut nommé bey generalissimo et confié à la tête d'une grande unité de cavalerie musulmane. Le sultan ottoman lui-même l'honora en lui conférant le nom d'Iskander, «Lord Alexandre», le comparant favorablement au conquérant macédonien Alexandre le Grand.

Le commandant hongrois Hunyadi était en campagne contre l'Empire ottoman lorsqu'il rencontra Iskander dans la ville de Nish. Inconnu de ses commandants, Iskander n'avait jamais vraiment accepté l'Islam, ni oublié le meurtre de ses frères héroïques. Il avait aussi secrètement communiqué avec des nobles albanais de son propre pays, car les musulmans n'avaient pas réussi à effacer la mémoire de sa patrie.

En apprenant la mort de son père, Iskander décida qu'il rejoindrait l'armée catholique en marche et se battrait contre les Turcs pour restaurer l'Albanie. Avec trois cents Albanais qui avaient été forcés de servir les Turcs, il fit défection et combattit côte à côte avec Hunyadi. Tournant leurs épées contre leurs oppresseurs islamiques, ils vainquirent facilement l'armée musulmane

À ce stade de sa carrière, Iskander était un personnage impressionnant, «grand et mince avec une poitrine proéminente, de larges épaules, un long cou et un front haut. Il avait les cheveux noirs, les yeux enflammés et une voix puissante. Sa nature était si guerrière qu'il avait vraiment besoin de se battre de temps en temps. Il tua plus de deux mille Turcs de ses propres mains. Il était un maître de toutes les armes, rapide et ingénieux, un général avec un regard rapide et certain, audacieux et résolu. Naturellement possédé d'un tempérament fougueux, la colère lui montait rapidement à la tête et embrasait ses yeux. Mais il savait dominer sa colère, mordant ses lèvres jusqu'à ce qu'elles saignent. Son courage dans la bataille découlait de cette lutte contre ses passions diaboliques. Dans l'ensemble, ses coutumes étaient pures, sa manière noble et élevée. La Vierge Marie était sa force et son inspiration. "
Iskander déclara la guerre à ses anciens maîtres, dans le but de venger son pays des atrocités qu'il avait subies sous l'Empire ottoman. Sa bannière arborait un aigle à deux têtes, une image significative pour sa propre famille, mais aussi celle qui avait été utilisée par l'Empire romain. Il est devenu un emblème bien reconnu dans les Balkans, symbolisant le refus du peuple albanais de se soumettre à l'islam. Plusieurs des princes albanais se révoltèrent contre leurs seigneurs et se rallièrent sous la bannière d'Iskander, formant la Ligue de Lezhe, et élisant Iskander pour diriger l'armée albanaise.

Iskander était un adversaire invincible de l'Islam, et la raison de son succès n'était pas un secret: il
« aimait le sanctuaire de Marie avec un amour dévoué et enthousiaste; et Marie en retour, non seulement fit de lui un modèle de perfection chrétienne, mais lui donna également un pouvoir invincible, qui a préservé non seulement l'Albanie, mais aussi la chrétienté pendant son règne ».
Il y avait à cette époque une peinture miraculeuse dans la ville de Scutari, qui était la capitale de l'Albanie. Notre-Dame de Scutari (alias Notre-Dame du Bon Conseil) était une image de Notre-Dame tenant son divin Fils qui avait été peinte sur une fine feuille de plâtre par une main inconnue. Ce portrait a été vénéré et aimé par le peuple albanais fidèle, et comme un enfant, George Castriota a visité ce sanctuaire. C'était Notre-Dame de Scutari qui l'avait consolé et préservé à travers toutes ses épreuves, et maintenant, quand il retournait en Albanie et lui dédiait sa vie, c'était elle qui le rendait invincible au combat, le redoutable Dragon d'Albanie.

Notre-Dame de Scutari.
Le premier véritable test d'Iskander fut la bataille de Torvioll, qui eut lieu en juin 1444. Le sultan ottoman envoya une armée de 25 000 hommes en Albanie sous la direction d'Ali Pacha, l'un de ses commandants les plus accomplis.

Iskander emmena avec lui 15 000 hommes dans la plaine de Torvioll pour rencontrer Ali Pacha, l'attendant au combat au pied d'une large pente. Le champ était entouré des deux côtés de collines et d'une forêt dense, semblant donner un avantage distinct à l'armée musulmane.

Dès que les armées furent pleinement engagées, 3 000 hommes qu'Iskander avait cachés dans la forêt apparurent soudain et frappèrent les troupes ottomanes à l'arrière, provoquant une panique parmi les soldats turcs. Les ailes de l'armée albanaise se tournèrent en même temps vers le centre, attaquant les flancs et faisant beaucoup de dégâts. Voyant son armée s'effondrer devant lui, Ali Pacha et sa garde personnelle fuirent le champ de bataille. Presque chaque soldat turc fut mis à l'épée, et seulement 2.000 furent faits prisonniers. Du côté Albanais, seulement 120 hommes succombèrent.

Toute la chrétienté fut encouragée par cette magnifique victoire, et Iskander fut invité à se joindre à une alliance papale dans une nouvelle croisade contre les Turcs. Iskander fut empêché de rejoindre l'armée chrétienne en raison d’un ruse trompeuse ourdie contre lui par le roi de Serbie. Alors Hunyadi finit par se battre contre les forces ottomanes sans son aide et elles furent sévèrement vaincus.

En 1449, le sultan ottoman mena une armée de 200 000 hommes en Albanie. Aucun des bastions de l'Albanie ne pouvait lui résister, jusqu'à ce que finalement le sultan se soit trouvé face à Iskander au château de Kruje.
"Avec une stratégie sans égale, Iskander parvint à garder les myriades de ses adversaires hors des murs. Avec une énergie presque surhumaine, il balaya de manière inattendue, maintenant ici et là, de nuit et de jour, au milieu de l'ennemi; tous ses soldats munis d’une épée qui en firent périr des dizaines, et sa propre lame frappa comme l'éclair et fit tomber des têtes musulmanes comme des flocons de neige partout où il passait."
Quand le siège a finalement été levé, 20 000 ennemis étaient morts sur le champ. de l'armée musulmane "poursuivie, dans un terrible massacre, par les chrétiens."

Après la bataille, Iskander alla s'agenouiller devant l'image de Notre-Dame de Scutari, la remerciant et l'exaltant publiquement pour son succès.
"Il était un héros formé dans la même école que tous ceux qui tirent leur force de leur dévotion à la Sainte Vierge. Comme un nouveau saint Fernando, roi de Castille, Scanderbeg était, sous la conduite de Marie, aussi doux en paix qu'il était terrible dans la guerre. Le bon prince chrétien était souvent vu à ses pieds pour implorer la protection de sa Dame dans ses plus grandes afflictions."
Le pape Nicolas V appelait Iskander «le champion et le bouclier de la chrétienté», ce qui était vrai parce que la Bienheureuse Vierge Marie protégeait son champion et lui accordait ses victoires.

Ni la trahison, ni les attaques surprises ne purent vaincre Iskander, jusqu'à ce que finalement il parut au sultan Mehmet qu'il ne pourrait jamais vaincre Iskander sur le champ de bataille. Prenant une approche différente, il feignit d'avoir de l’estime pour le prince albanais, lui offrant son amitié si seulement Iskander lui livrait son fils en otage. Iskander snoba le sultan ottoman par écrit, signant son refus, "Skanderbeg, prince des épirotes et des Albanais et soldat de Jésus-Christ."

Après la mort de Hunyadi, en l'année 1459, le pape Pie II tenta de rassembler les princes chrétiens pour une nouvelle croisade sous le commandement d'Iskander. Ses efforts rencontrèrent un échec total, et ses appels en vue de la réalisation trouvèrent écho à travers les siècles, jusqu’à maintenant où ils ont une valeur particulière : «Nous sommes venus pleins d'espoir; mais nous sommes obligés de le considérer en vain. Nous avons honte que la tiédeur de la chrétienté soit si grande. Certains courent après leurs plaisirs, d'autres sont enchaînés par l'avarice. Les Turcs sont prêts à affronter la mort pour leur doctrine, mais nous ne tolérons ni les moindres dépenses ni les malaises les plus insignifiants pour la cause du Saint-Évangile. » Ces paroles conservent toute leur valeur en 2018.

Il y eut beaucoup plus de batailles qu'Iskander mena contre le Turc, seul et sans recevoir l’aide d’une Chrétienté ingrate. Avec l'aide de Notre-Dame de Scutari, il resta invincible, se battant pour préserver une Chrétienté qui le négligeait.

En 1466, Iskander apprit que le sultan ottoman avançait de nouveau vers sa patrie avec une armée de 200 000 hommes. Lui et ses compatriotes albanais avaient porté le poids des batailles de la chrétienté, et cela avait presque ruiné son royaume. Le Dragon d'Albanie se rendit à Rome pour demander l'aide du pape.

Ce sont ses mots mêmes:
"Après vingt-trois années de guerre incessante, je me présente ici avec les guerriers qui restent. Notre pays est épuisé par tant de batailles; L'Albanie est un corps dont aucun membre ne reste sans défense; il ne reste plus que quelques gouttes de son sang pour le monde chrétien. Hélas, venez à notre secours, sinon le dernier champion de Jésus-Christ disparaîtra bientôt de l'autre côté de l'Adriatique!"
Le pape donna ce qu'il pouvait, mais l'aide était purement financière, et pas suffisante pour répondre aux besoins d'Iskander. Comme si le monde n'était pas digne de tels hommes. Tous les albanais souffraient âprement. Il ne restait plus maintenant que le cœur à percer.

Iskander retourna au château de Kruje, qui était alors entouré par l'armée de Mehmet. Le siège dura des mois, avec un lourd tribut des deux côtés. Iskander, avec ses meilleurs guerriers, resta à l'extérieur des murs afin qu'ils pûssent arriver à n'importe quel endroit inattendu pour contrarier et harceler les assiégeants turcs.

Après plusieurs mois, Mehmet retourna à Constantinople, laissant une armée de 80 000 pour continuer le siège. Avec seulement 13 000 hommes restants, Iskander attaqua les Turcs si violemment que leur chef fut tué et le reste s’enfuit dans la panique.
"Le prince et le guerrier invaincu, dont la force d'âme donnait à ses compatriotes la force de se libérer de leur léthargie, le courage de s'élever contre les infidèles oppresseurs, osant mépriser la mort et les expulser ainsi de leur pays, émurent ses sujets non seulement par l'exemple mais également par sa foi inébranlable, son ardente charité et son inébranlable espérance ... Scanderbeg était l'épée de Dieu contre les ennemis de la sainte foi catholique, le mur de défense imprenable protégeant son royaume."
Physiquement épuisé par ses travaux, et sentant que sa mort était proche, Iskander alla une dernière fois visiter Notre-Dame de Scutari à son sanctuaire, puis se retira dans la ville de Lesh pour mourir. Là, sur son lit de mort, il fit sa dernière confession, et reçut l’extrême onction.

Mehmet avait ses espions en Albanie, et était donc pleinement conscient qu'Iskander était en train de mourir. Il envoya une autre grande armée en Albanie pour attaquer Lesh, s'attendant à conquérir toute l'Albanie une fois qu'Iskander serait mort.

Les bruits de la bataille, et les cris de désespoir venant de la population effrayée atteignirent Iskander. En entendant les cris, les yeux du mourant s'ouvrirent. La couleur est revenue à ses joues. La transpiration de l'agonie a disparu. Iskander ordonna de lui apporter son cheval et des armes. Puis, une grande bataille s'ensuivit aux portes de Lesh. Le Dragon d'Albanie avait repoussé la mort et l'avait portée aux ennemis de la chrétienté.

Les musulmans furent mis en déroute et complètement vaincus au terme d’une bataille sanglante. Iskander remercia la Sainte Vierge et revint triomphalement dans son palais. Une fois là, il mit de côté ses armes et retourna à son lit où il s’affala puis rendit son âme à Dieu. Il avait fini sa vie comme un puissant défenseur de la foi catholique et de la chrétienté, et son étendard de bataille devint le drapeau de son Albanie natale.


Traduit d'un article américain paru sur The Remnant par Augustin J.

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