Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
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Natalia Poklonskaïa, l'étendard de la sainte Russie - par Laurence Guillon


Natalia Vladimirovna Poklonskaïa,
née le 18 mars 1980 à Mikhaïlovka,
est une femme politique russe,
membre de Russie unie.

Natalia Poklonskaïa, qui fut la Jeannne d’Arc de la cause de la Crimée et du Donbass, éveille les sarcasmes depuis qu’elle s’obstine à célébrer le souvenir du tsar Nicolas. Hier (17 juillet 2018), elle a demandé aux députés de se lever pour observer une minute de silence en mémoire de la famille impériale, on lui a répondu que c’était interdit par le règlement.

Ces mêmes députés, en dépit du règlement, s’étaient spontanément levés comme un seul homme (à l’exception de Poklonskaïa) pour applaudir une délégation américaine venue discrètement et de façon impromptue, alors que la Russie est en butte aux persécutions économiques et aux calomnies de cette même Amérique qui finance et arme l’extermination de la population russophone du Donbass.

Je vois dans cet événement la confirmation de mon opinion sur le capitalisme et le communisme, et le libéralisme, et le nazisme, et tous les « ismes » de nos deux derniers siècles : plusieurs têtes sur un seul serpent. Car tous ces députés sont en majorité d’anciens apparatchiks du pouvoir précédent, tout comme leurs fonctionnaires, et ils fondent d’enthousiasme devant l’Amérique et l’Occident, tout en méprisant le tsar et sa famille assassinés qui incarnent la sainte Russie, c’est-à-dire CQFD, qu’à l’instar des bolcheviques, ils méprisent et même détestent, la sainte Russie. On en arrive donc à la constatation que libéraux et néostaliniens, communistes et trotskistes ont tous un dénominateur commun : ils détestent la sainte Russie.

Or la sainte Russie, c’est la Russie, c'est plusieurs siècles de Russie, sa formation, sa culture, son mode de vie, son originalité, un pouvoir fondé sur la détestation de la Russie ne peut être appelé russe, et d’ailleurs, il ne le voulait surtout pas, il se disait soviétique, le patriotisme russe était devenu un péché mortel, on faisait à l’échelle de l’ancien empire des tsars ce qu’on se propose de faire maintenant à l’échelle mondiale : priver les gens de leur mémoire, de leur culture locale, de leur identité pour créer un « homme nouveau » qui convienne à une poignée d’intellectuels sadiques, ou à présent, en Europe, en important le maximum d’allogènes hostiles,  une « nouvelle race métissée », administrée comme du bétail par une caste supranationale  immaculée qui, elle, ne se mélange pas.

Les députés de la Douma ont montré de quel côté ils se situaient, car bien entendu, eux n’ont plus aucun lien charnel, culturel et spirituel avec cette entité qu’on appelle la Russie, ils la détestent instinctivement, raison pour laquelle sans doute, dès qu’un retour aux traditions se manifeste, le « ministre de la Culture » ferme le centre de folklore, qui marchait très bien, trop bien.

L’URSS fut donc porteuse de cette idéologie, mais depuis qu’elle s’était russifiée, congelée et que le golem manifestait, dans l’accumulation de ses tissus morts, des repousses incongrues de sentiment national réel, des survivances de valeurs humaines et spirituelles archaïques, on s’est mis à la haïr, à l’intérieur comme à l’extérieur, avec la même fureur qu’autrefois le tsar, les cosaques, les paysans et leur folklore, l’Eglise orthodoxe, les coupoles dorées et tout ce fatras poétique qui n’avait rien à faire dans un monde progressiste, productif et efficace. On s’est mis chez les libéraux à en exhiber les crimes, si longtemps cachés et minimisés, ou justifiés, tandis que chez les malheureux communistes laissés sur le bord du chemin, on accusait l’Eglise de tous les péchés de la terre, parce qu’elle alignait ses innombrables martyrs, et ne voulait pas en démordre, et l’on criait au mensonge, en proclamant, devant la traîtrise des libéraux( généralement d’anciens apparatchiks ou leurs descendants) que les milliers de gens sacrifiés sur l’autel du progrès et de l’avenir radieux avaient mérité leur sort.

Quand on aime la Russie, je dis bien la RUSSIE, il est évident qu’on ne peut être ni d’un côté ni de l’autre.  De même que lorsqu’on aime la France, on ne peut pas être républicain. Surout de nos jours, au vu des résultats. J’aime la Russie, je n’ai jamais aimé l’URSS, ce pays synthétique qui offre à mes yeux assez peu de charme, qui  a détruit un patrimoine unique par sa beauté et son originalité au nom des cages en béton et des meubles en contreplaqué poli,  et qui a causé le malheur de milliers de ces  Russes qui s’obstinaient à rester russes plutôt que de devenir « soviétiques ».

Les soviétiques, qui peuvent être, par les vertus de la génétique et de l'imprégnation culturelle, un peu ou beaucoup russes quand même, et parfois sympas, et puis ceux qui sont restés sur le carreau, avec leur drapeau rouge, étaient naturellement les plus naïfs et les moins pourris, ont effectivement perdu leur pays dans l’affaire. Ceux dont l’histoire commence en 1917, comme chez nous les instits de gauche, dont l’histoire commence en 1789. L’histoire de leur patrie a commencé en 1917 et elle s’est achevée en 1985. Les déprédations culturelles et la guerre sans merci, sous dénomination de lutte des classes, qui fut faite aux anciens occupants de l’espace russe par l’URSS sont, à la lueur de cette découverte, tout à fait compréhensibles : appartenant à un nouveau pays et une nouvelle espèce, tout ce qui rappelait l’ancien était insupportable et devait être détruit. Le phénomène se poursuit avec les libéraux qui applaudissent les Américains et qui détestent « ce pays » : bouleverser les ossements antérieurs à l’illumination du progrès, construire sur les cimetières, raser les vieux quartiers, promouvoir la « culture » internationale (européenne classique ou massivement américanoïde) au détriment de la sienne, tout cela prend son sens.

La Russie, elle, a commencé on ne sait quand, sans doute avec les Scythes, et se poursuit encore aujourd’hui, comme elle peut, je l’ai retrouvée, et j’y tiens. Je pense que nous sommes désormais tous condamnés, mais c’est avec la Russie que je me tiendrai dans le naufrage, pas avec l’URSS. De même que mon cœur reste avec la France, pas avec la République française maçonnique, ni avec l’UE.

Car la France elle-même, sur un temps plus long, a connu le même processus. Ceux qui ont été élevés dans la détestation de leurs racines, de leurs ancêtres, du "moyen âge", des "religions", des "mœurs patriarcales" se foutent éperdument qu'on détruise une cathédrale ou que leur gouvernement livre leur pays à n'importe qui. Leur France est née en 1789. Et dans les musées, ils traversent en courant toutes les salles où les collections sont antérieures à cette date: leur culture commence avec Zola et l'impressionnisme, tout ce qu'il y avait auparavant est ténèbres (j'ai vu cela de mes yeux!).

Les ténèbres qui les attendent dans le monde qu'ils ont enfanté seront autrement plus épaisses que celles du "moyen âge obscurantiste"...

Laurence Guillon - Chroniques de Pereslavl
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