Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il
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Les deux esclavages




Il est de bon ton, de nos jours, d'affirmer que l'esclavage humain est un mal car il est contraire à la dignité de l'homme. L'on fabrique donc des textes, des conventions internationales, des lois pour en condamner la pratique.

Signe manifeste de notre superficialité d'hommes modernes de peu de foi, nous nous contentons de cela, en nous gardant bien de ranger dans la liste des premières victimes de l'esclavage, de nombreuses personnes, telles les millions d'enfants à naître sur lesquels la mère, autorisée par nos législations héritées du siècle des fausses "lumières"1, dispose d'un droit de vie ou de mort.

Nous omettons toutes les personnes malades dont le maintien en vie ne tient qu'à l'avis d'une commission médicale.

Nous oublions ces nombreux salariés et travailleurs précaires, sous traitants, victimes courantes de manquements envers la Justice sociale. 

La liste pourrait être longue.

Nous oublions enfin que l'esclavage humain se double d'un esclavagisme entre États.

Nous avons également perdu de vue que l'esclavage humain n'est qu'une forme de péché, et que dans l'ordre individuel notre premier devoir, celui sur lequel nous serons jugés, est de nous libérer de la tyrannie du péché.

Saint Jean nous dit en effet que la Vérité rend libre :
« Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Jn 8, 32.
Saint Paul ajoute dans sa Lettre aux Romains :
« Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché ». Romains 6, 6.
Il n'est pas inutile de se rappeler cela, et de se remémorer aussi que, quelle que soit la forme d'esclavage, Dieu sait toujours tirer du mal un bien. Une différence caractérise sur ce point Sa manière d'agir;

Dans l'esclavage humain, la faute du mauvais maître permet indirectement à l'esclave de faire son purgatoire sur la terre, et d'acquérir des mérites dans l'ordre du salut en unissant ses souffrances à celles du Christ, en réparation de ses fautes, de celles de son maître, et celles des pêcheurs en général. En agissant ainsi, l'esclave sur le plan humain, non seulement ne se souille pas par le péché, mais encore participe à la rémission des péchés, en s'unissant au sacrifice du Christ au Golgotha.

Dans l'esclavage du péché, une telle chose ne se rencontre pas systématiquement, car la première victime est le pécheur lui-même, qui s'est corrompu moralement en péchant. Sa faute ne présuppose pas nécessairement que d'autres personnes vivant sur cette terre au même moment soient victimes de son acte, et puissent offrir leur souffrance en réparation de la faute commise. Le Christ, victime sans tâche, et suprême de toutes les offenses a fait ce sacrifice en offrant sa vie en rémission de tous les péchés, y compris de celui-là. Ce sacrifice se renouvelle à chaque messe et va laver le pécheur de sa faute, à condition qu'il le veuille bien. Pour permettre au pécheur de le vouloir, Dieu dans son infinie Bonté, lui permet d'éprouver la honte de son péché (sentiment naturel dès lors que l'homme, créature raisonnable, refuse en péchant de discipliner les aspirations de sa nature au moyen de son intelligence et de sa volonté, pour leur préférer celles, purement instinctives, d'un animal), la contrition, et le repentir sincère qui lui permettra à son tour de porter sa croix et d'unir ses souffrances à celles de son Sauveur en esprit de réparation. Dieu lui fait également comprendre qu'il ne peut compter sur ses propres forces, mais qu'il doit, s'il veut être sauvé, Lui obéir en coopérant à Sa Grâce, et en prononçant avec le cœur « fiat voluntas tua »2.

Le vrai drame intervient donc quand le pécheur refuse la charité que Dieu lui fait et reste esclave du péché.

L'esclavage humain, de son côté, n'est un drame que sur cette terre, pas dans l'ordre du salut.
« Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ. Vous avez été achetés un grand prix ; ne vous rendez pas esclaves des hommes. » 1 Corinthiens 7, 22-23.

1 - L'on devrait plutôt parler à ce sujet du siècle des Ténèbres.
2 - « Que votre volonté soit faite. »

Augustin J.
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