Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il

La souffrance des prêtres chinois




Le cardinal Zen s’est rendu à Rome à la fin du mois d’octobre 2018 pour remettre une lettre de sept pages au pape François.

Une lettre qui expose les souffrances des catholiques depuis la signature de l’accord sino-Vatican par le pape François, plus précisément « ce que des clercs lui ont crié », comme il l’a déclaré à l’Union des nouvelles catholiques asiatiques.
« Ils ont déclaré que des responsables les avaient forcés à s’ouvrir, à rejoindre l’association (schismatique) patriotique chinoise et à obtenir un certificat de prêtre pour la raison que le pape avait signé l’accord provisoire sino-Vatican ».
Or l’accord n’a pas été révélé et ces prêtres, légitimes, ne savent pas ce qu’ils doivent faire, ne savent pas ce que le Saint-Père veut qu’ils fassent…
« Certains prêtres se sont échappés et d’autres ont disparu parce qu’ils ne savaient pas quoi faire et qu’ils étaient dans la confusion ».
Dans sa lettre, le cardinal Zen évoque de nombreuses difficultés essuyées par les prêtres chinois de l’Église clandestine : argent confisqué, harcèlement par les autorités civiles, emprisonnements et même exécutions.
« Le Saint-Siège ne les soutient pas et les considère comme un problème. C’est ce qui les rend le plus malheureux ».
Le cardinal n’est pas optimiste quant à l’avenir de l’église clandestine chinoise, confrontée dès lors à un choix impossible, très certainement pire que l’isolement et la répression qu’elle a toujours subis.
« Notre ligne de fond est le pape ». « Nous ne pouvons pas l’attaquer. Si le pape a tort cette fois, j’espère qu’il admettra l’erreur ; s’il ne l’admet pas, j’espère que le futur pape soulignera l’erreur. Si vous ne suivez pas, alors il n’y a pas de principe, donc les frères de la partie continentale ne doivent pas se rebeller ».

Michel J.

* * *


Chine (novembre 2018) : après l’accord entre le Vatican et Pékin, les persécutions s’intensifient

Quatre prêtres de la communauté clandestine de Zhangjiakou (de la province d’Hebei) sont détenus dans un lieu secret, soumis à un endoctrinement et à un lavage de cerveau pour les forcer à rejoindre l’Association patriotique, noyautée par les communistes et soumise au gouvernement, situation révélée par l’agence Asienews. Souvenons-nous dans nos prières de ces prêtres, abandonnés par Rome à leurs persécuteurs: les pères Zhang Guilin,Wang Zhong, de l’ancien diocèse de Xiwanzi, Zhang He, Su Guipeng de l’ancien diocèse de Xuanhua.

On le voit, la persécution, loin de s’arrêter après l’accord entre le Saint Siège et Pékin, s’est intensifiée (voir Bulletin 2578.) Pouvait-il en être autrement ? Le pape François a reconnu les évêques schismatiques nommés par le régi-me, exhortant les héroïques catholiques, persécutés pour leur fidélité à Rome, à rejoindre « L’Eglise patriotique ». Les autorités chinoises n’exigent rien d’autre que ce ralliement en s’appuyant sur cet accord. Auparavant, la violente pression n’était pas moindre mais, depuis la « réconciliation » avec le pape François, les Chinois ont un argument d’autorité à opposer aux catholiques fidèles.

De fait, plus de 50 jours après la signature de l’accord, le gouvernement chinois a lancé une nouvelle campagne visant à « convertir » les prêtres à l’Eglise patriotique désormais reconnue par Rome. Cela signifie qu’ils doivent participer aux cours organisés par le gouvernement pour s’aligner sur le « Front uni » et subir un lavage de cerveau en matière religieuse. La violence se fait de plus en plus forte pour les contraindre à accepter l’Association patriotique et le principe de « sinisation » lequel implique la rupture avec l’Eglise latine, occidentale, capitaliste.

Les prêtres dissidents sont contraints par les fonctionnaires du régime à concélébrer avec les évêques officiels dirigés par le gouvernement, puis photographiés. Dans cette vague de « conversion » des prêtres clandestins, le Hebei est la région la plus influencée à cause de ses nombreux fidèles,(plus d’un million de catholiques.)

Les prêtres que nous évoquons ont été emmenés le 11 octobre par des responsables gouvernementaux pour suivre un cours de « formation » d’une durée de 5/6 jours. Mais cela fait maintenant plus d’un mois que ces prêtres « étudient » et les autres ecclésiastiques comme les fidèles du diocèse sont très inquiets. Le gouvernement avait promis de les libérer le soir du sixième jour, mais le père Zhang a été arrêté peu après une éphémère libération comme le père Wang qui, après quelques jours passés dans la paroisse, a de nouveau été kidnappé.

Ses proches et ses fidèles sont allés plusieurs fois demander des éclaircissements au gouvernement local. Les officiels répondent: « Zhang voyage, il sera de retour dans quelques jours. » Mais il n’est toujours pas revenu.

Les fonctionnaires communistes conduisent d’ordinaire les réfractaires à Pékin pour les faire rencontrer plusieurs évêques officiels et les convaincre d’accepter les conditions du gouvernement, de prendre la carte de l’Association patriotique, puis de rallier l’église officielle. Mais les prêtres rejettent cette proposition. Leur conviction s’appuie sur la Lettre de Benoît XVI aux catholiques de Chine (2007) qui interdit la participation à l’Association patriotique. Le pape François n’a pas hésité à désavouer ses prédécesseurs qui avaient tous la même position : Pie XII, Jean XXIII, Jean-Paul II.

D’autre part, Mgr Shao Zhumin, évêque de Wenzhou, de l’église clandestine, a été arrêté le 9 novembre et emmené « en vacances » (sic) loin de son diocèse pour « dix à quinze jours », comprenez : une période de lavage de cerveau obligatoire et d’endoctrinement. Le Vatican ne proteste pas. Le pape ne dit rien.

P.R

(Source: le Bulletin d’André Noël)



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