Notre Père, qui êtes aux Cieux, que Votre Nom soit sanctifié, que Votre Règne arrive, que Votre Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel; Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.                           Je vous salue, Marie pleine de grâces, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il                          Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il

Le 7 juillet 2007, Benoît XVI a enclenché quelque chose d’énorme lié au salut de l’humanité


L’enjeu, c’est la messe.


Par Louis Dalencourt.

La réussite de la guerre spirituelle menée par Satan à l’Eglise de Dieu est liée à un enjeu majeur : le saint sacrifice de la messe.
Si vous contrôlez la messe, vous contrôlez le cœur de la vie spirituelle de l’Eglise.

Or personne ne peut nier que l’une des conséquences immédiates du concile Vatican II fut une modification radicale de la messe de toujours.

On peut parler de messe de toujours car celle-ci, dite de saint Pie V, n’avait été que codifiée et pérennisée par ce saint pape ; mais il n’avait apporté aucune modification majeure à une célébration déjà ancestrale. On peut donc affirmer que la nouvelle messe de Paul VI va bouleverser près de 1900 ans d’une pratique constante. Ce n’est pas anodin.

De quoi s’agit-il ?
Quand Jésus s’écrie sur la croix avant de mourir « Tout est accompli », il ne fait pas uniquement référence à la Rédemption du monde ; il y a eu aussi l’institution de l’Eucharistie la veille au soir. L’Eucharistie est, avec le baptême, le moyen d’insuffler le Saint-Esprit dans le cœur des hommes et de s’y maintenir par la grâce.
Jésus est venu sur terre pour instituer un royaume non pas terrestre mais spirituel. « Mon royaume n’est pas de ce monde » veut dire que le Christ est venu pour régner dans les cœurs et non sur une nation en particulier. Jésus est le roi des nations et de toute la terre via un royaume spirituel constitué de tous ceux qui croient en lui : l’Eglise. Il s’agit donc d’un royaume spirituel mais bien situé sur terre ; l’autre royaume, celui qui est matériel et non spirituel est appelé le monde dans la bible, c’est sur celui-ci que règne Satan, prince de ce monde.

Le Saint Sacrifice de la messe perpétue les deux mystères insondables de l’amour et de la miséricorde divine : l’institution du royaume spirituel (Eucharistie) et le rachat des péchés du monde (Rédemption). Chaque messe réunit le Jeudi Saint et le Vendredi Saint, c’est la raison pour laquelle la consécration est en deux temps :
Le Corps du Christ, livré pour vous, est le moyen donné par le Christ pour obtenir ses grâces et conserver le Saint-Esprit dans nos cœurs (la vie spirituelle) ; il est réservé au peuple de Dieu, c’est-à-dire les baptisés, d’où l’exclusif pour vous. Et d’où la communion des fidèles uniquement au Corps du Christ. Les hosties consacrées sont conservées ensuite dans le tabernacle où la Présence du Seigneur est Réelle mais invisible.
Le Sang du Christ, signe de la Nouvelle Alliance par le rachat des péchés du monde a été versé une seule fois. En renouvelant ce geste, nous offrons le Fils au Père en offrande car c’est désormais le seul sacrifice qui lui agrée. Ce Sang béni a été versé pour le peuple de Dieu (pour vous) ainsi que pour tous ceux qui accepteront d’être sauvés par Lui (pour la multitude) ; ce n’est donc pas tout le monde. Puisque ce rachat n’a eu lieu qu’une fois et de façon définitive, le Sang du Christ n’est pas conservé dans le tabernacle.
Ainsi, à chaque messe, le Corps et le Sang perpétuent les mystères du Jeudi et du Vendredi Saint : Eucharistie et Rédemption.

Passons à la stratégie de Satan.
Son but ultime est de détruire l’œuvre du Christ, c’est-à-dire son Eglise et ce qu’elle est chargée de transmettre : offrir la vie éternelle aux hommes via le baptême et l’édification de la vie spirituelle dans leurs cœurs.
Seule la Sainte Eglise catholique Romaine remplit cette fonction.

La différence entre la période de l’Antéchrist avec toute autre période de l’histoire de l’Eglise, c’est l’accomplissement par Satan de cet objectif.
Comment reconnaître cette période de façon infaillible ?
De deux façons :
1) Quand l’Eglise ne joue plus son rôle de guide spirituel, en enseignant l’erreur et les hérésies, transformant ses fidèles en autant d’apostats qui s’ignorent.
Le seul moyen d’affaiblir considérablement les âmes et de faire du peuple des baptisés les tièdes dont parle l’Apocalypse, était impérativement de réformer la messe, car elle est le vecteur principal des grâces et de la vie spirituelle.
Seule la période post-conciliaire de Vatican II a accomplit cette mission ; C’est donc un signe fort et indéniable.
2) Quand l’homme atteint la capacité de se diviniser. L’Apocalypse désigne l’Antéchrist par le chiffre 666. Le fait de tripler un chiffre consiste à le diviniser (le trois étant le chiffre de la Sainte Trinité). Par conséquent, le 6 étant le chiffre de l’homme (créé le 6ème jour), 666 veut tout simplement dire que l’homme se sera divinisé à cette époque. C’est aussi une confirmation de la présence de l’Antéchrist à la sixième période puisque les deux bêtes apparaissent à la sixième trompette.
A quel moment l’homme est-il réellement divinisé ? Quand il atteint des capacités dans des domaines réservés uniquement à Dieu. La modification de l’ADN végétal, animal ou humain est le signe concret de cette divinisation. Modifier un code génétique touche à l’essence même d’un être, il consiste à remodeler une création dont Dieu est à l’origine. Or l’être humain n’est capable de manipulations génétiques que depuis le XXème siècle, et même sa seconde moitié. De même qu’il n’est capable de voler que depuis ce siècle (autre signe fort).

De même que l’homme change sans vergogne l’ADN des créatures afin de les façonner à son image  (le titre du livre de Jean-Pierre Dickès est éloquent : L’ultime transgression : refaçonner l’homme), l’Eglise aveuglée par Satan a modifié le code génétique de la messe : son ultime transgression aura été de changer l’ADN du christianisme.

C’est pourquoi Jésus parle d’abomination de la désolation dans le lieu saint : L’Eglise est bien doublement le lieu saint car le même mot désigne à la fois l’entité chargée de transmettre aux hommes la vie éternelle, et le lieu où se trouve l’objet de cette vie éternelle : le tabernacle, où le Christ est réellement présent dans les Saintes Espèces.
Enfin le lieu saint c’est aussi le cœur de chaque homme touché par la grâce et rempli de l’Esprit-Saint : il devient alors un tabernacle vivant, bastion convoité par Satan.

Puisque le royaume du Christ est un royaume spirituel, le lieu saint est forcément aussi d’ordre spirituel. Pour comprendre les paroles du Christ, il faut se tourner vers son Eglise et observer ce qui s’y passe d’abord sur le plan spirituel.

La messe actuelle, dite de Paul VI, est une abomination car elle fait perdre le sens du sacré, réduit le Saint Sacrifice à un simple repas, ignore voire occulte la dimension sacrificielle (renouvellement non sanglant du sacrifice de la croix), supprime ou limite les instants de recueillement, vide de leur sens l’adoration et la contemplation, saccage les chants et la beauté liturgique, massacre les textes sacrés, autorise toutes les déviations et tous les excès, bref fragilise considérablement la vie spirituelle. Et puis finalement elle mène l’homme à confondre le matériel avec le spirituel.
Jésus reproche aux juifs de l’époque les mêmes travers que ceux de son peuple aujourd’hui, en citant Isaïe :
« Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi. Vain est le culte qu’ils me rendent, donnant des enseignements (qui sont) des préceptes d’hommes. » (Matthieu 15, 8)
D'une vision théocentrique (centrée sur Dieu), et même Christo-centrique (centrée sur l’unique vrai Dieu, le Christ, qui par son Incarnation rend visible la Sainte Trinité), l’Eglise est passé à une vision anthropocentrique (centrée sur l’homme).
Cette doctrine faisant de l’homme son pivot et non plus Dieu est apparue dès le concile Vatican II et fut perpétuée, proclamée et défendue par tous les papes depuis.
Elle rejoint presque inconsciemment la même vision païenne de l’homme divinisé qui lui aussi, considère qu’il peut se passer de Dieu, et même qu’il est son égal.
L’humanisme met l’homme au centre.
Le christianisme met le Christ au centre.
Eh bien aujourd’hui, les chrétiens sont avant tout des humanistes et ce, principalement grâce à la nouvelle messe et au nouvel enseignement de l’Eglise. Car celui-ci n’a pu prendre racine que grâce à la défaillance spirituelle rendue possible par la nouvelle messe.

– Prêtre et fidèles tournés ensemble vers le tabernacle, lui-même situé au centre du chœur sur le maître-autel (messe normale) = démarche christo-centrique ;
– Prêtre tourné vers les fidèles, tabernacle absent de l’autel, lui-même souvent réduit à une simple table (nouvelle messe) = démarche anthropocentrique.
Mais qui est le plus important ? Dieu ou l’homme ?
De qui doit-on se préoccuper en premier, à commencer par le prêtre ? Des fidèles ou de Dieu ?
Que vient-on faire ? Ecouter des lectures et ânonner quelques prières ou vivre spirituellement le renouvellement non sanglant de la Passion ?
Comment une telle inversion a-t-elle pu être rendue possible, à un tel point que plus personne ne s’en aperçoit ?

Donc l’enjeu, c’était la messe. Mgr Lefebvre et un certain nombre de prêtres et de prélats l’ont vite compris, et ont compris qu’attaquer le cœur de l’Eglise ouvrait la porte à toutes les abominations. D'où la décision courageuse et salutaire de Mgr Lefebvre de sauvegarder la messe de toujours par deux biais : l’entrée en résistance d’une partie de l’Eglise (les Traditionalistes) et surtout, perpétuer par le sacerdoce une Eglise non dévoyée et non déformée.


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